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Téfilin, Tsitsit et circoncision

-> Le Zohar (Vol.I, 203a) dit : Lorsque le Temple fut détruit et qu'Hachem demanda à la Chékhina d’accompagner le peuple juif en exil, celle-ci répondit : "Je crains que Tu ne les abandonnes en exil et que Tu ne m’y laisses également."
Hachem répondit : "Je leur ai donné des mitsvot pour qu’ils s’y consacrent et, grâce à leur mérite, je protégerai le peuple juif en exil, je me souviendrai d’eux et, finalement, je les délivrerai."
Hachem leur donna des mitsvot telles que la mila (circoncision), les tsitsit et les téfilin, ainsi que la mitsva d’étudier la Torah et de s’y consacrer.
Tant que le peuple juif est en exil, s’il venait à se rendre coupable envers Hachem et que l’Attribut du Jugement portait des accusations contre lui, il est presque certain que la Chékhina, forte de ces mitsvot, prendrait sa défense et que les décrets seraient annulés.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéchev 38,25-26]

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-> Lorsqu’une personne arrive dans le monde à Venir, elle est d’abord jugée sur son étude de la Torah.
[guémara Sanhédrin 7a]

-> Selon nos Sages (Shocher Tov - chap.1), le peuple juif dit à Hachem : "Maître de l’Univers, nous voulons étudier la Torah jour et nuit, mais nous ne sommes pas libres de le faire."
Hachem répond : "Accomplissez les mitsvot de réciter le Shéma et de porter les tefillin, et je considérerai cela comme si vous étudiiez la Torah."

De même, nous trouvons que nos Sages (Ména'hot 99b) disent : "Celui qui récite le Shéma le soir et le matin, je considère que c’est comme s’il avait accompli le verset : "Tu le méditeras jour et nuit" (Yéhochoua 1,8).
[...]

Lorsque nos Sages disent qu’une personne est d’abord jugée pour ne pas avoir étudié la Torah, cela fait référence à une personne qui n’a pas accompli les mitsvot que nous avons mentionnées ci-dessus, lesquelles tiennent lieu d’étude de la Torah.
La cour céleste lui dira : "Pourquoi t’avons-nous exempté [de ton manquement à l’étude de la Torah]? Parce qu’au moins tu as accompli ces mitsvot."
Mais si une personne n’a même pas accompli ces mitsvot, elle devra en répondre, ainsi que de son manquement à l’étude de la Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéchev 38,25-26]

C'est par la brit mila que se révèlent les bontés d'Hachem, qui adoucissent les jugements sévères.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 12,3]

Le Zohar écrit : Une brit mila est scellée par le Nom divin שדי (Sha-daï).
Tant qu'une personne n'a pas reçu de brit mila, elle reste dans le domaine de la sitra a'hara (forces du mal) et tout ce qu'elle possède, ce sont les lettres שד du Nom שדי.
Lorsque le prépuce est retiré, la lettre youd (י) est révélée, formant שדי.
Hachem dit à Avraham Avinou : אֲנִי אֵל שַׁדַּי (ani kel Sha-daï - Vayichla'h 35,11). S'il subit la brit mila, il deviendra "tamim" ; cela complètera le Nom Saint en lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Makhsof haLavan - Toldot ]

La circoncision

+ La circoncision :

-> L'acte de circoncision comporte deux aspects : l'un externe et l'autre interne. L'ablation externe du prépuce et l'ablation interne de l'impureté spirituelle.
Les descendants d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov possèdent 3 qualités innées : ils sont miséricordieux (ra'hamim), bienfaiteurs (gomlé 'hassadim) et humbles/timides (baïchanim). [guémara Yébamot 79a]
Ces qualités [propres aux juifs] se révèlent après la circoncision. C'est pour cette raison que l'enfant reçoit son nom juif qu'après la circoncision, car c'est à ce moment-là que son essence intérieure est révélée.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,11 ]

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-> Avraham a fait sa circoncision, à 99 ans, et jusqu'à cet âge il n'était pas considéré comme ayant atteint le niveau de perfection. Par conséquent, chaque fois que la Torah parle d'Hachem conversant avec Avraham, ce n'est pas D. qui communique directement avec lui, mais D. parle à Abraham par l'intermédiaire d'un ange. L'ange était considéré comme un ange de stricte justice.
Cependant, une fois qu'Abraham a été circoncis et qu'il a atteint le niveau de complétude, Hachem a commencé à communiquer directement avec Avraham avec l'attribut de ra'hamim (compassion, miséricorde).
[ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonathan - Lé'h Lé'ha ]

[imaginons la grandeur énorme d'Avraham à 99 ans, à quel point il était un géant soutenant tout le monde, et bien malgré cela il manquait la circoncision (acte en apparence simple), pour pouvoir lui permettre de se brancher directement avec Hachem, et en plus sous l'aspect de Sa bonté infinie.
En tant que ses descendants, nous bénéficions rapidement après notre naissance, de cette ligne directe pour parler avec Hachem. ]

La circoncision

+ La circoncision :

Les méritants d'Israël sont ceux qui font volontairement une offrande au Saint, béni soit-il, en présentant en offrande leurs enfants de 8 jours [pour la circoncision]. Lorsqu'ils sont circoncis, ils entrent dans les bonnes grâces d'Hachem, comme il est écrit : "Le juste est le fondement du monde" (Michlé 10,25). Puisqu'ils sont entrés dans le lot des justes, ils sont appelés justes.
[ "Ton peuple, ce sont tous des justes..." (Isaïe 60,21) = tous les juifs sont justes (tsadikim) lorsqu'ils entre dans l'alliance avec D. par la circoncision. ]
[Zohar 1,93a ]

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-> Ce commandement (de la circoncision) n'est pas là pour remédier à un manquement dans la conception de la Création, mais plutôt pour remédier à une déficience dans le caractère [de l'homme].
Le dommage physique causé à cet organe est l'objectif délibéré. La circoncision n'endommage aucune fonction vitale, et la capacité d'avoir des enfants n'en est pas affectée.
Mais l'ardeur de la sensualité et le désir excessif sont diminués grâce à cela ... C'est, à mon avis, la raison la plus importante de la circoncision.
[Rambam - Guide des égarés III,49 ]

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-> Telle est l'essence de l'alliance de la circoncision, qui est une alliance [permanente] entre deux parties qui étaient auparavant éloignées. En effet, le corps est éloigné [du spirituel], et c'est par cet organe que s'opèrent le rapprochement et la connexion (le lien entre notre âme et Hachem).
En réalité, cet organe est une exception qui nous enseigne tout le reste : le monde spirituel est proche, mais couvert de ténèbres. C'est pourquoi, lorsque la permission est accordée de retirer la couverture extérieure de cet organe, son aspect spirituel intérieur est éveillé ...

Le mérite de la circoncision accompagne toujours un homme ... et nous devrions apprendre de cela que Hachem marche partout avec une personne qui sert Hachem.
[ Sfat Emet - Lé'h Lé'ha 5644 ]

=> La marque de l'alliance (brit mila) indique le lien profond qui nous unit avec Hachem. Même lorsque nous sommes éloignés ou dans un endroit sombre, Hachem est toujours avec nous et il éclaire l'obscurité pour nous.

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-> Rabbi Shalom de Belz, invité à célébrer une circoncision, dit au père de l'enfant : "Aujourd'hui, ta circoncision a été accomplie". L'homme demanda avec étonnement : "Ma circoncision?"
Le tsadik expliqua : "Chaque mitsva doit être accomplie parfaitement, en pensée, en parole et en acte. Nous accomplissons l'acte de circoncision sur un nourrisson, mais il n'accomplit pas l'aspect de la pensée de la mitsva, car il ne possède pas encore la compréhension. Ce n'est que lorsque l'on fait entrer son fils dans l'alliance de notre patriarche Avraham que l'on rectifie la pensée qui manquait lors de sa propre circoncision".

La circoncision (selon le Sfat Emet)

+ La circoncision (selon le Sfat Emet) :

-> Grâce à la circoncision, les juifs sont en mesure de recevoir directement la générosité d'Hachem, sans qu'elle soit filtrée par le monde naturel.
[Sfat Emet - Lech Lecha 5655]

-> La circoncision permet au juif d'adopter un mode de vie surnaturel, nous libérant des entraves et des limites du monde naturel imposées au corps humain.
C'est ainsi que Its'hak a été conçu, contre toute attente, mais seulement après la circoncision d'Avraham.
[Lé'h Lé'ha 5653]

-> La circoncision permet de rectifier la faute originelle d'Adam.
En mangeant l'Arbre de la Connaissance, Adam a contribué à une confusion des valeurs dans laquelle le bien et le mal étaient mêlés. Aujourd'hui, suite à la brit d'Avraham et surtout à l'ablation du prépuce, l'homme retrouve son état originel avant le péché originel et la capacité de faire le bien sans le mal.
[5653]

-> Grâce à la circoncision, la véritable personnalité intérieure d'un juif est révélée.
C'est ainsi que le nom d'Avraham lui a été donné au moment de la circoncision.
Aujourd'hui encore, il est d'usage de nommer l'enfant au moment du bris, lorsque son potentiel de grandeur intérieure est révélé.
[Lé'h Lé'ha 5652]

-> La circoncision permet à l'humanité de retrouver les trésors spirituels du gan Eden.
L'épée tournante enflammée qui entoure l'Eden (Béréchit 3,24) symbolise l'orla (le prépuce). En retirant la "barrière extérieure" lors d'une circoncision, les juifs méritent de profiter de la spiritualité de l'Arbre de Vie.
[Lé'h Lé'ha - 5657]

-> La signification de la circoncision (brit mila) en particulier le terme brit (alliance) est répétée 13 fois (cf. guémara Nédarim 31b).
L'insistance répétée de la Torah sur cet aspect de la mila suggère un lien intime entre celle-ci et les 13 Attributs Divins de la miséricorde.
En étant circoncis, le juif est capable d'évoquer les Attributs de miséricorde d'Hachem.
[Lé'h Lé'ha - 5658]

La circoncision = offrir un korban

+ La circoncision = offrir un korban :

-> "La circoncision est si grande qu'elle est équivalente à toutes les mitsvot et à toute la Torah" [guémara Nédarim 32a]

-> Le rav David de Magentza (Mainz) écrit dans l'introduction du Sharvit haZahav (5460/1660) :
On peut voir clairement que cette mitsva [de la circoncision] a le pouvoir d'annuler tous les décrets célestes sévères, comme il est dit dans le Zohar (Vayikra 14a) : "Rav Shimon dit : 'Le sang qui coule de ce petit bébé est sauvegardé par Hachem, et au moment où un jugement sévère est prononcé, Il jette un regard sur ce sang et sauve le monde".
Tout cela dépend de la kavana (intention) du mohel, car il prend la place du Cohen qui offre le sacrifice.

-> Le père d'un nouveau-né doit rechercher le mohel le plus pieux afin que l'âme de son fils reste pure.
C'est pourquoi le midrach dit : "Qu'un mohel pur prenne soin d'un fils pur". ['Hazit - paracha 4]

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-> Quelle est la signification de "la semence lui vouera un culte" (zéra yaavdénou - Tehillim 22,31)?
Lorsqu'un homme verse une seule goutte de sang, celle-ci est chérie par Hachem, tout comme les sacrifices.
Par conséquent, Hachem s'est révélé à Avraham lorsqu'il s'est circoncis, tout comme Il se révèle à travers les sacrifices. Comme il est dit : "Et un taureau et un bélier pour le sacrifice de paix, à égorger... car aujourd'hui Hachem se montre à vous" (Vayikra 9:4).
[midrach Tan'houma - Vaéra - chap.6]

-> Le service sacrificiel dans le Temple impliquait différentes méthodes. Certaines parties du service étaient exécutées avec les mains, d'autres avec un récipient. Après l'offrande d'un sacrifice, celui-ci était mangé par les Cohanim. Cette partie du service était accomplie avec la bouche. Une autre partie du service, le chant des Lévi'im, se faisait également avec la bouche.
Il en est de même pour le bris mila. L'organe mâle est coupé avec un ustensile, la pria est faite avec la main et la métzitza est faite avec la bouche.
[Divré Shmouël]

-> Le bébé est assimilé à une offrande et le mohel au Cohen qui accomplit la avoda.
La Avoda doit être faite debout, comme il est dit : "Se tenir debout et faire le service au nom d'Hachem" (Dévarim 18,5). Le père de l'enfant doit se tenir debout car il est considéré comme celui qui apporte l'offrande.
[Torat 'Haïm - Sanhedrin 89a]

-> Celui qui amène son fils pour qu'il ait une bris mila est comme un Cohen gadol qui offre son offrande de min'ha (korban min'ha) et sa libation sur l'autel.
[midrach Yalkout Chimoni - Béréchit 17,81]

-> Lorsque le bébé est placé sur la chaise d'Eliyahou, la tête du bébé doit être orientée vers l'est et ses pieds vers l'ouest, car le circoncision (brit) tient lieu de korban Min'ha (une offrande de repas), et c'est de cette façon qu'un korban Min'ha était offert sur l'autel.
Dans le verset "Tu saleras chaque offrande avec du sel" (Vayikra 2,13), il y a une allusion à la bris mila, car le mot bamela'h (avec du sel - בַּמֶּלַח) est composé de 4 lettres qui sont un acronyme pour les mots : brit mila leyom 'hét (la brit a lieu le 8e jour).
Celui qui observe la mila est compté comme s'il avait apporté une offrande de repas (korban Min'ha).
['Hida - 'Homat Anach]

-> L'enfant circoncis est assimilé à un sacrifice, et les genoux du sandak, sur lequel l'enfant est allongé, est assimilé à l'autel, comme le dit le Maharil dans le Hilkhot Mila.
[Toras Chaim - Sanhedrin, chap.2 ; Migdal Oz, 10e Nachal,1]

-> Le sandak boit le vin de la bénédiction. Comme il tenait le bébé sur ses genoux, il est comparé à l'autel. Le bébé est comparé à une offrande, et à chaque offrande, une libation de vin était versée sur l'autel. Donner la coupe de vin au sandak pour qu'il la boive, c'est comme verser la libation sur l'autel.
[Torat 'Haïm - Sanhedrin 82b]

-> Lorsque le bébé est transporté après le brit, tout le monde se lève en l'honneur de ceux qui ont accompli cette mitsva. La mitsva de la mila est comparée à l'apport d'un korban, et le transport du bébé est comparé à la sortie des cendres après l'apport du korban.
[Zé'her David 1:68]

-> La Mila est similaire à un korban. Tout comme le sang d'une offrande sur l'autel permet l'expiation, il en est de même pour le sang de la mila.
En référence aux sacrifices, le verset dit : "Lorsqu'un taureau, un mouton ou une chèvre est né ... après le 8e jour, il sera accepté comme sacrifice" (Emor 22,27).
La Mila doit également être accomplie le huitième jour.

D'une certaine manière, la mila est plus importante qu'une offrande. Un sacrifice est apporté avec l'argent d'une personne, mais la mila est accomplie sur son propre corps, sur l'organe qui est relié à tous les autres membres et organes. En effet, l'organe masculin est appelé : roch hageviya", l'organe principal du corps. Par conséquent, celui qui a été circoncis est considéré comme s'il s'était offert sur l'autel, comme il est écrit : "qui a scellé mon alliance (bériti) par un sacrifice" (Téhilim 50,5).

Pour cette raison, une séouda est organisée après un brit mila, comme il est écrit à propos d'un sacrifice : "Ils mangeront les parties avec lesquelles l'expiation aura été atteinte pour eux" (Tétsavé 29,33).
Puisqu'un sacrifice est mangé pour l'expiation, de même, une séouda le jour d'un bris effectue l'expiation.
[Rabbénou Bé'hayé - Lé'h Lé'ha 17,13]

-> Dans la procédure de la mila, du sang humain est versé, ce qui montre qu'elle est encore plus appréciée qu'un sacrifice.
[Shé'eilot ouTéchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 159]

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-> De même qu'à Yom Kippour, un bouc est envoyé à Azazel afin de donner aux forces du mal leur part du sacrifice, de même, lors de la brit mila, un morceau de prépuce est donné au Satan, pour ainsi dire, afin qu'il ait une part de la mitsva.
Au lieu de porter des accusations contre les juifs, il devient maintenant leur défenseur.
[Zohar 2:255 ; Sharvit Hazahav 1]

-> Nous chantons lors d'une séudat brit pour exprimer notre joie d'avoir accompli une mitsva, même si le sang de l'enfant a été versé et que sa vie a été mise en danger au cours du processus.
Lors de la séouda, nous chantons des louanges à Hachem pour nous avoir accordé la mitsva de la mila et pour avoir chassé les forces du mal qui tentent de nous empêcher de l'accomplir.
Cette idée est similaire au chant des leviim dans le Temple pendant l'offrande d'un sacrifice. Ils chantaient des chants de louange pour que le sacrifice soit accepté, et pour que toutes les forces adverses et les mauvais adversaires soient éradiqués.
[Zé'her David 1:69 ]

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-> Rabbi Eliezer dit : "L'Autel supprime (mazia'h) les mauvais décrets ; il nourrit (mazin) (par le mérite des offrandes qui y sont apportées) ; il fait en sorte que Israël soit aimé (mé'habév) (par leur Père dans les Cieux) ; et il fait en sorte que les péchés soient pardonnés (mé'haper)". [guémara Kétoubot 10b]
Ainsi, nous constatons que 4 caractéristiques bénéfiques sont mentionnées à propos de l'autel, toutes commençant par la lettre "mem" (מ) ; en tout, la lettre mem apparaît 4 fois.

Après que Tsipora ait effectué la mila sur son fils et ainsi sauvé la vie de Moché, elle a appelé Moché "un mari de sang ('hatan damim - חֲתַן דָּמִים)" (Chémot 4,25 ; voir Sforno). On notre que le mot damim (דָּמִים) peut être lu comme dalet mém (4 fois la lettre mem).
Cela nous indique que grâce au mérite de la circoncision, qui prend la place de l'autel et qui possède 4 caractéristiques bénéfiques, la vie de Moché a été sauvée.
[Mala'h haBrit - Chémot]

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+ Le pouvoir de bénir du père :

-> Le moment de la bris mila est un moment propice pour donner et recevoir des bénédictions. Bien sûr, le pouvoir de donner une bénédiction a été conféré aux Cohanim qui apportaient les offrandes dans le Temple, comme il est dit : "Parle à Aharon et à ses fils, en disant : 'Vous bénirez ainsi les enfants d'Israël'" (Nasso 6,23).
Néanmoins, chaque père, le jour où il présente son fils pour la mitsva de la mila (circoncision), est comme un Cohen et a le pouvoir de dispenser des bénédictions.
['Hatam Sofer - Torat Moché]

La circoncision

-> La circoncision est si grande qu'elle équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
[guémara Nédarim 32a ]

-> La guémara (Ména'hot 53b) rapporte que lorsque Hachem a voulu détruire le Temple, Avraham est venu prier en faveur des Bnei Israël. Il a affirmé que Hachem devait s'abstenir de détruire le Temple par le mérite des Bné Israël qui accomplissaient la mitsva de la circoncision.
Hachem répondit que les Bné Israël avaient en réalité négligé la mitsva de la circoncision.
[selon le rav Yé'hezkel Ehrenfeld, nous pouvons toutefois en déduire que si les Bné Israël avaient effectivement accompli la mitsva de circoncision, cela aurait suffi à protéger le Temple de la destruction. ]

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-> Celui qui participe à un repas de séoudat mitsva, en référence à une séoudat mila (repas de lors d'une circoncision), le midrach dit qu'il est sauvé du jugement de guéhinam.
[Tossafot - Pessa'him 113b]

-> Tossafot dit qu'il en va de même pour le séoudat mitsva pour une fille qui épouse un talmid 'hakham, ainsi que pour la fille d'un Cohen qui épouse un Cohen.
La guémara là-bas dit que celui qui ne participe pas à un tel repas est excommunié au ciel.
Le Rama (Yoré Déa 265) codifie que celui qui ne participe pas à un séoudat mila est excommunié, mais omet de mentionner le fait de ne pas participer à un séoudat nissou'in (fiancçailles/mariage).
Cependant, le Lévoush (Ora'h 'Haïm - Minhagim 34) inclut celui qui ne participe pas à un séoudat nissou'in.

L'incirconcis est attaché au yétser ara appelé : "ra" (mauvais).
Lors de la circoncision (brit mila) de l'enfant, le retrait de son excroissance éloigne le yétser ara et l'enfant circoncis devient bon (tov).

[Maharcha - guémara Sota 12a]

"Lorsque Eliyahou haNavi vient assister à une brit mila, des âmes de tsadikim l'accompagnent.
Or les âmes des participants à la circoncision, désirent les suivre à leur départ.
Nous humons alors des senteurs pour que nos âmes restent attachées à leur corps.

C'est d'ailleurs le même phénomène qui se produit à la sortie de Shabbath avec le départ de l'âme supplémentaire (néchama yétéra)." [d'où les senteurs lors de la havdala]

['Hayé Avraham - au nom du Néot Déché (p.5)]