Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia’h

+ Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h :

-> A Roch Hachana 1933, le rav Avraham haCohen Kook (Maamaré HaRéiya - vol.1 p.268) a fait le discours suivant dans la synagogue de la 'Hourva à Jérusalem :

"Ce jour-là, un grand shofar retentira, et ceux qui se sont perdus au pays d'Assyrie et ceux qui ont été rejetés au pays d'Égypte viendront se prosterner devant le Seigneur, sur la montagne sainte à Jérusalem" (Yéchayahou 27,13).

"Notre D. et D. de nos pères, sonnez le grand shofar pour notre liberté" (Moussaf pour Roch Hachana - Shofarot).
Le prophète a prophétisé au sujet d'un grand shofar de la rédemption (guéoula), et nous prions spécifiquement pour que le grand shofar retentisse ; car il existe différents niveaux de shofar de rédemption : Il y a un grand shofar, un shofar ordinaire de taille moyenne et un petit shofar.

Le shofar du machia'h est comparé au shofar ordinaire, c'est-à-dire le shofar de Roch Hachana. La loi juive détermine trois niveaux [de cacherout] en ce qui concerne le shofar de Roch Hachana :
1°/ la manière la plus appropriée d'accomplir la mitsva est d'utiliser une corne de bélier (Shoulchan Aroukh - Orakh Chayim 686:1).
2°/ à posteriori (bédi avad), tous les shofars sont casher (ibid.).
3°/ un shofar provenant d'un animal non casher ou d'un animal appartenant à un non-juif qui était vénéré comme un dieu est invalide (passoul). Cependant, si quelqu'un souffle dans un tel shofar, il s'acquitte de son obligation [à posteriori]. De plus, il est permis de souffler dans n'importe quel shofar si l'on ne peut pas se procurer un shofar casher, à condition de ne pas réciter de bénédiction dessus (voir Michna Béroura, ibid.).

Ces catégories halachiques mentionnées en rapport avec le shofar de Roch Hachana correspondent à différents niveaux du shofar de la rédemption (guéoula).

Qu'est-ce que le shofar de la rédemption exactement?
Lorsque nous parlons du "shofar du machia'h", nous faisons référence à un réveil et à une impulsion qui provoquent la renaissance et la rédemption du peuple juif. Ce réveil est la tékia (son du shofar) qui rassemble ceux qui sont perdus et mis à l'écart, les amenant à la Montagne Sainte à Jérusalem.

A différents moments de l'histoire juive, il y a eu un réveil et un désir [de rédemption] qui trouvaient leur origine dans la sainteté. Même aujourd'hui, il existe des groupes et des individus parmi le peuple juif qui ont un tel désir.
[Ce réveil sacré] repose sur une forte croyance en Hachem et en Sa Torah, [sur une compréhension] de la sainteté d'Israël et de sa mission, et sur le désir d'accomplir la volonté de D., qui est la rédemption complète d'Israël.
C'est là le grand et excellent shofar, le désir d'une nation d'être délivrée en raison de sa noble aspiration à accomplir sa grande mission, ce qui ne peut se faire lorsqu'elle [la nation] est exilée et opprimée.
[nous avons beaucoup de désirs de sainteté et nous comprenons qu'ils ne peuvent se matérialiser uniquement en étant en terre d'Israël. Ainsi, ce désir de sainteté est comme un shofar qui nous réveille à aller en Israël, mettant de côté toute considération de notre égo qui nous endort dans le confort, l'habitude de notre nation natale. ]

Cependant, parfois, ce désir sacré se détériore. Il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme pour les idées nobles et sacrées. Néanmoins, la nature humaine saine, qui trouve également son origine dans la sainteté, existe toujours (au moins).
Cette nature humaine saine crée au sein de la nation un désir simple et naturel de devenir souveraine sur son territoire, de se lever et d'être libre, de mener une vie simple et libre, comme toutes les autres nations. Ce désir naturel, qui découle de sentiments patriotiques normaux, est le shofar ordinaire, de taille moyenne, que l'on trouve partout.
Celui-ci est également un shofar casher ; et même si le premier type est préférable, "à posteriori, tous les shofars sont casher".

Cependant, il existe également une troisième catégorie de shofar du machia'h, qui correspond également au shofar de Roch Hachana. Il s'agit d'un petit shofar invalide, utilisé sous la contrainte, lorsqu'il n'y a pas de shofar casher à disposition. Si l'enthousiasme sacré, avec son désir noble de rédemption qui en découle, a expiré, et si les sentiments nationalistes humains normaux, le désir de vivre honorablement en tant que nation, ont également expiré, [c'est-à-dire] s'il est impossible de souffler dans un shofar casher pour notre rédemption, nos ennemis viennent et soufflent [le shofar] de la rédemption dans nos oreilles.
Ils nous forcent à entendre le son du shofar. Ils crient et font du bruit dans nos oreilles, nous refusant le repos dans la diaspora.
Le shofar d'un animal impur devient le shofar du machia'h. Amalek, Petliura, Hitler, ... nous réveillent à la rédemption.
Celui qui n'a pas écouté le son du premier shofar, et celui qui n'a pas voulu écouter le son du deuxième shofar ordinaire non plus, parce que ses oreilles étaient fermées, écouteront le son du shofar impur et invalide. Il l'écoutera contre son gré.

Néanmoins, même lui s'acquitte de son obligation. Même [ce type de] nationalisme, celui du bâton, de la persécution des juifs, contient une forme de rédemption.
Cependant, on ne doit pas réciter de bénédiction sur ce type de shofar, [comme le dit la Michna] : "On ne récite pas de bénédiction sur tout ce qui est une sorte de malédiction" (Béra'hot 6:4).

Nous prions pour que Hachem, ne nous oblige pas à écouter le shofar invalide et impur. Nous ne désirons pas non plus le shofar ordinaire, de taille moyenne, presque profane. Nous prions : "Sonnez le grand shofar pour notre liberté", un shofar qui vient du plus profond de la sainteté de l'âme juive, de notre Saint des Saints. Alors, la rédemption (guéoula) sera totale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *