Le mot « Omer » partage la même racine que : « méamer » (des 39 travaux de Shabbath) qui signifie : regrouper.
Pendant les jours du compte du Omer, nous regroupons tous nos désirs et nous les dirigeons vers notre Service d’Hachem.

Shavouot (שבועות) a en lui le mot : « shvi » (שבי – un prisonnier/captif), en allusion au fait que l’objectif du Omer est d’arriver à Shavouot (50e jour) en ayant fait le maximum pour capturer notre yétser ara.
[Nous sommes alors prêts à nous lier de tout cœur, sans interférence, avec papa Hachem, en recevant la Torah!]

[Séfer Iyoun Téfila (322)]

« Rabbi Akiva avait 24 000 disciples, depuis Guévat jusqu’à Antipras, et tous sont morts dans une même période parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect l’un envers l’autre. »
[guémara Yébamot 62b]

=> Pourquoi une telle tragédie?

Précision : au regard du niveau très élevé des élèves de Rabbi Akiva, les réponses apportées ci-après visent surtout à en tirer des voies d’amélioration pour nous-mêmes, plutôt que d’émettre un jugement/accusation sur eux.

1°/ Le rav Aharon Kotler explique la sévérité de la punition en se basant sur : « Hachem est exigeant avec ceux qui sont proches de Lui (les tsadikim), [les jugeant] selon l’épaisseur d’un cheveu »(guémara Yébamot 121b).

Ainsi, il arrive que Hachem juge avec beaucoup plus de sévérité la faute des tsadikim, leur octroyant une punition sans aucune mesure avec celle des gens normaux.

Le Maharcha (Yébamot 121b) explique que D. les punit plus durement dans ce monde, afin qu’ils puissent mériter davantage de récompenses pures dans le monde à venir.

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2°/ Le Ben Ich ‘Haï (Ben Yéhoyada – Yébamot 62b) explique que la faute des élèves de Rabbi Akiva était non seulement car : « ils ne se comportaient pas avec respect l’un envers l’autre », mais également en raison du ‘hilloul Hachem qui a pu en résulter.

-> Le rav Dan Roth dit : « Le ‘Hilloul Hachem dépend du statut de celui qui l’accomplit. Ce qui est considéré comme un ‘Hilloul Hachem pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre. Ceci est dû au fait que plus une personne est érudite, plus les gens attendent d’elle un haut niveau de raffinement et plus ils scruteront la moindre de ses actions …

De plus, le ‘Hilloul Hachem dépend de la manière dont les gens nous perçoivent, notre réel statut n’a pas d’importance.
Par exemple, un étudiant de yéchiva ordinaire peut ne pas se considérer comme un érudit en Torah, et ainsi ne pas sentir que la remarque sévère des sages au sujet de l’érudit en Torah négligé s’applique à lui.
Mais son humilité serait déplacée car, pour le monde extérieur ; il apparaît comme un érudit en Torah. »

-> La guémara (Yoma 86a) rapporte que lorsqu’une personne se comporte bien, on va dire d’elle : « Heureux soient les parents et les maîtres qui ont élevé une telle personne. » (et inversement)

=> Nous réalisons un kiddouch Hachem, lorsque nos actes poussent autrui à dire : « Heureux soit le D. d’une telle personne! »

D’un côté les gens savaient que les élèves de Rabbi Akiva étaient extrêmement élevés spirituellement (des tsadikim exceptionnels), mais d’un autre côté ils savaient également qu’ils ne se comportaient pas convenablement l’un envers l’autre.
=> Plus ou moins consciemment, ils en venaient à se dire : « Malheur à celui qui étudie la Torah! »

-> Le Ramban explique que le ‘Hilloul Hachem est le plus grave péché que l’homme puisse commettre.
La seule manière de s’en repentir est le Kidouch Hachem (sanctifier le nom de D).

=> Cela est vrai pour les vrais tsadikim, pour celui qui est nettement plus religieux qu’un autre (il est tsadik aux yeux d’un autre!), mais aussi pour toute personne car nous influençons directement ou indirectement notre entourage.

De plus, le ‘Hafets ‘Haïm disait souvent : « Chaque juif est comparable à un officier haut gradé.
Du fait qu’il revêt un uniforme orné de médailles et de décorations, il lui incombe de se comporter d’une manière qui convient à son statut et à sa distinction.
Sinon, il porte atteinte à l’honneur du Roi (à Hachem) qu’il sert et représente. »

=> Cette période du Omer nous apprend qu’en tant que juifs, nous devons être en permanence vigilants à notre comportement.

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3°/ Le midrach (Béréchit rabba 61,3) précise que les élèves de Rabbi Akiva étaient avares dans leurs connaissances en Torah, ne se les partageant pas l’un l’autre.

Par exemple, celui qui était spécialiste dans Taharot, ne partageait rien avec un expert dans Moéd.
Il souhaitait être considéré comme le grand connaisseur, que l’on vienne le voir avec des questions que lui seul pouvait répondre, et pour cela il était prêt à conserver égoïstement son savoir en lui.

-> Le rav Aharon Kotler ajoute en rapportant le Pirké Avot (6,5) : « la Torah est acquise avec 48 choses à savoir : … [la 11e est ] l’analyse méticuleuse avec des compagnons d’étude [qui s’éclairent l’un l’autre] ».

=> Sans cela il est impossible de parvenir à une Torah de Vérité, et l’on ne peut pas acquérir convenablement la Torah.
Si ces élèves seraient devenus les responsables de la transmission de la Torah à la génération suivante, il y aurait eu un défaut dans la transmission de la tradition juive (la messora).
==> Ils sont morts afin de préserver la perfection et la pureté de la messora.

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-> La guémara (Ména’hot 68b) rapporte qu’un Tanna (sage dont les opinions sont rapportées dans la michna), a posé une question difficile à Rabbi Tarfon, et que Rabbi Tarfon ne connaissait pas la réponse.

Le visage du Tanna qui a posé la question, est devenu rayonnant, et Rabbi Akiva l’a réprimandé : « Ton visage a rayonné pour avoir réussi à contester le vieux sage? Je serais surpris que tu vives longtemps! »
La guémara conclut qu’il en a été ainsi, et qu’il est mort avant Shavouot.

Le rav Nevenzahl comprend de ce texte que ce Tanna était un des élèves de Rabbi Akiva.
De tout notre cœur, nous devons désirer que chaque juif domine la Torah, et le fait de se réjouir de l’ignorance d’autrui est un défaut.

-> La guémara (Béra’hot 28b) rapporte la prière spéciale que nous devons réciter chaque jour avant de commencer notre étude de Torah.
Le rav Nevenzahl note une partie de cette prière : « que mes collègues [d’étude] ne se trompe dans aucun sujet de halakha, et que je me réjouisse d’eux ».

=> Une partie intégrante de la prière pour MON étude est que les autres réussissent également

==> Pendant le Omer, nous devons développer cette notion qui est contre nature.
Pour les juifs, c’est : « un pour tous, et tous pour Un (Hachem) » = nous devons désirer la réussite d’autrui en Torah, puisque nous sommes tous liés [les uns les autres] vers un seul objectif : comprendre la Torah d’Hachem.

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+ « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Kédochim 19,18)
Rachi commente : Rabbi Akiva a enseigné : C’est là un principe fondamental dans la Torah.

-> La guémara (Baba Métsia 62) mentionne 2 opinions dans le cas où 2 personnes marcheraient dans le désert avec une bouteille d’eau qui ne permettrait la survie que d’une seule personne.
– Ben Pétoura est d’avis que les 2 doivent boire, même si cela entraînera finalement la mort des 2, et ce afin qu’aucun des 2 ne soit témoin de la mort de l’autre.
– Rabbi Akiva n’est pas d’accord, s’exclamant : « ta vie passe d’abord » (‘hayékha kodmin) sur celle de ton prochain. Celui qui a la bouteille d’eau doit boire, laissant l’autre mourir de soif.

=> Comment Rabbi Akiva peut-il dire : « aime ton prochain comme toi-même » est un principe fondamental de la Torah, et en même temps : « ta vie passe d’abord »?

Le ‘Hatam Sofer explique qu’une personne vit 2 vies : une physique, et une autre spirituelle (la Torah).
– « Ta vie passe d’abord » = il s’agit de la vie physique. Ta santé et ton bien-être nécessaire passent avant ceux des autres, même si tu vois ton prochain mourir!
– « aime ton prochain comme toi-même » = selon Rabbi Akiva, il n’y a pas de plus grand idéal que de donner de son temps pour partager la Torah à autrui.
« Un principe fondamental dans la Torah » = c’est tout particulièrement dans le domaine de la Torah que doit s’exprimer ton amour d’autrui [car rien n’a plus de valeur que de grandir dans une vie de Torah!].

=> Les 24 000 élèves de Rabbi Akiva sont morts car ils n’ont pas suivi l’enseignement de leur Rabbi.
Il est écrit : « ils ne se comportaient pas avec respect l’un envers l’autre » (lo naagou kavod zé bazé – guémara Yébamot 62b).
Or le mot : « respect » (כבוד – kavod) a une guématria de 32, et c’est pour cette raison qu’ils sont morts durant les 32 premiers jours du Omer, la tragédie s’arrêtant à Lag baOmer (le 33e jour).

Période du Omer : un mélange de joie et de deuil

+ Période du Omer : un mélange de joie et de deuil

On comprend que la période du Omer est une période de joie, tellement nous sommes impatients de recevoir la Torah à Shavouot.
Mais pourquoi cela est-il nécessaire que ce soit aussi un moment de deuil, pour la mort des 24 000 élèves de Rabbi Akiva?

1°/ Nos Sages disent :
– « Sans Torah, point de savoir-vivre ; sans savoir-vivre, point de Torah » (Pirké Avot 3,17 -> én déré’h érets, én Torah)
– « le savoir-vivre précède la Torah » (midrach Vayikra rabba 9,3 ; Tana déBé Eliyahou 1,1 -> déré’h érets kadma laTorah).

-> Le rav Wolbe commente :
« Lorsqu’une personne va faire des courses, elle a besoin d’un sac pour y mettre les pommes de terre, et d’un récipient pour y mettre les œufs, car elle ne peut pas ramener chez elle ses achats sans un récipient adéquat.

Ce concept est valable également pour la spiritualité.
La Torah doit être placée dans un récipient adéquat, et ce récipient, c’est le : déré’h érets (traduit ci-dessus par savoir-vivre).
Le déré’h érets peut être défini comme les actions et les comportements que toute personne doit reconnaître comme convenable, sans qu’on les lui ai enseigné [explicitement]. »

-> Le rav ‘Haïm Vital (Chaaré Kédoucha) écrit que les bonnes midot sont un prérequis pour acquérir la Torah.

[S’il n’y a pas un ordre spécifique pour la majorité des traits de caractère (midot), c’est parce qu’ils sont la base pour accepter et absorber la Torah]

-> Rabbénou Yona (Pirké Avot 3,17) commente que si quelqu’un a d’abord amélioré ses traits de caractères (midot), alors la Torah peut résider en lui.
La Torah ne peut pas reposer sur celui qui a de mauvaises midot.

=> Prendre le deuil des élèves de Rabbi Akiva doit nous rappeler à quelques jours/semaines du don de la Torah, de la nécessité absolue de travailler nos traits de caractère afin d’avoir le récipient pour contenir la Torah à Shavouot. [la Torah nous y sera donnée, mais est-ce que nous pourrons la récupérer au maximum?]

D’ailleurs, c’est pour cela que nous avons l’habitude durant cette période d’y lire les Pirké Avot.

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-> « Si quelqu’un est méritant, la Torah devient pour lui un élixir de vie (sam ‘haïm). [זכה נעשית לו סם חיים]
S’il ne le mérite pas, la Torah devient pour lui un élixir de mort (sam mita). »
[guémara Yoma 72b]

Selon l’Alter de Kelm, le mot : « méritant » (zokhé – זכה), est lié au mot : « purification » (zikoukh – זִכּוּך)
Lorsqu’on se purifie et que l’on devient une meilleure personne avec de bonnes midot, c’est alors que la Torah aura un impact total.

-> Rabbi El’azar ben Ara’h enseigne que : « le bon chemin auquel l’homme doit s’attacher » (le comportement, la mida que l’on doit chercher à posséder) est d’avoir : « un bon cœur » (Pirké Avot 2,9)

Les mots : « un bon cœur » (lév tov – לב טוב) ont une guématria de 49, en correspondance avec les 49 jours du Omer, où nous sommes supposés travailler sur nos midot et développer en nous un bon cœur.

-> Le Kaf ha’Haïm (493,5) écrit que l’objectif des coutumes de deuil pendant le Omer, est de nous aider à se distancer de nos mauvaises midot.
En effet, une personne endeuillée a tendance à avoir moins d’orgueil, et elle pense davantage à l’objectif de la vie.
[face à la prise de conscience du fait que je ne suis pas éternel, beaucoup de choses deviennent secondaires, voir futiles!]
On devient alors moins concerné par la jalousie et l’honneur, …

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-> Nos Sages enseignent que le Korban du Omer (offert à Pessa’h) provenait de l’orge, tandis que le Korban offert à Shavouot (le chté lé’hem) provenait du blé.
L’orge est une nourriture pour les animaux (cf. Sotah 14a), tandis que le blé est une nourriture humaine.

=> Pendant le Omer, un juif travaille sur lui-même pour changer son animalité au point de devenir un homme, un serviteur de Hachem.

-> Le Chla haKadoch (paracha Béréchit) fait remarquer que le 1er homme s’appelle : Adam (אדם).
Habituellement, on explique ce nom, comme lié à : « adama » (la terre – אדמה), puisqu’il a été créé à partir de la terre.
Cependant, ce mot est également lié au mot : « Je serai l’égal du Très-Haut » (adamé lééli’on – אֶדַּמֶּה, לְעֶלְיוֹן – Yéchayahou 14,14), qui décrit le désir de l’homme d’être similaire à Hachem.

Un être humain a le choix entre soit être similaire à la poussière de la terre, ou bien s’il se travaille il peut ressembler à D.
=> C’est cette transformation qui doit avoir lieu pendant la période du Omer = on doit faire en sorte de tendre à être davantage comme Hachem.

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2°/ Selon guémara (Yébamot 62b) : « ils ne se comportaient pas avec respect l’un envers l’autre. »

Il en découle que pendant cette période nous devons également améliorer nos liens avec autrui.

Le rav ‘Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar) se basant sur le Or ha’Haïm commente : « Israël campa là face à la montagne [de Sinaï] » – Yitro 19,16) = « afin de montrer que la nation juive était alors unie comme un seul homme [avec un seul cœur] et qu’à ce titre elle méritait de recevoir la Torah. »

=> En prenant leur deuil, nous développons en nous la nécessité absolue de rechercher la proximité avec notre prochain, car c’est une condition préalable pour mériter la Torah à Shavouot.

[b’h, quelques réflexions à ce sujet : https://todahm.com/2016/04/25/4370 ]

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3°/ Le rav Aharon Kotler enseigne que notre deuil de la période du Omer, provient en réalité de notre douleur pour toute la perte d’étude de Torah (bitoul Torah), qu’a pu entraîner la mort des 24 000 élèves de Rabbi Akiva.
En effet, la disparition d’autant de personnes très élevées en Torah, a laissé un immense vide, a diminué grandement la Torah et l’illumination positive qu’elle entraîne.

La guémara (‘Haguiga 5b) enseigne : « Chaque jour, D. pleure sur ceux qui peuvent étudier la Torah, mais ne l’étudient pas ».

Rav Yaakov Galinsky commente : « Nous faisons pleurer D., et nous continuons notre chemin comme si de rien n’était! »

=> Pendant le Omer, en prenant le deuil, nous développons notre conscience qu’à chaque fois que nous pouvons étudier et que nous ne le faisons pas, nous faisons pleurer D., qui d’une certaine façon prend le deuil de ce moment de vie que nous avons tué.

La période du Omer doit nous servir à renforcer notre étude de la Torah, non seulement en lien avec la perte des élèves de Rabbi Akiva, mais également afin de développement notre attachement à la Torah et donc notre envie de la recevoir à Shavouot.

[selon le principe du rav Dessler : nous aimons une chose, proportionnellement aux efforts que nous aurons investi pour elle! Plus on se donne pour la Torah, plus on en vient à l’aimer!!]

Lag baOmer (1ere partie)

+ Lag baOmer (1ere partie) :

1°/ Selon le Mé’iri (guémara Yébamot 62b), Lag baOmer correspond au jour à partir duquel les élèves de Rabbi Akiva ont cessé de mourir.
Ainsi, en ce jour nous célébrons l’arrêt de cette tragédie.

-> Puisqu’il ne restait plus aucun élève vivant, il semble évident qu’ils ne pouvaient plus continuer à mourir. Alors que fêtons-nous?

Le Rama miPano répond qu’en réalité à cause des fautes de ses élèves, il avait été décrété que leur maître Rabbi Akiva devait également mourir. Cependant à Lag baOmer, ce décret a été annulé.
=> En ce jour nous fêtons le fait que sa vie a été sauvée.
[avec la possibilité de transmettre son savoir, et en particulier la Torah Orale! ]

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-> Pourquoi l’épidémie s’est-elle terminée particulièrement à cette date là?

Le rav Guédalia Schorr enseigne que le Omer est divisé en 3 périodes, qui correspondent aux 3 piliers sur lesquels reposent le monde entier : « la Torah, le Service Divin (Avoda), et les actes de bonté (guémilout ‘hassadim) » (Pirké Avot 1,2).

On a :
– la 1ere période qui correspond au Service Divin. Elle démarre à Pessa’h, moment où tous les juifs sont occupés à offrir et à manger le Korban Pessa’h.

– la 2e période représente les actes de bonté, puisqu’elle contient Pessa’h Chéni.
A Pessa’h certains juifs étaient impurs ne pouvant apporter le Korban Pessa’h. Selon la guémara (Soucca 25a), il s’agit soit de ceux qui étaient chargés de porter le cercueil de Yossef, soit de personnes qui avaient trouvé un cadavre abandonné d’un inconnu, et avaient accompli la misvta de l’ensevelir.

Ces hommes voulaient tellement vivre Pessa’h, que Hachem les récompensa en révélant la nouvelle mitsva de Pessa’h Chéni = la seconde possibilité d’apporter le Korban Pessa’h, un mois après la date fixe de Pessa’h (cf. Béaaloté’ha 9,6-13).
[ce droit à la seconde chance, à pouvoir avoir la même vie qu’autrui … => acte de bonté]

– la 3e période correspond à la Torah, car le Omer est un moment de préparation à ré-accepter la Torah à Shavouot.
Pour cette raison, cette 3e période commence à Lag baOmer, jour où les secrets de la Torah cachée ont été révélés par Rabbi Chimon bar Yo’haï, le jour de sa mort.

-> Selon la mystique juive, les 7 semaines du Omer correspondent aux 7 Séfirot (Attributs Divin) inférieures suivantes : ‘hessed (bonté – חסד), guévoura (force – גבורה), la tiféret (beauté – תפארת), nétsa’h (l’éternité – נצח), od (splendeur – הוד), yessod (fondation – יסוד) et la mal’hout (royauté – מלכות).

A partir de là, le rav Israël Reisman fait remarquer :
– la 1ere période correspond au ‘hessed et à la guévoura, dont l’acronyme est : חג (‘hag = fête), en allusion à la fête (‘hag) de Pessa’h. Ces semaines sont celles liées à la Avoda (Service Divin).

– la 2e période est liée aux Séfirot de : tiférét, nétsa’h et od, dont l’acronyme est : תנה (tna), qui est le mot hébreu pour : « donner » (le verbe : latét – לָתֵת), ce qui correspond bien au fait que ces semaines sont liées aux actes de bonté.

– la 3e période comprend les 2 dernières Séfirot : le yessod et la mal’hout, dont l’acronyme est : ים (yam = l’océan), en allusion à l’océan de Torah (yam chél Torah) sur lequel nous devons nous focaliser en préparation de Shavouot.

=> Selon le rav Reisman, certes les élèves de Rabbi Akiva pouvaient avoir des défauts dans certains domaines de leur vie, mais leur investissement et leur dévouement pour l’étude de la Torah était parfait.
C’est pour cela que dès l’arrivée de la 3e période du Omer (à Lag baOmer), qui correspond à la Torah, ils se sont arrêtés de mourir, leur Torah formant un bouclier de protection.

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-> Selon la mystique juive, de même que chacune des 7 semaines correspond à une Séfira, de même chacun des 7 jours de la semaine est associé à une Séfira.

En se basant sur cela, Lag baOmer est : le Od qui est dans le Od (à la fois la semaine et le jour sont : od).

Le rav Alport enseigne que chacune des 7 Séfirot est alignée sur un des 7 Ouchpizin (invités dans la Soucca), et Aharon est celui de l’Attribut de : Od.
=> Ainsi, Lag baOmer est le jour du Omer qui incarne le plus la grandeur unique de Aharon (Od * Od).

Or, Hillel dit : « Sois parmi les disciples d’Aaron, en aimant la paix et en poursuivant la paix, en aimant les créatures » (Pirké Avot 1,12).

=> Il n’est pas surprenant que le jour du Omer le plus dédié à Aharon, qui représente la paix ultime entre les gens, est celui où les élèves de Rabbi Akiva ont rectifié leurs querelles entre eux, ce qui a entraîné la fin des morts.
[la faute étant corrigé, la punition n’avait plus lieu d’être!]

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-> Le rav Alport rapporte que dans la liste de tous les campements des juifs dans le désert (Massé 33,1-49), le 33e campement correspond au mont Hor, qui est le lieu où Aharon est mort et a été enterré (‘Houkat 25,25-26).

[de plus, Lag baOmer tombe très souvent pendant la paracha Emor, qui traite des lois concernant les Cohanim, les descendants de Aharon]

=> Cela met également en évidence le lien entre Lag baOmer et Aharon, le représentant ultime de la paix.
Or, le midrach (Béréchit rabba 38,6) enseigne : « Grande est la paix, car même si les juifs sont idolâtres, dès lors que la paix règne entre eux, tout se passe comme si D. leur disait : « Je ne peux vous punir, car la paix règne entre vous ». »

[à Lag baOmer, avec l’influence de Aharon, la paix est revenu, et lorsqu’il y a la paix D. ne peut plus punir. Les morts ont donc cessé à partir de ce jour!]

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-> « Toute la Torah a été donnée pour amener la paix dans le monde. »
[le Rambam – fin des hala’hot sur ‘Hannoucca]

Comment pouvons-nous prétendre recevoir la Torah, tout en n’étant pas dans un état de paix les uns les autres?
=> Lag baOmer est ce jour de fête, qui conduit à rassembler de nombreux juifs ensemble.
De cette inspiration à l’unité et par le mérite d’Aharon, nous devons viser un état similaire dans quelques jours lors du don de la Torah à Shavouot.

[Lag baOmer est le 33e jour sur 49 du Omer.
Les 17 jours qu’il reste avant Shavouot, ont la guématria du mot : « tov » (bien).
De même que la Torah est liée au mot « tov (léka’h tov – Michlé 4,2), de même nous devons rechercher/voir le bien en autrui, pour en venir à être proches les uns des autres.

Notre « lév tov » (bon coeur – guématria 49), doit nous permettre d’obtenir la Torah, le « tov » (bien) ultime!]

[le Bné Yissa’har fait remarquer que le 33e mot de la Torah est : « tov »]

Lag baOmer (2e partie)

+ Lag baOmer (2e partie) :

2°/ Selon le Pri ‘Hadach (493,2), à Lag baOmer nous célébrons le fait que Rabbi Akiva a pu retrouver ensuite 5 nouveaux élèves (dont Rabbi Chimon bar Yo’haï).

En effet, potentiellement tous les tsadikim de la génération auraient pu mourir, mais Hachem en a laissé 5 pour permettre la survie et la reconstruction de la tradition juive Orale (messora), et c’est sur cela que nous nous réjouissons à Lag baOmer.

-> D’ailleurs, le ‘Hida (Touv Ayin – siman 18) affirme que Rabbi Akiva a commencé à enseigner à ses 5 nouveaux élèves le jour même de Lag baOmer.
[le Kaf ha’Haïm précise que le premier (des 5) avec lequel Rabbi Akiva a étudié, était Rabbi Chimon bar Yo’haï.]

-> Le rav Barou’h Povarsky dit que Lag baOmer est un grand message d’espoir.
En effet, imaginons la réaction d’une personne qui perdrait ses 24 000 élèves. Ne serait-elle pas proche de la dépression?

Cependant, Rabbi Akiva, le jour même de l’arrêt de la tragédie, va se mettre à tout reconstruire.

=> A Lag baOmer, non seulement nous célébrons la continuation de la Torah Orale, mais nous fêtons également l’attitude héroïque de Rabbi Akiva et sa capacité à surmonter toute pensée de désespoir.

[tant que nous sommes en vie, c’est que Hachem désire que nous construisons. Certes cela peut tanguer, mais nous devons faire de notre mieux et aller de l’avant! ]

-> Le rav Yéhouda Zev Segal fait remarquer que non seulement Rabbi Akiva a tout redémarré, mais en plus il était déjà âgé.
En effet, bien que nous ne connaissons pas exactement son âge à ce moment, nous savons qu’il a commencé à étudier à 40 ans, et qu’ensuite il a étudié pendant 24 années consécutives
=> Ainsi, Rabbi Akiva qui avait sûrement autour de 70 ans à ce moment, nous apprend que même âgé en âge, nous ne devons pas penser que notre vie est derrière nous.

-> Le rav Avigdor Miller disait : « 65 ans, c’est jeune! »

En effet, même une personne âgée a encore beaucoup à accomplir, à apporter.
Tant que la flamme brûle en nous, nous avons la possibilité et le devoir d’illuminer le monde avec!

[Moché avait 80 ans lorsqu’il a fait sortir le peuple d’Egypte ; Boaz avait 80 ans lorsqu’il a épousé Ruth (permettant au roi David, et à machia’h de naître!) ; au moment de Pourim Esther est devenue reine à l’âge de 75 ans (elle a sauvé tout le peuple juif!) ; …]

-> Rabbi Akiva a mis en pratique ses propres paroles : « Si quelqu’un a étudié la Torah dans sa jeunesse, il doit également l’étudier lorsqu’il est âgé/vieux.
S’il a des élèves dans sa jeunesse, il doit également avoir des élèves dans sa vieillesse »
[guemara Yébamot 62b]

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3°/ Le ‘Hatam Sofer (Yoré Déa 233) écrit qu’à leur sortie d’Egypte, les juifs ont pris des provisions de nourriture (matsa) suffisantes pour une durée de 30 jours (guémara Kiddouchin 38a), et qu’ensuite ils ont marché pendant 3 jours sans avoir de pain.
C’est alors qu’en ce 33e jour suivant la sortie d’Egypte, que la manne est tombée pour la 1ere fois (soit le 18 Iyar, le jour de Lag baOmer).

Par ailleurs, le midrach (Tan’houma Béchala’h 20) dit que la Torah n’a été donnée qu’à ceux qui ont purifié leur corps en mangeant de la manne.

=> A Lag baOmer, nous fêtons l’arrivée de la manne, qui va préparer le terrain pour rendre possible le don de la Torah à Shavouot.

Lag baOmer (3e partie)

+ Lag baOmer (3e partie) :

4°/ Selon le rav ‘Haïm Vital, citant son maître le Arizal, Rabbi Chimon bar Yo’haï est mort le jour de Lag baOmer.

Normalement, nous sommes tristes le jour de la mort d’un grand tsadik ou d’un proche.
=> Pourquoi pour Rabbi Chimon bar Yo’haï, c’est un jour de fête?

-> Selon le Bné Yissa’har (‘Hodech Iyar 3,4), le jour de Lag baOmer est également le jour de naissance de Rabbi Chimon bar Yo’haï.
Il suit l’exemple de grands tsadikim comme Moché rabbénou (7 Adar), qui naissent et meurent un même jour de l’année.

-> La guémara (Shabbath 33b) rapporte qu’il y avait un décret de mort du gouvernement romain contre rabbi Chimon bar Yo’haï.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il s’est caché dans la grotte (avec son fils Rabbi Elazar) pendant une durée de 12 années, jusqu’à ce que le décret soit annulé.

De plus, le Aroukh haShoul’han (493,7) écrit que Rabbi Chimon bar Yo’haï est sorti de la grotte le jour de Lag baOmer.

=> Ainsi, selon le Sdé ‘Hémed, dans la mort de Rabbi Chimon bar Yo’haï, il y a un élément de joie, car il a eu le mérite d’avoir une mort naturelle, et non de mourir aux mains des romains.
Il a pu vivre ensuite de nombreuses années, et il a permis de rediffuser largement la Torah orale après la perte des 24 000 élèves de Rabbi Akiva.

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5°/ Le Zohar explique que le jour de la mort de Rabbi Chimon bar Yo’haï, celui-ci a révélé de nombreux secrets de la Torah à ses élèves.

=> Ainsi, selon le Séfer haToda’ah, à Lag baOmer, nous ne fêtons pas sa mort, mais plutôt pour toute la Torah qui a été amenée dans notre monde grâce à lui, en ce jour.

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-> Rabbi Ginsburg fait le développement suivant :
Selon nos Sages comme le Shaar Yissa’har, Rabbi Chimon bar Yo’haï avait en lui des étincelles de l’âme de Moché rabbénou.
Selon le rav ‘Haïm Vital et le Arizal, Rabbi Chimon bar Yo’haï était une réincarnation de Moché rabbénou.
De même que Moché rabbénou était l’envoyé pour dévoiler la Torah au peuple juif, de même Rabbi Chimon bar Yo’haï a eu le mérite de révéler la Torah cachée (Zohar) au peuple juif.

=> A Lag baOmer, d’une certaine façon, c’est comme un nouveau don de la Torah.

-> Nos Sages enseignent que Moché n’a pas eu le mérite d’entrer et de mourir en terre d’Israël, mais cependant Rabbi Chimon bar Yo’haï a eu ce mérite.
Le nom : Moché (משה) a une guématria de 345, qui est la même que : Lag baOmer (לג בעומר).

[=> En fêtant sa mort en ce jour, nous célébrons le fait que Moché a pu d’une certaine façon avoir le mérite de vivre et de mourir en terre d’Israël]

-> Le Chaar Yissa’har (Maamaré ‘Hodech Tichri) fait remarquer :
– Aharon est mort à ‘Hoch ‘Hodech Av. Or, chaque année le jour de la semaine où se déroule son anniversaire de mort (hiloula), est le même que le jour de la semaine où l’on invite Aharon à Souccot (selon l’ordre des Ouchpizin du Arizal) ;

– Moché est mort le 7 Adar. De la même façon, le jour de la semaine de cette date (sa hiloula), est le même que celui où l’on invite Moché dans la Soucca.

=> Lag baOmer (jour de naissance et mort de Rabbi Chimon bar Yo’haÏ) tombe toujours le même jour de la semaine que le 7 Adar (jour de naissance et de mort de Moché), et que le jour où Moché est Ouchpizin à Souccot.

[à quelques jours de Shavouot, ce lien entre Rachbi et Moché, est vraiment incroyable!
Est-ce une sorte de mini-répétition (Torah cachée) en vu du magnifique don de la Torah à venir?]

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+ Pourquoi à Lag baOmer, faisons-nous des feux, particulièrement la nuit?

-> La lumière du feu symbolise la Torah, comme par exemple :
– « Car la mitsva est comparée à la bougie et la Torah est la lumière » (Michlé 6,23 -> ki nèr mitsva véTorah or) ;
– « Ta parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière qui rayonne sur ma route » (Téhilim 119,105) ;

Nos Sages comparent ce monde à l’obscurité (guémara Baba Batra 83b).
Lorsqu’il fait sombre dehors, il règne la confusion, et on a besoin de la lumière de la Torah pour y voir plus clair.

De même que le feu illumine l’obscurité, de même la Torah doit illuminer et guider nos vies.

[Un feu réchauffe, mais brûle si on s’en approche de trop.
Nous devons toujours maintenir un lien de proximité avec la Torah, pour rester chaud dans notre judaïcité. En effet, le but du yétser ara est de nous endormir, de refroidir toute ardeur pour le bien.
Il faut faire attention à ne pas se brûler en se comportant avec trop de proximité par amour pour la Torah, en ayant toujours à l’esprit de la crainte du Ciel. ]

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-> Il est écrit dans le Zohar (Idra Zouta – Paracha Haazinou) :
« Le jour où Rabbi Chimon bar Yo’haï devait quitter ce monde, il organisa ses enseignements.

Ses amis vinrent dans sa chambre et il leur dit : « Maintenant, c’est un moment propice, je peux vous révéler des choses saintes qui n’ont pas été révélées jusqu’à présent. »
[…]
Et tout au long de cette journée là, le feu n’a pas quitté sa chambre, et personne ne pouvait approcher parce que la lumière et le feu l’entouraient …

[Après sa mort, et lorsqu’ils vinrent pour l’enterrer], le feu s’envola en l’air et dansa devant lui.
Une voix se fit entendre [du Ciel] disant : « Venez et rassemblez-vous [chaque année] pour la Hiloula (anniversaire de décès) de Rabbi Chimon Bar Yoh’aï. »  »

=> Puisque selon la tradition il est mort à Lag baOmer, en ce jour nous allumons des feux comme souvenir pour le saint feu qui était présent à sa mort.

-> Le rav Wallach (Maayan haMoéd) précise que certes Rabbi Chimon bar Yo’haï a révélé les secrets de la Torah cachée (Torat hanichtar). Cependant, il est évident que ce n’était pas réellement un nouveau don de la Torah, puisque toutes les idées qu’il a pu expliquer, font partie de la Torah qui avait déjà été donnée au mont Sinaï, mais avec le temps tout cela a été perdu et caché de la tradition juive (messora).

=> En révélant à nouveau ces aspects cachés de la Torah, il y a eu une sorte de nouveau don de la Torah, ce qui explique qu’en ce jour sa maison était entourée par le feu.

En effet, au moment du don de la Torah, le mont Sinaï était en feu :
– « la Torah de feu » (éch dat – Vézot haBéra’ha 33,2), que Rachi commente : « D. a promulgué la Torah du milieu du feu ».
– « la montagne était embrasée de feu » (Vaét’hana 4,11) :
– « Tout le peuple vit … les flammes … et la montagne [du Sinaï] fumante … et se tinrent à distance » (Yitro 20,15)]

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-> Lag baOmer est le 33e jour du Omer, et il reste alors 17 jour avant le don de la Torah (Shavouot).
On peut noter que le 33e mot de la Torah est : « tov » (טוֹב), et il a une valeur de : 17.
Dans ce verset, il est écrit : « D. vit que la lumière était bonne (tov) et D. fit une séparation entre la lumière et l’obscurité » (Béréchit 1,4)

Les lettres des mots : « la lumière » (ét aor – אֶת הָאוֹר) ont une guématria de 613.
La lumière des 613 mitsvot nous permet de voir le monde avec clarté et vérité.
[« béTorah » (בתורה) a également une guématria de : 613]

=> Le Bné Yissa’har (Maamaré Iyar 3) explique que la coutume d’allumer des feux à Lag baOmer, est en l’honneur de : « la lumière était bonne » (ét a’or ki tov), cette Torah cachée qui a brûlé 17 (tov) jours avant le don de la Torah.

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-> Lorsqu’avant de mourir, Rabbi Chimon bar Yo’haï a transmis les secrets de la Torah à ses élèves, un feu est descendu l’entourer, et personne ne pouvait l’approcher.
[Zohar III 287,20]

-> La guémara (Soucca 28a) rapporte que lorsque Yonatan ben Ouziel étudiait la Torah, tous les oiseaux qui passaient au-dessus de sa tête étaient brûlés par le feu.
Les Tossafot explique que c’est parce que son étude prenait racine dans la kédoucha originelle du don de la Torah, qui a été donnée dans le feu.

[b’h, voir également : https://todahm.com/2018/04/22/6402
et aussi : L’étude de la Torah & l’expérience du mont Sinaï : https://todahm.com/2015/05/10/letude-de-la-torah-lexperience-du-mont-sinai ]

=> Selon le rav Wallach (Maayan haMoéd), la différence est qu’au moment où Rabbi Chimon bar Yo’haï a été entouré par le feu, il est devenu séparé de ses élèves.
Cela n’était absolument pas le cas des autres Tanaïm (Sages de la michna), dont leur feu n’empêchait pas les autres de les approcher.
La raison est que Rabbi Chimon bar Yo’haï était impliqué dans un nouveau don de la Torah (sur ce qui a pu être oublié depuis le précédent!).

De même que pour Moché : « la peau de son visage rayonnait et ils eurent peur de s’approcher de lui » (Ki Tissa 34,30), de même Rachbi ne pouvait être approcher pendant ce don de la Torah cachée.
[à l’image du mont Sinaï, où personne n’avait le droit d’y pénétrer, personne ne pouvait pénétrer dans la maison de Rachbi, par un feu brûlant l’entourant.]

« Vous compterez pour vous … 7 semaines, elles seront complètes » (Emor 23,15)

Le mot : « ousfartèm » (vous compterez – וּסְפַרְתֶּם) a la même racine que : « Saphir » (ספיר).

Un saphir est une pierre précieuse, qui brille de mille feux et qui est belle à regarder.
De même, pendant les jours du Omer, où les juifs comptent 49 jours jusqu’à Shavouot, la Torah encourage chacun à travailler sur lui-même, et à améliorer sa beauté intérieure jusqu’à devenir aussi brillant et sublime qu’un saphir.

[Maguid de Mézéritch]