Une Torah de vie …

+ Une Torah de vie …

-> Lorsque les 1eres Tables de la Loi ont été brisées, les lettres se sont envolées.
Si elles n’avaient pas été cassées, elles auraient durées pour l’éternité.
Avant la résurrection des morts, les lettres reviendront sur les Lou’hot, et cela entraînera [le début] de la résurrection des morts.
[Gaon de Vilna – ‘Habakouk 3,2]

-> Selon le Zohar (Chir haChirim maamar 2,51), de même qu’il y a 600 000 lettres dans la Torah, il y a aussi 600 000 âmes [primaires] dans le peuple juif. Ainsi, chaque âme a sa racine dans une lettre de la Thora.

Le rav Guédalia Schorr (Ohr Guédaliyahou) enseigne que suite à l’arrivée du machia’h, c’est la lettre de la Torah qui est propre à chaque personne, qui viendra la faire revivre.
En effet, chacune des lettres de la Torah a le pouvoir de ramener quelqu’un à la vie.

=> Ainsi, la Torah nous donne la vie dans ce monde et dans le monde à venir, et elle nous permettra même de revivre au moment de la résurrection des morts!

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-> « Il (l’homme) peine dans ce monde (pour la Torah), et sa Torah peine pour lui autre part (dans le monde à venir) »
[guémara Sanhédrin 99b]

[Non seulement la Torah sera notre richesse/défense dans le monde à Venir, mais même dans ce monde elle nous est d’une aide précieuse. En effet, tous les matins nous rapportons les paroles de nos Sages : « Voici les choses qu’une personne réalise [et dont] elle mange les fruits dans ce monde-ci : le respect du père et de la mère, le fait de prodiguer des bienfaits, la visite des malades, … et l’étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot. »]

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-> « Quiconque s’abaisse jusqu’à la poussière [dans la pauvreté et le besoin] pour étudier la Torah dans ce monde, méritera que sa poussière revienne à la vie lorsque la lumière éclatante de la Torah se déversera sur les morts au moment de la résurrection.
Lui et ses semblables jouiront de la félicité du monde à venir. »
[le roi David – Tana déBé Eliyahou rabba – chap.5]

La guématria de : « Torah » (תורה) est de 611, qui est la même que : « lé’haïm vélo lamavét » (pour la vie, et non pas pour la mort – לחיים ולא למות).
Quoique nous puissions penser, la vie c’est uniquement agir en accord avec la Torah, et le reste étant de la mort.
Dans le cadre du libre arbitre, le yétser ara a tous les pouvoirs pour inverser notre perception de cette réalité.

=> A Shavouot, en renouvelant notre attachement à la Torah, nous renouvelons notre attachement à investir notre vie dans le Vrai.
C’est le seul moyen de s’assurer de vivre véritablement.
Recevoir la Torah en-nous, c’est recevoir la vie!

[guématria rapportée par rabbi Chlomo Breiner]

Chaque année à Shavouot, la puissance des 10 Commandements revient à nouveau [à l’identique du don initial au mont Sinaï].

[le Tiféret Shlomo]

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-> « Le peuple vit, ils tremblèrent et se tinrent à distance » (Yitro 20,15)

Le Beit Israël (rabbi Israël Alter) commente : « Même les générations qui se tiennent « à distance », c’est-à-dire celles venant de très nombreuses années après le don de la Torah, elles trembleront toujours [à Shavouot] pour cet événement exceptionnel ».

Selon rabbi Sim’ha Bounim de Pschischa, au mont Sinaï il y a eu une Révélation Divine évidente. Or, lorsqu’une personne fait clairement face à Hachem, elle réalise à quel point elle se tient « à distance », à quel point elle est loin de toute compréhension de D.
A Shavouot, nous prenons conscience d’à quel point notre compréhension est limitée, et à quel point nous devons accorder la plus haute importance à la Torah qui est Divine.

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-> L’expérience du mont Sinaï a généré un impact national et individuel, dans chacune des âmes du peuple juif qui étaient [toutes] présentes lors de la Révélation Divine.
Cela est devenu enraciné et fait partie de nos traits de caractères hérités.
[Rav ‘Haïm de Volozhin – Néfech ha’Haïm]

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-> Rabbi Elimélé’h Spira (le Bluzhover Rebbe) a vécu jusqu’à l’âge de 99 ans.
Un jour, ses ‘hassidim ont entendu que le médecin de l’empereur d’Autriche était tout proche de chez eux. Il lui ont alors demandé d’examiner leur rabbi qui était âgé d’environ 80 ans, et était en parfaite santé.

Après de nombreux examens, le médecin a dit que le rabbi allait vraiment bien pour son âge avancé, mais cependant il y avait un seul problème : son rythme cardiaque irrégulier.

Lorsque l’on a informé le Bluzhover Rebbe de cela, il a rigolé et il a dit : « Que sait-il? Puisqu’il n’est pas juif, il ne peut pas comprendre.
Aujourd’hui c’est roch ‘hodech Sivan, le jour où les juifs sont arrivés au mont Sinaï. Puisque nous nous approchons du jour du don de la Torah à Shavouot (le 6 Sivan), il est évident que mon cœur bat plus vite qu’à la normale! »

Shavouot est une fête très sainte, lors de laquelle Hachem nous a sanctifiés par Sa Torah et Ses mitsvot, et nous a choisi parmi toutes les nations pour être Son peuple bien-aimé.
Si ce n’était ce jour-là, nous serions comme Sodome et Gomorre, et les Cieux et la terre n’auraient pu exister.

En ce jour, il est impossible de ne pas se réjouir, car la Torah et les mitsvot sont meilleures pour nous que toutes les bonnes choses de ce monde, et que toute la vie du monde futur.

[Pélé Yoets – Atsérét]

Shavouot : un pouvoir exceptionnel de guérison

+ Shavouot : un pouvoir exceptionnel de réfoua chéléma
(par le rav Shalom Eliyashiv) :

« Nos Sages disent que lorsque Hachem a donné la Torah au peuple juif au mont Sinaï, tous les malades juifs ont instantanément guéri.
Tout celui qui était sourd pouvait soudainement entendre ; si on était aveugle on pouvait alors voir ; et une personne défigurée ou boiteuse pouvait alors se tenir debout sans aucune difficulté (Mekhilta – Yitro 19,11 ; 20,15).
C’était un miracle exceptionnel que Hachem a réalisé pour Sa nation bien-aimée.

Chaque année, pendant le Yom Tov de Shavouot, lorsque nous commémorons le don de la Torah, cette qualité spéciale se manifeste à nouveau … [et elle] est ressentie dans le monde entier.

On doit tirer profit de ce cadeau que D. donne au monde chaque année, à ce moment.
Même pour les maladies pour lesquelles aucun remède n’a encore été trouvé, et même pour les maladies graves et en phase terminale, c’est le moment de prier [et d’implorer D.] pour un rétablissement total, et Hachem écoutera certainement.

Cette influence [si spéciale] n’est pas ressentie durant toute la journée de Shavouot. Il y a un moment unique, une petite fenêtre d’opportunité, où l’on peut utiliser ce formidable pouvoir de guérison.
Le matin de Shavouot, pendant que les 10 Commandements sont lus, c’est le moment le plus propice pour que l’on prie [de tout cœur à Hachem] pour un rétablissement complet et rapide. »

[paroles du rav Yossef Shalom Eliyashiv – rapporté par le rav David Hoffman (Séfer Torah Tavlin – vol.II p.518)]

« Shavouot est la seule fête Biblique pour laquelle la Torah n’ordonne pas d’apporter un Korban ‘Hatat (sacrifice pour expier nos fautes).
La raison est qu’à Shavouot, jour durant lequel la Torah a été reçue, chaque juif est dans la catégorie d’un converti, qui est considéré comme : « un jeune enfant qui vient de naître ».
=> De même qu’un nouveau-né est sans faute, de même les juifs sont sans faute à Shavouot.
[…]
Shavouot est considérée comme notre jour de mariage, durant lequel Hachem, le fiancé, prend le peuple juif comme Sa fiancée. […]
Toutes nos fautes sont pardonnées à Shavouot, de la même façon que Hachem pardonne les fautes de chaque fiancé et fiancée le jour de leur mariage. »

[Kédouchat Lévi – rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

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-> La guémara (Yérouchalmi Roch Hachana 4,8) écrit :
« Concernant Shavouot, la Torah ne mentionne aucun sacrifice obligatoire pour expier les fautes.
Cela nous enseigne que Hachem dit : « Puisqu’en ce jour vous avez accepté la Torah, [alors] toutes vos fautes sont éliminées. C’est comme si vous n’avez jamais fauté. »

Le rav Guédalia Schorr (Ohr Guédaliyahou) enseigne :
« Cela s’applique à chaque génération.
La Torah a la capacité d’éliminer nos fautes.Mais pour cela il n’est pas suffisant d’étudier la Torah, nous devons accepter sur nous le joug de la Torah.
Ce n’est qu’alors que Hachem retire toute trace de faute ou de souillure sur l’âme. »

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-> Lorsque le peuple juif s’est tenu au mont Sinaï, toute leur impureté les a quittés.
[guémara Shabbath 146a]

Décorer la synagogue avec des fleurs pour Shavouot est une belle coutume, mais une personne doit également se « décorer » elle-même.
Cela ne peut se faire qu’en acceptant la Torah et en l’étudiant.

[rav Yéhouda Zev Segal]