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Lien entre Sim’ha Torah & Souccot

+ Lien entre Sim'ha Torah & Souccot :

=> Pourquoi la fête de Sim'hat Torah est-elle reliée à Souccot?

-> Souccot est donc la célébration de la rectification, réparation (tikoun), de la faute du Veau d'or (symbolisé par le retour des Nuées de Gloire), le retour du plein désir d'Hachem pour les Bné Israël, tel qu'il l'était avant cette faute.
Souccot est suivi de Chémini Atséret, que le Gaon de Vilna décrit comme le Yom Tov ayant la plus grande joie de tous les Yamim Tovim. Chemini Atséret est suivi de Sim'hat Torah.
Pourquoi Sim'hat Torah suit-il Souccot ? Ne serait-il pas plus logique de célébrer cette fête à Shavouot (moment du don de la Torah)?

-> Le Sforno (Ki Tissa 32,19) enseigne que lorsque Moché descendit du mont Sinaï en portant les Lou'hot, il vit les juifs adorer le Veau d'or. Il continua à descendre la montagne, les Lou'hot intactes.
Mais en voyant des juifs danser autour du Veau d'or, il jeta à terre les Lou'hot et les brisa. C'est donc la danse [signe extérieur de joie] qui l'incita à les casser.

Lorsque l'on commet une faute (avéra), explique le Sforno, il est toujours possible de s'amender en faisant téchouva. Mais si l'on retire beaucoup de plaisir à la commettre, remédier à cette faute devient beaucoup plus difficile. La joie est présente lorsque quelqu'un apprécie vraiment quelque chose au plus profond de lui-même, et s'il s'agit d'une avéra, la possibilité de faire téchouva devient plus incertaine.

A Souccot, nous célébrons le fait d'avoir pu expier le Veau d'or et accomplir une téchouva complète au point d'avoir réussi à récupérer notre relation avec Hachem.
Mais il reste encore une étape. Lorsque les Bné Israël servirent le Veau d'or, ils dansaient et chantaient autour du Veau. Nous devons encore montrer que nous rectifions également cette joie déplacée.
Afin de prouver que nous avons si totalement éradiqué tout lien avec le Veau d'or que non seulement nous ne l'adorerons plus jamais, mais que nous utiliserons la joie uniquement pour la Torah : nous chantons et dansons avec le Séfer Torah, démontrant le bonheur et la joie dans la célébration de la Torah.
Fêter Sim'hat Torah est la rectification ultime de la faute du Veau d'or.

La soucca est un microcosme et une représentation du véritable Temple de Jérusalem.
Le Shem MiShmouel (Souccot תרע"ח et תרע"ט) développe à plusieurs reprises l'idée que la soucca dans laquelle nous nous asseyons pendant Souccot est un dougma, une représentation du Temple.
Il est donc clair que Souccot est le moment le plus approprié pour prier afin que Hachem nous rende la Souccat David HaNofélet.
[dans le Birkat hamazon nous ajoutons un ara'haman ou yakim lanou ét souccat David anofélet = ... qu'Il puisse nous ériger la souccat de David qui est tombé = nous demandons à Hachem de nous accorder Sa Soucca, le Temple (beit hamikdach)]

Nous avons mérité de construire la soucca dans laquelle Hachem vient résider (pendant Souccot), qui est un dougma du Mikdach, et nous prions pour que Hachem nous bénisse afin que nous puissions voir la restauration du Mikdach ultime.

Chémini Atséret est un jour d'amour intense entre Hachem et le peuple juif, où nous sommes si proches d'Hachem, que toute demande faite ce jour-là sera exaucée.
[ rav 'Haïm Palaggi - Moéd léKol 'Haï - siman 25]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - paracha Pin'has) décrit la fête de Chémini Atsérét en citant le verset : "Le Roi m'a amené dans Ses chambres privées ; nous exulterons et nous nous réjouirons avec Toi" (Chir haChirim 1,4). Ce jour-là, Hachem nous fait entrer dans Ses appartements privés (du palais Royal) et veut que nous soyons simplement avec Lui et que nous nous réjouissions.
C'est pourquoi il n'y a pas d'autres mitsvot le jour de Chémini Atséret, pas de loulav ni d'etrog, pas de soucca. Il n'y a que nous et Hachem.
[aucune autre nation au monde n'a le droit à une telle proximité (d'être seuls dans les endroits privés du Roi des rois!), aucune autre nation n'a le droit à un tel amour d'Hachem.
On peut prendre un petit moment, en s'imaginant les non-juifs vivant une journée comme une autre, tandis qu'on a l'immense chance d'être juif(ve), d'être dans la Vérité du monde, de bénéficier d'une relation épanouissante avec papa Hachem. ]

A Souccot la Présence Divine (Chekhina) "déploie ses ailes au-dessus de nous", comme une mère oiseau protégeant ses petits.
[ Pélé Yoetz - Erekh Soucca ]

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-> La soucca représente les Nuées de gloire qui étaient une manifestation de la présence Divine protégeant nos ancêtres dans le désert. La Torah explique : "lémaan yéd'ou doroté'hém" (Emor 23,43) = Hachem veut que toutes les générations de juifs le sachent, car tout comme Il nous a protégés à l'époque, Il nous protège aujourd'hui.
Le Zohar (Emor) cite le verset : "bétsilo 'himadéti véyachavti" (à Son ombre je me suis réjouis et là je m'assis - Chir haChirim 23,43) = (à Souccot) nous sommes assis avec Hachem, à Son "ombre".

C'est la fête de la joie car c'est la fête de l'amour (d'Hachem).
À l'époque du Temple, le jour de Souccot, nous accomplissions la mitsva de bien "nissou'h hamayim" (libation de l'eau) en versant de l'eau sur l'autel. Le Nétivot Shalom note que le Zohar considère l'eau comme un symbole d'amour et de bonté, et que verser de l'eau sur l'autel signifie donc déverser notre amour sur Hachem.
Hachem nous montre son amour en nous invitant dans la soucca.
Le Arizal (chaar haKavanot - Souccot) explique que lorsque nous nous asseyons dans la soucca, nous sommes dans les bras, enlacés par papa Hachem. Nous lui rendons Son amour en versant de l'eau sur l'autel.

C'est pourquoi la célébration de Sim'hat Beit haChoéva qui se tenait au Temple pendant Souccot était l'occasion la plus joyeuse, au point que la guemara (Soucca 51a) commente : "Celui qui n'a pas vu la célébration de Sim'hat Beit haChoéva n'a jamais vu de (vraie) joie dans sa vie".
Il n'y a pas de joie comparable à celle de se sentir proche d'Hachem. Lorsque nous sommes avec Hachem, nous avons tout, comme le dit le verset : "quand Hachem est avec toi, tu ne manque de rien" (Hachem Eloké'ha ima'h lo 'hassarta davar).
La tristesse est le résultat d'un sentiment d'éloignement d'Hachem. Mais nous pouvons tous nous rapprocher d'Hachem. À Souccot, nous prenons l'etrog, qui représente le cœur, le loulav, qui représente la colonne vertébrale, les hadassim, qui représentent les yeux, et les aravot, qui représentent les lèvres. Nous les agitons en direction d'Hachem pour exprimer le verset que nous disons dans la prière de Nichmat : "tous mes membres proclameront : 'Hachem! Qui est comme Toi!'" (kol atsmotaï tomarna Hachem mi kamo'ha - Téhilim 35,10)
Lorsque nous exprimons de l'amour, nous ressentons de l'amour, ce qui conduit à une joie/bonheur authentique.

Nous devons prendre les quatre espèces à Souccot pour exprimer notre amour pour Hachem, ce qui nous conduira à se réjouir (ouchmartèm), à l'expérience de la vraie joie en présence d'Hachem.
Hachem nous aime, et nous devons ressentir Son amour et L'aimer en retour. C'est alors que nous pourrons véritablement accomplir la mitsva de "ouchmarta bé'hagué'ha".

[cela est t'autant plus intense qu'à Roch Hachana et Kippour on est purifié devant Hachem (lifné Hachem tit'arou), et du coup à Souccot nous avons fait téchouva, nous sommes purs (sans effets de nos fautes faisant écran entre nous et D.), et ainsi on peut pleinement être joyeux car nous sommes au plus proche de notre Source. Il n'y a pas de plus grande joie que d'avoir un maximum de proximité avec Hachem.
Cette émouna qu'avec Hachem on a rien à craindre (tout est possible, tout est pour le bien), et également cette sensation agréable d'être proche d'Hachem, nous pousse également à faire de notre mieux l'année à venir, à faire téchouva, ... car rien n'a meilleur goût que d'être proche de papa Hachem (les fautes sont tentantes, mais elles nous éloignent de D., et en cela elles nous paraissent moins intéressantes à nos yeux!). ]

Souccot – Etre joyeux

+ Souccot - Etre joyeux :

-> En plus des mitsvot spéciales qui s'appliquent à Souccot, nous avons également l'obligation de "se réjouir de ta fête" (vésama'hta bé'haguékha - Réé 16,14).

L'un des aspects de cette mitsva consiste à reconnaître et à se réjouir de toutes les bénédictions qu'Hachem nous a accordées, à contempler les innombrables bontés qu'Il nous a prodiguées et à réaliser qu'Il veille constamment sur nous et nous protège.
J'ai lu quelque part que si une personne a des raisons de se sentir contrariée pendant la fête, mais qu'elle parvient à surmonter le défi et à rester joyeuse/heureuse, alors, en récompense, Hachem veillera à ce que le problème soit complètement résolu.

En effet, la Torah nous dit : "chiv'at yamim ta'hog l'Hachem Eloké'ha" (pendant 7 jours tu célébrera à Hachem), et puis "véayita a'h saméa'h" (tu ne seras qu'heureux).
Rachi interprète ce verset comme signifiant qu'en récompense de notre réjouissance pendant les 7 jours de la fête (de Souccot), Hachem nous accordera une bénédiction spéciale qui nous permettra d'avoir toujours une raison d'être heureux.

En réalité, la Torah nous impose la mitsvah d'être heureux/joyeux tout au long de l'année, en plus de la mitsva d'être particulièrement joyeux pendant la fête (de Souccot).
La Torah contient une mitsva : "marcher dans les voies d'Hachem" (Ki Tavo 28,9). Le Rambam (Hilkhot Déot 1,4) écrit que l'une des façons d'y parvenir est d'être joyeux tout au long de sa vie.
Ainsi, bien qu'il existe une mitsva spéciale de joie pendant les fêtes, la vérité est que nous pouvons accomplir un commandement de la Torah à chaque instant de notre vie en nous sentant heureux et satisfaits ...

Se sentir heureux et exprimer sa joie sont les meilleurs moyens de louer Hachem, car cela montre que nous sommes heureux de ce qu'Il nous a donné.
Le Gaon de Vilna note que si une personne reçoit un cadeau, la première chose qu'elle fait pour exprimer sa reconnaissance est de l'accepter avec joie et de montrer à quel point son ami l'a rendu heureux en lui offrant ce cadeau. De même, lorsque nous nous promenons dans un état de bonheur/joie, avec le sentiment de tout ce qu'Hachem nous a donné et de Sa bonté, nous exprimons notre gratitude et notre appréciation pour tout ce qu'Il a fait pour nous.
Un piyout chanté par le Gaon de Vilna dit que lorsqu'une personne a des raisons de se plaindre mais se sent néanmoins joyeuse, Hachem appelle les anges et s'exclame : "Regardez Mes enfants bien-aimés, qui oublient leurs problèmes et se consacrent à Me servir avec joie".
[...]

Avec la émouna, nous pouvons tous être heureux tout le temps et accomplir constamment cette merveilleuse mitsva, qui selon rabbi Na'hman de Breslev est une très grande mitsva d'être constamment joyeux (mitsva guédola liyot béSim'ha tamid - Likouté Moharan Tinyana - maamar 24).
[rav David Ashear ]

Les Ouchpizin – les Imahot viennent également nous rendre visite

+ Les Ouchpizin - les Imahot viennent également nous rendre visite :

-> Le Zohar (Emor 103b) enseigne que chaque nuit de Souccot, nous avons le privilège de recevoir des invités célestes dans notre souccah (les Ouchpizin).
Ainsi, tous les Avot (Patriarches), Yosef haTsadik, Moché Rabbénou, Aharon haCohen et le roi David rendent visite à chaque juif nous à Souccot.

Le rabbi de Belz (Midbar Kodech - p.91 et 142) nous assure que les Imahot (Matriarches) accompagnent les Avot (Patriarches), afin que le peuple juif puisse à nouveau se prélasser dans l'éclat de tous nos parents réunis.

=> Quel mérite! Par exemple le premier jour, tout juif reçoit la visite de nos ancêtres, le couple : Avraham et Sarah!

Les Ouchpizin

+ Les Ouchpizin :

-> Le rav Yé'hezkel Sarna, cite le Rambam (Hilkhot Téchouva 7,6) décrit l'incroyable transformation spirituelle de quelqu'un qui fait téchouva : "Hier, cette personne était détestée par Hachem, considérée comme répugnante, répudiée et abominable. Mais aujourd'hui, elle est devenue aimée, chérie, adoré et amie (d'Hachem)".
Il fait également référence à l'interprétation du Gaon de Vilna (sur Chir haChirim) du verset du Hallel : "Il relève le nécessiteux de la poussière, des tas d'ordures. Il relève le démuni, pour le faire asseoir avec les nobles, avec les nobles de Son peuple." (mékimi méafar dal méaspot yarim évyon ... - Téhilim 113,7-8)
"Il relève le nécessiteux de la poussière" = cela signifie les nécessiteux dans les mitsvot. "
"des tas d'ordures" = cela se réfère aux baalé téchouva.
"les faire asseoir avec les nobles, avec les nobles de Son peuple" = cela signifie qu'après le pardon de Yom Kippour, ils résideront avec les saints Avot à Souccot, une référence directe aux Ouchpizin.

-> Le Sfas Emer (Souccot 5652), cite lui aussi ce verset de Téhilim, mais en y ajoutant une touche 'hassidique'. Citant son grand-père, le 'Hidouché haRim, le Sfat Emet explique : "Hachem aide les Bné Israël à élever leurs aspirations les plus profondes au-dessus des tas d'ordures et des vanités du monde. Grâce à leur téchouva, les Bné Israël sont capables de redécouvrir leur désir profond pour Hachem, et ils redeviennent ainsi Ses bien-aimés, qui s'assoient maintenant à la table avec les nobles de Son peuple".

Lorsque l'on regarde à travers le prisme brillant de ces idées, nous pouvons facilement comprendre pourquoi les Ouchpizin viennent spécifiquement à Souccot.
En outre, comme le note le rav Hutner, les Ouchpizin sont ceux qui ont aidé à obtenir le pardon pour le grand péché du Veau d'or. Chacun d'entre eux a donc une part dans notre mé'hila, séli'ha et kappara, et nous voulons partager notre joie avec eux en ce moment.
Notre état spirituel élevé est également leur satisfaction, et ils viennent, comme les fiers grands-parents (ancêtres) qu'ils sont.

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-> Le Divré 'Haïm (Souccot) explique que chacun des Ouchpizin, au cours de leur vie dans ce monde, a illustré l'idéal de "servir Hachem dans tous les aspects de la vie, lorsqu'ils travaillaient dans les champs, étaient bergers pour leurs troupeaux, et dans tout ce qu'ils faisaient".
Il poursuit en concluant qu' "après avoir expié nos fautes à Roch Hachana et à Yom Kippour, nous pouvons nous connecter à Hachem dans tout ce que nous faisons, y compris lorsque nous mangeons, buvons et dormons".

-> Selon le rabbi d'Alexander (Yisma'h Israël - Succos n° 21), nous pouvons réaliser des gains spirituels considérables en étant en présence des Ouchpizin.
Étant donné que chacun des Ouchpizin représente une midda différente, un trait de caractère dont nous avons besoin pour servir correctement notre Créateur, la semaine de Souccot que nous passons en leur présence nous offre une occasion unique d'absorber par leur influence leurs merveilleuses caractéristiques de hessed, guévoura, tiféret, nétsa'h, yessod, hod et mal'hout. [même si on ne le voit pas, mais une étincelle de ces illustres personnages est présente dans la soucca de tout juif, et cette étincelle très élevée nous impact positivement. ]
Ce sont les éléments constitutifs du peuple juif en général et de chacun d'entre nous en tant qu'individu.

Le Yisma'h Israël conclut que même si notre Yom Kippour n'a pas été parfait, les "sept bergers peuvent nous aider à rectifier ce qui nous a échappé toute l'année".

Les Ouchpizin sont donc nos amis (conformément à ce qu'indique le Rambam dans le Hilkhot Téchouva), qui viennent nous aider à achever le processus que nous avons entamé en Elloul. Cependant, ils nous aident non pas par le jeûne, la confession ou les pleurs, mais par la joie de savoir que nous ne sommes jamais seuls dans notre quête. Même si nous ne les voyons pas, nous croyons qu'ils sont là (selon le rabbi de Kotzk, il est plus grand d'être persuadé qu'ils sont que de les voir réellement), et nous ressentons leur amour et leur chaleur, qui font écho à ceux de notre Créateur lui-même.

=> Nos saints invités invisibles nous apprennent à nous connecter à Hachem de toutes les manières possibles, et nous transmettons leurs dons spirituels pendant le reste de l'année.

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-> Le Zohar enseigne que la Soucca engendre une concentration si intense d'énergie spirituelle que la Présence divine s'y manifeste d'une manière semblable à celle du gan Eden.
Même si d'ordinaire les âmes des Justes jouissent de la lumière de la Présence divine au gan Eden, durant la fête de Souccot, les âmes des sept grands guides d'Israël (Ouchpizin) quittent le Gan Éden pour se joindre à la lumière divine des Souccot terrestres.

La tsedaka la veille de Souccot

-> Le Maté Efraim (Siman 625, Ot 21) écrit : "Il convient de donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot et d’inviter des hôtes pauvres et vertueux pour la fête. Chacun doit le faire dans la mesure de ses moyens."

-> Le Kétsé Efraim (Siman Katan 25) ajoute ce qui suit :
La Guemara (Shabbat 133b) dit : " “C’est mon D. et je vais L’embellir.” Cela signifie embellir Ses mitsvot. Construisez une belle soucca, un beau loulav, un beau shofar, de beaux tzitzit, un beau Sefer Torah, écrit pour Lui avec une belle encre, une belle plume et par un scribe expert, et attachez-le avec un beau fil.
Abba Shaul dit : L’embellir signifie se rendre semblable à Lui. Tout comme Il est plein de grâce et de miséricorde, vous devriez être pleins de grâce et de miséricorde."

Le rav Yéhouda Assad explique les paroles d’Abba Shaul en disant que si quelqu’un construit une belle soucca, ..., il peut lui sembler qu’il a rempli son obligation de glorifier Hachem, et il ne donnera pas suffisamment de tsédaka.
Ainsi, il souligne qu’il ne suffit pas d’embellir les mitsvot. Il faut également imiter les midot d'Hachem et faire preuve de miséricorde envers les autres en donnant la tsédaka.

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+ Donner la tsédaka pour mériter un abri à Son ombre :

-> Les Bné Yissa'har (Tichri - maamar 10, Ot 24) citent le Arizal qui dit qu’il faut donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot.

-> Le Hida (séfer Kissé David - drouch 7) explique la raison de cela en citant nos Sages, qui disent que lorsque le peuple d’Israël quitta l’Égypte, il conclut un pacte pour se faire mutuellement du bien.
Mahar"a Meyuchas explique ce pacte en citant le midrach (Ruth raba 5,2) qui déclare : "Rav Avin dit : Venez voir la grande puissance des tsadikim, la grande puissance de la tsédaka et la grande puissance des actes de 'hessed. Ils ne se réfugient pas à l’ombre de la terre .. Mais ils se réfugient à l’ombre d'Hachem Lui-même, comme il est dit : "Combien est précieuse Ta bonté, Hachem, et les fils de l’homme se réfugieront à l’ombre de Tes ailes" (Téhilim 36,8).

Il explique que cela signifie que ceux qui font la tsédaka et pratiquent la bonté ne sont protégés par aucun ange ni aucune autre entité. Au contraire, ils sont protégés directement par Hachem.
En conséquence, le midrach dit que lorsque les juifs ont quitté l’Égypte, ils ont conclu un pacte pour se faire du 'hessed (bonté) les uns aux autres afin d’être guidés directement par Hachem, et non par un ange ou un intermédiaire. Et grâce à ce mérite, ils ont pu avoir Hachem marchant devant eux jour et nuit (Béchala'h 13,21) et les protégeant à tout moment.

A Souccot, nous commémorons les Nuées de Gloire (Ananei Hakavod), qui étaient un signe de la protection et de la sollicitude personnelles de Hachem envers le peuple juif, grâce au mérite de leur tsédaka et de leur bonté ('hessed) les uns envers les autres.
Il convient donc d’aborder ce jour en faisant de la tsédaka et en aidant nos frères juifs. En agissant ainsi, nous mériterons nous aussi d’être guidés directement par Hachem, et non par l’intermédiaire d’un intermédiaire.

Il ajoute que c’est la raison pour laquelle Avraham nous rend visite à Souccot (dès le 1er jour), car il fut le premier homme à s’engager véritablement dans la pratique du 'hessed.

-> Le rabbi de Sanz explique que la veille de Souccot, il faut donner autant de tsédaka que possible, car nous recevons la visite, la nuit de Souccot, parmi les Ouchpizin : Avraham Avinou, qui incarnait la mida de la 'hessed.
Nous ne pouvons l’accueillir comme il se doit qu’en essayant de l’imiter en donnant aux autres.

La lumière des chaloch régalim

+ La lumière des chaloch régalim :

-> Les 3 fêtes (chaloch régalim) : Pessa'h, Shavouot et Souccot sont le moyen par lequel la lumière de D. illumine l'année entière dans les trois dimensions de l'espace, du temps et de l'âme. [voir Séfer Yétsira 3,5]
Pessa'h accomplit cela dans la dimension du temps, puisque la distinction entre le levain ('hamets) et la matsa dépend du bref temps qu'il faut pour parcourir l'unité de distance connue sous le nom de mil.
Shavouot réalise cela dans la dimension de l'âme, puisque Shavouot commémore notre réception de la Torah.
Souccot accomplit cette transmission dans la dimension de l'espace grâce à la mitsva d'habiter dans la soucca.
Ces fêtes influencent toute l'année entière.

Il est possible d'attirer l'éclat divin qui brille pendant ces fêtes dans les jours de semaine ordinaires de l'année. Comment?
- en renforçant notre foi dans les miracles, nous étendons l'influence de Pessa'h ;
- en acceptant la Torah, nous attirons la luminosité de Shavouot ;
- et lorsque nous nous repentons et que nos fautes sont pardonnées, nous répandons la lumière de Souccot, qui est le point culminant des jours de crainte, lorsque nous recevons l'expiation de nos fautes.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bo 13,10]

Vézot haBéra’ha – Danser de joie pour la Torah

+ Vézot haBéra'ha - Danser de joie pour la Torah :

-> "Torah tsiva lanou Moché, moracha kéhilat Yaakov" (la Torah que Moché nous a prescrite est un héritage pour l'assemblée de Yaakov" - Vézot haBéra'ha 33,4).

La Torah n'est pas réservée aux personnes brillantes et douées. Elle est l'héritage de chaque juif, accessible à chacun d'entre nous.
Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3:1) écrit : "La couronne de la Torah a été placée [pour être] à la disposition de tout Israël ... Quiconque le souhaite peut venir la prendre".
Cette idée est tellement centrale dans le judaïsme que ce verset est l'une des premières choses que nous enseignons à nos enfants.

Cependant, la michna (Pirké Avot 2,12) semble dire le contraire : "Préparez-vous à étudier la Torah, car ce n'est pas votre héritage (chééna yéroucha la'h)".
=> Comment résoudre cette contradiction ?

-> Le Sfat Emet (dans son commentaire sur les Pirké Avot) répond que si la Torah est effectivement l'héritage de chaque juif, elle ne nous vient pas automatiquement. Elle est notre héritage potentiel, mais nous devons faire des efforts dans notre étude pour la recevoir réellement.

-> La guémara (Pessa'him 49b) affirme que la Torah n'est pas seulement notre héritage - nous sommes "fiancée" avec elle.
Le Maharcha explique que les fiançailles sont la première étape d'un mariage. Après les fiançailles, il faut encore amener sa kalla sous la 'houppa (pour finaliser le mariage) et l'emmener dans sa maison.
De même, nous devons comprendre que notre étude est censée nous conduire à une relation avec la Torah. C'est à nous de faire en sorte que la Torah devienne vraiment la nôtre.

=> Comment pouvons-nous développer notre relation avec la Torah?
Rachi (Vézot haBéra'ha 33,4) nous conseille de réaliser que la Torah est une chose à laquelle il faut constamment s'accrocher. La mitsva d'étudier la Torah ne cesse jamais ; chaque seconde où nous sommes capables d'étudier est extrêmement précieuse.
Nous devons nous rappeler la gravité du bitoul Torah (gaspillage du temps où l'on aurait pu étudier). La guémara(Yérouchalmi Béra'hot 9:5) affirme que lorsqu'elle est négligée, la Torah elle-même répond à l'insulte en disant : "Si tu m'abandonne un jour, je t'abandonnerais deux jours!".
Si nous voulons grandir comme le font ceux qui étudient la Torah, nous devons apprécier la nature de la relation. Une véritable relation avec la Torah implique de ne jamais la lâcher.
[ex: si rien n'est plus cher à nos yeux que notre chère Torah, alors pourquoi aller voir ailleurs d'autres occupations?]

-> De plus, l'étude de la Torah doit nous passionner et nous donner du plaisir.
Dans la bénédiction prononcée avant l'étude, nous prions Hachem de faire en sorte que les mots de la Torah soient "doux dans notre bouche".
Le rav Yossef Shalom Eliyachiv souligne que nous devrions constamment chercher de nouvelles façons d'"adoucir" notre étude de la Torah. Nous devons étudier d'une manière qui nous apporte de la joie, car c'est ainsi que cela doit être.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Ki Tavo 26,11) commente qu'une fois qu'une personne a vraiment goûté à la douceur de la Torah, elle abandonnera tout le reste du monde pour elle.

-> La guémara (Shabbath 88a) raconte que lorsque Rava étudiait, il s'asseyait sur ses doigts, le sang s'écoulait du bout de ses doigts à cause de la pression exercée par son corps. Pourtant, Rava ne le remarquait même pas.
Nos Sages nous disent que "l'amour transcende la raison", et c'est le genre d'amour que Rava avait pour la Torah. Nous ne sommes peut-être pas capables de faire autant d'efforts que Rava, mais nous pouvons certainement nous efforcer de cultiver le grand amour de la Torah que possédaient tant de grands personnages avant nous. Nous devons chérir notre précieux héritage et développer notre amour de la Torah.

-> Un jour, un homme demanda conseil à son rav. Il n'avait jamais reçu d'éducation formelle à la yéchiva et avait travaillé pendant la majeure partie de sa vie. Il voulait maintenant étudier la Torah, mais il ne connaissait personne qui aurait la patience de lui enseigner.
Avant de le conseiller, le rav lui sourit largement et lui dit : "Tout d'abord, célébrons le fait que tu veuilles étudier! Nous devrions même danser pour cela!"
Sur ce, ils se sont donné la main et ont commencé à danser.

Le rav Moché Krieger ajoute :
Pour moi, c'est ce que représente la fête de Sim'hat Torah. Il est vrai que nous devons faire des efforts pour étudier la Torah et trouver la partie qui nous convient le mieux. Cependant, l'objectif de Sim'hat Torah n'est pas l'étude elle-même. Il s'agit de développer la joie dans l'étude de la Torah.
Nous célébrons le fait que nous avons encore une année d'étude devant nous. En chantant et en dansant sur le caractère précieux de l'étude, nous exprimons notre joie et nous y ajoutons même.
Sim'hat Torah peut même renforcer notre appréciation du cadeau qu'Hachem nous a fait, en nous poussant à nous efforcer d'étudier la Torah l'année à venir.
Lorsque nous dansons, nous devrions mettre toute notre énergie à montrer à Hachem et à nous-mêmes à quel point nous aimons Sa Torah.
[le message de Sim'hat Torah est que la base de notre étude de la Torah doit être la sim'ha, la joie et la fierté de pouvoir l'étudier! Merci Hachem de nous permettre ainsi de Te connaître, de nous lier davantage avec Toi pour l'éternité! ]