+ [Pendant toute la semaine des célébrations de Souccot au Temple, les juifs] se passaient de véritable sommeil, car ils se suffisaient de somnoler les uns sur l’épaule des autres.
[guémara Soucca 53a]

-> Le Darach David commente : A Souccot, il était possible de ressentir à quel point chaque juif appartient à un ensemble, à quel point il est uni à chacune de ses parties (les autres juifs).
Cela suscite naturellement un sentiment de joie, qui permet d’ouvrir le cœur de tous les juifs et de les unir au service de leur papa Hachem.

Quelques pensées sur Souccot

+ Quelques pensées sur Souccot :

-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte l’histoire suivante : « Il est arrivé une fois qu’un veau, qui était mené à l’abattoir, s’est mis à fuir, jusqu’à mettre sa tête dans les vêtements de Rabbi (Rabbi Yéhouda haNassi) et le veau a pleuré.
Rabbi lui a dit : « Va-y (à l’abattoir), car tel est ton destin! »

Dans le Ciel, on a proclamé : « Puisqu’il n’a pas montré de miséricorde, laissons les souffrances venir sur lui … »
[Rabbi aura alors des souffrances durant de nombreuses années, jusqu’à se retrouver dans une situation où il exprimera clairement de la miséricorde envers les animaux.]

-> Le rav Nathan Wachtfogel dit : « Que reproche-ton à Rabbi? Nos Sages n’ont-ils pas clairement exprimés que les animaux doivent être égorgés? Est-ce que chaque cho’hét doit être puni? »

Il répond que cela est vrai, mais si un veau en vient à fuir jusqu’à vous, et exprime de la miséricorde d’être sauvé, notre attribut de miséricorde nous oblige à le garder et à ne pas le repousser.

Le rav Wachtfogel poursuit en disant que c’est cela l’essence de la Soucca, décrite comme : « l’ombre de la émouna » (tsila dim’éménouta), c’est-à-dire que nous fuyons toutes les préoccupations de ce monde pour se mettre à l’ombre de Hachem.
Lorsque l’on prend refuge chez D., même si on a des décrets importants contre nous (à l’image du veau mené à l’abattoir), Hachem est obligé d’utiliser son attribut de miséricorde.
Il ne peut pas nous repousser, et à la place, il doit nous protéger.

[si après Kippour, il reste malgré tout quelques mauvais décrets nous concernant, nous utilisons la puissance de la Soucca, en courant « sous les habits » de Hachem, l’obligeant à déchirer ses décrets négatifs, nous assurant alors certainement une super année.
D’ailleurs, c’est pour cela qu’à Sim’ha Torah, nous laissons éclater notre joie : c’est la fête! ]

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-> Selon Rabbi David Vatch, une des pensées du début de la Amida est que :
– « mélé’h » (Roi) = nous proclamons Hachem Roi à Roch Hachana (mal’hout) ;
– « ozèr » (qui aide) = pendant les 10 jours de Repentir, Hachem nous aide particulièrement à faire téchouva ;
– « oumochia’h » (et sauve) = à Yom Kippour Hachem nous sauve ;
– « oumagen » (et protège) = c’est le bouclier de Hachem pendant Souccot.

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-> La Soucca représente la protection physique et spirituelle par Hachem du peuple juif.
Cela provient du mérite de :
– Avraham : pour avoir proposé à ses invités de venir se reposer sous l’arbre [en y faisant la mitsva d’hospitalité à la perfection].
Par conséquence, ses descendants auront la protection de la Soucca dans le désert et dans le monde à venir [midrach Béréchit rabba 48,10]

– Aharon : les Nuées de Gloire ont existé par son mérite (guémara Taanit 9a), car il aimait les gens, il recherchait activement la paix, tout en souhaitant les ramener vers la Torah (Pirké Avot 1,12).
De même, Hachem a entouré d’amour le peuple juif, par des Nuées de Gloire protectrices (le Mabit – Bét Elohim).

– Chèm : Selon Rabbénou Ephraïm (Béréchit 9,23), lorsque Noa’h était étendu nu dans sa tente, Chèm a recouvert son père avec un vêtement afin de le protéger de la honte d’être ainsi exposé.
Mesure pour mesure, Hachem a recouvert nos incapacités, et nous a protégé par le biais de la Soucca.

« Le huitième jour, il congédia le peuple, qui bénit le roi ; et ils rentrèrent dans leurs tentes (léaolé’ém – לְאָהֳלֵיהֶם), heureux et le cœur réjoui » (Haftara de Chémini Atsérét – Méla’him I 8,66)

Hachem renvoie son peuple dans leur foyer après avoir passé 7 jour dans la Soucca.
=> Ainsi, en référence à leur demeure : pourquoi est-il utilisé le terme : « tente » et non pas « maison »?

C’est parce la période de Tichri qui est très riche spirituellement, nous a imprégné avec le sentiment que le monde matériel n’est pas notre demeure permanente, ce n’est qu’une tente, qui est temporaire et transitoire par nature, et que notre véritable maison est notre âme.

[Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi – le Baal haTanya]

« Souccot est appelé le ‘temps de notre réjouissance’ (zman sim’haténou), c’est-à-dire la réjouissance de D. avec Israël et la réjouissance d’Israël avec D.
Ils s’unissent alors tous les 2 dans une célébration harmonieuse du Ciel et de la terre. »

[Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi – le Baal haTanya]

-> « A Chémini Atsérét, la joie est réservée uniquement pour Israël, et en tant qu’invité privé du Roi, il peut obtenir toute requête qu’il fait. »
[Zohar III 32a]

-> A Sim’ha Torah, nous dansons avec la Torah afin de dévoiler en nous un Service de D. rempli de joie et de ferveur pour toute l’année.
[Rabbi de Loubavitch]

-> Un instant de Sim’ha Torah est une année entière de Sainteté.
[Rabbi Rachab – le 5e Rabbi de ‘Habad]

La mitsva de la Soucca est particulière, car elle entoure le juif complètement, du talon à la tête, avec tous ses vêtements y compris ses chaussures. Bien plus, chaque action effectuée dans la Soucca devient une mitsva.
Ainsi, chaque geste sera utilisé pour servir D. et ceci se poursuivra tout le reste de l’année.
[…]
Ce monde matériel est une Soucca, une demeure temporaire, telle que tous les domaines d’activités de ce monde, qui n’ont qu’un caractère provisoire.
Si l’homme les envisage uniquement de cette façon et pour le Nom de D., la Soucca devient alors une demeure fixe, la résidence de D. parmi les Créatures.

[Rabbi de Loubavitch]

« Nous appelons cette fête : Sim’hat Torah, car lorsque nous acceptons de se consacrer à l’étude de la Torah, la Torah s’en réjouit! »
[Beit haLévi]

-> « Si l’essentiel était que le peuple juif se réjouisse et célèbre la Torah, on aurait dû appeler ce jour : « Sim’hat Israël ».
De là, il est clair que la mitsva de ce jour n’est pas que le peuple juif se réjouisse avec la Torah, mais le plus important est que la Torah se réjouisse avec le peuple juif! »
[Rabbi ‘Haïm Soloveitchik – Torat ‘Haïm]

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+ « A Sim’hat Torah, tout celui qui essaye de se réjouir avec la Torah de toutes ses forces, est assuré que la Torah ne quittera jamais ses descendants »
[Yessod véchorech haaVoda ; Sfat Emet]

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+ « Si tu ne peux pas danser à Sim’hat Torah sur ce que tu as, alors tu ne pourras pas pleurer à Yom Kippour sur ce qu’il te manque. »
[Rav Shraga Feivel Mendelowitz]