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Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]

Roch Hachana est le Jour du Jugement, et le Satan accuse le peuple juif et présente ses fautes devant Hachem pour qu’Il les juge.
Ce jour-là, nous devons sonner le shofar, et les lèvres qui le font résonner doivent être pures. Sinon, cela reviendrait à dire qu’il n’y a ni prière ni son du shofar.
[en effet, tout comme la prière provenant d’une bouche impure ne monte pas vers le haut, de même le son du shofar produit par une bouche impure ne monte pas vers le haut (selon le Binat ha'Hotam).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

La meilleure façon de nous préparer à couronner Hachem comme roi à Roch Hachana est d’être très joyeux. Lorsque nous sommes joyeux, nous montrons que nous sommes satisfaits de la manière dont Hachem dirige le monde en général et nos vies personnelles en particulier. Cela Lui procure le plus grand kavod (honneur)!
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot HaRan 21 ]

Roch Hachana qui tombe pendant Shabbath

+ Roch Hachana qui tombe pendant Shabbath

=> La guémara (Roch Hachana 29b) stipule que lorsque Roch Hachana tombe un jour de Shabbat, le shofar n'est pas sonné, car nous craignons que quelqu'un ne transporte le shofar sur quatre coudées dans une voie publique.
Nos Sages abondent sur l'incroyable impact et importance de sonner du Shofar. Le fait qu'on ne le fasse pas à Shabbath du jour de jugement de Roch Hachana nous illustre la grandeur de chaque Shabbath de l'année.

-> Le midrach (Yalkout Emor 645) rapporte qu'en entendant le shofar, Hachem se lève du Trône de Justice et s'assoit sur le Trône de Miséricorde.
Le Shabbat est décrit par le Zohar comme un "ét ratson", un moment de bienveillance divine. Ainsi, chaque Shabbath de l'année la miséricorde de Hachem est évoquée, même sans avoir besoin du shofar.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5652 ]

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-> Les portes du Ciel, qui s'ouvrent généralement chaque Roch Chodech (cf. Yé'hezkel 46,1 - ouv'yom a'hodech yipatéa'h), restent fermées à Roch Hachana. Nous nous tournons plutôt vers le shofar, pour invoquer la miséricorde de Hachem afin qu'Il se lève de son Trône de justice et s'assoie sur le Trône de miséricorde.
Le Shabbat, cependant, l'autre Porte, décrite par Yé'hezkel comme la Porte du Shabbat, s'ouvre aux supplications d'Israël.
Le Shabbat Rosh Hashanah, Israël n'a pas besoin du shofar puisque les Portes du Shabbat restent ouvertes.
[le but principal du shofar est d'ouvrir les Portes du Ciel. Or, ces Portes s'ouvrent habituellement chaque Shabbath, et il n'est donc pas nécessaire de sonner du Shofar lorsque Roch Hachana tombe pendant Shabbath]
[Sfat Emet - Roch Hachana 5645, 5660 ]

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-> Le shofar sans paroles représente la pureté essentielle du peuple juif. Contrairement à l'œsophage qui contient des particules alimentaires, la trachée, source du son, est exempte de toute matière extérieure.
De même, en faisant retentir le shofar, nous rappelons à Hachem la pureté intérieure de l'âme juive.
Cependant, le jour du Shabbat, où l'âme prédomine sur le corps, ce rappel n'est pas nécessaire ; la simple verbalisation du thème du shofar à travers les versets de Malkhiyot, Zichronos et Shofaros suffit. Tout comme les tefillin ne sont pas portés le jour du Shabbat, puisque le jour du Shabbat lui-même est un signe (ot) de notre relation avec Hachem, comme le sont habituellement les tefillin, de même la spiritualité inhérente au Shabbat rend inutile le shofar.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5652 ]

-> Le son pur du shofar nous ramène à la pureté du gan Eden avant la faute d'Adam. Avant de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam vivait dans une atmosphère où seul le bien existait, où la connaissance de Hachem était dans sa forme originelle, non diluée par le mal.
Le jour du Shabbat, jour est décrit comme "Hachem qui vous rend saints" (Ki Tissa 31,12), comme un moment pour acquérir la connaissance d'Hachem même sans le bénéfice du shofar, Israël retourne au monde du gan Eden, au monde du bien sans mal.
Alors que toute la semaine, le bien est souvent obscurci par le mal, le Shabbat, seul le bien vient au premier plan.
Le Shabbat est : "un beau cadeau dans Ma salle de trésor (dit Hachem)" (guémara Bétsa 16a), peut faire allusion à la libération du "bien" des griffes du "mal".
Le Shabbat est un cadeau de bonté provenant du trésor de Hashem (beit gunénazaï).
Caché toute la semaine, obscurci parmi tous les autres objets de la salle aux trésors d'Hachem, le Shabbat Hachem extirpe le "bien" et le lègue à Israël.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5662 ]

Shofar = exprimer nos désirs non exprimés, cachés

+ Shofar = exprimer nos désirs non exprimés, cachés :

-> Si bon nombre de nos demandes et aspirations pour l'année à venir peuvent être clairement exprimées, d'autres sont si profondément et subtilement ancrées dans notre psyché qu'aucun mot ne peut les exprimer. Comme le note le Zohar (Chémot 20a), certains cris ne trouvent leur voix que dans le cœur du juif.

... le shofar a le pouvoir de transmettre nos souhaits cachés.

La prière récitée entre les différentes phases du son du shofar mentionne divers anges qui apparaissent avec les sons du shofar. Ce sont peut-être ces anges qui sont stimulés par le shofar pour transmettre les souhaits inexprimés d'Israël.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5647 ]

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-> L'utilisation d'un moyen d'expression sans paroles pour transmettre nos prières reflète une négation totale de soi. Le son du shofar exprime les émotions innées profondément ancrées dans le cœur de chaque juif et ses cris, qui émanent de la force vitale même du juif, s'élèvent vers les cieux.
Si ce cri était accompagné de paroles, cela impliquerait que nous sommes en quelque sorte capables d'initier notre retour vers Hachem. Mais lorsque nous recourons au son du shofar, qui est en réalité le cri intérieur collectif du peuple juif, nous démontrons notre confiance totale et absolue en Hachem pour nous ramener vers Lui.
[Sfat Emet - Roch Hachana - Likoutim ]

L’incroyable pouvoir des prières des femmes devant rester à la maison

+ L'incroyable pouvoir des prières des femmes devant rester à la maison :

"Mon père disait : il m’a été transmis un enseignement disant que les femmes qui restent à la maison pendant les jours redoutables (yamim noraïm - Roch Hachana, Kippour) pour s’occuper de leurs enfants n’ont pas besoin de toutes les prières et de l’ambiance qui règne à la synagogue pour faire monter leurs suppliques au Ciel.
Car il existe un canal spécial par lequel celles-ci montent jusqu’au Trône céleste et, grâce aux quelques mots seulement que les femmes auront la possibilité de prononcer, leurs prières monteront jusqu’au Trône céleste comme celles de toute l’assemblée des fidèles qui durant des heures, sollicite miséricorde au Roi des rois. "
[rav Eliyahou Lopian]

+ "Celui qui poursuit la charité et la bienfaisance trouvera vie, charité et honneur" (Michlé 21,21)

-> Nos Sages (midrach Michlé 14) commentent : "Celui qui poursuit la charité et la bienfaisance dans ce monde trouvera vie, charité et honneur au jour du jugement".

Roch Hachana = revivre le face à face avec Hachem au don de la Torah

+ Roch Hachana = revivre le face à face avec Hachem au don de la Torah :

Lorsque la Torah fut donnée, il y eut la plus grande révélation possible de la présence d'Hachem, comme le dit le verset : "Hachem vous a parlé face à face" (panim bépanim diber Hachem ima'hem - Vaet'hanan 5,4).
Lorsque nous disons les Shofarot à Roch Hachana, nous ne nous contentons pas de décrire ce qui s'est passé au don de la Torah. Au contraire, à Roch Hachana, nous revivons ce moment.
A ce moment, Hachem se révèle à nous, comme le disent nos Sages : "vayéhi ohr" (et la lumière fut - Béréchit 1,3) = c'est Roch Hachana" (Tikouné Zohar 36).

Étant donné que Roch Hachana est un jour de révélation, tout dans le monde est révélé. Tout devient clair et nous pouvons reconnaître comment Hachem dirige le monde et comment Il le juge.
Nous pouvons également profiter de cette lumière de Roch Hachana pour revivre la révélation du don de la Torah, avec "Hachem qui nous parle en face à face".
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Roch Hachana = bénéficier de la lumière de la Akéda

+ Roch Hachana = bénéficier de la lumière de la Akéda :

Roch Hachana est un jour de révélation. La vérité du monde prend vie. Nous pouvons voir qu'Hachem contrôle et dirige le monde, et qu'Il le juge.
Lorsque [dans la prière] nous évoquons la Akédat Its'hak, nous ne nous contentons pas de décrire ce qu'ont fait Avraham et Its'hak. Au contraire, grâce à la lumière de Roch Hachana, nous pouvons atteindre la lumière de la Akéda et nous y connecter nous-mêmes.

C'est la raison pour laquelle Hachem ne dit qu'à propos de Roch Hachana : "Maalé Ani Ani alé'hem kéilou akadtem ét atsmé'hem" (Je considère que c'est comme si vous aviez fait la Akéda pour vous-mêmes" - guémara Roch Hachana 16a). Nous ne trouvons pas qu'Hachem dise cela pour un autre jour de l'année.
[...]

Lorsque nous mentionnons Akédat Its'hak à Roch Hachana, il s'agit d'une avoda importante pour nous.
Nous devons envisager de nous abandonner entièrement à Hachem. Lorsque nous le faisons, nous nous élevons à de grandes hauteurs.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Roch Hachana = faire d’Hachem le Roi de notre intériorité

+ Roch Hachana = faire d'Hachem le Roi de notre intériorité :

Le verset dit : "Hachem Malkénou, Hou Mochiénou" (Hachem est notre Roi, Il est Celui qui nous sauve).
Le Sforno explique que plus nous faisons d'Hachem notre Roi, plus nous sommes connectés à Lui, et plus nous sommes méritant d'un bon jugement.
Si nous devenons proches du Roi, le roi nous aidera. Il n'y a pas de limite à toutes les façons dont Il peut nous sauver et nous aider. Mais la chose la plus importante que nous devons faire est de faire d'Hachem notre Roi et d'être proche de Lui.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]