Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Une personne n'est pas ce qu'elle sait.
Une personne n'est pas ce qu'elle fait.
Une personne est ce à quoi elle aspire.
[rabbi Na'hman de Breslev ]

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=> Jusqu'à Roch Hachana, on doit renforcer au maximum notre désir du cœur, notre aspiration sincère : dans ma vie, c'est que Toi, papa Hachem, que je veux à la folie de la folie!

Machia’h & période d’Elloul à Kippour

-> Le 'Hatam Sofer enseigne que pendant les 40 jours allant de roch 'hodech Elloul jusqu’à Yom Kippour, nous devons déverser notre "שיח"(sia'h - notre parole), devant Hachem, comme il est écrit : "vé’lifné Hachem yichpo'h si'ho" (Téhilim 102,1 - "déverse tes supplications devant Hachem").
[Hachem est particulièrement proche de nous pendant cette période (le Roi est dans le champ), on est vraiment "lifné Hachem". ]
Le nombre 40 (jours) a pour guématria la lettre מ (mèm).
En insérant un "מ" dans le mot "שיח", on obtient le mot "משיח".
Cela fait-il allusion à l’idée que le fait de nous adresser à Hachem pendant ces 40 jours rapproche la venue du machia'h.

La recréation du monde à Roch Hachana

 

+ par le biais du Shofar :

-> Roch Hachana, la seule fête juive qui tombe le premier jour du mois, la lune est dans l’obscurité, car elle est masquée par le soleil et ne peut refléter son éclat.
[au début du cycle lunaire, pendant la phase de la nouvelle lune, la Lune se trouve exactement entre la terre et le soleil.]

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Le fait que Roch Hachana ait lieu alors que la lune physique est dans l’obscurité nous indique qu’au moment où Roch Hachana commence, la "lune" céleste est elle aussi entièrement plongée dans l’obscurité.
Qu’est-ce que la lune céleste?
Le peuple juif, ainsi que toute la création. Et la nuit de Roch Hachana, nous ne recevons à peine
la lumière de "chéméch ou'maguen Hachem" (soleil [chéméch] et boulier, Hachem - Téhilim 84,12).

Lorsque Hachem a créé le monde (on va vers les 5800 ans!), en lui fournissant suffisamment de shéfa (flux de bonté) pour tenir une année.
À la fin de cette année-là, le monde était condamné car les réserves de shéfa étaient presque épuisées. Au cours de cette première nuit de Roch Hachana, une grande sévérité et une grande peur envahirent le cosmos, le soleil ne brillait pas.

Mais Hachem ne s’est pas contenté de faire briller à nouveau Sa lumière sur la "lune" pour remplir les coffres de shéfa afin que le monde puisse exister une année de plus. Hachem n’a créé le monde par Lui-même qu’une seule fois. Chaque année par la suite, Il a désigné l’homme comme Son partenaire pour recréer le monde.

C’est pourquoi il y a toujours eu un tsadik (ex: Adam, 'Hanokh, Métouchéla'h, Noa'h, les Avot (Patriarches, ...) qui ont fait jaillir la shéfa à chaque Roch Hachana, permettant ainsi au monde de continuer à exister.

D’où faisaient-ils jaillir la shéfa?
D’une sphère spirituelle très élevée, qui est la racine et la source de la création, appelée : le olam haShofar.
Par leurs méditations et leurs yi'houdim, ils activaient le olam haShofar, créant une union entre le "Soleil" et la "Lune" qui durerait toute l’année à venir.

Lorsque la Torah fut donnée sur le mont Sinaï, les juifs, qui sont les tsadikim du monde ("Et ton peuple, tous sont des tsadikim" (véamé'h koulam tsadikim) - Yéchayahou 60,21), reçurent la mitsva du shofar.
Comme le dit le Zohar (que l'on récite avant de sonner le shofar), lorsque nous sonnons notre shofar terrestre, nous éveillons le olam haShofar céleste. Le shofar céleste disperse les "nuages" qui empêchaient la "lune" céleste de recevoir la shéfa du "Soleil" céleste.

Ainsi, grâce au son du shofar, la création est à nouveau approvisionnée en ressources. Le monde continuera d’exister pendant une année supplémentaire.

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+ grâce aux Malkhouyot, aux Zikhronot et aux Shofarot :

-> Par le biais du son du shofar, la création renaît, mais notre tâche n’est pas encore achevée, car chaque créature doit encore être façonnée. Comment pouvons-nous nous associer à Hachem pour recréer le monde pièce par pièce?

Eh bien, comment Hachem a-t-Il tout créé au départ? Par dix maamarot (paroles). Dix fois, Hachem a parlé (par exemple : "Et qu’il y ait de la lumière"), et dix fois, quelque chose a été créé (par exemple, : "Et il y eut de la lumière").

C’est pourquoi, après la sonnerie du shofar, vient la plus longue Amida de l’année, composée de trois sections : les Malkhouyot, les Zikhronot et les Shofarot. Chacune contient dix versets, correspondant aux dix maamarot.

Chaque juif possède une sphère d’influence, une partie du monde qui nous appartient.
Lorsque nous récitons les Malkhouyot, Zikhronot et Shofarot, nous recréons notre part du monde.

De plus, chaque personne est un "olam katan" (un petit monde). Si nous recréons le monde en récitant les Malkhouyot, Zikhronot et Shofarot, nous nous recréons également nous-mêmes.
Le degré de ferveur, d’émotion, d’amour et de crainte d'Hachem que nous mettons dans la récitation des versets détermine quel genre de monde, tant la planète terre que nous-mêmes, nous créons.

-> Selon le Sfat Emet (Roch Hachana 5644) :
Avant que Hachem ne crée le monde, la guémara ('Houlin 6a) dit qu’Il a demandé à chaque créature : "Comment veux-tu être créée?" Il a ensuite réalisé cette création exactement comme elle le souhaitait.
Chaque année, à Roch Hachana, nous sommes recréés exactement selon notre désir. Grâce à la avoda intense de cette journée, nous clarifions qui nous voulons être, et c’est ainsi que nous sommes recréés.

[il ne nous apparaît pas toujours clairement comment nous avons obtenu ce que nous voulions, car nous ne sommes pas pleinement conscients de ce que nous voulons réellement.
A Roch Hachana l'essentiel est sur nos aspirations sincères, profondes, du moment. Ainsi, à nous d'avoir de l'ambition spirituelle et d'ouvrir notre cœur autant que possible. ]

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+ La recréation d’Adam :

-> Nous avons l'habitude de considérer Roch Hachana comme le premier jour de la création, mais en réalité, Hachem a commencé à créer le monde 5 jours plus tôt, le 25 Elloul.
Roch Hachana est l’anniversaire de la création d’Adam, la raison d’être du monde.

Lorsque Hachem s’est mis à créer l’homme, des groupes d’anges soutenaient qu’il ne devait pas voir le jour. "Pourquoi devrais-Tu te soucier de lui?" (ma énoch ki tizkérénou - Téhilim 8,5), demandaient-ils. [cette idée est discutée à plusieurs endroits par nos Sages, comme Béréchit raba 8,5 ; Sanhédrin 38b]
Puisque que l’homme fauterait à coup sûr, apportant des ennuis et des souffrances à tous, alors à quoi servait-il donc?
Tandis qu’ils débattaient, Hachem créa l’homme.

Comment Hachem a-t-Il créé Adam ? Alors que toutes les autres créatures ont vu le jour par le biais des maamarot, de la parole d'Hachem, l'âme (néchama) d’Adam a été créée par un souffle : "Et Il souffla dans ses narines le souffle de vie" (vayipa'h béapav nichmat 'haïm - Béréchit 2,7).

Quelle est la différence entre parler et souffler?
Lorsqu’une personne parle, l’air s’élève des poumons lors de l’expiration, produisant un son en passant par le larynx. Ensuite, ce son est transformé en mots précis grâce aux dents, à la langue et aux lèvres.
En revanche, lorsqu’une personne souffle, elle ne se contente pas d’expirer, mais expulse l’air depuis le plus profond d’elle-même. Comme le dit le Zohar : "Celui qui souffle le fait depuis l’intérieur de lui-même" (man dénafa'h mito'ho nafa'h - cité dans le Tanya - chap.2).

En nous disant que toute la création est issue de la parole d'Hachem, nous comprenons que tout a été créé par Hachem Lui-même.
En nous disant que l'âme d’Adam a été créée par le souffle d'Hachem, nous comprenons que l’âme d’Adam est taillée dans l’unité profonde de la divinité elle-même. L'âme (néchama) d’un juif est une étincelle de Hachem. [seules les juifs sont appelés Adam - Yébamot 61a]

Chaque année, lorsque le premier jour de Tichri arrive, Hachem s’assoit à nouveau sur le Kisei HaKavod (Trône de Gloire), et des anges débattent devant Lui. Les anges d’un côté disent : "Oui, recrée l’Homme". Les anges de l’autre côté disent : "Non, ne le fais pas".
Accusation, défense, mérites, démérites ; le débat fait rage.
Tandis que les anges examinent les actes de l’homme, évaluant s’il est digne d’être recréé, nous sonnons le shofar. Le baal tokéa (celui qui le sonne), agissant en tant que messager d'Hachem, qui insuffle à nouveau le "nichmat 'haïm" (souffle de vie) en chaque juif, sonne le shofar. Une fois encore, nous venons à l’existence.

[d'après le rav Moché Wolfson]

Le shofar = l’instrument du retour

-> Celui qui sonne le shofar (le baal tokéa) n’est pas seulement le messager d'Hachem chargé de souffler à nouveau notre âme (néchama) en chaque juif ; il est également notre messager auprès d'Hachem.
Lorsque le baal tokéa souffle dans le shofar, nous sommes tous renvoyés à notre essence, notre étincelle de divinité (en nous) vers Hachem. Lorsque notre souffle rencontre celui d'Hachem, nous revenons alors à la Source.
[lorsqu'Hachem créa Adam :"Il souffla dans ses narines le souffle de vie" (Béréchit 2,7). ]

Tout au long de l’année, nous prions, nous prononçons des mots. Plus nous comprenons ce que nous disons et plus nous nous concentrons sur le sens des mots, mieux c’est.
Mais avec le shofar, nous prononçons une sorte de prière que nous ne comprenons pas : nous faisons entendre une voix sans mots.
Nous poussons un cri sans paroles, exprimant notre essence profonde de "nichmat 'haïm", notre néfech Elokit qui est toujours divine et bonne.
Nous communiquons depuis le plus profond de nous-mêmes, là où s’exprime et s’éveille notre désir ardent de retour.
[juste avant de souffler le shofar, le baal tokéa récite le verset : "Elokim bit'roua Hachem békol shofar" (Téhilim 47,6), qui se traduit simplement par "Que D. soit exalté par la téroua, Hachem par le son du shofar".
Le Maguid, cependant, comprend que "Hachem", c’est Hachem Lui-même, qui est "békol shofar", le son du shofar.
À Roch Hachana, Hachem insuffla de Lui-même une néchama en Adam.
Chaque année, Hachem insuffle à nouveau notre néchama en nous par le biais du shofar, et nous la lui renvoyons par le biais du shofar. C’est ainsi que nous nous rencontrons. ]

Nous sommes comme un prince qui s’est égaré depuis si longtemps qu’il a oublié la langue de son père, le roi. Mais nous pouvons crier. Notre Père reconnaîtra toujours notre voix, même si elle est brute et inculte.

Personne ne comprend ce que dit le shofar ; nous, certainement pas.
Le shofar exprime quelque chose que nous ne pouvons pas verbaliser. Nous pouvons parler de ce que nous pensons, savons et ressentons, mais nous ne pouvons pas exprimer la racine même de notre être qui aspire simplement et désire retourner vers Celui d’où nous venons.
Nous laissons donc simplement échapper un son issu de l’essence même de notre être.

Ce son ne peut être compris que par Hachem. Lui seul comprend, entend, perçoit, et est attentif (mévin, oumaazin, mabit, oumakchiv) "à la voix de notre souffle" (lékol tékiaténou).
Hachem est expert dans l’art de discerner l’âme juive. Lui seul peut écouter un son brut et savoir qu’il s’agit de l’appel d’une "partie du D. d'en-Haut" ('helek Eloka mimaal), une néchama qui est une étincelle d'Hachem Lui-même.
Seul Hachem peut distinguer une véritable pierre précieuse de son imitation contrefaite. Il voit qui nous sommes vraiment et qui nous deviendrons.

Les anges se sont opposés à la création d’Adam. Ils ont dit : "L’homme va fauter! Pourquoi devons-nous prendre un tel risque (en le créant)?"
Mais c’est parce qu’il y a quelque chose qu’ils ne comprennent pas : la Elokout (la divinité qui est en tout juif) ...
Les anges ne comprennent pas le secret du shofar, le secret du retour de chaque juif. Hachem, Lui, le comprend ; c’est pourquoi Il nous recrée chaque année.

Chaque année, nous sonnons notre shofar ici-bas, dans ce monde, et cela nous tire, nous attire et nous ramène vers Hachem.
Finalement, Hachem sonnera de Son shofar, le shofar du machia'h, et inondera le monde de téchouva, forçant chaque néchama à revenir vers Lui. Comme le déclare la bénédiction des shofarot : "En ce jour du machia'h, le grand shofar retentira, annonçant le retour définitif de chaque juif (véaya bayom aou yitaka béshofar gadol) ... Ils se prosterneront devant Hachem à Jérusalem" (Yéchayahou 27,13) ...

-> Chaque année, le Satan est effrayé par le son du shofar car il pense qu’il s’agit du shofar du machia'h. Pourquoi le Satan a-t-il peur? N’a-t-il pas entendu le shofar l’année dernière?
Mais chaque année, ce son ressemble davantage au shofar du machia'h, car nous nous rapprochons de l’époque du machia'h (qui n'a jamais été aussi proche), et le Satan pense que c’est enfin le moment.

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+ Shofar - Un moyen de retour pour tout juif :

-> Le baal tokéa du Yisma'h Israël lui demanda de lui révéler les secrets du shofar. Le rabbi repoussa sa demande à maintes reprises jusqu’à ce que, finalement, juste avant Roch Hachana, il lui dise : "Bon, d’accord. Tu veux connaître les secrets du shofar? Je vais te les dire.
"Si tu pries pour que tous les juifs, même ceux dont le parcours n’est pas irréprochable, aient une bonne année et fassent téchouva, très bien, merci beaucoup. Si tu pries pour que même les juifs qui commettent des offenses tout à fait répréhensibles aient une bonne année et reviennent vers Hachem, très bien.
Mais laisse-moi te dire à qui le shofar est vraiment destiné.
Imaginez un poritz (noble) juif, complètement coupé de son peuple et ignorant tout de la culture juive, qui sort et constate que les rues sont désertes. Il se renseigne et apprend que tout le monde est à la synagogue en train de prier, car c’est Yom Kippour.
Éclairé, il rentre chez lui pour informer sa femme de leur sortie imminente à la synagogue, mais elle lui explique qu’aucun repas de fête ne sera prêt après la récitation des prières. Bien informé, il attrape son fusil, enfourche son fidèle cheval de chasse, abat un lapin et le donne à sa femme, qui s’empresse de disposer la carcasse dans la rôtissoire. Enfin, il se rase un peu et part.
C’est ce juif-là, celui qui est capable de tuer et de manger un lapin le jour de Yom Kippour, que vous devriez garder à l’esprit lorsque vous sonnez du shofar, afin que lui aussi ait une année bénie, et que son cœur soit ému à la recherche de son Créateur."

=> Le shofar ne prononce ni mots ni lettres ; il ne module même pas son ton avec grâce. Le shofar émet un son brut, pur, non transformé, exprimant le cri de l'âme (néchama) la moins sophistiquée qui soit, retournant à sa Source.

À retenir : le shofar ramène chaque juif vers notre Source (divine).

[d'après le rav Moché Wolfson]

-> Le son du shofar (à Roch Hachana) réveille les nations du monde et les incite à devenir des convertis.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hilkhot Loulav vé'Etrog 2,2 ]

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-> Même les âmes des convertis s'élèvent pour le tikoun (réparation) de Roch Hachana.
[rabbi Mordé'haï Twerski de Tchernobyl - (1770-1837) - Likouté Torah - Shabbat Shouva ]

Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]

Roch Hachana est le Jour du Jugement, et le Satan accuse le peuple juif et présente ses fautes devant Hachem pour qu’Il les juge.
Ce jour-là, nous devons sonner le shofar, et les lèvres qui le font résonner doivent être pures. Sinon, cela reviendrait à dire qu’il n’y a ni prière ni son du shofar.
[en effet, tout comme la prière provenant d’une bouche impure ne monte pas vers le haut, de même le son du shofar produit par une bouche impure ne monte pas vers le haut (selon le Binat ha'Hotam).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

La meilleure façon de nous préparer à couronner Hachem comme roi à Roch Hachana est d’être très joyeux. Lorsque nous sommes joyeux, nous montrons que nous sommes satisfaits de la manière dont Hachem dirige le monde en général et nos vies personnelles en particulier. Cela Lui procure le plus grand kavod (honneur)!
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot HaRan 21 ]

Le son de la téroua a le pouvoir de bouleverser nos cœurs et de les remplir de contrition, ce qui, à son tour, brise tout décret sévère qui aurait pu être prononcé.

On trouve un précédent de la téchouva résultant du simple fait d’entendre dans la décision de Yitro de revenir vers Hachem après avoir entendu parler des miracles que Hachem avait accomplis pour Israël (cf. Yitro 18,1 - vayichma Yitro).
Le Zohar note que le reste de l’humanité a également entendu parler de ces mêmes événements qui ont tant ému Yitro, tout comme nous, Son peuple, les avons entendus, ils étaient bouleversés (Béchala'h 15,14), et pourtant, seul Yitro "a entendu, a été bouleversé et s’est soumis à la volonté de Hachem", comme le rapporte le Zohar (Yitro 68a).

De même, en écoutant le shofar et en lui permettant de "bouleverser" nos cœurs, nous mériterons de baigner dans la lumière de Hachem, de marcher dans la lumière de Sa présence.
[Sfat Emet - Shabbat Shouva 5662 ]

La guémara (Roch Hachana 11a) rapporte que Yossef fut libéré de la prison de Potiphar à Roch Hachana.
Si sa libération proprement dite revêt une grande importance (marquant le début de l’exil en Égypte), cela peut être interprété de manière homilétique comme faisant allusion à la libération de l’étincelle divine de chaque juif à Roch Hachana.
Ce noyau de bonté, appelé "yossef" (pour "ajouter"), en raison de notre souhait sincère qu’il soit renforcé, est lié toute l’année au corps et à nos passions physiques (matérielles), mais il est libéré à Roch Hachana.
[Sfat Emet - Elloul véyamim noraïm - Likoutim 5663 ]