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Shabbath – un jour d’unité entre les juifs

+ Shabbath - un jour d'unité entre les juifs :

-> "Moché fit assembler toute la communauté des Bné Israël, il leur dit : "Celles-là sont les paroles qu’Hachem a ordonnées de faire. [Pendant] 6 jours, le travail sera fait, et le 7e jour sera pour vous sainteté, un Shabbath de chômage [consacré] à Hachem ; quiconque y fait un travail sera mis à mort"." (Vayakel 35,1-2)

-> La paracha Vayakel commence par nous raconter que Moché rassembla (Vayakél) toute la nation pour lui donner de brèves instructions concernant le Shabbath puis des injonctions plus détaillées sur la construction du Michkan.
Les commentateurs soulignent que le terme employé pour parler du rassemblement (Vayakél) n’est utilisé nulle part ailleurs dans la Torah et ils expliquent de diverses façons l’accent mis, précisément à ce moment, sur le rassemblement que fit Moché de l’ensemble du peuple. Cet événement eut lieu peu de temps après la faute du Veau d’or et l’un des reproches fait aux Juifs en cette occasion, fut leur manque d’unité.
Celui-ci se manifesta tout d’abord, par le meurtre de ’Hour qui les avait réprimandés. De plus, le Talmud Yérouchalmi affirme que chaque tribu façonna et vénéra un veau différent, ce qui montre que même dans leur rébellion contre Hachem, ils n’étaient pas unis.
Rav Yaacov Kamenetsky souligne que Moché les réunit précisément à cet instant, pour rectifier le manque d’unité dont ils avaient fait preuve.

=> Une autre question peut alors être soulevée. Avant de détailler longuement les détails de la construction du Michkan, Moché rappelle aux Bné Israël la mitsva de Shabbath, qui a préalablement été mentionnée plusieurs fois dans la Torah. Pourquoi était-il nécessaire de parler à nouveau de ce sujet à cet instant précis?

-> Rachi explique que la mention du Shabbath précédant les lois du Michkan nous enseigne que la construction de ce dernier reste soumise aux lois du Shabbath.

-> Selon, le Lékha’h Tov, le verset précité indique que pendant Shabbath, les gens se rassemblent dans les maisons d’étude et étudient ensemble les lois relatives au Shabbath. [alors qu'ils sont tous chacun dans leurs préoccupations de la semaine].

-> Pendant Shabbath, dans la 'Amida de Min’ha, nous disons : "Tu es Un, Ton Nom est Un et qui est comme Ton peuple, Israël, nation unique sur terre". Cette prière montre l’unicité du peuple juif, dans son service Divin.

Le rav Méir Tsvi Bergman (Chaaré Ora - vol.1) évoque cette idée quand il parle de l'âme supplémentaire (la néchama yétéra) que nous recevons pendant Shabbath.
Il écrit : "Il semble que le Néfech de Shabbath est la Néchama Yétéra qui provient de "Celui dont tous les êtres vivants dépendent", il ne s’agit pas d’une âme différente pour chaque membre du peuple d’Israël, mais plutôt d’une même âme à laquelle tout Israël est lié, il s’agit de la Néchama de Shabbath et elle unifie le peuple d'Israël".

Bien que profonde, cette idée prise au sens simple indique que la néchama yétéra (âme supplémentaire) de Shabbath comprend l’âme de tout Juif. Nous savons que le peuple juif est à tout moment, considéré comme une seule entité (kol Israël arévim ét zé lazé - guémara Shvouot 39a), mais on dirait que pendant Shabbath, l’unité du peuple juif atteint un niveau plus élevé.

-> Le Chem miChmouël (Bo 5677) demande pourquoi il n’y a pas de Mitsva de Réiya (de se rendre au Temple) pendant Shabbath, comme c’est le cas pendant Yom Tov.
Il explique que spirituellement parlant, le peuple juif forme une seule entité et il n’est donc pas nécessaire que chacun aille au Temple, il suffit que les Cohanim et les personnes impliquées dans le service du Mikdach le fassent et l’on considère que toutes les âmes juives s’y trouvent, bien qu’elles en soient physiquement éloignées.
En revanche, pendant Yom Tov, les Bné Israël n’atteignent pas le même niveau d’unité et chacun est donc tenu de se rendre personnellement au Temple (Beit haMikdach).

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[le rav Yéhonathan Gefen précise à cela, qu'il est vrai que le concept de "kol Israël arévim ét zé lazé" s’applique à chaque mitsva, mais il semble que c’est nettement plus le cas pour le Shabbat, l’accent étant mis, en ce jour, sur l’unité de la nation juive.
Il ajoute que c'est pour cela qu’il faut veiller, particulièrement pendant Shabbath, à éviter toute Ma’hloket (discorde), parce que c’est l’antithèse de ce que représente le Shabbath. ]

Fille d’Haman – Impact d’une mitsva involontaire

"Haman se hâta de rentrer chez lui en état de deuil, la tête couverte" (Esther 6,12)

-> La guémara (Méguila 15a) commente :
"Comme [Haman] conduisait [Morde'haï à cheval] dans la rue où il habitait, la fille d'Haman, qui se tenait sur le toit, l'aperçut. Elle pensa que l'homme sur le cheval était son père et que l'homme qui marchait devant lui était Morde'haï. Elle prit un pot de chambre et le vida sur la tête de son père.
Il leva les yeux vers elle et elle comprit que c'était son père. Elle sauta du toit, se suicidant.
Le verset dit donc ... "Haman se hâta de rentrer dans sa maison, en deuil, la tête couverte" = "en deuil" de sa fille, et "la tête couverte" = parce que sa fille avait répandu de l'ordure sur lui."

Quant à la fille d'Haman, qui leva les yeux et vit que c'était son père, elle tomba du toit sur le sol et mourut, comme il est écrit : "Haman rentra précipitamment dans sa maison, en état de deuil, la tête couverte."
Or, il y a un point particulier dans ce passage de la guémara. Si la fille d'Haman se tenait sur le toit, pourquoi la guémara dit-il qu'elle a "leva les yeux"? Il aurait fallu dire "elle baissa les yeux et vit que c'était son père".
[ en effet, notre texte de la guémara affirme qu'Haman a levé les yeux [pour voir qui avait jeté de la saleté sur lui], et non sa fille. Dans le midrach Léka'h Tov sur ce verset, le récit dit : "Elle leva la tête et réalisa que c'était son père ..." ]

L'explication est la suivante :
Lorsque la fille d'Haman a jeté des ordures sur son père, elle avait l'intention fauteuse de s'en prendre à Mordé'haï. Cependant, elle découvrit bientôt qu'elle avait en fait jeté la saleté sur Haman et qu'elle avait involontairement accompli une action vertueuse. (voir Tossefot Kidouchin 32b)
[en humillant son père Haman, elle réalisa une mitsva ]
Lorsqu'une personne réalise une action et qu'elle n'est pas sûre qu'elle soit méritoire, elle doit vérifier si sa conscience s'est élevée spirituellement grâce à cette action.
Si c'est le cas, alors elle peut être assurée que son action était louable.

Comme la fille d'Haman avait accompli une mitsva en humiliant son père en lui jetant des ordures, cette mitsva a fait que ses yeux, métaphore de sa conscience, ont été "élevés", car après avoir accompli une mitsva, la conscience spirituelle d'une personne s'élève.

C'est donc ce que la guémara veut dire lorsqu'elle affirme qu'elle a levé les yeux, est tombée du toit et est morte.
Cela signifie, que par sa bonne action, elle s'est détachée de la Sitra A'hara (force d'impureté/mal), le conduit par lequel sa force vitale est arrivée, et qu'elle a ainsi précipité sa propre mort.
Sinon, c'est parce qu'elle regrettait d'avoir accompli cette mitsva qu'elle est morte.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pourim n°8 ]

Qu’est-ce qui a été donné au don de la Torah?

Le Shabbath, au 6e jour du mois de Sivan de l’an 2448 depuis la Création, tout le peuple d’Israël, ainsi que les âmes de toutes les générations futures, se rassemblèrent au pied du Mont Sinaï pour recevoir la Torah.
Cependant, la Torah que nous avons reçu au Sinaï était déjà en notre possession depuis de nombreuses générations. Nos ancêtres avaient étudié et accompli toute la Torah avant qu’elle soit donnée (guémara Yoma 28b).
=> Ainsi, aucun principe nouveau ne fut-il dévoilé au Sinaï. Qu’est-ce donc qui nous fut donné lors du "Don de notre Torah"?

-> Le midrach (Chémot Rabba 12,4) explique la signification de cet événement par la parabole suivante : "Un jour, un roi décréta que le peuple de Rome avait l’interdiction de descendre en Syrie et le peuple de Syrie avait l’interdiction de monter à Rome. De la même façon, lorsque D. créa le Monde, Il décréta que ‘Les cieux appartiennent à D. et la terre a été donnée à l’homme’ (Téhilim 115,16). Mais quand Il voulut donner la Torah à Israël, Il abrogea Son premier décret et déclara : Les règnes inférieurs peuvent monter vers les règnes supérieurs et les règnes supérieurs peuvent descendre dans les règnes inférieurs.
Et Moi-même [Hachem] Je commencerai, comme il est écrit : ‘Et D. descendit sur le Mont Sinaï’ (Chémot 19,20) et puis, ‘Et à Moché, Il dit: monte vers D-ieu’ (Yitro 24,19)".

Durant les 26 premières générations de l’histoire, il existait une un décret divin qui séparait la réalité en 2 mondes hermétiques : le Spirituel et le Matériel.
Le Spirituel ne pouvait pas être réellement introduit ici-bas, sa réalité même s’opposant à toute concrétisation, et le Matériel ne pouvait être rendu transcendant et divin, sa nature le maintenant confiné dans la limitation des règnes inférieurs. Dès lors, la Torah, qui est la Sagesse divine, ne pouvait avoir aucun effet réel sur le Monde matériel. Elle ne concernait que l’âme de l’homme et la réalité spirituelle des Cieux. Bien que ses concepts pussent être, et furent effectivement, appliqués à la vie physique, celle-ci ne pouvait pas être élevée.
Au Sinaï, D. révoqua le décret qui séparait la matière et l’esprit en deux domaines distincts. Hachem descendit sur le Mont Sinaï, et apporta la spiritualité des Cieux à la Terre. Il convoqua Moché au sommet de la montagne, donnant à l’être humain la capacité d’élever son être physique et le Monde matériel à un degré d’existence supérieur. La Torah pouvait désormais sanctifier la vie matérielle.
Après l’épisode du Sinaï, quand un homme matériel prend une pièce d’argent matérielle, gagnée par son labeur et ses talents matériels, et la donne à la tsédaka, ou quand il cuit de la farine et de l’eau et en fait une matsa et la consomme la première nuit de Pessa’h, ou quand il donne à un morceau de cuir une forme et des mesures spécifiques, y insère des parchemins sur lesquels sont écrits certains versets et les lie à sa tête et à son bras en tant que téfilin, l’objet limité et matériel avec lequel il a accompli la mitsva est transformé et sort sanctifié.
Ainsi, ce n’est qu’après le Sinaï qu’une mitsva put concrétiser le spirituel et sanctifier le matériel.
[d'après le Collel - feuillet de la communauté Sarcelles 5779]

"Seulement dans la joie et la sérénité d’esprit, car grâce à la joie, l’esprit est purifié. Or, l’essentiel de la téchouva s’accomplit à l’aide d’un esprit pur."
[le Beit Aharon - 131b]

Le rav Elimélé'h Biderman explique :
"La joie possède l’effet immense d’adoucir la rigueur des décrets.
Certains en ont vu l’allusion dans le verset :"zamérou Elokénou zamérou" (entonnez un air pour D., entonnez un air - Téhilim 47,7).
Car grâce au chant et à la musique, il est possible de couper et de déraciner la Midat Hadine (la mesure de rigueur) suggérée par le nom Elokim (en hébreu, ‘entonner un air’, se dit לזמר qui signifie également ‘couper’)."
[le terme "zamérou" peut signifier à la fois un air et à la fois "couper". Grâce à la joie (suscitée et symbolisée par les airs, les chants), il est possible de couper la mesure de rigueur (évoquée) par le nom Elokim.]

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-> Nous récitons de nombreuses prières à notre Roi, notre Père au Ciel, mais les anges interceptent nos prières et ne les laissent pas monter jusqu'au Ciel.
C'est pour cela que nous chantons des mélodies (airs traditionnels), car alors les anges ne voit pas d'importance dans nos paroles, et ils les laissent monter jusqu'au Ciel.
Ils ne savent pas que caché dans ces airs se trouvent nos requêtes pour l'année à venir.
Hachem comprend notre message dissimulé, et nous accorde toutes nos demandes.
[rav Elimélé'h Biderman - au sujet de Yom Kippour]

-> Dans les Ta'hanounim (supplications) du lundi et du jeudi, nous disons : "apotéa'h yad bitéchouva lékabél poch'im vé'hola'im niv'ala nafchénou mérov itsvonénou" (Il [Hachem] ouvre Sa main au repentir pour recevoir les pêcheurs et les fauteurs, notre âme est stupéfaite de tant de tristesse).

Le rabbi Moché de Kobrin explique qu'on s'interroge tous : comment pouvons-nous être tristes alors que Hachem a Sa main si grandement ouverte pour accepter tout fauteur, quoiqu'il ait pu faire?
[comment ne sommes-nous pas davantage fou de joie, de reconnaissance envers Hachem, pour cette si belle opportunité d'expier nos fautes, même les plus graves!]

La lumière spirituelle latente de la méguilat Esther est en réalité plus grande et plus honorable que celle de la Torah elle-même.

['Hatam Sofer - drouch 37 Adar
- chéOr kadoch akaloul baméguila ou mamach yotèr gadol vénikhbad miToraténou aKédocha bé'atsma]

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-> Le midrach (Béréchit rabba 17,5) enseigne qu'il y a des choses dans ce monde qui sont des semblants d'éléments complets : le sommeil est un semblant de la mort, le rêve est un semblant de la prophétie, le Shabbath est un semblant du monde à Venir (méen olam aba).

-> En ce sens, la guémara (Béra'hot 57b) rapporte : "Le feu correspond à 1/60e de l'enfer, le miel à 1/60e de la manne, le Shabbath à 1/60e du monde à venir, le sommeil à 1/60e de la mort, et un rêve à 1/60e de la prophétie".

Le Rambam (dans son livre des égarés 2,36) explique que bien qu'il soit inapproprié de faire un lien entre 2 concepts totalement différents, métaphoriquement cela ressemble à un bourgeon qui correspond au fruit à un état non développé.
Comme dans la cacherout, la quantité de 1/60e, est la mesure minimale permettant de ressentir quelque chose.

-> Ce midrach (Béréchit rabba 17,5) conclut par l'exemple suivant : la Torah est un semblant de la sagesse d'en-Haut ('hokhma chél ma'la).

-> Le rav Daniel Glatstein commente :
Cela est une déclaration révolutionnaire! En effet, on pourrait penser que la Torah est la forme la plus élevée de la sagesse ('hokhma), et cependant le midrach nous enseigne qu'elle n'est qu'un semblant de la sagesse d'en-Haut.
Bien qu'il s'agisse de concepts mystiques qui dépassent nos capacités limitées, néanmoins on peut simplifier ainsi ce concept.
La Torah que nous apprenons a été filtrée pour pouvoir être assimilée par l'esprit humain. Mais dans sa forme originale, la sagesse d'Hachem est beaucoup plus élevée et sanctifiée.

=> Est-ce qu'il y a un moyen pour que nous, simples mortels, puissions accéder et profiter de la sagesse d'Hachem dans sa forme originale (sans cette énorme déperdition en raison du filtrage)?

Le rav Aryié haCohen (dans son Tour Bérékes), qui est un des élèves du Arizal, révèle que la méguilat Esther provient de la sagesse d'en-Haut ('hokhmat haEliyona). [sans filtrage]
La lecture de la méguila repousse l'étude de la Torah et des autres mitsvot, car elle a une source plus sublime et a la dimension rare de la sagesse d'en-Haut.

-> Le rav Daniel Glatstein ajoute que c'est la raison mystique qu'à Pourim selon la guémara (Méguila 3a) même si on est en train de faire la plus grande de toutes les mitsvot : étudier la Torah, on a l'obligation d'arrêter d'étudier pour aller écouter la lecture de la Méguila.
[la guémara ajoute que la mitsva de la lecture de la méguila supplante le service Divin (Avoda) dans le Temple.]

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-> Le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar aPourim chap.5) enseigne que la lumière avec laquelle Hachem a gracieusement illuminée les juifs à Pourim était sans précédent et inégalée.
Elle a même surpassé la lumière du Shabbath et des Yom Tov.
Mais Hachem a voulu que cette lumière incomparable brille pour toujours pour les juifs le jour de Pourim, et c'est pourquoi : "Ces jours de Pourim ne quitteront jamais le peuple juif" (Méguilat Esther 9,28).
Chaque année le jour de Pourim, cette lumière [spirituelle] incomparable et inégalée brille de nouveau pour les juifs.
C'est une lumière éternelle, qui ne s'affaiblit jamais.
D'ailleurs, le Arizal conclut : "car c'est une lumière comme il n'en a jamais existée" (ki hi aora acher méolam lo niyé kamohou).

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-> Le rabbi de Radomsk (Tiféret Shlomo - Moadim - Ramozé Pourim) explique que la lumière que nous recevons à chaque Pourim provient du monde à Venir, et elle est remplie d'une sainteté si puissante qu'elle ne sera jamais annulée.
Chaque année, Pourim est un jour d'élévation pour tout juif, peu importe le niveau auquel il se trouve.

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Pourim - Kédoucha richona) enseigne que le mot "méguila" montre qu'à Pourim on nous a dévoilés (mégalé) une révélation du don de la Torah d'une ampleur supérieure à celle qui a eu lieu au mont Sinaï.

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-> Selon le Zohar (Tikouné Zohar 21,57b), Yom haKippourim (Kippour) peut se comprendre : "yom kéPourim (un jour semblable à Pourim [dans le sens où Pourim lui est supérieur]), car c'est à Pourim que nous pouvons atteindre des niveaux plus élevés de sainteté.
Le rav 'Haïm Chmoulévitz explique que cela est atteint par les mitsvot d'unité qui embellissent ce jour.
[la méguila doit être lue en public avec le plus de monde possible, les échanges de michloa'h manot, la tsédaka aux pauvres, un repas de fête tous ensemble, des costumes unissant les jeunes, ... ]
Le rav Chmoulévitz dit que pour que les juifs atteignent le niveau de recevoir la Torah, ils doivent être unis (au niveau du cœur et de l'âme).
Grâce à l'unité de Pourim, les juifs ont mérité un niveau de don de la Torah plus élevé que celui initial au mont Sinaï.

[Hachem est tellement heureux de voir Ses enfants qui sont unis, qui se retrouvent ensemble, qu'Il donne avec largesse des bienfaits. ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2021/01/12/32050

Le Ciel et la terre sont mes témoins que Hachem est assis et attend que le peuple juif fasse téchouva, plus qu'un père attend son enfant ou une femme attend son mari, afin qu'Il puisse amener la guéoula, reconstruire le Temple qui ne doit plus jamais être de nouveau détruit.
[Tana déBé Eliyahou - fin du chap.31]

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-> Le rav 'Haïm Palaggi (moéd lékol 'haï - ט"ו ג) écrit :
Crois ce que je dis : à chaque fois que je lis cet extrait spécial, mes yeux ne s'arrêtent pas de pleurer.
Comment est-il possible que le Roi de l'honneur (mélé'h hakavod) [Hachem] est [actuellement] en train d'attendre que nous fassions téchouva afin de nous accorder tellement de bonnes choses, tout le bien possible dans ce monde, et tout le monde va après son cœur sans se préoccuper de cela, et personne ne se soucie assez pour dire : "lé'h vénachouva él Hachem" (allons et retournons vers Hachem).

Pessa’h = un accélérateur du machia’h

+ Le Séder de Pessa'h = un accélérateur de la venue du machia'h :

-> Chaque nuit du Séder de Pessa'h rapproche l'arrivée du machia'h.
La venue du machia'h est un processus. L'exil (galout) a plusieurs épaisses "couches d'impureté" qui ont besoin d'être "coupées" afin que la guéoula puisse arriver.
Cela est semblable au fait de découper un morceau de viande. Il ne peut pas l'être en un seul mouvement, on doit faire plusieurs fois des allers-retours avec le couteau afin de pour le couper complètement.

Chaque année, pendant la nuit du Séder de Pessa'h, c'est comme si on faisait une autre entaille dans la viande et la coupure devient plus profonde.
Au final, nous couperons tout et le machia'h viendra.
C'est pour cela que chaque année, le Séder de Pessa'h se termine par les mots : "léShana aba'a béYérouchalayim" (à l'année prochaine à Jérusalem [avec le Temple reconstruit]) : nous affirmons qu'avec l'entaille de cette année dans la gualout, nous sommes pratiquement arrivés à obtenir le machia'h.
[d'après le Ram'hal - maamar haa'Hokhma - Inyan Séder lél Pessa'h]

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-> Le midrach (Téhilim 18) dit que le machia'h et Eliyahou "grandissent" pendant la nuit du Séder de Pessa'h.
Cela signifie que la réelle "venue du machia'h" est une réalité en constante évolution qui se développe par étapes, dans le temps.

-> Dans la Amida, nous disons : "oumévi go'él livné vénéhem" (Il amène le sauveur aux enfants de leurs enfants [des Patriarches]).
Pourquoi le terme "Il amène" (oumévi) est-il au présent? N'aurait-il pas été plus approprié d'employer : "Il amènera le sauveur"?
Selon de nombreux commentateurs, cela témoigne du fait que la guéoula est un processus permanent, qu'elle se développe par étapes.

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-> Le rav Moché David Valle cite le Ram'hal ci-dessus, affirmant qu'à chaque Pessa'h, Hachem rapproche le machia'h encore davantage.
C'est un processus sur plusieurs années, faisant que chaque Pessa'h rapproche automatiquement la guéoula.

Le rav Valle ajoute : les préparations pour la guéoula se passent principalement au Ciel. Ainsi, nous ne pouvons pas voir ce que nous sommes en train d'accomplir dans le processus de la guéoula.
Ce n'est qu'à la fin, une fois que la guéoula sera apparue, qu'on pourra prendre conscience de tout ce qui a pu être fait.
Il est possible qu'au Ciel les préparations pour la venue du machia'h se terminent en Nissan ou Tichri, mais ensuite que le machia'h ne se révèlera à nous qu'ensuite. Et c'est pour cela qu'on doit l'attendre à tout moment (a'haké lo bé'hol yom chéyavo), il peut arriver d'une façon soudaine (pitom), inattendue pour notre intellect.

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-> En se basant sur le Gaon de Vilna, le 'Hafets 'Haïm explique que l'exil (galout) est comparé à une grossesse, et la guéoula à une naissance.
Le moment fixé pour que l'exil se termine est comme la date prévue pour une naissance.
De même qu'un bébé peut naître quelques semaines avant ou après la date prévue, l'exil peut se terminer à n'importe quel moment dans un délai raisonnable autour de son moment de fin fixé.
Ainsi, la guéoula qui est comparée à une naissance, est un processus d'une durée indéterminée.

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-> Selon la guémara (Sanhédrin 97a) : "Le monde a une duré de 6 000 ans : 2 000 années de tohou (de vide, de chaos), [ensuite] 2 000 années de Torah, et [enfin] 2 000 années qui sont la période [de l'arrivée] du machia'h (yémot hamachia'h)."

=> Il en découle que depuis 1 782 ans nous sommes engagés dans cette période de l'arrivée du machia'h.

[plus on avance dans le temps, plus nos Sages disent que la guéoula devient une réalité encore plus tangible.
Le 'Hafets 'Haïm a écrit qu'à son époque on était déjà entré dans l'ère de : "ikvéta déMechikha" (on entend les pas du machia'h qui arrive).
Le rav 'Haïm Kanievsky enseigne qu'on est actuellement arrivé à une partie bien plus avancée de cette ère (ikvéta déMechikha), on est déjà dans le : "keits mégoulé" (ex: les signes annoncées il y a des milliers d'années, se sont accomplis).

Un exemple de cela est dans la guémara (Sanhédrin 98a) : "Rabbi Abba a dit : Il n’y a pas de signe de la fin des Temps plus évident ('Kéts Mégoulé' - קץ מגולה) que ce verset : ‘Et vous, montagnes d’Israël, vous donnerez vos branches et vous porterez vos fruits pour Mon Peuple Israël, car ils sont près de revenir’ (Yé'hezkiel 36,8)."
Rachi commente : Lorsque la terre d’Israël donnera ses fruits avec générosité alors la fin des temps sera proche". ]

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-> Le temps de la guéoula :
La Torah raconte qu'Avraham et Lot ont tous deux mangé des matzot à Pessa'h (voir Bereishis
19:3 avec Rachi, et Rabbeinu Bachya sur Bereishis 18:8). Cela semble étrange.
La Torah nous dit que nous mangeons des matsot pour commémorer les événements qui se sont produits lors de la sortie d'Égypte, quelques centaines d'années plus tard (Bo 13,8 avec Rachi).
Pourquoi mangeaient-ils des matsot? Que commémoraient-ils?

En réalité, le pouvoir de la rédemption a été imprégné dans les jours de Pessah depuis le temps de la création et n'a porté ses fruits d'une manière si immensément reconnaissable que lors de la rédemption du peuple juif d'Égypte.
Avraham et Lot ont ressenti l'énergie intrinsèque de la libération au cours de ces journées. Ils savaient que la force intrinsèque de l'époque était la liberté et que manger de la matsa en était l'expression.
Il convient de noter que le 15 Nissan est une période de libération et que c'est pour cette raison que la sortie d'Egypte a eu lieu ce jour-là, et non l'inverse.

Cela ne se limite pas à ce qui s'est passé à Pessa'h, explique rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.1), mais chaque fête a son propre pouvoir spirituel. En fait, le rav Dessler explique qu'il n'est pas exact de dire que le temps passe à côté de nous, mais plutôt que c'est nous qui passons à côté du temps.
Cela signifie que le temps fonctionne comme une bobine qui se déplace vers le haut, chaque année formant une nouvelle courbe dans la bobine. La force spirituelle intégrée à chaque période est la même que celle dont nous faisons l'expérience chaque année.
Par conséquent, lorsque nous vivons Pessah, nous faisons l'expérience de la même force de liberté que le peuple juif a connue à l'époque.

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-> Le mot matsa (מצה) avec les lettres écrites pleinement (bémilouï) : מם צדי הא , a pour valeur numérique 190, celle du mot : "kéts" (קץ - la "fin" de l’exil).
[si l'on réalise les mitsvot liées à la matsa, comme il faut, alors on peut être méritant de voir la guéoula. ]
[Ora'h 'Haïm ]

-> Une seule personne faisant téchouva avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Pélé Yoets - ערך ציוי]

-> Une seule personne priant avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Targoum - Yéchayahou 59,16 ; 63,5]

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[Hachem demande la sincérité, les profondeurs de notre cœur.
Ainsi, chaque juif doit se dire : ma téchouva, ma prière, a le pouvoir d'amener la guéoula pour tout le monde! ]

Shabbat Shékalim – un jour d’abondance

+ Shabbath Shékalim - un jour d'abondance :

-> Le midrach (Tan'houma Ki Tissa 3) rapporte que Moché dit à Hachem : "Maître du monde, lorsque je mourrai, je ne serai plus rappelé en souvenir", et Hachem lui répondit alors : "Par ta vie, tel que tu te tiens à présent pour leur transmettre (aux Bné Israël) la paracha Shékalim, et que tu fais le relevé de leur compte (litt. de leur tête), il en sera ainsi chaque année lorsqu'ils la liront devant Moi : ce sera comme si tu te tenais là-bas au même moment et que tu faisais le relevé de leur compte".

-> Le 'Hidouché haRim (Séfer haZékhout) écrit : "Ce midrach constitue la promesse que dans chaque génération, au moment de la lecture de paracha Shékalim, Moché ''relève la tête'' des Bné Israël".

Néanmoins, afin de mériter ce "relèvement", l'homme doit entamer le processus et vouloir sortir de la fange et de la boue dans laquelle il est plongé, comme le dit le 'Hidouché haRim lui-même : "Ce Shabbat, l'homme doit soumettre tout son corps (ses tendances animales) à sa tête (à son esprit), car si ses membres ne suivent pas sa tête, il demeurera "sans tête"."

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Ce "relèvement'' a été défini par nos Sages (guémara 'Haguiga 16a) : "Six choses ont été dites au sujet de l'homme, enseigne la guémara, trois dans lesquelles il ressemble aux anges, et trois dans lesquelles il ressemble à l'animal".
Une des choses par lesquelles il ressemble aux anges est qu'il se tient debout comme eux, alors que les animaux vont la tête dirigée vers le sol. Car ce membre est constamment occupé à rechercher les choses terrestres.
Et c'est précisément cet aspect que l’homme doit travailler : soumettre son mauvais penchant, s'habituer à "se tenir debout", à diriger son regard vers le haut.

Et durant le Shabbat Shékalim, il jouit d'une aide du Ciel particulière pour y parvenir, car Moché s'occupe de "relever les têtes d'Israël".
Dès lors, la possibilité nous est offerte de nous élever au-dessus des contingences matérielles et des actes purement bestiaux, de nous tenir debout devant Hachem, comme les anges célestes.

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-> Paracha Shékalim : Lue le Chabbat qui précède le début du mois d’Adar (ou à Roch ‘Hodech Adar, s’il tombe un Shabbat).
Passage = les versets de Ki Tissa 30,11-16.

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-> Le Rama miPano (Assara Maamarot) enseigne que le Temple qui se tenait à Jérusalem correspond à un Temple qui se tient au Ciel.
Tout comme Aharon haCohen est le Cohen Gadol d'en bas, l'ange Michael est le Cohen Gadol d'en-Haut. [Pérouch haRoch Al haTorah - trouvant une allusion à cela dans le verset Chémini 9,4 ]
Tout comme les korbanot sont offerts en bas, les korbanot sont offerts en haut.

-> Alors que le Temple inférieur (en-bas) est absent et que nous ne pouvons plus apporter de pièces d'argent pour les korbanot physiques, dans le Temple céleste (en-Haut), les korbanot sont offerts comme à l'accoutumée.
=> Comment ces korbanot célestes sont-ils "achetés"?
D'après les shékalim spirituels générés par notre lecture de la paracha Shékalim.
[rabbi Tsadok haCohen - Pri Tsadik Shékalim 2]

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+ Moché élève chaque juif :

-> Moché dit à Hachem : "Quand je mourrai, serai-je oublié ?"
Hachem lui répondit : "Par ta vie, comme tu te lèves pour leur donner la paracha de Shékalim, et "ki tissa ét roch" (tu les comptes - littéralement = tu lèves leur tête - Ki Tissa 30,11), ainsi chaque année quand ils lisent [la paracha de Shékalim] devant Moi, ce sera comme si tu te tenais là à ce moment-là et que tu levais leur tête.
[midrach Tan'houma - Ki Tissa 3]

-> Lever la tête de quelqu'un signifie le transformer d'un animal terrestre, ayant la tête tournée/regardant vers le bas, en un être humain, qui peut regarder vers le ciel. ['Hidouché haRim - début Ki Tissa]
Même dans l'obscurité matérielle et la profondeur de notre génération, lorsque la paracha Shékalim arrive, notre fidèle berger, Moché Rabbénou, nous remonte le moral.

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-> Le rav Pin'has de Koretz zy'a (séfer Imré Pin'has) attendait avec impatience les "Quatre Parachiot" (Shékalim, Za'hor, Para, ha'hodech).
Il disait : "J'ai hâte que la Arba Parachiot arrive pour pouvoir me réunir avec Hachem!"

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-> Le midrach Tan'houma (Ki Tissa 3) rapporte que Moché Rabénou dit à Hachem : "Maître du monde, après ma mort, on ne se souviendra plus de moi."
Hachem répondit : "Je promets que, tout comme tu es avec eux maintenant et que tu leur as donné la paracha Shékalim et relevé leur tête, tu seras avec eux chaque année lorsqu’ils liront cette paracha, comme si tu te tenais devant eux et leur relevais la tête."

-> Le Sfat Emet explique la déclaration du midrach selon laquelle la puissance des Chekalim relève la tête d’une personne en citant le verset de Michlé (14,34) : "La tsédaka élève".
Il cite le Zohar ('helek 4, 142b) qui dit que les actions faites dans ce monde inférieur influencent les choses dans le monde supérieur et affirme qu'après la faute du Veau d'or, un grand tikoun était nécessaire pour les deux mondes. Ce tikoun (réparation) a été réalisé grâce au pouvoir de la tsédaka, qui a été accompli par les Shékalim.
Ainsi, les Shékalim ont relevé les têtes du peuple juif en leur accordant une expiation pour leur faute.

-> Le Sar Shalom de Belz explique qu’à notre époque, lorsque nous n’avons pas de Temple et que nous ne pouvons pas apporter les Shékalim au sens littéral, nous accomplissons cette mitsva en lisant la paracha des Shékalim.

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+ Shékalim = prise en compte de nos mitsvot futures :

-> La guémara (Méguila 13b) déclare : "Il était connu et révélé à Hachem qu’Haman rassemblerait un jour des shékalim pour les utiliser contre le peuple juif. C’est pourquoi Il a placé nos shékalim avant les siens. C’est ainsi qu’il est dit que le premier jour d’Adar, ils annoncent les shékalim."

Le Sefer Tiferet Shmouel demande comment les shékalim protégeaient les juifs à l’époque de Mordé'haî et d’Esther si le Beth Hamikdosh n’existait pas alors et que personne ne donnait de shekalim.

Il répond en citant ce qui est écrit dans nos séfarim Hakédochim concernant la place importante qu'occupe le peuple juif auprès d'Hachem. Chaque fois qu'une nation est en guerre avec une autre et a besoin d'aide, Hachem consulte son registre pour voir si elle possède un mérite qui la rende digne d'être sauvée. S'il ne trouve pas de mérite, Il ne l'aide pas.
En revanche, si le peuple juif a besoin d'aide, même s'il ne possède aucun mérite qui le rendrait digne d'un miracle, Il compte les mérites de mitsvot qu'ils accompliront à l'avenir et noud sauve grâce à ce mérite, car nous avons un historique de mitsvot et Il sait que nous les accomplirons.

Cela s'est même produit à la Création du monde. Bien que le peuple juif n'ait encore accompli aucune mitsvot, Hachem lui a tout de même attribué les mitsvot qu'il accomplirait à l'avenir.
Nos Sages disent qu'Hachem a créé le monde grâce au mérite de ces mitsvot futures.
[Beréchit bara = Au commencement, Il a créé, par le mérite d'Israël, ceux qu'on appelle "les premiers"" (Rachi - Béréchit 1,1).

On retrouve la même idée lors de la sortie d'Égypte (voir Rachi - Bo 13,11-12). Moché demanda à Hachem par quel mérite le peuple juif était sorti d'Égypte et Hachem répondit qu'Il les sauvait par la mérite des mitsvot qu'ils accompliraient à l'avenir, après avoir reçu la Torah.

Nous pouvons maintenant expliquer le midrach selon lequel Hachem a placé les shékalim du peuple juif avant ceux d'Haman. Cela signifie qu'Hachem a placé le mérite de nos shékalim que nous donnerions à l'avenir afin de contrebalancer les shékalim d'Haman, même si ces shékalim ne seraient pas donnés avant la reconstruction du Temple.

C'est également le sens de la guémara : 'Le premier Adar, ils annoncèrent les shékalim". Cela signifie qu'Hachem annonce dans le Ciel que le mérite des shékalim à venir est déjà suffisant pour aider peuple juif.

Il en va de même aujourd'hui. Lorsque nous avons besoin de l'aide d'Hachem, nous Lui demandons d'avoir pitié de nous par le mérite des mitsvot que nous accomplirons après qu'Il nous aura sauvés de nos ennemis.

Nous récitons également ceci dans le piyout : "Que la lumière de la géoula générale et personnelle brille sur nous par le mérite des shékalim que nous donnerons lors du Temple à l'avenir."

[ainsi en ce Shabbath Shékalim, c'est un moment propice pour réaliser qu'on est sublime et aimé par Hachem, car peu importe ce que l'on actuellement, Il en compte les mitsvot que nous désirons faire (mais que nous ne pouvons pas faire) et celles que nous ferons ultérieurement.
Cet amour d'Hachem, qu'on compte à Ses yeux, doit nous motiver à faire de notre mieux pour lui témoigner concrètement de notre amour.]

 Le livre d'Esther contient 166 versets. Cela représente le nombre de mots des sections de la Torah traitant d'Amalek (Chémot 17,8-16 ; Dévarim 25,17-19).
Le "Grand Hallel" (Téhilim 136), louange à D. pour nous avoir sauvés de tous nos ennemis, contient également 166 mots.

Le Livre d'Esther commence par le terme Vayéhi et se termine par : zar'o. La valeur numérique de ces deux mots est 314, la même que le nom de D. "Sha-daï".
La méguilat Esther est une prière que D. mette fin à tous les problèmes des juifs.
[Méam Loez - Méguilat Esther 10,3 ]