Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Quelqu'un qui s'est souillé spirituellement par des fautes et des mauvaises actions, même les pires, peut toujours se nettoyer et se purifier.
Personne ne doit jamais désespérer ou se décourager en pensant qu'il n'y a plus d'espoir ou de possibilité de faire téchouva …

L'intensité avec laquelle une faute a été commise doit [au moins] correspondre à l'intensité de la téchouva.
[rabbi Moché Feinstein - Darach Moché - Mattot 31,21]

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[notre yétser ara nous pousse à fauter, et ensuite il nous décourage de faire téchouva en nous racontant que nous sommes allés trop loin dans la faute, au point que notre téchouva n'aura pas suffisamment de valeur pour réparer cela.
Comme nous venons de le voir, cela est totalement faux quelques soient les fautes que nous avons pu faire.]

"Croyez-moi, toute ma vie j’ai fait attention à ne rien cueillir inutilement, ni herbe ni fleur qui puisse grandir et s’épanouir.
Il n’y a aucune plante en bas qui n’ait pas en haut une destinée qui lui dit de grandir! Toute pointe d’une herbe dit quelque chose, toute pierre murmure un secret, toute créature dit un chant de gloire."
[rav Avraham Its'hak Kook - à rabbi Arié Lévine qui a cueilli une plante ou fleur en chemin avec lui]

La coutume de frapper les Aravot [sur la terre], provient de Moché qui a frappé le rocher (le "séla" - סלע).
Séla (rocher - סלע) est l'acronyme de : Soucca, Loulav et Arava.
[rabbi Naftali de Ropshitz]

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-> Dans la Torah (Emor 23,40), les Aravot sont appelées aussi : "arvé na'hal" (עַרְבֵי נָחַל).
Na'hal (נחל) est l'acronyme de : "Nafchénou 'hikéta l'Hachem" (Notre âme aspire fortement en Hachem - Téhilim 33,20).
Le jour d'Hochana Rabba permet de révéler et d'élever notre désir de se rapprocher d'Hachem.
C'est pour cela que nous restons éveiller la nuit pour étudier la Torah, témoignant de notre soif insatiable de se lier aux mots d'Hachem.
[rabbi Yérou'ham Olshin]

[nous frappons la Arava au sol, qui symbolise la bouche, en expiation pour toutes les mauvaises paroles que notre bouche a pu prononcer.
Cela est d'autant plus fort en nous qu'on a envie de l'utiliser pour se rapprocher de D.
(une mauvaise utilisation de notre bouche fait de nous des êtres plus bas que terre (où l'on frappe l'Arava), car pire que des animaux, alors qu'à l'inverse on peut s'élever au dessus des anges!)]

A Souccot, Hachem prend les juifs dans Ses bras ; à Hochana Rabba Il les embrasse.
[rabbi Shimshon Pinkous]

Même quand un homme a beaucoup fauté, tant qu'il continue à prier à Hachem et Le supplier de sauver son âme, alors il y a bon espoir qu'Hachem le guérisse des blessures causées par ses fautes.
Le verset dit bien : "La voix est la voix de Yaakov et les mains sont les mains d'Essav" (Toldot 27,22).
Même si ses mains ont commises de lourds péchés, si sa voix supplie Hachem, il peut espérer être sauvé.
[Méïr énei 'Hakhamim]

Hachem a donné Yom Kippour aux juifs avec un grand amour, et Il est extrêmement joyeux en ce jour.
Hachem ne pardonne pas les fautes des juifs à contrecœur, mais plutôt avec une joie énorme.
Hachem annonce aux montagnes, aux collines, aux rivières, et aux vallées : "Venez vous réjouir avec Moi, de cette joie immense, du fait que Je pardonne les fautes [du peuple] d'Israël".
[Tana déBé Eliyahou rabba 1]

Dans les Séli'hot, nous disons : "Pardonne nos fautes car elles sont si nombreuses".
Est-ce que c'est avec cela qu'on va convaincre Hachem de nous pardonner?

Dans les urgences d'un hôpital, les médecins sont occupés à prendre en charge des patients avec tout type de blessures.
Lorsqu'un patient inconscient avec sa vie qui ne tient qu'à un fil arrive aux urgences, tous les docteurs et les infirmières quittent les autres patients et courent lui sauver sa vie.
De même, nous demandons à Hachem de nous guérir car nous sommes si gravement blessés par nos fautes et nos erreurs ...
[rabbi Shlomo Carlebach]

Lorsqu'un bébé pleure la nuit, cela nous donne un petit aperçu de comment Hachem se sent lorsque le Cohen gadol appelle Son nom à Yom Kippour.
[rabbi Shlomo Carlebach]

"Si on pouvait avoir rien qu'un seul Yom Kippour dans une vie, cela seulement serait la raison d'une joie immense"
[rabbi Israël Salanter]

Les kapparot

+ Les kapparot (par rabbi Nissim Yaguen) :

-> Chacun désire être acquitté, chacun veut être inscrit et scellé pour une bonne et heureuse année.
Le problème est que la majorité d'entre nous se concentre sur des choses insignifiantes, se borne à des détails et y investit toute son attention, tandis qu'elle ignore les choses qui auraient réellement pu leur être utiles ...

Parfois, nous voyons un individu donner 10 shekels à la tsédaka, il est satisfait et persuadé qu'il peut dormir tranquille ... Sa place au gan eden est sûrement au premier rang, réellement à côté de notre patriarche Avraham ...

Il est fréquent que les gens aillent la veille de Yom Kippour chercher des gros poulets blancs, ils font les kapparot sur eux, on les égorge et on les donne à des familles pauvres, et ils sont convaincus qu'ils sont libérés de tous leurs péchés qui demeurent sur la tête du poulet ... Ainsi, on ne fait pas téchouva et on n'est pas acquitté!

En pratique, nous avons de la chance que le poulet ne puisse pas parler ... S'il savait parler, il nous aurait appelés en prétextant : "Nous sommes votre kappara? C'est vous qui devriez être notre kappara! C'est vous qui avez fauté, pas nous! Pourquoi devons-nous subir vos péchés? ..."
[...]

Nous devons nous souvenir qu'un homme ne sait pas ce qui lui arrivera l'an prochain. Aucun homme ne peut savoir avec sûreté s'il s'agit du dernier Yom Kippour de son existence, la dernière occasion de faire une pleine téchouva! Personne ne sait!
Peut-être souhaitons-nous que le machia'h arrive bientôt. Alors il sera trop tard pour réparer!
Celui qui n'aura pas encore fait téchouva, restera pour l'éternité au-dehors!

C'est la raison pour laquelle il faut se renforcer et bien exploiter cette occasion qui pourrait être la dernière, afin de ne pas la perdre, car ce Yom Kippour en particulier risque de ne jamais revenir.

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+ Les Kapparot :

-> Le Ma'hzor Vitri (339) écrit :
La base de la coutume des Kapparot est que cela remplit la même fonction que l'offrande de Kippour : seir la'azazel.

Le Mahari Veil (192) dit que cela se base sur le principe que si la mort a été décrétée sur une personne et que ce décret a été plus tard annulé, l'ange de la mort doit quand même être apaisé en recevant quelque chose en remplacement.
[le poulet joue ce rôle]