Marcher dans la voie de la Torah est la plus grande des mortifications pour le corps.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]
Catégorie : 3- La souffrance
Un homme sage comprendra que ses souffrances proviennent de ses fautes et que la punition est proportionnelle à la mesure.
Un fou ne comprendra pas pourquoi il souffre ou pour quel péché il reçoit une punition particulière.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,20]
"Rabi Buzna dit : Il n'y a pas de personne qui n'endure pas la souffrance. Un mal de dents peut empêcher une personne de dormir. Une autre personne peut être debout toute la nuit pour étudier la Torah. Ils sont tous deux privés de sommeil, mais la personne qui est privée de sommeil à cause de son étude de la Torah est digne d'éloges".
[midrach Yalkout Chimoni - Téhilim 94, remez 850]
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Une personne qui se sacrifice pour la Torah peut s'épargner beaucoup de souffrances. [rav Yaakov 'Haïm Klapholtz - Ikvé 'Haïm ]
[s'il est prévu sur nous des souffrances : soit on peut les avoir dans notre étude de la Torah, soit d'une façon naturelle. ]
Ce principe s'applique à ceux qui étudie la Torah et à ceux qui soutiennent l'étude de la Torah.
Lorsque le fardeau de la vie devient trop lourd
+ Lorsque le fardeau de la vie devient trop lourd :
-> Yaakov demande à Hachem de le protéger contre Essav en rappelant la promesse d'Hachem : "Je te ferai assurément du bien" (hétev étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)
Cependant, il précède cela en proclamant : "Je ne suis pas digne de Ta bonté" (katonti mikol ha'hassadim - Vayichla'h 32,111) et selon Rachi (katonti) : j'ai peut être perdu le mérite de Ta protection à cause de mes fautes".
Pourquoi Yaakov a-t-il considéré qu'il s'agissait là d'une prière impérieuse? Bien qu'il se souvienne de l'engagement d'Hachem à le protéger, il admet qu'il ne le mérite peut-être pas. Cela signifie que même avec la promesse, il n'en est pas digne. Qu'espère-t-il obtenir en faisant cette remarque?
Toutes les douleurs ne sont pas égales. Parfois, nous souffrons, mais nous pouvons nous en sortir.
Malgré la difficulté, nous pouvons trouver la force et vivre au jour le jour, même en souffrant.
Il y a d'autres moments, cependant, où les choses semblent impossibles. Notre douleur est si intense que nous n'arrivons pas à comprendre comment nous nous en sortons. Lorsque le quotidien semble intolérable et la souffrance écrasante, la difficulté de vivre atteint un tout autre niveau.
Nous avons l'impression qu'Hachem nous a abandonnés et que nous sommes seuls avec notre fardeau. Nous n'avons parfois aucun moyen d'expliquer comment nous pouvons survivre.
Pourtant, il y a une explication. L'explication, c'est qu'Hachem nous porte.
Dans ces moments-là, lorsque la douleur est insupportable, la seule façon d'expliquer notre survie est qu'Hachem nous tient debout. Le sentiment d'impossibilité peut être exact. Nous ne pouvons pas y arriver seuls. La seule façon de continuer est qu'Hachem nous soutient.
Hachem est avec nous dans la souffrance. Cependant, lorsque la douleur devient intolérable, il n'est pas seulement avec nous, il la porte avec nous.
Il partage notre fardeau parce qu'il est trop lourd pour que nous puissions le porter seuls.
Yaakov disait à Hachem : "Même si je ne suis pas digne d'être sauvé de mes souffrances (katonti), sauve-moi pour Ton honneur. Tu es avec moi dans ma douleur (hétev étiv ima'h), et Tu portes ma douleur avec moi. S'il est vrai que je ne mérite pas d'être sauvé, pourquoi dois-Tu porter mon fardeau?
Dans les moments où le fardeau de la vie nous semble trop lourd, le fait que nous nous en sortions, même si c'est à peine, signifie que quelqu'un d'autre (Hachem) nous aide. Savoir cela peut nous donner de la force".
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Vayichla'h 5701 (1940)]
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=> Lorsque le paquet de la vie est trop lourd, le fait même que nous le portions encore est la preuve qu'Hachem le porte avec nous.
Une chose dont nous sommes sûrs, c'est que la souffrance pulvérise les résidus de la faute.
[guémara Béra'hot 5a - rapporté par le 'Hafets 'Haïm ha'Hahadach - Dévarim 62]
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-> "Nos Sages ont enseigné qu'il n'y a pas de souffrance sans faute" (guémara Shabbos 55a).
Étant donné que 70 ans de [terribles] souffrances de Iyov équivalent à un bref séjour dans le Guéhinam, une personne qui souffre ici [dans ce monde] reçoit de loin la punition la plus facile.
C'est la raison de ma joie, et il n'est donc pas nécessaire d'essayer de me rassurer ou de m'encourager".
[rapporté par le rav Isser Zalman Meltzer - rapporté ensuite par le rav Sach]
[on doit essayer de se réjouir dans ce monde, avec l'idée qu'on a une méga promotion par rapport au prix réel. Une souffrance dans notre monde vaut énormément de souffrances au guéhinam (pour nous purifier), et ainsi certes c'est dur sur le moment, mais cela nous dispense d'infiniment plus de galère au guéhinam! ]
-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,3-4) propose 2 raisons pour lesquelles Hachem envoie la douleur et l'affliction. Tout d'abord, elles nous purifient de nos fautes et nous permettent de devenir purs. Cela nous permet finalement d'acquérir la récompense ultime : le monde à Venir (olam aba).
Deuxièmement, la souffrance peut être envoyée pour nous montrer que nous faisons quelque chose de mal et que nous devons cesser de le faire et nous repentir.
La souffrance est un signe qu'Hachem se soucie de nous. Il nous purifie de nos fautes passées et nous empêche même d'avoir besoin de cette purification en stoppant nos fautes dans leur élan et en nous permettant de nous amender.
[une souffrance dans ce monde équivaut à énormément de souffrances de purification dans le monde à Venir. ]
En effet, lorsque les gens s'adressaient au 'Hazon Ich pour obtenir de l'aide afin de faire face aux souffrances, le 'Hazon Ich leur conseillait souvent de considérer leurs souffrances comme des signes d'amour de la part d'Hachem. Il citait le verset : "Celui qu'Hachem aime, Il le châtie" (Michlé 3,12), et disait : "Considérez vos souffrances de cette manière".
[ex: on est souvent pris par notre train-train quotidien, et une souffrance est une occasion de se rappeler et de se tourner de tout coeur vers papa Hachem.]
[ issu du dvar Torah : https://todahm.com/2023/11/02/berechit-trois-cadeaux-speciaux-le-yetser-ara-la-souffrance-et-la-mort ]