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Joie & Torah

"Renforce-toi dans ton étude de la Torah et dirige constamment ton cœur vers la joie, car c'est par le biais de la joie que descendent les bénédictions du ciel"

['Hazon Ich - Kovets Iggros 'Hazon Ich 2,9]

+ Joie & Torah :

-> "Je me réjouis de [comprendre] Ta Torah comme quiconque trouve un grand trésor" (Téhilim 119,162)

-> Les ordonnances de D. sont droites, elles réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9)

-> "Parce que tu n'auras pas servi Hachem, ton Dieu, avec joie et contentement de cœur" (Dévarim 28,47)

-> "La Torah et la prière doivent être faites dans la joie"
[michna Béroura]

-> La joie fait partie des 48 vertus permettant d'acquérir la Torah (Pirké Avot 6,6)
La joie n'est pas un luxe, mais une obligation, un composant central dans l'étude de la Torah.

-> "Un aspect essentiel de la mitsva d'étudier la Torah est le fait qu'une personne doit être joyeuse et enthousiaste dans son étude, car ce n'est que suite à cela que les mots de la Torah peuvent pénétrer dans son essence intérieure.
Car à partir du moment où une personne a goûté et a tiré du plaisir des mots de la Torah, elle devient connectée avec la Torah.

Dans le saint Zohar, il est rapporté que ni le yétser tov, ni le yétser ara ne peuvent grandir sans joie.
Le yétser tov se développe grâce à la joie pour la Torah, et le yétser ara ..."
[Avnei Nézer - Eglei Tal]

-> Le rav Salanter disait que le fait de ne pas éprouver de joie, d'émerveillement dans l'étude de la Torah, fait que la Torah reste extérieure à une personne.

-> "Etudier la Torah ne peut se faire qu'au travers la soif, car c'est uniquement une personne assoiffée de Torah qui peut en apprécier son importance"
[Rav Yits'hak Hutner]

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-> La tristesse résulte d'un échec de faire les mitsvot, d'étudier la Torah, et de prier avec kavana.
C'est le point d'entrée pour le yétser ara afin de séduire une personne à fauter.
[rabbi 'Haïm Vital]

Avoir la kavana dans les mitsvot

+ Avoir la kavana dans les mitsvot :

-> Nos Sages (Sanhédrin 106b) disent : "Hachem désire le cœur" (ra'hamana liba baé).
Pour Hachem, les actions extérieures des mitsvot ne sont pas suffisantes ; au contraire, l'aspect principal pour Lui est que le cœur de chacun soit pur afin de rendre un véritable service divin.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - fin chap.16]
[l'idée est que le composant principal d'une mitsva n'est pas sa réalisation, mais l'expression de notre cœur pendant qu'on fait cet mitsva.
Ainsi, on peut faire toutes les mitsvot selon la halakha basique, mais passer à côté de l'essentiel!
La base dans la kavana des mitsvot, est d'avoir en tête d'accomplir un commandement d'Hachem (qui nous permet d'être plus proche de Lui). ]

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-> Le rav Shimon Schwab séjourna un jour dans la maison du 'Hafets 'Haïm. Le soir de Shabbath, le 'Hafets 'Haïm parla du goût de la manne, comment son goût changeait et se modifiait en fonction des pensées de la personne qui la mangeait.
"Mais, demanda le 'Hafets 'Haïm, quel était le goût de la manne si celui qui la mangeait n'avait aucune pensée en tête?
Le 'Hafets 'Haïm répondit : "Sans pensée, il n'y a pas de goût!
C'était particulièrement vrai pour la manne, qui était de nature spirituelle, car tout ce qui est spirituel est vide et sans intérêt si l'on n'y met pas son esprit!"

=> d'où la nécessité d'avoir de la kavana, de la joie, ... en réalisant la volonté d'Hachem.

L’humilité (selon le rav Kook)

+++ L'humilité (selon le rav Kook) :

+ Humilité et manque d'estime de soi :
L'humilité est sans aucun doute un bon trait de personnalité lorsqu'une personne comprend ce qu'elle est et comment l'incarner et l'intérioriser correctement. Cependant, une mauvaise compréhension de l'humilité peut conduire à la dépression, car les deux sont extérieurement similaires.

Le bonheur/joie et l'orgueil répandent et étendent tous deux les forces spirituelles d'une personne, mais le bonheur accomplit cela d'une bonne manière, alors que l'arrogance le fait d'une mauvaise manière. L'humilité et la tristesse rassemblent et calment les forces spirituelles d'une personne, mais l'humilité le fait de manière positive, tandis que la tristesse le fait de manière négative.

Même si ces traits de caractère font extérieurement la même chose, ils sont fondamentalement éloignés l'un de l'autre. Lorsqu'une personne croit en l'énormité de sa propre valeur et pense que cela la rend digne de grandes choses, mais qu'elle trouve ensuite en elle des défauts ou des imperfections qui semblent contredire cette croyance, elle sera complètement déprimée, bien qu'il n'y ait aucune vérité là-dedans.

L'humilité, en revanche, est due à la reconnaissance que la valeur d'une personne et sa capacité à accomplir ou à recevoir de grandes choses n'ont rien à voir.
Au contraire, toute la grandeur et les bienfaits qui se présentent à une personne sont le résultat de la bonté de D. qui se déverse sur elle.
Par conséquent, même si l'on se sent démuni, on n'est pas du tout triste. On remerciera plutôt D. pour les quelques bonnes choses qu'on reconnaît encore en nous et on sera même stimulé pour acquérir davantage de compétences et de sagesse.
Puisque cette personne voit que même dans son apparente indignité, D. la comble de bonté, elle sera certainement en mesure d'acquérir encore plus de grandeur à l'intérieur et à l'extérieur d'elle-même.
[rav Avraham Kook - Moussar Avikha 3,1]

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+ Le danger d'enseigner l'humilité :
Lorsque nous enseignons aux gens l'idée d'être humbles devant D., mais que nous ne leur expliquons pas le principe de la grandeur Divine, nous endommageons leur âme parce que nous les avons entraînés dans une vie d'esclavage et d'abaissement.
Par conséquent, nous avons l'obligation d'enseigner d'abord aux gens le principe de la grandeur Divine, afin qu'ils comprennent que l'humilité devant D. devrait naturellement donner naissance à la puissance spirituelle. En effet, si tous les domaines du monde ... ne forment qu'une seule grande entité, alors lorsque chaque petit élément se connecte au tout divin, il devient automatiquement puissant.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:870]

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+ Vraie humilité contre fausse humilité :
Je suis à la recherche d'une véritable humilité intérieure. Non seulement elle n'empêchera pas la force de l'âme, la joie spirituelle, le développement de ses talents et l'augmentation de sa lumière, mais elle sera en fait la source et la motivation de ces vertus. "Il est bénéfique d'être humble d'esprit" (Michlé 16,19).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 6:216]

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+ L'éloge de soi :
Lorsque les tsadikim se louent eux-mêmes, ils sont en fait remplis d'un grand sens de l'humilité.
[rav Avraham Kook - Kévatim Miktav Ya Kocho 2 - Pinkas 5:144]

Le désir spirituel

+ Le désir spirituel :

-> Nos Sages (Yalkout Yéchayahou 391) déclare : "À l'avenir, Hachem viendra au Har Tavor et au Har Carmel pour y construire le Temple. Elles méritent cela parce que ces montagnes voulaient que la Torah leur soit donnée.
Le rabbi de Satmar (Shavouot p.127) dit que si telle est la récompense pour des choses inanimées, une grande récompense sera certainement accordée à un être humain qui désire recevoir la Torah.

-> Le midrach (Shmouel Rabbati 3) déclare qu'avant la naissance de Shmouel, un bat kol (voix Divine) s'est manifestée et a annoncée qu'un enfant allait bientôt naître.
Son nom serait Shmouel, et il mériterait de recevoir la prophétie d'Hachem.

Qu'ont fait les Bné Israël?
Ils ont tous nommé tous leurs nouveaux enfants Shmouel. Seul Shmouel, le fils de 'Hanna, est devenu le navi (prophète). Néanmoins, comme ils voulaient et désiraient porter cet enfant saint, ils ont mérité que leurs enfants aient également au moins un moment de prophétie (névoua) dans leur vie. [c'est le sens de ושמואל בקוראי שמו ]
Le 'Hida (dans Yossef Téhilot) conclut que cela nous montre la grande qualité du désir [spirituel] et ce qu'il peut accomplir.

-> Le midrach (Michlé 12) déclare : "Quiconque dort sur son lit la nuit et pense : "Demain, je me lèverai tôt et je rendrai service à telle ou telle personne", sera heureux dans le monde futur avec les tsaddikim dans le Gan Eden".
Le midrach ne dit pas qu'il est récompensé pour avoir aidé ces personnes. Il mérite d'être félicité parce qu'il désirait sincèrement leur faire du bien.

-> Nos Sages (Tana déBé Eliyahou 22,2) dit : "Une personne est tenue de dire : "Quand est-ce que mes actions vont-elles devenir semblables à celle des Patriarches [Avraham, Its'hak et Yaakov]? (mataï yaguiou maassaï lémaassé avotaï - מתי יגיעו מעשי למעשי אבותי)".
Mais comment pouvons-nous atteindre ces niveaux élevés?
Une réponse courante est que "yaguiou" (parvenir, devenir - יגיעו) signifie toucher. Nous devons désirer que nos actions touchent au moins et aient une once de similitude avec les actions de nos Patriarches .

Rabbi Bounim de Peshischa dit que יגיעו pouvait être traduit par intérêts ou motivations. Par exemple, il existe un terme dans nos Sages appelé נוגע בעדות , qui signifie qu'on ne peut pas témoigner lorsqu'on a des besoins et des intentions personnels. Ainsi, נגיעה est l'intérêt d'une personne, la motivation derrière ses actes et ses paroles.
Rabbi Bounim de Peshischa dit que nous devons aspirer à ce que nos actions aient un "yaguia" (יגיע), une motivation, similaire à celle de nos Patriarches.
Nous ne devons pas accomplir les mitsvot par routine ; nous devons plutôt aspirer à les réaliser de tout notre cœur et de toute notre âme, comme nos Patriarches (avot) servaient Hashem. Nous devons avoir un désir sincère de servir Hachem.
[ce désir est extrêmement précieux pour Hachem qui considère qu'on a réaliser parfaitement ce qui n'est pas dans nos capacités, mais qu'on aura espérer réaliser. ]

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-> La guémara (Sotah 49) dit : "Après la destruction du Temple, sur quoi repose le monde? Il repose sur la kédoucha que nous prononçons dans 'ouva léTsion' (ובא לציון)"
Qu'est-ce qui rend cette kédoucha plus spéciale que toutes les autres kédoucha que nous prononçons? Nous prononçons la kédoucha dans la bénédiction de Yotser Or (avant la lecture du Shéma), et nous prononçons la kédoucha dans la Amida.

Le Shibolé HaLéket (cité dans le Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 132) écrit : "Ils ont ajouté que nous devrions dire une autre kédoucha dans ובא לציון (ouva létsion), car ils ne pouvaient pas dire la kédoucha pendant la prière, car les gardes se tenaient dans les synagogues et ne leur permettaient pas de dire la kédoucha. Après la prière, les gardes partaient, et ils récitaient alors la kédoucha à voix haute. Ils récitaient la kédoucha et la traduction du Targum ... afin que cela soit considéré comme si elle avait été récitée deux fois.
Cette double kédoucha compensait ce qu'ils avaient manqué dans la Amida et la bénédiction de Yotser Or.
Aujourd'hui, nous récitons la kédoucha pendant la prière, mais la takana (arrangement) est resté en vigueur pour la répéter dans ובא לציון, car ils pensaient que cela pourrait entraîner une faute [et qu'ils seraient à nouveau interdits de réciter la kédoucha]. »

Ces paroles du Shibolei HaLeket nous aident à comprendre pourquoi cette kédoucha est si spéciale et pourquoi le monde repose sur elle. Lorsque les gardes se tenaient dans les synagogues (beit haknesset), l'épée à la main, interdisant à la communauté de dire la kédoucha, les gens ne disaient pas : "Nous ne pouvons pas dire la kédoucha, alors que pouvons-nous faire? Acceptons cette réalité".
Au contraire, ils cherchaient des moyens et élaboraient des plans pour dire la kédoucha et sanctifier le nom d'Hachem. Lorsque les réchaïm ont quitté le beit midrach, ils ont immédiatement crié deux fois קדוש קדוש קדוש pour compléter les deux kédoucha qu'ils avaient manquées dans la prière.
La prière dans ובא לציון est très précieuse car elle démontre le désir et l'aspiration du peuple juif à respecter la Torah du mieux qu'il peut, à travers toutes les générations et dans toutes les situations, même lorsque cela mettait leur vie en danger.

Lorsque les juifs disent la kédoucha dans ובא לציון, alors Hachem dit : "Je n'ai aucun plaisir au monde comparable à celui que je ressens lorsqu'ils lèvent les yeux, qu'ils regardent mes yeux et que je regarde dans leurs yeux" (Sefer Heikhalot, cité dans Tour 125).
Encore une fois, cela peut être dû au désir et à l'aspiration à Hachem exprimés dans cette prière.

C'est pourquoi le Shoulchan Aroukh (132,1) déclare : "Nous devons être très prudents lorsque nous prononçons ובא לציון avec kavana".
Le Zohar écrit également à propos de cette prière très élevée et exaltée.

La kédoucha de ובא לציון est appelée קדושא דסידרא. Rabbi Asher de Stolin (Séder HaYom, cité dans Beit Aharon) a dit : "Soyez prudent avec la kédoucha du séder [qui est ובא לציון ] et prononcez-la avec beaucoup de kavana, car c'est une grande rectification pour toute la journée, afin que tout soit organisé et bien, à tous égards".

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-> Le 'Hatam Sofer (drachot 166) dit que c'est le sens des mots : "Pour les fautes que nous avons commises par accident et par désir" (על חטא שחטאנו לפניך באונס וברצון).
Pourquoi devrions-nous dire vidouï pour avoir péché באונס (onèss), par accident, contre notre volonté?
Ces fautes ne sont pas de notre faute.

Mais le problème est que c'était באונס וברצון (béonèss oubératson), ce qui signifie que nous étions heureux d'avoir cette responsabilité.

-> Voici un exemple de על חטא שחטאנו לפניך באונס וברצון . Le problème n'était pas le péché commis באונס , puisqu'il avait été contraint. Le problème était qu'il avait également ,ברצון (bératson), désiré, souhaité cette situation.
Nos Sages disent qu'Haman avait le pouvoir de décréter l'anéantissement, parce que שנהנו מסעודתו של אחשורש , parce qu'ils (les juifs) ont apprécié le repas d'A'hachvéroch. Le problème n'était pas qu'ils aient assisté au repas. Ils devaient être là, sinon ils auraient été punis par A'hachvéroch.
Le problème était qu'ils étaient heureux d'être là.
שנהנו , ils ont apprécié le repas. Car même lorsqu'on est contraint de commettre une faute, D. préserve, on devrait désirer, souhaiter ne pas être mis dans cette situation.

-> Le 'Hatam Sofer (Torat Moché, Esther, ד"ה איתא במגילה ) explique que la nourriture servie lors de cette fête n'était pas casher . Néanmoins, ils étaient autorisés à manger là-bas car il s'agissait d'une situation de pikoua'h néfech. Leur faute était qu'ils auraient dû manger chez eux avant de se rendre à la fête, afin que la nourriture servie lors de la fête soit אכילה גסה (a'hila gassa - manger alors qu'on est complètement rassasié, ce qui n'est pas considéré comme manger, selon la halakha).

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-> La michna Béroura (685,2) explique que chaque année, au mois d'Adar, il était annoncé dans les villes juives qu'elles devaient faire don d'un demi-shekel pour l'achat du korban tamid de l'année suivante. En effet, chaque année, de Roch 'hodech Nisan jusqu'au Nissan de l'année suivante, les korbanot devaient être achetés à partir d'une nouvelle collecte de demi-shekels, comme il est dit : "Voici l'olah ... dans sa nouveauté" (Pin'has 28,14).
La collecte commençait en Adar. Aujourd'hui, nous ne faisons plus don des demi-shekels, car nous n'apportons plus les korbanot. Cependant, en lisant dans la Torah le passage sur le don des shekels, et grâce à notre désir d'accomplir la mitsva, c'est comme si nous apportions le demi-shekel au Temple, comme il est écrit : "nos paroles doivent remplacer les korbanot" (ounéchaléma farim chéfaténou - Hochéa 14,3).
C'est pourquoi nous lisons un Shabbath dans l'année la paracha Shékalim de la paracha Ki Tissa.

-> Le Sfas Emet (Shékalim 5633) explique que la particularité des korbanot, qui sont si chers à Hachem, réside dans le désir profond des juifs de servir Hashem.
Il écrit : "Ce désir existe aujourd'hui, et peut-être même plus qu'auparavant".
Nous désirons apporter des korbanot, nous voulons servir Hashem, et c'est pourquoi notre lecture du ma'hatsit haShekel et notre désir de faire la volonté de Hachem sont si précieux pour Hachem.

"Lorsque le serpent est tombé sur 'Hava, il l'a souillée de son impureté.
Les Bné Israël ont été purifiés de cette impureté lorsqu'ils se sont tenus au mont Sinaï.
Les non-juifs, qui ne se sont pas tenus au mont Sinaï, n'en ont jamais été purifiés".
[guémara Shabbath 146a]

Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Emor 22,12) écrit qu'à un certain niveau, une faute obscurcit la lumière de notre âme, lui causant une terrible honte. Il existe également un niveau supérieur de l'âme, qui ne peut être affecté par la faute, mais qui, pour éviter ce dommage, doit quitter le corps du fauteur. Cela aussi est une honte pour l'âme, comparable à une personne qui invite le roi chez elle et le chasse ensuite.

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-> Lorsque les juifs se sont tenus au mont Sinaï, la nation dans son ensemble a juré de respecter toutes les mitsvot de la Torah. (guémara Nédarim 8a : midrach Bamidbar rabba 9,47)
Au niveau individuel, le même vœu est fait par chaque personne avant sa naissance, lorsqu'elle doit jurer d'être un tsadik et non un racha. (guémara Nida 30b)
Bien que notre âme ait été présente au mont Sinaï et qu'elle y ait déjà fait ce vœu, elle le fait à nouveau, afin de nous encourager et de nous donner les moyens de remplir notre engagement. (Maharcha - Nédarim 8a)

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-> Les mitsvot ont été écrites dans la forme grammaticale du temps futur, au lieu d'être écrites comme un commandement. Ceci pour nous enseigner qu'Hachem sait parfaitement qu'aucun juif ne fautera jamais, et que si un juif faute, ce n'est que par une mésaventure irréfléchie (Rama miPano - maamar 'Hikour Din IV, chap.9).

-> La capacité d'un juif à se rappeler qu'une défaillance momentanée ne représente pas son essence profonde et que c'est un vent de folie (roua'h shtout) qui l'a empêché de penser correctement, comme il est dit : "Un homme ne peut fauter que si un esprit de folie pénètre en lui" (guémara Sotah 3a). [je n'étais pas moins même]

La kavana dans la prière

+ La kavana dans la prière :

-> "de Le servir de tout ton cœur" (Ekev 11,3)
La guémara (Taanit 2a) explique que le service du cœur, c'est la prière. La concentration est donc essentielle.

-> Hachem désire le cœur.
[guémara Sanhédrin 106b ]
[en prière, on ne doit pas seulement faire bouger nos lèvres, on doit faire faire bouger notre cœur vers Hachem. ]

-> La prière de l'homme n'est écoutée que s'il "met son âme dans sa main", c'est-à-dire s'il prie avec kavana (concentration et ferveur).
[voir le texte guémara Taanit 8a ]

-> La personne qui prie doit orienter son cœur vers le ciel, comme il est écrit : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (Téhillim 10,17).
[guémara Béra'hot 31a ]

-> Lorsque tu pries devant Hachem, ne laisse pas ta prière devenir un devoir routinier. Elle doit être une demande de miséricorde et une supplication devant Hachem (Pirké Avot 2,13).
Si un homme prie comme une tâche routinière, sa prière n'est pas une supplication [et n'est pas acceptée favorablement].
[guémara Béra'hot 28b ]

-> Celui qui prie doit s'imaginer que la Présence Divine (Chékhina) est devant lui.
[guémara Sanhédrin 22a ]

-> Lorsque vous priez, soyez conscients de Celui devant Qui vous vous tenez.
[guémara Béra'hot 28b ]

-> Si quelqu'un ne se concentre pas bien sur sa prière, [il est considéré comme insolent et] il mérite d'être frappé à coups de marteau afin qu'il se concentre.
[guémara Béra'hot 34a ]

-> Pendant la prière, n'ayez pas un cœur double, une partie portant son attention à Hachem et l'autre partie portant son attention à d'autres choses.
[midrach Tan'houma - Ki Tavo 1 ]

-> Le Roch (Or'hot 'Haïm 36) écrit : "Concentre-toi sur tes prières parce que la prière est le service du cœur. Si ton fils te parlait en pensant à autre chose, cela ne te contrarierait-il pas? Alors à bien plus forte raison lorsque toi, qui viens d'une goutte repoussante, tu t'adresses au Roi du Monde! [...] A quoi bon demander pardon d'avoir dit si souvent 'Pardonne-nous' [dans l'Amida] sans penser à ce que nous disons".

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-> Si un homme s'est bien concentré pendant sa prière, il peut être sûr qu'elle est entendue.
[midrach Dévarim rabba 2,1 ; Yérouchalmi Berakhot 5,5 ]

-> Deux hommes sont alités pour la même maladie, ou sont montés sur l'échafaud pour le même délit. Tous deux prient [d'être sauvés, pourtant la prière de l'un est exaucée et l'autre ne l'est pas.
Pourquoi cela?
Celui qui a fait une "prière entière" [c.-à-d. avec kavana] est exaucé et celui dont la prière était "incomplète" n'a pas été exaucé.
[guémara Roch Hachana 18a ]

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-> La guémara (Béra'hot 32b) énonce quatre choses qui demandent un renforcement constant, l'une d'elles étant la prière.
Rachi commente : un homme doit toujours s'encourager de toutes ses forces pour y parvenir.

-> Dans la guémara (Shabbat 127a), la concentration dans la prière est comptée parmi les choses pour lesquelles un homme reçoit les fruits de la récompense dans ce monde tandis que le capital est gardé pour le monde futur.

-> A D. ne plaise de prendre cela à la légère, car si on le fait et qu'on ne s'efforce pas de se concentrer, c'est comme si l'on montre qu'on ne croit pas que la Chekhina est devant soi. Il faut donc se renforcer et faire des efforts, et au moins vouloir se concentrer autant que possible, et s'en désoler. Et celui qui fait l'effort de se purifier bénéficiera de l'aide divine.

La Torah orale est difficile à étudier car elle est comparée à l'obscurité, comme il est dit : "Le peuple qui marchait dans l'obscurité voit une grande lueur" (Yéchayahou 9,1).
Selon le midrach (Tan'houma 58 - ot guimel), il s'agit de ceux qui se consacrent à l'étude du Talmud et qui perçoivent une grande lumière car Hachem éclaire leurs yeux pour discerner entre l'interdit et le permis, entre l'impur et le pur"

"Fais-toi un maître" (Pirké Avot 1,6)

Pourquoi n'est-il pas écrit : "trouve-toi un maître" ?

Un 'hassid de Rabbi Shneur Zalman de Liadi a dit que par l'orgueil, on peut surmonter son envie de fauter.
A chaque fois que le yétser ara nous approche, on peut lui dire : "Est-ce que tu sais qui je suis? Je suis une personne importante, un élève d'un très grand Rabbi.
Comment veux-tu que je fasse cela?"

=> Dans cette michna, Yéhochoua ben Péra'hya conseille à chaque juif :
"Fais-toi un maître" = déclare-toi comme étant un être distingué, une personne importante, dont il ne sied pas d'agir de façon incorrecte (selon la Torah).

=> En ayant une vision élevée de nous-même, nous pouvons nous éviter de tomber dans les pièges que nous tend notre mauvais penchant.

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Le yétser ara use facilement de notre manque de confiance, d'espérances futures : "cette faute, n'est pas si grave pour quelqu'un de mon niveau (je ne suis pas un tsadik!)", "pourquoi me dépêcher, j'ai le temps de profiter de la vie, je ne suis pas un rav pour vouloir faire cette mitsva maintenant", ...

=> Cher yétser ara : certes, je ne suis pas un rav, mais j'ai des rêves plein la tête, et par mes actes, je montre à D. que je veux tendre autant que possible vers ces êtres d'exception, modèles!
Pas de place pour la bassesse, je vise mon excellence b"h!

Source (b"h) : traduction personnelle issue d'un dvar Torah du rabbi Bogomilsky (Védibarta Bam)

"Quel miracle que D. nous ait ordonné d'être humble!
Imaginez que l'homme ait l'obligation d'être orgueilleux.
Je me serais cassé la tête sans trouver de quoi m'enorgueillir.

Devoir être humble, c'est plus facile, car tu vois que tu as beaucoup de défauts.
Mais être orgueilleux?"

[Rav Aharon Leib Steiman]