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Leçon sur la prière – à partir du récit de Kamtsa et Bar Kamtsa

+ Leçon sur la prière - à partir du récit de Kamtsa et Bar Kamtsa :

-> Nos Sages (Guittin 55b) disent : "Jérualem a été détruite à cause de Kamtsa et de Bar Kamtsa".
Un homme, ami de Kamtsa et ennemi de Bar Kamtsa. Cet homme préparait un banquet. Il dit à son serviteur : "Va inviter Kamtsa".
Le serviteur alla inviter Bar Kamtsa.
L'homme trouva Bar Kamtsa assis à côté de son banquet.
Qu'est-ce que c'est? s'écria-t-il. "Tu es mon ennemi! Que veux-tu ici? Lève-toi et va-t'en!"
"Maintenant que je suis venu, dit Bar Kamtsa, laisse-moi rester. Je paierai ce que je mangerai et boirai."
"Non!" dit l'hôte.
"Je paierai la moitié de votre banquet", dit Bar Kamtsa.
"Non!" dit l'hôte.
"Je paierai tout votre banquet", dit Bar Kamtsa,
"Non!" dit l'hôte. Il saisit Bar Kamtsa et l'expulsa de force.

Bar Kamtsa alla dire à l'empereur romain : "Les juifs se sont rebellés contre toi."

[ "Jérualem a été détruite à cause de Kamtsa et de Bar Kamtsa".
Nous comprenons que le Temple a été détruit à cause de Bar Kamtsa, car c'est lui qui a calomnié la nation juive auprès de l'empereur romain et qui a déclenché sa colère. Mais comment Kamtsa a-t-il causé le Churban ?
Le Maharcha écrit que Kamtsa était peut-être le père de Bar Kamtsa.
En suivant cette approche, nous pouvons expliquer que Kamtsa, le père, était également responsable de la destruction du Temple, car s'il avait appris à son fils Kamtsa à rechercher la paix, à pardonner et à oublier, et à rester silencieux lors d'une dispute et lorsqu'il était humilié, Bar Kamtsa aurait réagi d'une bien meilleure manière.
Kamtsa est donc Kamtsa est donc également responsable du Churban.
(éventuellement, on voit également ici l'importance pour les parents d'éduquer leur enfant par l'exemple. En ce sens, prends encore plus sur toi de respecter autrui, comme cela ce comportement sera partie intégrante de ton enfant. (mais si tu le dis sans le faire, alors il est probable qu'il n'y accorde pas beaucoup d'attention, car si même mon père ne le vit pas ... ))]

-> Bar Kamtsa alla dire à l'empereur romain : "Les juifs se sont rebellés contre toi."
"Quelle preuve y a-t-il? demanda l'empereur.
La guémara (Guittin 56) indique que Bar Kamtsa a conseillé à l'empereur romain d'envoyer un korban à Jérusalem et de voir s'ils le sacrifieraient. En effet : "s'ils ne le sacrifient pas, ce sera la preuve que les juifs se rebellent contre vous."

L'empereur envoya un bœuf pour qu'il soit offert comme sacrifice (korban).
Sur le chemin de Jérusalem, Bar Kamtsa coupa la lèvre supérieure du bœuf (ou, selon une autre opinion, il mutila son œil), ce qui rendit le bœuf impropre à être offert en sacrifice.
Lorsque le korban arriva au Temple, les Sages dirent qu'ils devaient le sacrifier, malgré son défaut l'invalidant, car ils savaient que l'empereur romain serait en colère s'ils n'offraient pas son korban.

Rabbi Zé'haria ben Avkoulas n'était pas d'accord. Il dit : "Si nous apportons ce korban, les gens penseront qu'il est permis de sacrifier un korban avec une défaut".
Les Sages eurent une autre idée. Ils tueraient Bar Kamtsa, afin qu'il ne revienne pas dénoncer la nation juive auprès de l'empereur romain.

Rabbi Zé'haria ben Avkoulas n'était pas d'accord.
Il dit : "Si nous tuons Bar Kamtsa, les gens diront que quiconque fait un défaut sur un sacrifice (korban) doit être tué".
Les Sages acceptèrent l'opinion de Rabbi Zé'haria ben Avkoulas.
Le korban ne fut pas sacrifié et Bar Kamtsa ne fut pas tué. Ce dernier rapporta l'incident au roi, et suite à cela la destruction du Temple eut lieu.

Rabbi Yo'hanan conclut : "L'humilité de Rabbi Zé'haria ben Avkoulas a détruit notre maison, brûlé le hei'hal et nous a exilés de notre pays".

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Le Méor Enayim (Guittin) pose les questions suivantes :
1°/ Est-ce l'humilité de Rabbi Zé'haria ben Avkoulas qui a causé la destruction du Temple?
Il semble que ce soit sa prudence excessive qui ait causé la destruction ('hourban). Il semble que ce soit sa crainte que les gens n'en viennent pas commettre une erreur dans la halakha.
Pourquoi Rabbi Yo'hanan attribue-t-il la destruction du Temple à son humilité?

2°/ La halakha stipule que l'on doit transgresser toutes les halakhot de la Torah pour sauver la vie d'un seul juif. Alors pourquoi n'ont-ils pas offert le korban (ou tué Bar Kamtsa) pour sauver de toute la nation juive?
Pourquoi Rabbi Zé'haria s'inquiétait-il que des halakhot allaient être oubliées, alors que la vie de tant de juifs était en jeu?

-> Le Méor Enayim répond que Rabbi Zé'haria était le gadol hador [le géant spirituel de la génération] (la preuve en est que ses opinions ont été immédiatement acceptées par tous les érudits) et qu'il avait du roua'h hakodech (esprit saint prophétique).
Grâce à son roua'h hakodech, il savait que la destruction du Temple était imminente et que rien ne pouvait être fait pour changer ce décret.
C'est la raison pour laquelle Rabbi Zé'haria n'a pas autorisé le meurtre de Bar Kamtsa ou le sacrifice du sacrifice (korban) avec le défaut invalidant.
Il savait que cela ne servirait à rien. La destruction du Temple se produirait de toute façon. C'est pourquoi sa principale préoccupation était de s'assurer que la Torah ne soit pas oubliée.

=> Pourquoi Rabbi Zé'haria n'a-t-il pas dit aux Sage de l'époque ce qu'il savait avec son roua'h hakodech?
Il aurait dû leur dire :
"Vous avez raison, c'est du pikoua'h néfech (question de vie et de mort sur le peuple juif), et selon la halakha, nous devons sacrifier le korban bien qu'il ait un défaut le rendant invalide, et ce pour protéger la nation juive.
Je sais par roua'h hakodech que la destruction du Temple aura lieu, et nous ne pouvons rien y changer. Même si nous apportons le korban ou si nous tuons Bar Kamtsa, le 'hourban aura lieu et la vie de toute la nation juive est en grand danger. Par conséquent, préservons au moins les halakhot."
Pourquoi Rabbi Zé'haria ne leur a-t-il pas dit cela?

La réponse est que Rabbi Zé'haria était humble et ne voulait pas leur dire qu'il avait le roua'h hakodech.
C'est pourquoi Rabbi Yo'hanan dit : "L'humilité de Rabbi Zé'haria ben Avkoulas a détruit notre maison, brûlé le hé'hal et nous a exilés de notre terre" = s'il leur avait dit ce qu'il savait avec roua'h hakodech, les Sages auraient prié pour que la destruction du Temple ne se produise pas, et ils auraient également incité les gens à faire téchouva.
Mais Rabbi Zé'haria ne leur a pas dit ce qu'il savait avec le roua'h hakodech, et les Sages n'étaient pas conscients que le 'hourban avait été décrété dans le Ciel, et ils n'ont donc pas investi dans les prières et la téchouva. [pas conscients de la gravité de la situation]

Le Méor Enayim écrit :
"C'est la signification : "l'humilité de Rabbi Zé'haria ben Avkoulas a détruit ..." = car sans son humilité, il leur aurait parlé du 'hourban, ils auraient prié, fait téchouva, imploré Hachem d'avoir compassion d'eux, et le décret aurait été annulé.
C'est donc l'humilité de Rabbi Zé'haria qui a causé la destruction. Il ne voulait pas révéler [qu'il avait le roua'h hakodech]".

=> En ce qui nous concerne, nous apprenons de cela que les juifs auraient pu annuler le décret de destruction du Temple avec leurs prières et leur téchouva, mais ils ne savaient pas que cette destruction était imminent.
La téchouva et la prière sont toujours efficaces. Elles auraient permis d'éviter le 'hourban (destruction du Temple).

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-> De son côté, le rav Elimélé'h Biderman donne une autre explication sur le fait que Rabbi Zé'haria a été agit trop humblement, ne croyant pas qu'il avait le pouvoir de la prière.
Il ne croyait pas en sa force. De plus, il ne pensait pas que la nation juive pouvait prier et annuler le décret.
C'est la forme négative de l'humilité. C'est le cas lorsque l'on ne croit pas en ses forces.
Cette humilité mal placée a entraîné la destruction du Temple.
[au contraire, il faut savoir par moment faire preuve d'orgueil de la sainteté (gaava dikedoucha).
Particulièrement le 9 Av, on prie de tout coeur pour la reconstruction du Temple, montrant par là qu'on a appris de nos erreurs, que la prière est quelque chose qui se "tient au sommet du monde" (Béra'hot 6b), que "la prière s’élève jusqu’au ciel" (Rachi - Béra'hot 6b). ]

[le prophète Yirmiyahou dit au roi Tsidkiyahou : "Hachem dit que si tu vas vers les officiers du roi de Bavel [pour conclure un traité de paix avec eux] ... la ville [Jérusalem] ne sera pas brûlée, et toi et ta famille vivrez. Mais si vous n'allez pas vers eux, cette ville sera conquise... ils la brûleront et vous ne survivrez pas" (Yirmiyahou 38,17-18).
Le rabbi de Kamarna demande : puisque le décret de destruction de Jérusalem était déjà scellé dans les cieux, comment le fait que Tsidkiyahou aille vers les officiers de Bavel pourrait-il aider?
La réponse est que l'humilité annule les décrets sévères. Si le roi Tsidkiyahou s'était rendu humblement devant les officiers de Bavel (en suivant la directive du prophète Yirmiyahou), cela aurait protégé le peuple d'Israël et le Temple aurait été épargné.
(on voit ainsi un exemple d'humilité positif (selon la volonté de D., transmise par Yirmiyahou), et également une humilité négative (impulsé par notre yétser sous couvert de bien agir = humble) avec Rabbi Zé'haria. L'une comme l'autre a pu mettre à la destruction du Temple.)]

Ne plus avoir d’aspiration à grandir = faut prier!

+ Ne plus avoir d'aspiration à grandir = faut prier!

-> Il y a des moments où une personne peut se sentir tellement brisée par les circonstances de la vie qu'elle ne peut même pas se résoudre à vouloir grandir (spirituellement).
Elle peut se sentir ainsi dans un domaine particulier de la croissance, ou peut-être même dans tous les domaines. Dans de telles circonstances, y a-t-il un espoir de croissance?

Cependant, il est essentiel de comprendre que même si l'on ne pense pas vouloir grandir (spirituellement), [en réalité, en nous,] on le veut vraiment. Chaque juif veut grandir. C'est inhérent à la nature même de l'âme juive.
La raison pour laquelle une personne peut avoir l'impression de ne pas vouloir grandir est que son désir est enfoui au plus profond d'elle-même. Par conséquent, elle ne le ressent pas. Il est pourtant là.

La preuve qu'elle est là, même si elle n'est pas ressentie, est que malgré le fait qu'on ne veuille pas grandir, on admettra probablement qu'on a envie de grandir.
Et même s'on ne veut pas vouloir grandir, on voudra probablement vouloir grandir. Et même si on ne veut pas vouloir grandir, il est probable qu'on veuille vouloir grandir, et ainsi de suite.
Cela peut être enfoui profondément, mais c'est là parce qu'un juif veut toujours grandir (spirituellement).

L'objectif est donc de permettre à ce "désir" de remonter à la surface. Pour ce faire, il faut d'abord le localiser, c'est-à-dire déterminer à quelle profondeur il est enfoui et à combien de "désirs" il se trouve.

Ensuite, il faut en parler à Hachem : dites-lui que vous n'avez pas d'envie de grandir. Dites-lui à quelle distance se trouve votre "désir". Dites-lui pourquoi vous pensez que vous n'avez pas envie de grandir et ce qui vous en empêche. Demandez-lui de l'aide.

Il faut se fixer un moment régulier pour avoir cette conversation avec Hachem. Ce peut être une fois par jour, une fois par semaine ou même une fois par mois. Si, au bout d'un certain temps, la conversation devient robotique, parlez-lui moins souvent, il est important que la conversation reste significative.

Si, au bout d'un certain temps, on ne sent pas de changement dans son désir et qu'on ne veut pas encore croître plus intensément (même un peu), il faut essayer d'avoir une conversation plus fréquente avec Hachem.
Si cela ne suffit pas, il faut essayer de parler à Hachem du fait qu'on essaie, que cela ne nous aide pas et que c'est frustrant.

Plus on parle à Hachem de ce qu'on veut, plus on s'attaque à ce qui bloque notre "désir", et plus on s'approche de le faire remonter à la surface. Ce faisant ... on grandit.
[rav Kalonymus Shapira - Aish kodech ]

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-> Le rav Kalonymus Shapira révèle que, tout comme la émouna et l'amour pour Hachem, le désir de se rapprocher d'Hachem est naturel pour un juif, et provient de son âme. Toute déconnexion d'avec elle est un sentiment, et non la réalité, et parce que quelque chose s'y oppose.

"Chaque personne doit se demander : 'Quand mes actes atteindront-ils ceux d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov, qui ont acquis ce monde et l'autre grâce à leurs bonnes actions et à l'étude de la Torah?' " (Tana déBé Eliyahou - chap.23)

-> Le Yalkout Chimoni (Vaét'hanan 830) cite cet enseignement d'une manière quelque peu différente : "Une personne est obligée de se demander : 'Quand mes actes atteindront-ils ceux d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov' ".

Cette formulation suggère une obligation réelle, pas moins que toute autre obligation trouvée dans les enseignements de nos Sages, que nous devons nous efforcer d'accomplir avec messirout néfech (abnégation, don de soi).
Dans toutes les situations où l'on peut se trouver au cours de notre vie, nous devons essayer de suivre les traces des Patriarches (Avot), et leur mérite nous aidera à le faire.
Dans la mesure où l'on s'efforce d'atteindre cet objectif avec la messirout néfech (agissant au mieux de nos capacités personnelles), nous méritons la lumière et l'assistance du Ciel.
[rabbi David Abou'hatséra]

Unicité de chaque juif

+ Chaque juif a un apport unique à transmettre à l'Histoire juive :

-> "De même que 2 personnes n'ont pas le même visage ... [ainsi] chaque individu a un devoir particulier de révéler Hachem"
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]

-> "Non seulement chaque personne se voit assigner un rôle spécifique de révéler l'honneur d'Hachem [dans ce monde], mais elle doit également accomplir sa tâche particulière telle qu'elle a été déterminée par Hachem dans Sa suprême sagesse."
[Ram'hal - Daat Tvounot - Siman 128]

[envier autrui, ne pas se satisfaire de notre situation/moyens/capacités ..., c'est refuser d'accepter les outils que D. met à notre disposition afin de réaliser notre mission unique dans ce monde.]

Personne ne sait qui restera en vie et survivra aux 'hevlé machia'h, mais le rav Yéhochoua Leib Diskin dit que si l'on veut être sauvé des souffrances de la naissance de machia'h, il faut se déconnecter complètement du mode de vie, de la mentalité et des perspectives [d'aborder la vie comme] des non-juifs.
Plus nous maintenons notre sainteté en nous dissociant de toute influence non-juive ou non-Torah, moins nous aurons de souffrances à endurer pendant les 'hevlé machia'h.
[rav Moché Sternbuch]

Si on se met en colère, maudissant et blâmant autrui, pour ne pas nous avoir accordé assez d'honneurs/respect, cela est une raison suffisante pour ne pas mériter l'honneur que nous demandons.

[le Steïpler - rabbi Yaakov Israël Kanievsky]

Il est garanti qu'une prière [sincère] amène de la bénédiction.
Si une personne voit que ses prières sont répondues, cela est une forme de bénédiction.
Mais même dans le cas où une personne a prié encore et encore pour une même chose, et qu'elle n'a toujours pas obtenu ce qu'elle désirée, alors Hachem considère comme si elle avait reçu ce qu'elle demandait, et qu'ensuite cela lui avait été repris.
Dans ce cas, c'est également une bénédiction, sous forme d'expiation (kappara).

Cela est une énorme bonté de Hachem, puisque uniquement en implorant D. pour une chose et en ne l'obtenant pas, nous pouvons parvenir au même résultat qu'en subissant des souffrances.
Par exemple, en priant pour une maison encore et encore, et en ne l'obtenant pas, cela est similaire au fait de perdre toute sa maison (idem pour des sommes d'argent, ...).

[rav Aharon Kotler sur la prière - citée par le rabbi Lugassi - rapportée par le rav David Ashear (Séfer li'hyot émouna tome 4 - p.201)]

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-> Le Maharcha (guémara Kidouchin 29b) écrit que toute chose obtenue par le biais de la prière, ne vient jamais réduire nos mérites.
Même si une personne n'est pas digne d'une certaine bénédiction, la prière elle-même en est le paiement.

[ne pas prier, c'est se priver de faire descendre les flux de bénédictions qui n'attendent que d'arriver sur nous, c'est également risquer d'obtenir des choses par un miracle d'Hachem, ce qui viendrait alors réduire nos mérites éternels du monde à Venir.
A l'inverse, même un racha s'il prie, il peut obtenir l'aide de D.!

Hachem est impatient de nous entendre pour avoir la possibilité de nous combler du meilleur, et notre yétser ara fait tout pour que notre prière apparaisse routinière, sans véritable importance à nos yeux, afin que nous négligeons cette opportunité incroyable!]

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-> Le rav Wolbe (Alé Chour) écrit que les difficultés se produisent car la Présence Divine est cachée.
Chaque fois qu'une personne dit une bénédiction avec une conviction que Hachem est activement impliqué dans le monde, alors cela révèle Sa Présence ici, et cela amène une lumière spéciale de Hachem dans ce monde.
C'est alors que d'une manière automatique, les difficultés disparaissent.

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On peut comprendre l'importance des prières (dualité : remercier & demander), par le fait que :
-> "Tout l'objectif de la Création [de ce monde] est afin que nous réalisions que Hachem est notre D., et pour Le remercier de nous avoir créés" (Ramban - fin paracha Bo)

-> "L'objectif des mitsvot est de nous amener à aimer et à nous attacher à D.
Le plus nous avons Hachem à l'esprit, le plus nous Le remercions, et le mieux nous réalisons notre mission dans ce monde." (Ibn Ezra)

"Ainsi parle Hachem : ... J'honore qui M'honore, et qui M'outrage sera livré au mépris"
[Chmouel I 2,30]

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19) dit qu'une personne peut se réjouir lorsqu'une mitsva qu'elle souhaite réaliser devient plus difficile à accomplir.
En effet, elle a alors l'occasion de démontrer toute la valeur qu'elle accorde à cette mitsva, et à quel point elle aime Hachem.

[cela témoigne concrètement que l'on est prêt à payer un prix d'efforts plus élevé pour cette mitsva, au regard de la difficulté à surmonter].

-> Le Séfer baYam Déré'h ajoute que lorsque l'on accomplit une mitsva qui nécessite un sacrifice personnel, c'est le statut même de la mitsva qui s'élève.
En effet, à partir de ce moment, à chaque fois que nous referons cette mitsva, même si c'est très facile, la récompense sera beaucoup plus élevée, car nous avons pu démontrer à quel point nous sommes prêts à lui accorder de l'importance.

[à chaque fois qu'une mitsva est particulièrement difficile à réaliser, il faut se dire que nous avons la possibilité de réactualiser sa valeur pour toutes les autres fois à venir!]

"Nous vivons dans ce monde [éphémère] avec ce que nous prenons, mais nous vivons pour l'éternité avec ce que nous donnons"

[Sagesse juive]

La crainte du Ciel

+ La crainte du Ciel (yirat chamayim) :

-> "Un ange d'Hachem est posté près de ceux qui Le craignent et les fait échapper au danger" (Téhilim 34,8)

-> "Il (Hachem) accomplit les désirs de ceux qui Le craignent, entend leurs supplications et leur porte secours" (Téhilim 86,11)

-> "Les yeux d'Hachem sont ouverts sur ceux qui Le craignent, sur ceux qui ont foi en Sa bonté" (Téhilim 33,18)

-> "Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant Sa grâce est puissante pour ceux qui Le craignent. (Téhilim 103,11)

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-> A propos de la crainte de D., le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.25) écrit :
"Ce qu'il faut, c'est sentir constamment que partout où l'on se trouve, on est en présence de Hachem et qu'Il observe attentivement chaque homme et chaque geste, grand ou petit, et que rien ne Lui est caché ni ne Lui échappe.

Celui qui vit avec cette conscience craindra sincèrement de faire le moindre geste qui ne soit pas en accord avec les désirs du Tout-puissant."

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+ Hachem dit au roi David : "Tu souhaites la vie? Recherches la crainte du Ciel!"
[midrach Shocher Tov - chap.16]

-> La crainte du Ciel est une grande qualité, car le Ciel et la terre ont été créés uniquement par le mérite de la crainte du Ciel.
[midrach Kohélét rabba 3,13]

-> Il n'y a rien de plus aimé qu'une personne qui a la crainte du Ciel
[...]
Celui qui est riche, sage et intelligent, mais qui ne possède pas la crainte du Ciel, alors il ne possède rien du tout.
[Aggadot Béréchit - chap.33]

-> Il n'y a aucun trait de caractère plus désirable que d'avoir de la crainte de D. et l'humilité.
[midrach Bamidbar rabba - chap.18]

-> Tout celui qui craint le Ciel, ses mots sont entendus [les gens acceptant ce qu'il a à dire].
[guémara Béra'hot 6b]

-> Une personne doit toujours être rusée dans la crainte du Ciel
[guémara Béra'hot 17a]
[il faut concevoir des stratégies pour vaincre notre yétser ara, et acquérir de la yirat chamayim]

-> "Tout est dans les mains du Ciel, à l’exception de la crainte du Ciel, comme il est dit : "Et maintenant, Israël ce que Hachem ton D. te demande, c'est uniquement de Le craindre"."
[guémara Béra'hot 33b]
[cela implique que les circonstances et conditions d'une personne (sa taille, son apparence, sa santé, sa richesse, ...) sont imposées par Hachem . Son libre arbitre ne s'étend que sur les sujets qui sont associés à la crainte du Ciel, de faire le bien ou le mal (ce qui est contraire à la Volonté de D.).]

-> "La crainte est la seule chose qu'Il te demande, car tout est entre Ses mains hormis cette qualité qui est entre les tiennes"
[Rachi - guémara Nida 16b]

-> Rabbi 'Hanina ben Dossa dit : "Celui dont la crainte du péché prévaut sur la sagesse, sa sagesse se maintient ; mais celui dont la sagesse prévaut sur la crainte du péché, sa sagesse ne se maintient pas."
[Pirké Avot 3,9]

-> Tout celui qui Me craint et accomplit les mots de la Torah, toute la sagesse et toute la Torah sont dans son cœur [= la connaissance en Torah lui sera facile à acquérir]
[midrach Dévarim rabba 11,6]

-> Celui qui ne craint pas le Ciel, n'a pas d'humilité, ni de piété en lui.
[Zohar - Bamidbar - p.145]

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-> "La crainte de Dieu, voilà sa richesse" (Yéchayahou 33,6)

Rachi (guémara Shabbath 31a) de commenter : La chose la plus importante aux yeux d'Hachem, est qu'une personne développe en elle de la crainte du Ciel, afin ... de créer un moyen pour retenir son étude.
[la crainte du Ciel est ce qui permet de conserver notre étude de la Torah, à l'image d'un grenier/entrepôt]

-> Rava (Shabbath 31a) enseigne l'idée que chez celui qui n'a pas de crainte du Ciel, il aurait mieux valu qu'il n'étudie pas la Torah, et sans cette crainte on ne sera pas jugé favorablement par le tribunal Céleste.
[la Torah et les mitsvot n'ont pas de valeur sans la crainte de D.]

-> Rabba bar Rav Houna (Shabbath 31a) dit que pour celui qui a acquis la sagesse de la Torah, mais pas la crainte du Ciel, c'est semblable à un trésorier qui a les clés des salles intérieures, mais pas celle des pièces extérieures [Comment peut-il entrer? ]

-> Selon rav Yanaï (Shabbath 31a), cette situation est comme quelqu'un qui a fait une porte pour une cour, mais qui ne possède pas de cour. [la Torah permet de grandir spirituellement, mais sans crainte du Ciel la sagesse en Torah n'a pas d'utilité]

-> Selon rav Yéhouda (Shabbath 31a), Hachem a créé Son monde uniquement pour que les gens Le craignent, comme il est écrit : "D. a arrangé les choses de telle sorte qu'on le craigne" (Kohélét 3,14)

-> "Qu'est-ce que Hachem ton D. demande de toi? Uniquement de craindre Hachem ton D. ..." (Ekev 10,12)

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-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
La guémara (Shabbath 31a) dit : "Rabba a dit : lorsqu'on introduit l'homme dans le tribunal céleste, on lui demande : T'es-tu conduit avec honnêteté dans tes affaires, as-tu fixé des temps fixes pour étudier la Torah, ... Et même ainsi, si la crainte d'Hachem est sa richesse : oui, si non, non".
C'est-à-dire : un homme peut étudier les halakhot, les Aggadot et les midrachim, mais s'il n'a pas la crainte de la faute, il n'a rien dans les mains. S'il n'a pas de crainte des Cieux, il en restera rien de sa Torah.

La guémara poursuit : "Cela ressemble à un homme qui a dit à son employé : monte-moi un kour de blé dans la grange, et il s'exécuta. Il lui a dit : "Y as-tu mélangé un kav de homtin?"
Il a répondu : "Non".
Il lui a dit : "Il aurait mieux valu que tu ne montes pas".

"Un kav de homtin" est un conservateur qui empêche la récolte de se détériorer. Si on ne mélange pas de conservateur au blé, il vaut mieux ne pas l'entreposer, car il pourrira complétement. La crainte des Cieux est "le conservateur" de la Torah, de l'homme, de ses traits de caractère.

Si on presse des tomates un jour chaud, et on laisse le jus 2 jours sur le plan de travail, ce sera plein de vers, pourri, car il n'y a pas de conservateur : il en est de même pour les prières, les mitsvot et la Torah de l'individu : sans "conservateur" ils "pourriront".
L'unique conservateur de la Torah est la crainte des Cieux, avoir peur d'Hachem, craindre de fauter envers Lui.
[...]

Une des différences entre Yaakov et Essav, différence qui a entraîné à chacun, à Essav comme à Yaakov, d'être ce qu'il a été, est un trait de caractère qui manque à beaucoup de gens, qu'avait Yaakov mais pas Essav : la crainte de fauter.

Nos maîtres ne traitent pas de comment éviter de fauter, mais de la crainte de la faute. Car lorsqu'un homme a peur de la faute, il s'éloigne d'elle.
Nous trouvons dans plusieurs endroits du Talmud, qu'un homme qui n'a pas la peur de la faute, qui ne craint pas de se mettre dans une situation qui risque de l'entraîner à fauter : on le nomme racha, même s'il na pas fauté au final.

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-> "Le principe de la sagesse, c’est la crainte de Hachem" (Téhilim 111,10)

-> "La crainte du Seigneur, voilà la Sagesse" (Iyov 28,28)

Rachi (guémara Shabbath 31a) enseigne que chez un Sage nous devons plutôt louer le fait qu'il craint la faute, plutôt que son érudition, car la crainte de la faute est supérieure au fait d'avoir de grandes connaissances en Torah, et dans ce cas on diminuerait sa grandeur..

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+ "La conclusion de tout le discours, écoutons-la: "Crains Dieu et observe Ses commandements ; car c'est là tout l'homme"
[le roi Salomon - à la fin de Kohélét 12,13]

-> Selon rabbi El'azar (Shabbath 31a), cela signifie que : le monde entier a été créé en l'honneur de cette personne [qui a de la crainte du Ciel].

-> Selon rabbi Abba bar Kahana (Shabbath 31a), cela signifie que : cette personne est égale en importance au monde entier.

-> Selon Shimon ben Azzai, cela signifie que : le monde n'a été créé que pour accompagner cette personne, [afin qu'il ne se sente pas seul].

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-> La guémara (Yoma 72b) transmet l'idée que : Honte aux Sages en Torah, qui s'immergent dans la Torah et qui n'ont pas de crainte du Ciel.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky (Or'hot Yocher) écrit que chez celui qui étudie la Torah sans crainte du Ciel, sa sagesse ne rencontrera pas le succès, et à l'inverse, elle se transformera en un poisson mortel pour lui, comme cela s'est passé pour Doég et A'hitophel, que D. nous protège d'une telle fin.

[Doeg haAdomi était un conseillé du roi Shaül. Il était un très grand érudit en Torah, et finalement il a perdu sa part dans le monde à venir à cause de ses fautes (cf. Chmouël I chap.21-22)]

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-> Comment comprendre le paradoxe suivant :
- d'un côté l'homme est naturellement facilement effrayé par des peurs/dangers réels ou imaginaires ;
- et d'un autre côté, il a une absence naturelle de crainte envers Hachem, l'Unique Maître du monde, témoignant une indifférence quasi totale malgré l'infinie puissance de son Créateur.

=> Ce qui est minuscule/inexistant cause une inquiétude infinie, et l'infini entraîne une peur minuscule/inexistante.
Pourquoi cela?

-> Le rav Its'hak Blazer (Ohr Israël - Chaaré Or - chap.2) répond que cet étrange phénomène fait partie du plan divin.

Par décret divin, l'homme ne craint pas D. naturellement, et ce afin de le laisser profiter du libre-arbitre.
En effet, s'il était saisi par une terreur de D. instinctive et innée, il choisirait le Bien sans réfléchir, le Mal ne représenterait pas vraiment un choix.

Il faut donc rechercher de façon continue à acquérir la crainte de D., en s'efforçant de voir et de sentir sa souveraineté, et par là emplir toujours davantage notre cœur de respect et de crainte.

Le roi Salomon écrit : "Si tu la souhaites comme de l'argent, la recherches comme des trésors, alors tu auras le sens de la crainte d'Hachem" (Michlé 2,4-5).

[de même qu'il nous faut de la parnassa pour vivre, de même il nous faut de la crainte de D. pour vivre juif!]

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.25) suggère que nous devons se réserver chaque jour quelques moments pour méditer et réfléchir à la façon d'augmenter notre crainte de D.

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-> "Si tu la souhaites comme de l'argent, la recherches comme des trésors, alors tu auras le sens de la crainte d'Hachem" (Michlé 2,4-5)

Le rav David Pinto (la Voie à suivre n°1175) enseigne :
"Si on désire déterminer combien d’efforts on doit fournir pour acquérir la crainte de D. et une juste compréhension de la Torah, et quel est le potentiel personnel dont on dispose, il suffit de s’imaginer quelles forces on aurait été prêt à investir pour gagner de l’argent et des trésors.

Imaginons un homme extrêmement fatigué, qui est allé se reposer. S’il recevait subitement un appel téléphonique lui annonçant être l’heureux gagnant d’une importante somme d’argent au loto, il se renforcerait sans doute aussitôt comme un lion, oublierait sa fatigue et courrait chercher son dû, de peur que cette heure de grâce ne lui échappe.
Or, malheureusement, combien de personnes courent toute leur vie après l’argent et s’acharnent au travail, se retrouvant finalement épuisées face aux livres de Torah, dans les quelques instants qui leur restent à leur consacrer."

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-> La sagesse et la souveraineté de D. sont évidentes dans le moindre atome de l'univers.
Chaque brin d'herbe et chaque molécule de matière crie un message parfaitement clair : "C'est le Tout-Puisant qui nous a créés!"

Mais de nombreuses personnes sont incapables de voir cette évidence parce que leur vision est souillée par la passion et l'orgueil, et qu'ils refusent obstinément de la nettoyer.

[Rav Mordé'haï Programansky]

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-> "Servez Hachem avec crainte et réjouissez-vous avec tremblement" (Téhilim 2,11)

=> Comment comprendre le fait de se réjouir "avec tremblement"?

La guémara (Béra'hot 30b) répond :
Selon Rav : "Là où se trouve la réjouissance, doit aussi se trouver le tremblement".
[...]
Mar, le fils de Davina célébrait la noce de son fils.
Voyant les Sages d'une humeur un peu [trop] gaie, il saisit un verre de cristal d'une valeur de 400 zouzim et le fracassa sous leurs yeux, ce qui les dégrisa sur le champ.

[Selon Tossefot, c'est de là que provient l'usage de briser un verre sous le dais nuptial.]

-> Nous devons apprendre à doser la crainte et la joie, la peur et l'exaltation.

D'ailleurs, le Rama dans son commentaire du Choulkhan Aroukh :
- commence cet ouvrage par les mots : "Je fixe constamment mes regards sur Hachem" (chiviti Hachem lénegdi tamid - Téhilim 16,8) ;
- et cet ouvrage se termine (lois de Pourim) : "mais celui qui a le cœur content est constamment en fête" (vétov lév michté tamid - Michlé 15,15)

=> Le respect strict de la halakha entraîne une joie et une sérénité profondes.
La crainte mène à la joie, et ces 2 sentiments sont étroitement liés pour garantir un progrès, à l'image de la nécessité d'avoir 2 jambes!

[la joie ne doit pas amener à un excès d'intimité (c'est Hachem!), et la crainte ne doit pas causer un excès de froideur, de tristesse, d'anxiété.]

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-> On a demandé au rabbi de Satmar (le Divré Yoel), qu'est-ce que la crainte de D.?
Il a répondu : "la yir'at Hachem, c'est de penser à Hachem chaque seconde".
[en ayant conscience de Sa Grandeur, du fait qu'Il est témoin de chacun de nos actes/pensées, en se demandant constamment : est-ce que l'action que je fais est susceptible de Lui faire plaisir?, ...]

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-> "Un homme doit toujours appliquer le principe : Chiviti Hachem lénégdi tamid (Je fais résider Hachem devant moi perpétuellement).
C'est un grand principe de la Torah et c'est là l'atout des tsadikim qui marchent avec Hachem, car sache que lorsqu'un homme est assis, bouge, agit et qu'il est seul dans sa maison, cela ne ressemble pas à celui qui est assis, bouge et agit devant un très grand Roi. Et même sa manière de parler lorsqu'il est avec les gens de sa famille ne sera pas la même que lorsqu'il est en face d'un grand Roi.
L'homme doit alors prendre conscience qu'en réalité il est toujours en face d'un grand Roi.
Cette présence d'Hachem remplit la terre et même lorsque l'homme se cache dans les cachette, Hachem est avec lui et le voit.
Il aura alors une crainte perpétuelle et une soumission, ainsi qu'une honte devant la Présence d'Hachem qui l'accompagne.

[Rambam - Moré Névoukhim (Guide des égarés) - 3,chap.52]

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-> La qualité de la paix est très élevée, car c’est l’un des Noms d'Hachem, ainsi qu’il est dit : "Il l’appela Hachem Chalom" (Choftim 6,24).
Partout où l’on trouve la paix, on trouve la crainte du Ciel, et partout où il n’y a pas de paix, on ne trouve pas de crainte du Ciel.
Grande est la paix devant D.
['Hafets 'Haïm - Chmirat haLachon - Chaar haZé'hira chap.11]

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+ "Je me suis dit : seulement il n'y a pas de crainte d'Hachem dans cet endroit et ils me tueront du fait de ma femme" (Vayéra 20,11)

-> Un homme ne doit pas imaginer qu'on puisse être une personne civilisée et raffinée avec uniquement pour base des valeurs humanistes. Quand il manque la crainte d'Hachem, il faut savoir qu'en réalité il manque aussi l'humanisme.
Un homme ne peut pas être "humain" sans "crainte d'Hachem", même s'il est civilisé et qu'il dispose de toutes les autres qualités et sagesses.

Avraham avait constaté qu'en Pelichtim il ne manquait que la crainte d'Hachem, c'est à dire qu'il y avait toutes les autres qualités sauf celles-ci, comme il est dit : "Seulement il n'y a pas de crainte d'Hachem dans cet endroit", c'était la seule chose qui manquait. Et malgré tout, sans cela, "ils me tueront du fait de ma femme".
Car sans crainte d'Hachem, il n'y a pas d'humanité. Tout prétexte pourra transformer l'être "civilisé" en bête cruelle et criminelle.
[Malbim ; rabbi El'hanan Wasserman]

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-> "Pourquoi Hachem est-il appelé le Roi de l'honneur (mélé'h hakavod)?
Car Il partage Son honneur avec ceux qui Le craignent."
[midrach Bamidbar rabba 15,13]

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-> b'h, également : https://todahm.com/2021/01/21/30312
-> le Maharal sur la force de la crainte : https://todahm.com/2021/01/21/la-crainte-dhachem
-> mais aussi : https://todahm.com/2021/04/25/31296

-> La crainte de la punition = base de toute élévation spirituelle : https://todahm.com/2021/07/17/la-crainte-de-la-punition

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-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'a rien d'autre dans Son monde, si ce n'est les 4 coudées de la halakha" (guémara Béra'hot 8a) ;
-> "Hachem n'a rien d'autre dans Son monde si ce n'est la crainte du ciel" (guémara Shabbath 31b)

Le rav Ezra Attia concilie ces 2 enseignements de la guémara en expliquant que l'étude de la halakha est le meilleur moyen pour développer et atteindre l'authentique crainte du ciel.

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-> Le Maharcha (sur Béra'hot 8a) explique qu'à l'époque du Temple, le Grand Sanhédrin se rassemblait dans une vaste salle, connue sous le nom de "chambre de la pierre taillée", et ils y définissaient les lois.
Ces efforts sacrés faisaient descendre la Présence divine en son sein.
Depuis la destruction du Temple, la Présence divine réside là où un érudit en Torah s'engage dans l'exploration des profondeurs du Talmud et tranche la loi. Il occupa la place du Sanhédrin.