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Louer et remercier Hachem

+ Louer et remercier Hachem :

-> "C'est Moi qui ai formé cette nation pour moi, proclamez Ma louange" (Yéchayahou 43,21).
Cela signifie que j'ai formé cette nation afin qu'elle proclame Ma louange.
[Rachi - Yéchayahou 43,21 ]
[louer, remercier Hachem autant que possible, est le but d'un juif(ve). ]

-> La guémara (Béra'hot 20b) explique que Hachem dit : "Moi Je leur ai dit dans la Torah : "Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras Hachem ton D." (Ekev 10,17). C'est-à-dire que l'on a l'obligation de réciter le Birkat Hamazon lorsqu'on se sent rassasié.
Les Sages ont été plus rigoureux et ont imposé de Me bénir (par les louanges du birkat hamazon) à partir de la consommation d'un volume de Kazaït (d'une olive). Ne les prendrai-Je pas en faveur?!"

Le Ohr Ha'haïm hakadoch ('Héfetz Hachem) explique qu'il s'agit d'une récompense mesure pour mesure.
Dans la mesure où un juif considère les petits actes de bonté d'Hachem (même aussi petits qu'une olive) comme grands et dignes de louanges (remerciements), Hachem considère également les petites choses que nous faisons comme grandes.

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-> Le 'Hidouché HaRim écrit que le peuple juif est appelé "יהודים" (yéhoudim) parce qu'il remercie [du mot מודים - modim] Hachem pour chaque petite ou grande chose, car ils savent que tout vient de Lui.
[Sfat Emet - Vayigach 5631 ]

-> Le midrash (Bérechit rabba 48,7) dit : "Pour chaque louange que Israël adresse à Hachem, Il repose Sa Chékhina parmi eux".
Le Eitz Yossef souligne que, de toute évidence, lorsque nous récitons la leture du Shéma, la Chékhina repose parmi nous. Le midrach vient nous enseigner que même avec des louanges régulières (comme en Le remerciant), la Chékhina vient résider [encore davantage] parmi nous.

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-> A l'avenir, tous les korbanot seront annulés, mais le Korban Todah (sacrifice de remerciement) ne le sera pas.
[midrach - Vayikra rabba 27,12 ]

-> Toutes les prières seront annulées à l'avenir, mais rendre grâce [à Hachem en Le remerciant] ne le sera jamais.
[Yalkout Shimoni - Na'h 774 ]

-> Le monde était vide et informe. Hachem se leva et créa le monde.
Il créa l'humanité et lui confia la responsabilité de toute bonté afin qu'elle Le loue. Que pouvons-nous faire d'autre que louer et bénir Hachem. Comme il est écrit : "chaque âme louera Hachem" (Téhilim 150,6)."
[midrach Shocher Tov 89 ]

->Rav Achi dit : Jusqu'à minuit, il [le roi David] était plongé dans l'étude de la Torah ; et à partir de ce moment-là, [il était plongé dans le chant et la louange à Hachem] .
[Béra'hot 3b ]

-> Le Zohar ('hadach - Shir Hashirim) explique la raison pour laquelle Hachem a dit : "J'ai choisi David pour régner sur Mon peuple, Israël" (Méla'him I 8,16) parce que, tandis que tout le monde dormait, David était assis dans le désert, contemplant la lune et les étoiles, et louait Hachem : "Quand je contemple Tes cieux, ouvrage de Tes doigts, la lune et les étoiles que tu as créées" (Téhilim 8,4).

-> Quelle est la signification du [nom] "Ruth"?
Rabbi Yo'hanan dit qu'elle méritait que David, qui inondait (ריוה - réviya - ce qui est similaire à רות - Ruth), Hachem de chants et de louanges, descende d'elle
[Béra'hot 7b ]

-> On peut ainsi comprendre :
"Hachem n'a créé le monde que pour le chant et la mélodie."
[midrach - Alpha Beita de Rabbi Akiva 1 ]

"Quiconque récite la chirat Hayam (chant que les Bné Israël ont entonné en gratitude à Hachem pour l'ouverture de la mer Rouge) avec joie, toutes ses fatues sont pardonnées.
[michna Béroura 51,17 ]

Le 'Hida (Avodat Hakodech - Tsiporen Shamir 24) dit que lorsqu'on récite la chirat Hayam, on doit s'imaginer debout au milieu de la mer, les égyptiens se noyant derrière soi tandis que l'on est sauvé. Cela permettra d'obtenir le pardon de nos fautes. [on doit revivre la scène, échappant miraculeusement la mort, pour remercier Hachem de tout notre coeur avec sincérité. ]

-> Tout celui qui récite le "Téhila léDavid" (Achré) 3 fois par jour est garanti d'être un membre du monde à Venir. [le achré commence par : Heureux ceux qui demeurent dans ta maison, et sans cesse récitent tes louanges]
[Béra'hot 4b]

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-> Le but de toutes les mitsvot est de croire en notre D. et de Le remercier de nous avoir créés.
C'est également le but de la Création, car il n'y a pas d'autre raison à la création originelle, et le D. d'en-Haut n'a aucun désir dans les mondes inférieurs, si ce n'est que l'homme connaisse et remercie son D. de l'avoir créé.
La raison pour laquelle on élève la voix dans les prières, la raison pour laquelle il y a des synagogues, et le mérite de la prière publique, tout cela est pour que l'homme ait un endroit où se rassembler et remercier D. (Hachem) de l'avoir créé et soutenu, où il peut le proclamer et dire devant Lui : "Nous sommes Ta création".
[Ramban - Bo 13,16 ]

-> La principale raison mystique pour laquelle Hakadosh Baruch Hu a envoyé l'âme dans un simple corps est que cela procure un grand plaisir à Hachem. Même si l'âme se trouve dans un récipient très sale, car il n'y a rien de plus bas et de plus matériel que la poussière, elle continue néanmoins à louer et à remercier son Créateur.
C'est une nouveauté extraordinaire, de sorte que Hachem tire un plus grand plaisir de cette louange que de tout service ou louange offerts par les anges.
Pour les anges, il n'y a pas de nouveau car ils n'ont pas de corps impurs.
[Baal Shem Tov - parachat Béréchit 92 ]

-> "Car Ta bonté vaut mieux que la vie ; mes lèvres proclament Tes louanges" (Téhilim 63,4).
Cela signifie que toute la bonté dont Tu fais preuve en nous donnant la vie a pour but que Mes lèvres Te louent. Car sans cela, pourquoi vivrais-je?
[Métsoudat David - Téhilim 63,4 ]

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+ Les bénédictions :

-> Peuple de l'exil, prenez soin de connaître votre D. et bénissez-Le 100 fois par jour, afin d'être bénis à travers elles. Car c'est grâce à ces bénédictions que nous vivons et subsistons dans l'exil.
Ecoutez-moi donc et ne les prenez pas à la légère.
[rav Ména'hem Lonzano - décédé en 1608 - dans le Shté Yadot ]

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-> Dans le monde à Venir, il n'y aura aucune limite à la récompense [pour avoir loué le nom d'Hachem].
Celui qui maudit Hachem est puni par lapidation (voir Emor 24,16).
[Or, selon Tossefta (Sotah 4,1) : "mérouba midat atov mimidat apour'anout al a'hat mé'hamech méot" - le rapport entre la mesure (mida) de bien et la mida négative est de un à 500 fois supérieur.]
La mida de bien est 500 plus importante que la mida négative, c'est pourquoi 500 fois de la vie doit être donnée pour chaque bénédiction (en opposition à une condamnation à mort par lapidation).
[Rokéach - parachat 'Hayé Sarah - chapitres 24, 27]
[on voit de là à quel point toute bénédiction est une occasion puissante d'obtenir de la source de vie. ]

-> Les 100 bénédictions protègent contre les 100 malédictions.
[Rokéa'h 320]

-> Depuis que nous avons fauté devant Lui, le Temple a été détruit, et il n'y a plus de Mizbéa'h (Autel) ni de korban (sacrifice), mais Hachem désire la paix avec nous, et c'est pourquoi Il nous a ordonné de réciter 100 bénédictions chaque jour, tout comme Il l'avait garanti à Avraham ...

Avraham a dit devant Hachem : "Maître du monde, fais-moi savoir par quel mérite mes descendants seront soutenus dans le monde".
Il lui a répondu : ""Prends pour Moi trois génisses" (Lé'h Lé'ha 15,9) et sacrifie-les comme korban devant Moi".
Avraham dit : "C'est bien pendant que le Temple existe, mais pendant les temps de destruction, qu'en sera-t-il pour eux?"
Hachem lui répondit : "Ils diront 100 bénédictions chaque jour, et je considérerai cela comme s'ils avaient apporté tous les korbanot devant moi".
[Rokéa'h - introduction au Sidour ]

[le Rokéa'h souligne que les 100 bénédictions correspondent aux 100 versets qui contiennent en eux tous les sacrifices. ]

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-> Lorsque l'âme veut descendre dans ce monde, Hachem lui fait jurer de respecter les mitsvot de la Torah et d'accomplir Sa volonté. Et Il donne à l'âme 100 clés, qui sont les bénédictions de chaque jour (où l'on remercie chaque fois Hachem).
[Zohar I,76b ]

-> La plus grande de toutes les mitsvot et le plus fort de tous les services [divins] est celui des bénédictions.
Car quiconque croit est tenu de bénir notre D. pour tout ce qu'Il a créé dans ce monde.
[rav Israël bar Yossef HaYisraeli (élève du Roch) - mitsvot Zémaniyot ]

-> La voie principale et primordiale de la avoda dans la Torah est de contempler la sagesse d'Hachem dans la création. C'est pourquoi nous prononçons la bénédiction "yatsar ét aadam bé'hokhma" (qui a créé l'homme avec sagesse), car l'homme peut voir Hachem de sa chair en voyant l'œuvre de sa création ... C'est pourquoi il doit Le remercier et Le bénir.
[Rachbatz - Magen Avot - chap.4 ]

-> La bénédiction de "chéakol niyé bidvaro" (tout [ce qui se passe] est selon Sa parole [rien ne peut se produire sans un décret d'Hachem]) adoucit la Rigueur et affaiblit la force du Satan.
C'est pourquoi de nombreux guédolim prenaient soin de réciter cette bénédiction avant de quitter ce monde.
[rabbi Chanoch Karlinstein ]

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+ Remercier Hachem même dans la difficulté :

-> "Et je place ma confiance en Ta bonté ; mon cœur se réjouira de Ton salut. Je chanterai pour Hachem, car Il a pourvu à mes besoins" (Téhilim 13,6).
Cela signifie que, pour moi, il n'y a aucune bonté en laquelle je place ma confiance, sauf Ta bonté. Pour cette confiance, mon cœur se réjouit.
[Ibn Ezra - Tehillim 13,6 ]

-> "Chantez à Hachem, vous ses fidèles, rendez grâce à Son saint Nom" (zamérou l'Hachem 'hassidav véodou lézé'her kodcho - Téhilim 30,5), Rachi commente : "Même si tu es plongé dans la souffrance, n'aie pas peur."
Il ressort des commentaires d'Ibn Ezra et de Rachi qu'il faut louer et remercier Hachem avant même que la rédemption ait commencé.

De même, la pensée suivante illustre le concept de louer Hachem avant même que la rédemption ait commencé.
La guémara (Sanhédrin 92b) rapporte que lorsque Névouhadnétsar jeta 'Hanania, Michaël et Azaria dans la fournaise ardente, Hachem ordonna à Yé'hezkel d'aller ressusciter les morts enterrés dans la vallée de Dura. Après les avoir ressuscités, les os des morts vinrent frapper Névou'hadnétsar au visage.
Lorsque Névou'hadnétzar demanda ce qui se passait, on lui répondit que l'ami de 'Hanania, Michael et Azaria ressuscitait les morts enterrés dans la vallée de Dura. Névou'hadnétzar se mit à chanter, louant Hachem à partir d'un verset des Téhilim.
Rabbi Its'hak dit qu'il faudrait verser de l'or en fusion dans la gorge de Névou'hadnétzar ; si un ange n'était pas venu le frapper à la bouche, il aurait dégradé tous les chants et louanges que le roi David a dits dans le Téhilim.
Maintenant, le rav Israël de Rouzhin demande : si Névou'hadnétzar voulait vraiment chanter des chants de louange, pourquoi l'ange ne lui a-t-il pas permis de le faire?
Il répond que la beauté des Téhilim réside dans le fait que David chantait les louanges d'Hachem même au plus profond de la douleur et de la souffrance, car on sait que la vie de David était remplie d'afflictions et de luttes.
L'ange n'empêchait pas Névou'hadnétzar de chanter, mais il testait plutôt si Névou'hadnétzar continuerait à chanter même après avoir reçu une "gifle" du ciel.

Notre ingratitude donne de la force à Amalek

-> Nos Sages (Mékhilta) disent à propos du verset : "Et Amalek vint" (Béchala'h 17,8) = "Amalek, qui manque de gratitude, doit venir punir le peuple (juif) qui manque (actuellement) de gratitude [envers Hachem]."

+ Hachem est mon salut ; j'ai confiance et je n'ai pas peur ; car Hachem ma force et mon chant (ozi vézimrat YA), c'est lui qui m'a sauvé!" (Yéchayahou 12,2)

-> Le Noam Elimélé'h (parachat Béchala'h) enseigne que "ozi vézimrat YA" implique que celui qui chante pour Hachem avec confiance attire le salut (délivrance personnelle, collective) avant même qu'il ne se manifeste dans ce monde.

A chaque génération, le fait de se souvenir de la bonté d'Hachem réveille la compassion divine.
[Sfat Emet - Béchala'h 5641 ]

Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances

+ Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances :

-> Le Alchikh haKadoch (Tzav 7,11-13) explique que le but des souffrances et des difficultés est d'inciter une personne à remercier Hachem pour tout le bien qu'Il lui accorde constamment - "pour Tes miracles qui sont avec nous chaque jour ; et pour Tes merveilles et Tes faveurs à tout moment".
La guémara (Béra'hot 54b) stipule que 4 catégories de personnes sont tenues de rendre grâce [en raison de la situation de danger qu'elles ont eu à traverser] : celles qui voyagent en mer, celles qui traversent le désert, celles qui se remettent d'une maladie et celles qui ont été libérées de prison, toutes mentionnées au chapitre 107 des Téhilim.

Le Alchikh haKadeoch, comme à son habitude, pose de nombreuses questions sur cet enseignement et explique qu'en vérité, chaque personne est tenue de rendre grâce pour chaque type de bien dont elle est bénie, et que ceux qui ne se sont jamais trouvés dans une situation de danger ou de détresse ont en fait une obligation encore plus grande de rendre grâce, car Hachem leur a épargné ces épreuves.
Après tout, celui qui est arrivé à destination sans encombre, après avoir traversé la mer ou le désert sans incident, doit davantage de gratitude à Hachem que celui qui a affronté le danger et a été sauvé, car ce dernier n'a pas bénéficié d'un avantage aussi grand que le premier.
Celui qui n'a pas affronté la pluie, le vent ou la tempête, mais qui a été guidé par Hachem dans la tranquillité, doit une gratitude infiniment plus grande, car Hachem l'a non seulement sauvé, mais aussi protégé de toute détresse.
[ex: une personne qui va avoir du mal à avoir un enfant va remercier Hachem le jour où elle en aura, mais une personne qui a rapidement un enfant doit normalement davantage remercier Hachem, mais en réalité c'est l'inverse, prenant ça pour la naturalité, normalité. ]

Cependant, lorsqu'une personne mène une vie toujours tranquille, elle ne prête pas attention aux nombreuses bontés et miracles dont elle bénéficie à chaque instant, et ne réalise pas à quel point elle devrait être reconnaissante pour chaque souffle.
Hachem lui inflige donc des épreuves, puis, lorsque le danger est passé, il Le remercie et Le loue pour le grand salut dont il a fait l'expérience. À partir de ce moment, il comprendra toute la bonté dont Hashem fait preuve à son égard en le protégeant de tout mal et en lui épargnant les malheurs, et il exprimera sa gratitude pour tout, même pour les dons qui semblent naturels.

=> Ainsi, une personne sage sera donc reconnaissante pour chaque souffle qu'elle prend (ne prenant rien pour acquis), et elle n'aura alors pas besoin d'être assaillie par des épreuves, puisque le but de la souffrance est d'amener la personne à remercier Hachem, et elle le fait déjà.
Avec cette perspective, elle remercie Hachem pour toute la bonté qu'Il lui témoigne à chaque instant de sa vie.

C'est pourquoi le chapitre 107 du Téhilim se termine par ces mots : "Quiconque est sage et gardera ces choses, contemplera les bontés de Hachem".
Après avoir détaillé (dans ce Téhilim) les expériences des quatre catégories de personnes qui sont tenues de rendre grâce, le roi David conclut en disant qu'une personne sage apprendra et se souviendra du message de ce chapitre et se prémunira contre ces problèmes en contemplant les bontés d'Hachem à tout moment.
En reconnaissant la bonté d'Hachem pendant les périodes de tranquillité, lorsqu'il n'est pas en proie à des difficultés, l'homme sage mérite toutes les formes de bonté.
Tout comme une personne qui se trouvait dans une situation désespérée ou gravement malade inviterait ses parents et amis à un repas d'action de grâce, afin de louer et de remercier pour les miracles qu'elle a vécus, une personne perspicace remerciera et louera Hachem pour la bonne vie qu'Il lui a accordée et pour l'avoir protégée/évité du danger en premier lieu. [chaque jour prenons au moins un petit moment où nous imaginons des galères qu'on pourrait avoir et qu'on n'a pas. Alors : Merci Hachem! ]

Grâce à cela, on sera alors épargné de toutes sortes d'adversités, car le but des souffrances, des sauvetages miraculeux qu'une personne vit n'est que de l'inciter à remercier Hachem pour toute la bonté dont Il fait preuve à son égard (comme un réveil, électrochoc dans le train-train quotidien).
Mais lorsqu'on s'en souvient par nous-même et qu'on contemple constamment les bontés d'Hachem, alors on n'a pas besoin de vivre des épreuves et des difficultés.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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+ Pourquoi Hillel l'Ancien était convaincu qu'aucun malheur ne frapperait sa famille :

-> Cela éclaire le récit suivant de la guémara (Béra'hot 60a) : "Hillel l'Ancien voyageait un jour lorsqu'il entendit des cris dans la ville. Il dit : "Je suis certain que cela ne vient pas de ma maison".
A son sujet, le verset dit : "Il ne craint pas les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme, confiant en Hachem" (Téhilim 112,7).
Rabbi Moché Almochnino (Téfila léMoché - cité par le Chlah haKadoch - Assara Maamarot - maamar 5) dit que Hillel avait habitué les membres de sa famille à reconnaître que tout ce que Hashem fait pour eux est pour leur bien. Ainsi, il était certain que les cris ne provenaient pas de sa maison, car les membres de sa famille n'auraient pas crié même si quelque chose d'apparemment négatif leur était arrivé, car ils auraient su que c'était pour le mieux.

Sur la base de ce que nous avons expliqué ci-dessus, nous pouvons ajouter que, comme Hillel avait inculqué à sa famille que tout est pour le bien et les avait formés à remercier Hachem pour tout, petit ou grand, aucun malheur ne pouvait les frapper, car une personne qui remercie et loue Hachem constamment, même lorsqu'aucun malheur n'est à l'horizon, n'a pas besoin de subir réellement de souffrances.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Remercier Hachem pour le bien caché révèle l’Attribut de la miséricorde

Même lorsque le Face d'Hachem nous est cachée, lorsqu'il fait sombre, lorsque des choses qui semblent néfastes nous arrivent et que l'Attribut de Rigueur sévère prévaut, grâce à la émouna, nous pouvons mériter une délivrance et révéler l'attribut de la miséricorde.
Plus nous croyons que le but de la rigueur (jugement) sévère est en réalité de la miséricorde, plus nous méritons que cette bonté nous soit réellement manifestée.

... Nous devons garder la foi que tout est pour le bien et que la miséricorde d'Hachem est simplement dissimulée dans la rigueur (apparente).
En louant Hachem même dans ces moments difficiles, nous méritons [de bénéficier de] la révélation de Sa miséricorde (en pouvant bénéficier de toutes Ses bontés, bénédictions).
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

"Chaque fois que les juifs louent Hachem, Il vient s'asseoir parmi eux, comme il est écrit : "Tu es le Saint, trônant sur les louanges d'Israël" (véata kadoch yochev téhilot Israël - Téhilim 22,4), ce qui signifie que chaque fois que les juifs prononcent des louanges, la présence Divine (la Chékhina) repose sur eux."
[Rabbi Shmouel - au nom de Rabbi 'Hanina - midrach Shir HaShirim rabba 2,2 ]

Gratitude et non se plaindre à Hachem

+ Gratitude et non se plaindre à Hachem :

-> Il ne faut jamais se plaindre de sa situation, car elle pourrait toujours être pire.
En effet, rabbi Na'hman de Breslev (Sia'h Sarfé Kodech II) dit que si quelqu'un se plaint, Hachem lui montrera ce qu'est vraiment une mauvaise chose. D'un autre côté, si on loue Hachem pour notre situation, quelle qu'elle soit, alors Hachem dit qu'Il nous montrera ce qu'est vraiment une bonne chose.
[l'idée est que plus on remercie Hachem pour ce que l'on a, plus Il nous donne d'autres occasion de le faire! ]

Quiconque ne montre pas de reconnaissance envers son ami (son prochain) finira par nier également les faveurs qu'il reçoit d'Hachem.
[midrach Tan'houma - Chémot 5]

Remercier Hachem dans ce monde, permet de continuer à Le remercier dans le monde à Venir

+ Remercier Hachem dans ce monde, permet de continuer à Le remercier dans le monde à Venir :

"Pratiquez la louange du Créateur dans ce monde, afin de continuer à Le louer éternellement dans l'autre monde!"
[Tossefta Béra'hot 6:27, tel que compris par Rachi dans Béra'hot 63a ]

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-> La guémara affirme que si les justes (tsadikim) sont vivants même après la mort, les réchaïm sont considérés comme morts même s'ils sont physiquement vivants.

-> Le midrach (Tan'houma - fin de Vézot haBéra'ha) développe cette idée :
Le racha est considéré comme mort parce qu'il voit le soleil se lever et ne récite pas la bénédiction de Yotser Ohr ; il voit le soleil se coucher et ne récite pas la bénédiction de Maariv Aravim ; il mange et boit mais ne bénit pas Hachem.
Les justes (tsadikim), en revanche, sont considérés comme vivants parce qu'ils bénissent le Créateur pour tout ce qu'ils mangent et boivent, et pour tout ce qu'ils entendent. Et pas seulement pendant leur vie ; même après leur mort, ils continuent à bénir et à remercier Hachem.