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La nécessité de remercier Hachem

+ La nécessité de remercier Hachem :

-> La guémara (Shabbath 32a) nous enseigne que si Hachem réalise un miracle pour une personne, cela diminue ses mérites dans le monde à Venir (qui est éternel).

-> Cependant, nos Sages (midrach Téhilim 18) nous rapportent que si Hachem accomplit un miracle pour une personne, et que cette personne chante une chanson de louanges à Hachem pour Le remercier du miracle, alors on pardonnera à cette personne toutes ses fautes.

De plus, reconnaître qu'un miracle provient de D., et l'apprécier, peut permettre également de restaurer les mérites perdus.
=> Par conséquent, non seulement nous ne perdons rien d'avoir bénéficié d'un miracle, mais en plus nous gagnons une expiation totale de nos fautes!

-> Le Shomer Emounim (Maamar Hachga'ha Pratit - chap.23) ajoute que si telle est la récompense pour avoir dit merci à Hachem pour un miracle évident, quelque chose qui n'est vraiment pas difficile à apprécier, alors combien plus en est-il lorsqu'une personne remercie Hachem pour un miracle caché.
Or, nous avons tous des miracles cachés qui se produisent pour nous à chaque instant.
[la naturalité est une autre appellation de la notion de miracle dissimulé (je vois, j'entends, je bouge, ...)]

Le Shomer Emounim (idem.) écrit également que si Yossef haTsadik a atteint autant de réussite, c'est uniquement parce qu'il avait toujours Hachem sur ses lèvres.

Il appelait constamment D. à l'aide, et immédiatement ensuite, il Le remerciait, reconnaissant que c'est Lui qui lui amène la réussite.
La Torah dit à propos de Yossef : "Tout ce qu'il faisait, Hachem le faisait réussir dans sa main" (Vayéchev 39,3).
Ce verset nous enseigne que nous avons tous la possibilité d'avoir la même réussite [que Yossef], pour peu que nous suivons son comportement.

-> "Car Hachem est bon, Sa bonté est éternelle" (ki tov Hachem, léolam 'hasdo - Téhilim 100,5)
Le Shomer Emounim (idem.) explique que lorsque nous proclamons que : "Hachem est bon" [et qu'Il nous aide], alors : "Sa bonté est éternelle" = nous amenons [par cela] Sa bonté sur nous et le monde entier.

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-> Notre âme ressent le plus élevé des plaisirs, lorsque nous nous focalisons sur la bonté de Hachem, et que nous Le remercions pour cela.
Et lorsque notre âme est heureuse, alors nous sommes heureux!
[rabbi Avigdor Miller]

-> Le Yessod véShorech haAvoda écrit que personnellement il remercie Hachem pour la moindre petite bonté dont il peut bénéficier chaque jour.
Le 'Hozé de Lublin dit, qu'il lui a été révélé du Ciel à quel point est appréciée par Hachem, une telle attitude.

[c'est une habitude à avoir, qui est rapide, et dont les résultats sont énormes : plus nous remercions Hachem, et plus Il nous donne des occasions nouvelles de pouvoir Le remercier!]

Les juifs sont tous liés au niveau de leur âme, et ne forment qu'une seule unité.
[Sfat Emet]

[le peuple juif est une entité unique, que seule la matière divise]

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+ Avoir de la reconnaissance envers chaque juif :

-> "Même les juifs les plus insignifiants sont remplis de mitsvot comme une grenade [l’est de graines]."
[guémara Sanhédrin 37a]

=> Nous devons avoir de la gratitude envers tout juif, car nous avons pu profiter indirectement du flux positif qu'a entraîné ses mitsvot.

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+ Aimer chaque juif, pour le mal indirect que nous lui avons infligé :

-> "Les juifs sont tous liés entre eux.
Leurs âmes sont unies, chacune contenant [en elle] une partie de toutes les autres [âmes].
C’est pourquoi : "Tous [les juifs] sont responsables les uns des autres." (guémara Sanhédrin 27b )
[En effet,] Lorsqu’un juif faute, il porte atteinte non seulement à son âme, mais également à sa partie de lui-même qui est présente au sein de tous les autres juifs."
[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora]

-> Selon la guémara (Shabbath 55a), il y a uniquement 4 personnes dans l'histoire du monde qui sont mortes sans n’avoir jamais fait de faute.
Il s'agit de : Binyamin (le fils de Yaakov), Amran (le père de Moché), Yshaï (le père du roi David) et Kilav (le fils du roi David). Selon certains, on peut y ajouter : Lévy et Yéhochoua.

=> Combien nous devons être remplis de honte face à tout juif pour lui avoir infligé indirectement les conséquences de nos fautes.
Rien que pour cela, nous devons toujours être bienveillants, au point d'en venir à aimer chacun de nos frères juifs.

[en effet, quoiqu'on puisse reprocher à autrui, cela sera toujours inférieur à la la souffrance que nous lui avons imposée à cause de notre mauvais comportement!)]

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b’h, par exemple également à ce sujet :
-> https://todahm.com/2020/07/21/14356-2
-> https://todahm.com/2015/06/24/3470-2

"Prenez l'habitude de regarder chaque jour le monde d'un œil neuf, comme si vous veniez d'y mettre le pied.
Pensez à l'infinité de trésors merveilleux dont nous jouissons ...
Le soleil qui brille, l'air, la nature, la vue, l'odorat, l'ouïe, le toucher, ...

Chaque jour, observez tout ce qui se trouve au alentour d'un regard nouveau : vous transformerez alors la monotonie en expérience enrichissante."

[Rav Nathan Tsvi Finkel - le Sabba de Slobodka]

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+ "Que notre âme (néchama) loue Hachem" (Téhilim 150,6) , que nos Sages commentent : "pour chacune des respirations (néchima) que nous avons"

-> Pour chaque bouffée d'air inspirée, nous devrions exprimer notre gratitude envers D., Qui accorde la vie. (midrach Béréchit rabba 14,11)

Nous devons remercier notre Créateur à chaque instant, parce qu’à tout moment, nous respirons et notre corps fonctionne.

-> Le rabbi Israël Friedman de Rozhin (Knesset Israël) commente :
"L'âme est constamment en train d'essayer de quitter le corps, seul D. ne lui permet pas de partir. [chaque nouvelle respiration étant ainsi un véritable miracle!]
Ainsi, l'homme renaît à chaque instant.

Cette pensée doit être une source d'inspiration lorsque vous vous sentez déprimé en priant, pensant que vous, avec tous vos défauts, êtes indigne de vous tenir devant le Tout-Puissant.
Considérez simplement que vous êtes né l'instant d'avant et que vous êtes vierge de toute faute.
En effet, vous avez des raisons d'être reconnaissant envers Hachem."

-> De plus, nos Sages enseignent que l'homme prend 18 inspirations par minute, pour rappeler que : 18 ('haï - חי), symbolise la vie.
[le besoin d'exprimer constamment notre gratitude est vital pour tout juif, de même qu'il est nécessaire de respirer pour vivre!]

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-> Le midrach (Béréchit rabba 14,9) dit qu’il faut prier D. pour chacune de nos respirations : על כל נשימה ונשימה תהלל י ה (pour chacune des respirations (néchima) que nous avons).

Le Kédouchat Levi (sur Yom Tov de Roch Hachana) explique qu’à chaque expiration, notre néchama cherche à quitter le corps pour retourner à sa Source. Mais Hachem, dans sa miséricorde, l’empêche.

Le Maguid of Mézérich écrit que lorsqu’on expire, la néchama s’attache à sa Source et lorsque l'on inspire, Hachem nous la restitue. Quelque part, nous renaissons donc à chacune de nos respirations!
Cela doit nous emplir d’un sentiment de renouveau et de ferveur.

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-> Selon Aboudraham, la guématria du mot : "modim" (nous remercions - מודים) est de 100, en allusion à l'affirmation de la guémara (Ména'hot 43b) selon laquelle un homme doit réciter au moins 100 bénédictions chaque jour.

D'ailleurs, le Téhilim : "mizmor létoda" (le Téhilim de la reconnaissance/remerciement) est le 100e chapitre des Téhilim. [Mégalé Amoukot - 239]

Le midrach (Bamidbar rabba 18,17) raconte que sous le règne du roi David, une épidémie ravagea le pays, faisant quotidiennement une centaine de victimes.
Elle ne cessa que lorsque le roi David institua l'habitude de réciter 100 bénédictions chaque jour.

=> En quoi cela était-il un antidote à ce fléau?

Le midrach (Tan'houma - fin Vézot haBéra'ha) dit : "Les réchaïm sont considérés comme morts de leur vivant déjà".
Pourquoi cela?

Le rav Avraham Feuer explique :
"Parce qu'ils sont insensibles à tous les bienfaits que Hachem prodigue à l'humanité.
Rien n'inspire à leur âme le désir de louer D., et d'un point de vue spirituel, ils sont morts.

Au contraire, les tsadikim sont constamment vivants, car ils louent et remercient D. pour chacun de Ses bienfaits.

Ainsi, en demandant de dire des bénédictions pour lutter contre l'épidémie, le roi David se conforme au texte de la Amida (modim) : "Tous les vivants te rendront grâce!""

[chaque prière étant une occasion ["imposée"] nouvelle d'exprimer notre gratitude à Son égard!]

=> Un juif est considéré comme vivant, lorsque tout devient une occasion de remercier Hachem.

-> "Le vivant, oui le vivant, voilà celui qui Te loue" (Yéchayahou 38,19)

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-> Le Daat Zékénim (paracha Ekev) écrit que si quelqu'un récite la prière de Modim (dans la Amida) comme il le faut, son mérite est équivalent à la récitation de 100 bénédictions.
On trouve une allusion à cela dans la guématria du mot "modim" (nous remercions - מודים) qui est de 100, correspondant aux 100 bénédictions que l'on doit prononcer en signe de remerciement pour chaque détail de notre vie.
[en effet, le thème sous-jacent aux bénédictions est la gratitude pour tout le bien dont Hachem nous accorde]

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-> "Aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car Hachem n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait point pour cultiver la terre" (Béréchit 2,5)
Rachi commente : Et pour quelle raison n’avait-Il pas fait pleuvoir ? Parce que "d’homme, il n’y en avait pas pour travailler la terre". Il n’y avait donc personne qui pût apprécier les bienfaits des pluies. Et lorsque l’homme est arrivé, il a reconnu que les pluies étaient nécessaires au monde. Il a prié pour elles, et elles sont tombées. C’est alors que les arbres et les végétaux se sont mis à pousser.

-> "Hachem a créé le monde pour que nous Le connaissions et que nous Le remercions de nous avoir créés".
[Ramban - fin paracha Bo]

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-> L'essence, la dénomination même du juif, a pour origine : "Yéhouda" : https://todahm.com/2018/12/09/7677

-> Le midrach (Vayikra rabba 9,7) rapporte qu'il est si important d'exprimer sa gratitude, que dans le futur tous les sacrifices deviendront inutiles à l'exception du : "korban toda" (le sacrifice de remerciement/reconnaissance), qui restera toujours en vigueur.
Il en sera de même pour les prières, qui seront toutes abolies, sauf les bénédictions de remerciements (odaa), qui seront toujours maintenues.

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-> Dans la amida, la bénédiction "modim" (nous remercions) est la seule dont l'officiant ne peut pas nous rendre quitte, indiquant par là que la nécessité de gratitude est personnelle.

De plus, cette prière est la plus longue [de la amida], témoignant de l'importance fondamentale de la reconnaissance.

D'ailleurs, les 1ers mots d'un juif à son réveil sont : "modé ani" (Je te remercie), où le verbe : "remercie" (modé) vient avant le sujet : "je" (ani).
=> C'est en exprimant notre gratitude, que nous pouvons véritablement exister. [il y a de "JE", que s'il y a au préalable : "merci!"]
A la différence de l'animal, l'humain se caractérise par sa capacité à accepter et apprécier sa relation de dépendance avec son environnement.
C'est contre nature, mais c'est vivre juif!

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-> Dans cette bénédiction (de modim), nous nous inclinons à 2 reprises devant D. : au début en disant "modim" (nous remercions), et à la fin lorsque nous disons : "barou'h" (béni [Tu es Hachem]).

La guémara (Baba Kama 16a) sanctionne sévèrement celui qui manque à cette obligation, et déclare que quiconque ne s'incline pas en récitant cette bénédiction sera puni et verra sa colonne vertébrale déformée et tordue comme celle d'un serpent.

Le Maharcha explique qu'initialement le serpent du Gan Eden se déplaçait à la verticale, et il avait une posture semblable à celle de l'homme, parfaitement droite.
C'est cela qui le rendit arrogant et présomptueux, et au lieu d'éprouver la moindre gratitude envers D., il conçut une envie et un orgueil grandissants.

Il communiqua son mécontentement à 'Hava, la convainquant que s'il lui était interdit de manger de l'arbre de la Connaissance, elle n'avait aucune raison d'éprouver de la reconnaissance envers D.

La guémara (Sota 9b), dit que pour punir le serpent de son ingratitude, Hachem lui retira la position verticale

=> Ainsi, celui qui ne se prosterne pas en récitant ce texte, agit à la manière du serpent, et mérite donc un châtiment similaire et verra sa colonne vertébrale déformée.

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-> Rabbi Nathnaï dit : "Je suis reconnaissant à ma tête, car chaque fois que j'arrive à la bénédiction "modim", elle s'incline toute seule!"
[guémara Yérouchalmi Béra'hot 2,4]

Il ne s'agit pas d'une attitude routinière, mais plutôt le fait qu'il se rend compte d'à quel point il est difficile pour l'homme de soumettre humblement à D. et d'accorder le crédit de tous ses accomplissements à Son Créateur.

=> Sa tête était constamment occupée par des réflexions sur la grandeur de Hachem, et il n'avait donc aucun effort à fournir pour s'incliner à ce moment de la prière.

[j'ai beau être une tête, en m'inclinant c'est comme si je la déposais au sol, affirmant que tout ne provient que grâce à Toi Hachem!
Notre façon de faire modim, témoigne de notre comportement au quotidien de rechercher toutes occasions pour Le remercier.

La gratitude envers D., permet d'apprécier la vie (se focalisant sur tout le positif), et c'est en ce sens que dans la répétition de modim, nous remercions Hachem de pouvoir Le remercier (modim chéana'hnou modim la'h!).
Elle donne également envie de s'investir à faire au mieux Sa volonté, à minima par reconnaissance! (s'Il me fait autant de bontés, alors Ses mitsvot sont forcément pour mon bien!)]

"Ce monde-ci n'est qu'un couloir menant au monde à venir.
Habitue-toi à rendre hommage à Hachem dans ce monde, afin d'être préparé à réciter Ses louanges dans le monde à venir"

[Rachi - guémara Béra'hot 63a]

En réalité, toute personne qui voit l'intervention Divine dans la naturalité, et remercie Hachem pour tout le bien qu'Il fait, est comblée de bontés.

Le mot : "pain" (lé'hem - לחם) est l'acronyme de : "Étends ta bonté sur ceux qui te connaissent" (Téhilim 36,11 - מְשֹׁךְ חַסְדְּךָ, לְיֹדְעֶיךָ).
La bonté est déversée sur celui qui remercie Hachem pour le pain de la terre (le lé'hem), c'est-à-dire sur celui qui reconnait tout le bien que lui fait D. même dans ce qui semble le plus normal, naturel.

['Hatam Sofer - Torat Moché (paracha Massé)]

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-> Pendant 40 ans, tous les jours (sauf Shabbath), la manne tombait pour la génération du désert.
Le 'Hatam Sofer enseigne qu'ils étaient tellement habitués à cela que c'est devenu à leurs yeux un phénomène totalement naturel. Ils pensaient que c'était la façon de fonctionner du monde, que chaque matin la manne tombait du Ciel, enveloppée dans de la rosée.
Par la suite, ils sont entrés en terre d'Israël, et ils y ont vu les résidents enterrer des graines dans le sol, qui tout d'abord pourrissaient, avant d'ensuite germer en des plantes portant de la nourriture comestible.
Ils étaient alors très perplexes et ils ont dit : "Maintenant, ceci est un miracle!"
[comment d'une minuscule bille va pouvoir en sortir des plantes, parfois grandes et portant de nombreux fruits/légumes beaux et délicieux!]

Le 'Hatam Sofer de conclure : Ils avaient raison! Cela n'était pas moins un miracle, que la chute de la manne.

['Hatam Sofer al haTorah (paracha Vaéra)]

Le Korban Toda (sacrifice de remerciement) était apporté comme moyen pour remercier Hachem après avoir vécu personnellement une délivrance miraculeuse.

Mais si quelqu'un a une vie normale : lui et sa famille sont en bonne santé, bénis en subsistance et en joie, n'en devrait-il pas moins être redevable en remerciements à Hachem pour toute la souffrance dont Il le dispense?

[Rabbi El'azar Mena'hem Mann Shach]

[ex: au lieu d'attendre des années pour avoir un enfant, tu l'as eu tout de suite! Soit on se dit c'est la nature, c'est normal ; soit on remercie encore davantage D. de ne pas nous avoir fait attendre longtemps en souffrances!

=> On doit certes remercier Hachem lorsqu'Il nous sort de galère, mais nous devons encore plus le remercier lorsque tout va bien!]

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-> "Celui qui offre son sacrifice de Chelamim à Hachem amènera son sacrifice à Hachem en Chelamim" (Tsav 7,29)

=> Ce verset semble se répéter?

En fait, on peut expliquer qu'il vient apporter une bénédiction et une sorte de promesse à l'homme. Celui qui apporte un sacrifice de Chelamim, qui vient essentiellement pour louer et remercier Hachem, recevra la bénédiction de pouvoir mériter d'apporter en d'autres occasions d'autres sacrifices de Chelamim.
Que "celui qui offre son sacrifice de Chelamim" puisse recevoir la bénédiction et "amènera" à d'autres reprises "son sacrifice à Hachem en Chelamim".
[Dvach vé'Halav]

"Je place de nombreuses photos de mes enfants et de mes petits-enfants sur les murs de ma maison. Je souhaite pouvoir constamment les observer, et me rappeler les grandes bontés que Hachem m'a accordées!"

[rabbi Moché Schwab]

"Chacun d'entre nous devrait être reconnaissant pour la lumière du soleil, mais nous ne le sommes pas tous.
La raison est que la nature humaine est telle, qu'elle est uniquement reconnaissante envers ce dont seule elle profite et pas les autres.
Si quelque chose est appréciée par tout le monde, alors nous avons tendance à ne pas l'apprécier pleinement."

[Rav Israël Salanter]

-> Quelles sont les 7 merveilles du monde? [les pyramides, la muraille de Chine, ...]
Rabbi David Hoffman rapporte la réponse d'une fille à son enseignant :
"Il y en a tellement que je n'arrive pas à décider lesquelles ... Je pense que les 7 merveilles du monde sont de pouvoir :
1°/ toucher ;
2°/ goûter ;
3°/ voir ;
4°/ entendre ;
5°/ courir ;
6°/ rigoler ;
7°/ aimer.

=> Les êtres humains ont tendance à se focaliser sur ce qui apparaît comme extraordinaire, considérant comme normal/dû tous les miracles ordinaires de la vie dont Hachem nous fait bénéficier à chaque instant.
En réalité, ce n'est pas parce qu'une chose se produit fréquemment et chez tout le monde, que sa grandeur s'en trouve amoindrie.
Nous devons garder ce pouvoir d'émerveillement même envers ce qu'il y a de plus ordinaire, et y voir plutôt un signe de l'abondance de l'amour et des bontés de Hachem à notre égard.

"Imaginez un instant comment vous vous sentirez si vous donniez par pure générosité un cadeau à quelqu'un, et qu'immédiatement après il se plaindrait de ne pas avoir reçu 2 fois plus.
Vous regretteriez certainement de lui avoir offert ce présent.

Ne pas savoir apprécier ce que Hachem nous octroie, c'est agir exactement de la même manière!"

[le Maguid de Doubno]

"Hachem est conscient d'absolument tout ce qui se passe dans ce monde, cependant Il nous permet de bouger nos membres, bien qu'ils se rebellent activement contre Lui.
[...]
Lorsqu'une personne faute, elle va créer une créature destructrice, un Accusateur (katégor).
Cet Accusateur se doit d'être nourri, et Hachem pourrait à juste titre s'exclamer : "Je ne donne pas à manger aux créatures destructrices! Vas chez celui qui t'a amené à exister, et prends ta subsistance de lui."
Cette entité nuisible descendrait alors immédiatement et prendrait la vie du fauteur, ou bien la couperait de sa source spirituelle ...

A la place de cela, Hachem donne lui-même "à manger" à ces créatures dangereuses (fruits de nos fautes), attendant que nous fassions téchouva.

[le Néfech ha'Haïm affirme que lorsque nous faisons téchouva, une lumière est générée et elle va éliminer les anges destructeurs qui proviennent des fautes sur lesquelles nous avons fait téchouva.]
[...]

C'est Hachem Lui-même qui lave nos fautes ... [et puisque] c'est Hachem qui en est personnellement impliqué, la faute [nous] est totalement retirée."

[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora]

=> Combien nous nous devons être reconnaissants envers Hachem!

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"Bien qu'une personne persiste à fauter, Hachem ne persiste pas dans Sa colère.
Il ne dit pas : "Je suis en colère contre toi. Lorsque tu changeras, Je vais changer".

[Mais plutôt,] Hachem attend avec espoir et compassion que le fauteur se repente.

Tout en patientant, Hachem cherche le meilleur moyen pour provoquer un changement [positif] chez [celui qui a fauté], se comportant à la fois avec de la tendresse et à la fois avec de la dureté, en fonction de ce qui est le plus productif, au profit d'Israël."

[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora - 5e Attribut]

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"Avec la téchouva, les anges Accusateurs sont transformés en de bons anges.
Lorsqu'une personne purifie son penchant au mal et le transforme en bien, elle se fixe alors solidement à la sainteté d'En-Haut."
[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévora - chap.4]