Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsque les juifs sont unis dans la prière adressée à Hachem, leurs prières seront assurément exaucées et trouveront un écho au Ciel.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

<--->

[d'où l'importance de prier avec une communauté (minyan), et/ou de prier en s'incluant dans tous les juifs. ]

Prière en communauté

-> La sitra a'hara (force d'impureté/mal) est comme un mur de fer qui sépare le peuple juif de la Chékhina, les empêchant de recevoir la bénédiction et l'abondance divines.
La grâce divine ne se manifeste [très fortement] lorsque le peuple juif se rassemble pour prier.
Par leurs prières [ensemble], les juifs lèvent la sitra a'hara.
Une fois leurs prières terminées, les fautes de la génération ramènent le sitra a'hara à sa place initiale.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

Les synagogues

-> Le peuple juif a été choisi par Hachem pour Le servir, se levant tôt chaque matin pour passer du temps dans les synagogues et les baté midrach (lieux d'étude), comme nous le disons dans nos prières : "Quelle chance nous avons, combien notre part est bonne, et combien notre sort est agréable ... nous avons de la chance car nous nous levons tôt", pour nous rendre aux synagogues et aux baté midrach, "et nous y restons jusque tard dans la nuit".

Celui qui aspire constamment à être à la synagogue et au beit midrach, et qui y passe son temps, mérite une part à la fois du Gan Eden inférieur et supérieur, qui sont les synagogues et les baté midrach du monde à Venir.
C'est le mesure pour mesure : dans ce monde, celui qui a vécu principalement dans les synagogues et les baté midrach ; par conséquent, il méritera de résider dans les synagogues et les baté midrach de le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,13]

Le Temple d’en-Haut fait directement face au Temple d’en bas

+ Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas :

"J'ai envoyé un ange devant toi pour te garder sur ton chemin et te conduire à l'endroit que j'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas."

-> Le rav Yéhochoua de Belz note : [Deux parachiot auparavant] Rachi (Béchala'h 15,17) écrit : Le Temple en bas est directement en face du Trône Divin en-Haut."
Alors, lequel est le bon? Le Temple en bas a-t-il été construit directement en face du Temple en-Haut, ou bien le Temple en-Haut a-t-il été construit directement en face du Temple en bas?

Le rav de Belz explique que le Temple a certainement été construit à sa place en-Haut avant la construction du Temple en bas, et lorsque les Bné Israël ont construit le Temple en bas sur le mont Moria, ils ont mérité de le construire directement en face du Temple en-Haut.
[le verset (téviémo vétitaémo béhar na'halaté'ha ... - Béchala'h 15,17), issu de la Shirat haYam, prophétise qu'Hachem les amènera sur le har haMora et qu'ils résideront en terre d'Israël, et qu'ils y construiront ensuite le Temple en bas directement en face du Temple d'en-Haut. ]

Cependant, lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre, errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière.

-> Ici, dans la paracha Michpatim, la Torah parle des temps de l'exil, c'est pourquoi Rachi écrit ici que "le Temple d'en-Haut est directement opposé au Temple d'en bas", car Hachem leur disait que même s'ils fautaient et étaient exilés de leur terre, Il déplacerait néanmoins le Temple d'en-Haut afin qu'il soit directement opposé au "Temple", qui est chaque endroit où ils prient ou ils étudient la sainte Torah dans les synagogues et les baté midrach.

-> Son fils le rav Yissa'har Dov de Belz ajoute que nous pouvons maintenant comprendre les paroles de Rachi dans Vayétzé sur la déclaration de Yaakov (Vayétsé 28,17) : "ceci est la porte du Ciel" (וזה שער השמים), où Rachi écrit : "Le Temple d'en-Haut est directement en face du Temple d'en bas".
A l'époque de Yaakov, le Temple n'était pas encore construit, et lorsqu'il n'y a pas de Temple, Hachem repose Sa Chékhina là où les tsadikim étudient la Torah et prient, comme l'écrivent nos séfarim sur le verset (Téhilim 78,60) : "vayitoch Michkan Chilo" = lorsque Hachem abandonne le Michkan et le laisse être détruit, "Ohel chikèn baAdam" = Sa tente, Sa Chékhina repose dans l'homme, à l'endroit où un tsadik prie et étudie.
A l'époque de Yaakov, Hachem a dû déplacer le Temple supérieur pour qu'il soit directement en face de l'endroit où le tsadik, Yaakov, s'était endormi, et c'est pourquoi Rachi écrit "le Temple supérieur est directement en face du Temple inférieur".

<--->

-> Cela nous permet d'expliquer nos Sages selon lequel Hachem a montré à Moché une Ménorah de feu, une pièce de monnaie de feu, et toute la forme du Michkan et du Temple, car au Ciel, ils sont tous là-bas, et Moché devait fabriquer les ustensiles exactement comme ceux du Ciel.

Cela éclaire également les louanges adressées à Aharon pour n'avoir apporté aucune modification lors de l'allumage de la Ménora, comme l'enseignent nos Sages. Cela est difficile à comprendre : pourquoi Aharon aurait-il changé? Et est-ce là la louange d'Aharon, qu'il n'ait pas changé ce qui lui avait été ordonné?
Mais selon les paroles ci-dessus, nous pouvons expliquer que la sainte Torah témoigne qu'Aharon Hacohen a allumé la Ménorah exactement comme la Ménorah supérieure, sans aucun changement entre la Ménorah en-Haut et la Ménorah dans le monde en bas.

-> De cette manière, il est également possible d'expliquer la grandeur de Bétsalel, dont la guémara (Béra'hot 55a) enseigne que les lettres hébraïques furent utilisées pour créer le Ciel et la terre. Bétsalel savait combiner les lettres utilisées lors de la Création, et c'était cette sagesse secrète qui lui permit de construire le Michkan.
Même Moché a dit de lui : "Tu étais dans l'ombre d'Hachem" (בְּצַלְאֵל se décompose en : בצל (BéTsel - à l’ombre) אל (E-l [de] D.)), lorsque Bétsalel révéla l'ordre de fabrication des ustensiles du Michkan selon l'ordre donné par Hachem, alors même si Moché lui avait donné l'ordre inverse.
Comme Bétsalel avait reçu l'ordre de construire le Michkan et qu'il devait le faire exactement comme le Temple (Beit Hamikdach) d'en-Haut, il mérita du Ciel la connaissance nécessaire pour fabriquer des ustensiles exactement identiques à ceux d'en-Haut.

<--->

-> Il incombe à chaque juif de savoir que ce n'est pas quelque chose qui était et qui n'est plus.
Non, même dans notre génération, même sans Temple, nous devons continuer cette avoda et nous souvenir que même à notre époque, Hachem, dans Sa grande miséricorde, place le Temple supérieur exactement en face des "Baté Mikdach" (synagogues) d'aujourd'hui, et il est possible à chaque individu de diriger son Temple (Beit Hamikdach) personnel, que ce soit dans l'étude de la Torah ou l'observance des mitsvot, avec sainteté et pureté, éveillant ainsi la sainteté d'en-Haut.
["Et ils construiront pour Moi un lieu saint (sanctuaire - véassou li Mikdach), et Je résiderai parmi eux" (Térouma 25,8).
Le verset ne dit pas "et j'y résiderai", "il" faisant référence au Mikdach (Sanctuaire). Il dit plutôt "et je résiderai parmi eux" (béto'ham), c'est-à-dire dans le cœur de chaque juif.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente ce verset : "En faisant une mitsva, l'homme devient porteur de la Chékhina et Hachem réside en lui ... "et je résiderai parmi eux" = en eux, et tout cela par le biais des mitsvot qu'un homme réalise. ]

-> Comme l'a dit le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) sur la Michna (Pirké Avot 2,1 - da ma lémaala mim'ha) = "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

-> La crainte et la joie de savoir que tous les mondes dépendent de ses actions, en particulier de ce qu'il fait dans les Baté Midrach (synagogues et lieux d'étude de la Torah).
Une personne sera saisie de tremblements, et d'autre part de joie et d'exultation, lorsqu'elle saura et se souviendra à quel point tous les mondes supérieurs dépendent de ses bonnes actions, et inversement de ses mauvaises actions.
Nous devons particulièrement nous en souvenir lorsque nous étudions la Torah et prions dans les synagogues et les baté midrach où la Chékhina est présente, car le Temple supérieur se trouve exactement en face d'eux, comme mentionné ci-dessus.
Et en se comportant comme il le convient dans ces lieux, on apporte la perfection à soi-même et au monde entier, qui dépend du Temple et tire sa vie de lui.

[divré Torah ci-dessus issus du rav David 'Haï Abou'hatséra]

L’importance du minyan

+ L'importance du minyan :

-> "Rabbi Yo'hanan enseigne que lorsqu'Hachem se rend dans une synagogue et n'y trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère, comme il est écrit : "Pourquoi suis-Je venu sans qu'il n'y ait aucun homme? Pourquoi ai-Je appelé sans que nul ne réponde?" (Yéchayahou 50,2) [guémara Béra'hot 6b]

-> Le Tsor ha'Haïm (Emor) explique :
Nous apprenons de ce passage de Yéchayahou que si 10 hommes se réunissent, Hachem s'associe à leurs prières. Mais bien plus encore, la guémara rapporte : "Lorsque 10 hommes prient ensemble, la Présence divine les devance en venant avant même que tous ne soient arrivés" (Béra'hot 6a).

De plus, nous pouvons expliquer d'après un autre passage : "D'où apprenons-nous que Hachem prie?
Car il est écrit : "Je les amènerai vers Ma sainte montagne et Je les réjouirai dans la Maison de Ma prière" (Yéchayahou 56,7). Il n'est pas écrit : "la maison de leurs prières" mais plutôt "la maison de Ma prière".
D'ici, nous pouvons en déduire qu'Hachem, Lui-même, prie" (Béra'hot 7a).
Ceci nous permet de saisir pourquoi Hachem s'associe aux Bné Israël afin de prier avec eux.
[...]

Parce que le Maître de l'univers est miséricordieux, comme il est écrit : "Hachem est bon pour tous, Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures" (Téhilim 145,9).
Il se rend à la synagogue afin de pouvoir déverser Son flux d'abondance à Ses enfants. Mais s'Il n'y trouve pas 10 juifs, il manquera un réceptacle pour déverser cette abondance de Miséricorde.
C'est la raison pour laquelle Il se met immédiatement en colère faute de pouvoir déverser l'abondance de bonté qu'Il a préparée à Ses enfants.

Tel est le sens de la guémara (Béra'hot 8a) : "Quelle est la signification de ce verset : "Quant à moi, ma prière est à Toi, Eternel, au moment propice" (Téhilim 69,14). Quand est donc ce moment propice? C'est lorsque vient le moment où la communauté se rassemble pour prier."

<--->

-> Selon le Arizal (chaar hakavanot 4a), la synagogue est appelé "beit haknesset" qui signifie : la "maison du rassemblement". Cela nous avertit que ce lieu a le pouvoir de rassembler [bien plus facilement] l'abondance d'Hachem sur nous.

Gravité de parler à la synagogue & terre d’Israël

+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :

-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]

<--->

-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."

<--->

-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.

-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]

<--->

-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.

Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?

Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.

De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]

-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]

=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.

[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]

<--->

+ Parler dans la synagogue :

-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.

-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.

-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.

-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.

<--->

-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."

-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]

<--->

-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).

Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "

=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.

"La synagogue est un paradis pour les tsadikim"
[séfer 'Harédim - chap.66]

La prière en minyan ne peut être réduite au silence

+ La prière en minyan ne peut être réduite au silence :

-> Nos Sages utilisent l’expression : "davar chébé'minyan afilou bé'elef lo batoul" (si quelque chose porte un nombre, il ne peut être annulé, même par un nombre mille fois plus grand).
Le séfer Divré Israël indique que cela suggère que lorsqu’on prie avec un minyan, même mille anges ne peuvent annuler nos prières [les empêchant d'atteindre le Ciel].
C’est ce que disent nos Sages (Béra'hot 8a) : "Hachem ne rejette jamais les prières du rabbim (de la communauté)".

<--->

-> Le rav Aharon de Karlin disait que la prière bétsibour (en minyan) est plus efficace que les prières du tsadik de la génération (tsadik hador).

[De nos jours,] l'élément essentiel qui permet à une personne de se purifier profondément, et l'élément essentiel de cette purification, est la prière avec une intention intérieure (kavana), pratiquée avec crainte et amour ...

Mais l'essentiel est précisément de prier en communauté (minyan). Même si les membres de la communauté prient rapidement ou longuement, il est nécessaire de renoncer à ses propres considérations afin d'atteindre des niveaux spirituels très élevés [par le mérite du minyan].
[Maor Vachéméch - Vaét'hanan 4,29]

De nos jours, la Chékhina réside fortement dans les synagogues et les maisons d'étude de la Torah, et ce sont les endroits où le peuple juif peut [facilement] se connecter avec Hachem.
[Maharal - Gour Aryé - parachat Balak]