Parfois, nous avons l’impression de nous noyer dans un océan de tâches et de responsabilités dont nous devons nous occuper. Il semble que nous soyons esclaves des obligations liées au fait de gagner notre vie, d’élever une famille et de faire face à toutes les luttes physiques, émotionnelles et spirituelles de ce monde.
Dans ces moments-là, nous devrions faire ce que les juifs ont fait en Égypte : prendre une grande inspiration et soupirer devant Hachem ou L’invoquer du fond de notre cœur.
Même si nous n’avons pas de mots à dire, ces soupirs et ces cris éveillent la compassion de Hachem pour nous sortir de notre état d’exil.
En fait, le simple fait de soupirer et d’invoquer Hachem nous fait immédiatement nous sentir beaucoup mieux, car ce faisant, nous remettons tous nos fardeaux entre Ses mains.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 6 ]
Catégorie : La prière
L’importance du minyan
+ L'importance du minyan :
-> "Rabbi Yo'hanan enseigne que lorsqu'Hachem se rend dans une synagogue et n'y trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère, comme il est écrit : "Pourquoi suis-Je venu sans qu'il n'y ait aucun homme? Pourquoi ai-Je appelé sans que nul ne réponde?" (Yéchayahou 50,2) [guémara Béra'hot 6b]
-> Le Tsor ha'Haïm (Emor) explique :
Nous apprenons de ce passage de Yéchayahou que si 10 hommes se réunissent, Hachem s'associe à leurs prières. Mais bien plus encore, la guémara rapporte : "Lorsque 10 hommes prient ensemble, la Présence divine les devance en venant avant même que tous ne soient arrivés" (Béra'hot 6a).
De plus, nous pouvons expliquer d'après un autre passage : "D'où apprenons-nous que Hachem prie?
Car il est écrit : "Je les amènerai vers Ma sainte montagne et Je les réjouirai dans la Maison de Ma prière" (Yéchayahou 56,7). Il n'est pas écrit : "la maison de leurs prières" mais plutôt "la maison de Ma prière".
D'ici, nous pouvons en déduire qu'Hachem, Lui-même, prie" (Béra'hot 7a).
Ceci nous permet de saisir pourquoi Hachem s'associe aux Bné Israël afin de prier avec eux.
[...]
Parce que le Maître de l'univers est miséricordieux, comme il est écrit : "Hachem est bon pour tous, Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures" (Téhilim 145,9).
Il se rend à la synagogue afin de pouvoir déverser Son flux d'abondance à Ses enfants. Mais s'Il n'y trouve pas 10 juifs, il manquera un réceptacle pour déverser cette abondance de Miséricorde.
C'est la raison pour laquelle Il se met immédiatement en colère faute de pouvoir déverser l'abondance de bonté qu'Il a préparée à Ses enfants.
Tel est le sens de la guémara (Béra'hot 8a) : "Quelle est la signification de ce verset : "Quant à moi, ma prière est à Toi, Eternel, au moment propice" (Téhilim 69,14). Quand est donc ce moment propice? C'est lorsque vient le moment où la communauté se rassemble pour prier."
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-> Selon le Arizal (chaar hakavanot 4a), la synagogue est appelé "beit haknesset" qui signifie : la "maison du rassemblement". Cela nous avertit que ce lieu a le pouvoir de rassembler [bien plus facilement] l'abondance d'Hachem sur nous.
La birkat Cohanim
-> Les bienfaits que nous recevons des bénédictions des Cohanim sont infinis.
Comme mentionné dans le Zohar (Vol.III, 147b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 41b), lorsque les Cohanim récitent ces bénédictions, tous les mondes supérieurs sont pleinement rectifiés du début à la fin, et la bénédiction descend du plus haut de tous les mondes jusqu’au plus bas d’entre eux.
Comme nous le savons, le Kéter est la plus haute de toutes les Sefirot, tandis que le Malkhout est la plus basse d’entre elles.
Grâce aux bénédictions des Cohanim, la bénédiction descend de la source de toutes les bénédictions, qui est le Kéter, la Séfirah la plus élevée, jusqu’à atteindre la fin de toutes les Séfirot, qui est la Malkhout.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,23-27]
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[les séfirot sont : kéter, 'hokhma, bina, gédoula ['hessed], guévoura, tiféret, nétsa'h, hod, yessod, malkhout. ]
Le Shéma avant de dormir
+ Le Shéma avant de dormir :
-> Selon le Zohar (Vol.III, 211b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 56b), toutes les forces spirituelles nuisibles (forces du mal) sont créées à partir des gouttes de semence gaspillées par l’homme.
Lorsqu’un homme se repent et récite le Shéma avant de se coucher, ces forces spirituelles nuisibles sont anéanties par "l'épée" que constitue la récitation du Shéma.
A ce sujet, le roi David dit : "Les louanges de D. sont dans leur gorge, et une épée à double tranchant est dans leur main" (Téhilim 149,6) : réciter le Shéma (avant de dormir) est comparable à manier une épée à double tranchant, et des myriades de ces forces spirituelles nuisibles sont tuées chaque nuit.
C’est pourquoi le verset "une épée à double tranchant est dans leur main" est suivi de "pour se venger parmi les nations", faisant référence à ces forces spirituelles nuisibles qui ont été créées à partir de ces gouttes de semence gaspillée.
Le roi David dit également : "Mille tomberont à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim 91,7).
Ces forces spirituelles nuisibles sont l’ennemi juré de l’homme, et elles cherchent à le tuer. C’est peut-être ce à quoi fait allusion la michna : "Les ennemis de l’homme sont les membres de sa maisonnée" (Sotah 49b).
En d’autres termes, les personnes qui se sont éloignées de sa maison, ces gouttes de semence gaspillée qui ont émergé de son corps et se sont transformées en ces forces spirituelles nuisibles, sont son ennemi juré.
Cependant, par la téchouva et la récitation du Shéma avant de se coucher, une personne en tue une partie chaque nuit et celles-ci sont renvoyées dans un lieu de sainteté.
C’est peut-être à cela que le roi Shlomo faisait référence lorsqu’il dit : "Quand Hahem favorise les voies d’un homme, même ses ennemis feront la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[...]
"Écoute, Israël : Hachem est notre D., Hachem est Un" (Vaét'hanan 64,4).
Selon le Zohar (Vol.III, 236b) : les dernières lettres de שמע (shéma - écoute) et de אחד (é'had - un) forment le mot עד (éd - témoin), et les lettres restantes de ces deux mots forment אשמח (ésma'h - je me réjouirai).
Lorsqu’une personne récite le Shéma comme il le faut, elle se réjouit avec Hachem.
Nous pouvons ajouter : si une personne récite le Shéma avant de se coucher, elle peut se réjouir grandement d’avoir tué l’ennemi qui souhaite lui nuire. Il n’y a pas de plus grande joie que la vengeance contre l’ennemi, comme le dit le verset : "Quand les réchaïm sont détruits, il y a des chants" (Michlé 11,10).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]
Prière de Min’ha
+ Prière de Min'ha :
-> Le Arizal (chaar HaKavanot - Téfilat Min'ha - drouch 2) écrit qu’il existe 310 mondes que Hachem est destiné à donner aux justes. Ils sont tous gravés sous le Trône Saint, 207 à droite et 103 à gauche. Ceux de droite sont des mondes de Miséricorde, et ceux de gauche sont des mondes de Jugement (Rigueur).
Ceux de gauche s’éveillent au moment de Min'ha ; c’est pourquoi le mot : מנחה (min'ha) a la valeur numérique de 103, faisant allusion aux 103 [mondes de] Jugements qui s’éveillent à ce moment-là.
C’est pourquoi, pour faire taire ces Jugements, nos Sages nous mettent en garde : "Une personne doit toujours veiller à prier Min'ha comme il le faut" (Béra'hot 6b).
Si une personne est attentive à Min'ha, elle méritera 310 mondes : les 207 du côté droit (Bonté) et les 103 du côté gauche (Jugement).
Le mot מנחה (minchah) s’écrit en pleinement comme suit : מ"ם נו"ן חי"ת ת"י. Les lettres ajoutées : י י"ת ו"ן ם, plus 4 (un pour chaque mot - règle du kollel), a une valeur numérique totale de 520, la même que שכר (cha'har - récompense).
Si une personne est attentive aux prières de Min'ha, elle peut briser le pouvoir de la sitra a'hara (force du mal), qui règne l’après-midi. [en effet, à ce moment-là, le pouvoir de la Rigueur se renforce, ce qui donne plus de pouvoir à la sitra a'hara. ]
[...]
Une personne qui est attentive à la prière de Min'ha accomplit de grandes choses dans ce monde, car elle brise le pouvoir de la sitra a'hara, dont le pouvoir se situe principalement l’après-midi.
En priant Min'ha avec grand soin, on jouira de la tranquillité dans le monde à Venir.
Min'ha (מנחה) peut également se lire מנחה (ménou'ha - tranquillité) ; en récompense de Min'ha, il se verra accorder la tranquillité.
... Pendant le moment (où l'on peut faire) Min'ha, [le monde] est rempli de Rigeurs. Si une personne récite les prières de Min'ha avec soin, elle adoucit ces Rigueurs [du Ciel], les rendant plus agréables.
Par conséquent, elle reçoit de même douceur et agrément dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,14-15]
Gravité de parler à la synagogue & terre d’Israël
+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :
-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]
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-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."
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-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.
-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]
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-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.
Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?
Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.
De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]
-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]
=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.
[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]
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+ Parler dans la synagogue :
-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.
-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.
-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.
-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.
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-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."
-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]
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-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).
Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "
=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.
"En ces jours-là ... les Bné Israël gémissait sous le poids du travail et criait, et leurs cris parvinrent à D., du sein de l'esclavage" (Chémot 2,23).
-> Le Ramban (Bo 12,40) écrit : "L'exil (en Egypte) aurait dû durer plus longtemps, mais ils ont crié et prié à maintes reprises."
=> Cela a été valable pour les juifs en Egypte qui étaient au 49e niveau d'impureté. Ainsi, la prière de tout juif permet de rapprocher la guéoula!
"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).
Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).
La prière
+ La prière :
-> La prière est plus importante que les bonnes actions, car personne n'a accompli plus de bonnes actions que Moché notre maître, et pourtant, il n'a été exaucé que grâce à sa prière.
La prière est même plus grande que les korbanot.
[guémara Béra'hot 32b]
-> Dans notre génération, où nous n'avons ni roi, ni prophète, ni Cohen, ni Ourim véToumim, tout ce que nous avons, c'est la prière.
[midrach Vayikra rabba 30,3 ]
-> Il faut être prudent avec la prière, car rien n'est aussi bon qu'elle.
Elle est plus grande que les korbanot, et même si quelqu'un n'est pas digne d'obtenir une réponse à ses prières [qui demandent à Hachem] de lui faire du bien, puisqu'elle prie et multiplie les supplications, Je (Hachem) lui ferai du bien.
[midrach Tan'houma Vayéra 1 ]
-> Hachem dit : "Quiconque se livre à l’étude de la Torah, aux actes de bonté, et prie avec la communauté (minyan), Je lui attribue le mérite comme s'il M’avait délivré, Moi et Mes enfants, de parmi les nations du monde.
[guémara Béra'hot 8a ]
-> Rabbi Yéhouda dit : Le cri est si puissant qu'il peut déchirer un décret maléfique qui a été prononcé contre quelqu'un pour toute sa vie. Comme il est écrit : "Et ils ont crié vers Hachem dans leur douleur, et de leur détresse, Il les a délivrés" (Téhilim 107,28).
[Zohar II,20a ]
-> Même si une épée tranchante est posé sur le cou d'une personne, il ne faut pas s'abstenir de prier pour obtenir miséricorde.
[guémara Béra'hot 10a ]
-> La guémara (Kidouchin 29b) rapporte le récit dans lequelle Rav Acha bar Yaakov devait arriver au beit midrach où Abayé était roch yéchiva. Il y avait un démon dans le beit midrach, et Abayé ordonna que personne n'offre de logement à Rav Acha bar Yaakov afin qu'il soit obligé de dormir dans le beit midrach, et peut-être que grâce à son mérite, le démon serait tué.
Le Maharcha était troublé par cela, car selon la guémara (Shabbat 32a), une personne ne doit jamais se mettre en danger et compter sur un miracle pour la sauver, et si un miracle se produit, cela diminue les mérites de la personne. Comment Abayé a-t-il pu mettre Rav Acha bar Yaakov en danger et compter sur un miracle pour repousser le démon?
Le Maharcha répond qu'il est interdit de se mettre en danger et de compter sur un miracle sans prier, mais que si l'on prie, le fait que ses prières soient exaucées ne relève pas de la catégorie des miracles.
Le Maharcha nous montre ainsi le pouvoir garanti de la prière, même face à un danger imminent.
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-> Hachem semble distant, mais personne n'est plus proche de Lui.
Une personne entre dans la synagogue et prie à voix basse, et Hachem écoute ses prières. Comme une personne qui chuchote à l'oreille de son ami, et son ami l'écoute.
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]
-> Rabbi Aivou (איבו ) dit : "Lorsque tu te lèves pour prier, ton cœur doit se réjouir, car tu sers le D. Suprême."
[midrach Shocher Tov 100 ]
-> Rabbi Youdan dit en son nom propre : L'homme a un protecteur. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il ne s'adresse pas immédiatement à son protecteur. Il se présente plutôt à la porte du protecteur et appelle son serviteur ou un membre de sa famille. Cette personne dira : "Untel se tient à la porte de votre cour".
Peut-être que [le protecteur] vous laissera entrer, peut-être qu'il vous laissera là.
Cependant, Hachem n'est pas comme cela. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il n'appelle pas [les anges] Michaël ou Gavriel, mais il M'appelle (à l'aide de tout son coeur), et Je lui réponds immédiatement.
[Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]
-> "Et Hachem passa devant lui [Moché] et proclama" (Ki Tissa 34,6).
Rabbi Yo'hanan dit : Si cela n'était pas écrit explicitement, il serait impossible de le dire. Cela enseigne que Hachem s'est enveloppé dans un talith comme celui qui dirige la prière et a montré à Moché l'ordre de la prière.
Il a dit à Moché : "Chaque fois qu'Israël faute, accomplis devant Moi cet ordre, et Je leur pardonnerai".
[Roch Hachana 17b ]
[ la compréhension simple du mot "accomplir" consiste simplement à réciter la prière. Cependant, Rabbénou Bé'hayé précise qu'il faut comprendre le sens de ce que l'on récite et le faire avec intention (kavana) [en y mettant son cœur].
Le Réchit 'Hokhma prend "accomplir" au sens littéral : on ne peut pas se contenter de réciter la prière, mais on doit aussi suivre activement les voies de Hachem.]
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-> Ces moments [de prière] devraient constituer le cœur et le fruit de notre temps, et le reste de notre temps devrait être comme des chemins qui mènent à ce moment.
On devrait aspirer à ce que ce moment approche, car pendant celui-ci, on est comparable aux êtres spirituels et on s'éloigne des créatures animales.
Le fruit de nos jours et de nos nuits devrait être ces 3 moments de prière ; et le fruit de notre semaine devrait être le jour du Shabbat, car il est établi pour l'attachement à la divinité et devrait être accompli dans la joie et non dans la soumission. Cet ordre pour l'âme devrait être comme l'ordre de la subsistance pour le corps.
Une personne prie pour son âme et mange pour son corps. Les bénédictions d'une prière durent jusqu'à la prochaine prière, tout comme un repas nourrit le corps pendant la journée jusqu'à ce qu'une personne mange à nouveau le soir.
Dans la mesure où l'âme est éloignée du moment de la prière, elle s'assombrit en rencontrant les affaires de ce monde.
[Kouzari 3,5 ]
-> Il me semble que, même selon le Ramban, son intention n'est pas d'affirmer que la mitsva de la prière est une obligation rabbinique et qu'il n'existe aucune obligation de la Troah ; ce serait illogique. Elle n'est tout simplement pas comptabilisée parmi les 613 mitsvot.
Comment serait-il possible de suggérer que nous ne sommes pas obligés de prier notre Père qui est aux cieux? La Avoda (la prière) est l'un des trois piliers du monde!
De plus, il me semble que le Ramban ne compte pas la prière parmi les 613 mitsvot parce qu'elle est trop noble. La prière, c'est comme se tenir devant le Roi et lui parler face à face ...
En réalité, elle englobe toutes les mitsvot, comme une colonne vertébrale qui soutient tout le corps d'une personne. Elle n'est incluse ni dans les 248 organes ni dans les 365 tendons/nerfs, car elle n'est pas un membre spécifique, mais un membre qui englobe tout.
De même, la prière n'est pas comptée parmi les mitsvot spécifiques, car elle est une question qui englobe tout.
[Aroukh HaChoulchan - Orach Haim 89 ]
[ "Le monde repose sur trois choses : la Torah, le service (avoda) et les actes de bonté" (Pirké Avot 1,2).
Rabbénou Yona explique que avoda fait référence au service sacrificiel original dans le Temple, qui a maintenant été remplacé par la prière. ]
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-> Le principal plaisir d'Hachem est lorsque les juifs prient devant Lui.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot ]
-> Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'accorde du bien à Israël (aux juifs) que grâce au mérite de la prière.
[Rokéa'h - partie 22, p.387 ]
-> De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]
-> Il est dit au nom du rav 'Haïm Vital que dans les générations précédentes des érudits de la guémara, leur étude de la Torah était la principale forme de service Divin.
Aujourd'hui, dans la période précédant le machia'h (ikvéta déMéchi'ha), le service (avoda) principal est par la prière.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - Pirké Pesicha ]
[le rav Pinkous souligne cela en comparant avec Roch Hachana. Bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, la mitsva de ce jour est de sonner le shofar, et celui qui ne le fait pas n'a pas rempli son obligation. De même, de nos jours, bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, notre forme principale d'avodat Hachem doit être par la prière. ]
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-> J'ai entendu, au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa, un conseil destiné à tout juif afin qu'il soit constamment connecté au service d'Hachem et ne manque jamais de rien : habituez-vous à prier et à demander à Hachem tout ce dont vous avez besoin, petit ou grand.
Ne pensez pas que cela ne peut être accompli qu'à travers la méditation, en revêtant le talit et les téfilin.
Où que vous soyez, même au marché ...
Implorez Hachem et Il exaucera certainement votre demande.
[Beit Yaakov - parachat Vayétsé ]
-> Quiconque croit en la Providence divine du Créateur sait que la subsistance d'une personne pendant notre exil (galout) vient en récompense de la prière, qui remplace le Mizbéa'h (Autel) qui soutenait Israël, comme le disent nos Sages (Kétoubot 10b) : Mizbéa'h (מזבח) est une conjonction des mots "bouger" (mézia'h - מזיח) et "soutenir" (mézin - מזין).
[ Haflaah 67b - בגמרא ר' אבא ]
-> Il y a des gens qui ne méritent pas que leurs prières soient acceptées, sauf par de fortes supplications et des larmes régulières.
Même s'il n'a pas de mérites ni de bonnes actions, Hachem accepte ses prières et exauce ses désirs.
[séfer 'Hassidim 130 ]
-> Le Maor Vachémech (parachat Chémot) cite le Zohar qui dit que parfois les prières n'atteignent pas Hachem à cause des forces Accusatrices. Pour remédier à cette situation, il est recommandé de crier du plus profond de son cœur avec un son mais sans paroles.
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-> Lorsque l'homme a été créé, il est écrit : "Et l'homme devint une âme vivante (néfech 'haya)" (Bérechit 2,7). Le Targoum Onkelos interprète cela comme "une âme qui parle", et le Zohar (III,301a) développe cette idée pour signifier une âme qui parle avec les mots de la Torah et de la prière ...
Cela implique que l'existence d'une personne consiste à rechercher constamment son Créateur.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - bitsour 2 ]
-> Dans les bénédictions d'Its'hak à Yaakov, il dit : "Je te donnerai la rosée du ciel et la graisse de la terre" (Toldot 27,28). Rashi cite le Midrach (Bérechit rabba 66,3) qui précise : "Qu'Il donne et donne encore et encore".
Tandis que la bénédiction d'Its'hak à Essav est : "Voici, la graisse de la terre sera ta demeure, et la rosée du ciel au-dessus" (Toldot 27,39).
Le Sfat Emet explique que Hachem s'abstient de nous donner tout d'un coup, car Il désire entendre nos prières, c'est pourquoi Il donne et donne encore et encore.
Cependant, Essav reçoit immédiatement tout ce dont il a besoin pour vivre, car Hachem ne se soucie pas de ses prières.
-> C'est pour la même raison que Hachem a empêché la pluie de tomber au début de la Création (voir Rachi - Bérechit 2,5), que nos Imahot (Matriarches) étaient toutes stériles (voir Yébamot 64a) et que le manne tombait quotidiennement plutôt qu'une fois par an (voir Yoma 76a).
Il est dit au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa que c'est également la raison pour laquelle nous prions chaque jour pour notre subsistance dans la Amida, même si "toute la subsistance d'une personne est déterminée entre Roch Hachana et Yom Kippour" (Bétsa 16a).
Hachem pourrait s'abstenir de nous accorder cette abondance parce qu'Il souhaite entendre nos prières quotidiennement.
Tous les mondes, des royaumes spirituels les plus élevés à l'existence terrestre la plus basse, sont soutenus par la prière, car aujourd'hui, la prière remplace les sacrifices [korbanot] (Béra'hot 26b) ...
Ce sont les prières qui illuminent les mondes Supérieurs, ce qui produit à son tour une grande abondance qui se répand sur tous les mondes, y compris le monde le plus bas, la terre, comme le dit le verset : "pour briller sur la terre" (léa'ir kol aarets - Béréchit 1,17).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,14-16]