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Réciter le kadich

+++ Réciter le kadich :

+ Une prière pour que la Gloire du Nom d'Hachem soit restaurée :

-> Les Anché Knesset Haguédola (Sages de la Grande Assemblée) ont institué la prière du Kadich après la destruction du Temple.
A la suite de la destruction du Temple, de la désolation de la terre d'Israël et de l'exil du peuple juif, le nom d'Hachem a été profané. Dans la prière du Kadich, nous prions pour que Son nom soit à nouveau exalté.
Le Kadich a été formulé sur la base du verset : "Je deviendrai alors grand et sanctifié, et je serai connu aux yeux de nombreuses nations, et elles réaliseront que je suis Hachem" (Yé'hezkel 38,23).
Ce verset fait référence à la guerre de Gog et Magog, lorsque le nom d'Hachem deviendra grand, comme le dit le verset : "En ce jour-là, Hachem sera [reconnu comme] le Seul [D.], et Son Nom sera [connu de tous comme] le Seul [D.] " (Zé'haria 14,9).
[Tour 56]

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+ L'accomplissement d'une mitsva :

-> Le 'Hatam Sofer (Chéélot ouTéchouvot 'Hochen Michpat 167) écrit que, en récitant le Kaddish, nous accomplissons la mitsva de sanctifier le nom d'Hachem : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël" (Emor 22,32).

De même, le 'Hafets 'Haïm (séfer Pessa'h haBayit - maamar Eit Laasot) écrit que, selon le Zohar, en récitant le Kadich ou la Kédoucha, nous accomplissons la mitsva de : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël".

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+ Il est récité en araméen :

-> Certains disent que le Kadich est récité en araméen, langue que les anges ne comprennent pas, afin que ceux-ci ne soient pas jaloux que nous puissions glorifier Hachem avec ces magnifiques louanges, qui rappellent à Hachem la destruction du Temple et l'exil d'Israël parmi les nations du monde, et l'incitent à apporter la rédemption (guéoula).
C'est pourquoi Amen yéhé chémé raba est formulé en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas.
[Lévouch - Ora'h 'Haïm 56]

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+ Comportement pendant le kadich :

-> Lorsque l'on répond au kadich, il faut avoir la kavana, et y répondre à haute voix.
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 56,1]

-> Il faut s'assurer d'entendre le Kadich du chalia'h tsibour (officiant), lorsqu'il dit Amen yéhé chémé raba, il doit être conscient de ce à quoi il répond, et lorsqu'il dit amen après de amiran bé'alma, il doit savoir à quoi il répond. Il faut bien sûr veiller à ne pas parler pendant le Kadich ou la Kédoucha.
Le Beit Yossef rapporte que Rabbi 'Hama bar 'Hanina a rencontré Eliyahou Hanavi, qui voyageait avec des chameaux chargés de bagages. Il a demandé à Eliyahou : "Que transportent ces chameaux?" et Eliyahou a répondu : "La colère et la fureur pour celui qui parle entre une Kédoucha et la suivante, entre Kadoch et Barou'h, entre yéhé chémé raba et yitbara'h, et au milieu de toute bénédiction". [Ora'h 'Haïm 125 ]
[Michna Broura 56,1 ]

-> Cette Michna Broura cite également l'histoire suivante tirée du Séfer 'Hassidim.
Un 'hassid vit un autre 'hassid dont le visage était devenu vert. Il lui demanda : "Pourquoi ton visage est-il devenu vert?" Il répondit : "Parce que je parlais pendant que le chalia'h tsibour disait Vayé'houlou, Birkat Magen Avot (les prières dites après la Amida de Maariv le Shabbat) et Yitgadal".

Elle cite une autre histoire à propos d'un talmid 'hakham qui est apparu à son disciple dans un rêve ; le disciple a remarqué qu'il avait une tache sur le front. Le disciple a demandé au talmid 'hakham pourquoi il avait cette tache, et celui-ci a répondu qu'il n'avait pas fait suffisamment attention à ne pas parler pendant que le 'hazan récitait le Kadich.

-> Il est même interdit de réfléchir à la Torah lorsque le 'hazan récite le Kadich, car il faut se concentrer intensément sur le Kaddish.
[Michna Broura 56,1 ]

-> Le Réchit 'Hokhma (chaar Hayira 15,6) dit que lorsque nous nous levons pour dire que le nom d'Hachem est béni, dans Amen yéhé chémé raba et Baré'hou, nous montrons notre honneur et notre révérence envers Hachem.

-> Il faut courir pour entendre le Kadich, car c'est une louange si magnifique et si impressionnante qu'elle incite Hachem, pour ainsi dire, à regretter que nous soyons en exil.
Entendre (et répondre au) Kadich est une mitsvah si importante qu'elle conduit au pardon de nos fautes.
[Kitsour Chla - 'Houlin - Inyané Téfila ]

La grandeur de répondre Amen

+ La grandeur de répondre Amen :

-> "Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que la réponse amen par le peuple juif."
[midrach Dévarim rabba 7,1]

-> Le Pélé Yoetz (Eré'h Aniya) écrit :
"Si les gens ... savaient seulement la grande récompense qui attend ceux qui disent amen et Amen yéhé Shmé rabba, Baré'hou et la Kédoucha, ils courraient pour écouter afin de répondre, aussi rapidement qu'un messager qui court à travers les collines pour transmettre des messages.
Ils se réjouiraient d'un seul amen "comme celui qui trouve un grand butin" (Téhilim 119,162)."

-> De même, le Kaf Ha'haïm écrit que les gens devraient s'efforcer de répondre à tous les Kadichim et amen de la même manière qu'ils essaient de gagner de l'argent.

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein (Téfilat 'Hana - intro), le machguia'h de la yéchivat Mir, disait qu'il vaudrait la peine d'être amené dans ce monde et d'endurer les souffrances d'Iyov pendant 70 ans, si l'on ne répondait qu'une seule fois "amen" dans sa vie.

-> Il faut enseigner à ses jeunes enfants comment répondre amen ; dès qu'il aura répondu amen, l'enfant sera assuré d'avoir une place dans Olam Haba (monde à Venir).
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm - Rama 124:8 ]

-> Répondre amen a un pouvoir extraordinaire. Le Yérouchalmi (Shévi'it 4,8) dit que les jeunes enfants méritent la résurrection des morts dès qu'ils savent répondre amen à la synagogue.
C'est pourquoi nous devons veiller à enseigner à nos jeunes enfants à répondre amen.
[Min'hat Eliyahou 31 - Pourim]

-> Amen = une base de notre émouna :
"Lorsque l'on répond amen, il faut garder à l'esprit que dire amen est fondamental pour la émouna, comme l'ont commenté les Sages à propos du verset "Ouvrez les portes et entrez dans la nation juste (goï tsadik) qui garde la foi (chomer émounim)" (Yéchayahou 26,2).
Nos Sages (Sanhédrin 110b) disent que les mots "chomer émounim" peuvent également être lus "chéomar amèn" en référence au fait de répondre 'amen', car la émouna dépend [des fois] où nous répondons amen."
[Mégalé Amoukot - Haazinou]

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-> Réch Lakich dit : "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."
[Shabbath 119b]

-> Le Maharcha commente que le Gan Eden a de nombreuses portes, l'une à l'intérieur de l'autre. Comme le disent nos Sages (Shababth 152a) : "Chaque tsadik a son propre domaine, qui lui est donné en fonction du respect qu'il mérite."
Pourtant, quand quelqu'un répond amen de toutes ses forces, les portes de toutes les pièces s'ouvrent devant lui.

-> Sur cette guémara, le Maharal de Prague (séfer Gévourot Ari) explique que lorsqu'on exprime sa foi (émouna) inébranlable en récitant "Amen" de toutes ses forces, on peut se connecter à Hachem, car seul celui qui croit véritablement en Lui peut se connecter à Lui. Une telle personne est digne que les portes du Gan Eden lui soient ouvertes.
Le Gan Eden représente les racines profondes du "jardin" (gan) d'Hachem, et celui dont la foi est solidement enracinée est digne d'y entrer.

-> Selon Rabbénou Bé'hayé (Béaaloté'ha 14,31) :
"Le mot : אמן vient de : émouna (אמונה) ...
Lorsque quelqu'un répond amen, il ouvre des flux de bontés, d'une façon similaire à une fontaine qui donne de l'eau à ceux qui en ont besoin ...
De même qu'il a ouvert la bonté [sur lui et surle monde], de même les Portes du Gan Eden seront ouvertes pour lui, mesure pour mesure."

-> Rabbénou Yérou'ham de Mir (Daat Torah - Vayétsé) fait remarquer que cet outil si puissant nous permettant de forcer les portes du gan Eden, repose sur le pouvoir de la émouna.
La sagesse, la compréhension, loin d’être à même de nous procurer ce levier, doit faire l’objet d’un renoncement de notre part. En effet, dire Amen, c’est croire sans savoir!

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-> "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."

-> "Les portes du gan Eden s'ouvriront devant lui" indique que les portes de la repentance (téchouva) s'ouvriront devant lui, il aura l'opportunité de se repentir, ramenant ainsi lui-même et le monde à leur connexion appropriée avec Hachem, ce qui est l'objectif principal de la avodat Hachem. Ainsi, il méritera d'entrer dans le gan Eden.
[Zohar - Vayélé'h 285a]

-> Ce Zohar explique en détail les effets de la prononciation du "amen" dans notre monde terrestre.
Lorsqu'on répond "amen", on fait jaillir la bénédiction des mondes supérieurs, et la bénédiction s'étend et se répand dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.
Une proclamation est faite : "Buvez de la nourriture nourricière des bénédictions que tel ou tel, serviteur du Saint Roi, a apportées dans ce monde".
Le Zohar poursuit en disant que lorsque les juifs d'en bas prennent soin de répondre "amen" et d'avoir la kavana appropriée, de nombreuses portes de bénédiction s'ouvrent en-Haut et une bonté abondante et une grande joie sont présentes dans tous les mondes.

-> Ce Zohar poursuit : quelle récompense est donnée à Israël (aux juifs), qui a causé tout cela? Leur récompense est à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.
Dans ce monde, lorsque leurs ennemis leur causent des souffrances, et qu'Israël prie son Maître (Hachem), une voix proclame à travers les mondes : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi ; ne lisez pas ce mot, émounim, mais plutôt aménim, ils prennent soin de dire amen correctement".
"Ouvrez les portes" ; tout comme Israël a ouvert les portes de la bénédiction [en disant amen], de même, Toi, Hachem, Tu devrais ouvrir les portes pour accepter leurs prières et les protéger de leurs adversaires.

-> Le Zohar conclut : "Telle est leur récompense dans ce monde. Quelle est leur récompense dans Olam Haba (monde à Venir)?
Une personne qui est chomer aménim, qui "attend pour répondre amen", qui observe la bénédiction du mévaré'h (celui qui dit une bénédiction à haute voix) et attend pour dire amen comme il se doit [jusqu'à ce que la bénédiction soit prononcée dans son intégralité], lorsqu'elle quitte ce monde, son âme s'élève, et ils proclament : "Ouvrez les portes devant [cette âme], tout comme elle a ouvert les portes [de la bénédiction] chaque jour, en veillant à répondre amen avec soin.
Si cette personne sanctifie le nom d'Hachem en répondant amen correctement avec kavana (intention), elle s'élève d'un plan spirituel à l'autre, trouvant du plaisir dans le monde céleste, qui est nourri par un flux constant de bonté.
C'est le sens de "émounim, les fidèles, Hachem protège (veuille sur eux)" (émounim notsèr Hachem - Téhilim 31,24)."

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-> Rabbi Yéhouda dit : "Quiconque répond amen dans ce monde méritera de répondre amen dans Olam Haba (monde à Venir) ...
comme le dit le verset : "La source de la bénédiction est Hachem, le D. d'Israël, de ce monde au monde [à venir], amen et amen" (Téhilim 41,14)= amen dans ce monde, amen dans le monde à Venir."

-> "Quiconque répond amen, ses jours et ses années seront prolongés."
[Béra'hot 47a]
Rabbi Chlomo Bloch, élève du ‘Hafets ‘Haïm, d’expliquer qu’on permet à cet homme de mettre ses jours à profit 2 fois plus que les autres gens.

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-> Le verset dit : "J'honorerai ceux qui M'honorent, et ceux qui Me méprisent seront déshonorés" (Shmouël I 2,30).
"Ceux qui Me méprisent" fait référence à ceux qui entendent la bénédiction et disent "amen" sans kavana. Quelle est leur punition?
Tout comme ils n'ont pas ouvert la fenêtre des bénédictions d'en-Haut, celle-ci ne leur sera pas accessible. Quand il quittera ce monde, le monde d'en-Haut déclarera devant lui : "Fermez les portes devant untel. Ne le laissez pas entrer et ne l'acceptez pas. Malheur à lui, malheur à son âme."
[Zohar - Vayélé'h 284b]

-> Rabbi Yossi explique le verset : "Car mon peuple a commis un double mal. Ils M'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche, pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" (Yirmiyahou 2,13).
"Ils m'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche", fait référence à quelqu'un qui ne désire pas sanctifier le Nom d'Hachem par "amen". Quelle punition l'attend?
Le verset continue : "pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" ; ils descendront dans le Guéhinam, d'un niveau à l'autre, jusqu'à atteindre le niveau le plus bas possible et être complètement anéantis.
[Zohar - Vayélé'h 284b]

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+ Plus grand que celui qui récite la bénédiction :

-> Chaque juif est tenu de dire ses bénédictions à haute voix afin que tous ceux qui l'entourent puissent répondre amen. Le Amen témoigne que la bénédiction est vraie ; si l'on dit la bénédiction à voix basse, c'est comme si l'on ne souhaitait pas que les autres en soient témoins.
[Déré'h Moché 11]

-> La guémara (Béra'hot 53b ; Nazir 66b) nous enseigne que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
Cela peut être comparé aux soldats qui partent en guerre. Les soldats ordinaires commencent la bataille, et les meilleurs soldats sont réservés à la tâche difficile de sceller la victoire. Le mérite de la victoire revient à ceux qui concluent la bataille. De même, celui qui conclut la bénédiction en répondant amen reçoit plus de mérite que celui qui prononce la bénédiction.

-> Rabbénou Béhayé (Béchala'h 14,31) explique cette guémara en se référant aux lois des contrats. Un contrat a besoin du témoignage de deux témoins pour être légitime. Un seul témoin ne suffit pas, un deuxième témoin est nécessaire pour que le contrat soit juridiquement contraignant.
De même, lorsqu'on récite une bénédiction, on témoigne qu'Hachem est la source de toute bénédiction.
On est comme le premier témoin d'un contrat. Celui qui répond amen peut être comparé au deuxième témoin, celui qui rend le contrat juridiquement contraignant. Bien que les deux témoins soient nécessaires, le témoignage n'est complet qu'une fois que le deuxième "témoin" répond amen.
Ainsi, celui qui a répondu amen a complété le témoignage et a accompli plus que celui qui a commencé le témoignage en prononçant la bénédiction.

-> Le Méiri (Nazir 66b) explique la guémara différemment. Normalement, celui qui écoute est plus capable de se concentrer que celui qui parle. C'est pourquoi les Sages disent que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction, car il peut se concentrer davantage sur les mots de la bénédiction.

-> Le midrach (Dévarim rabba 7,1) dit que le terme amen comprend trois significations : chévoua (serment), kabala (acceptation) et émounah(confiance).
Le midrash apporte un verset pour chacune de ces explications.
Le Pricha cite le Ménorat Hamaor qui dit que puisque amen inclut tout cela, celui qui dit amen en réponse à une bénédiction accepte la bénédiction avec émouna et avec un chévoua. [Ora'h 'Haïm 124,7]
C'est une façon dont celui qui dit amen est plus grand que celui qui récite la bénédiction.

-> La Pricha explique que celui qui écoute une bénédiction est considéré comme s'il avait réellement prononcé la bénédiction ; par conséquent, une fois qu'il répond amen, sa récompense devient plus grande que celle de celui qui a prononcé la bénédiction.
Celui qui prononce une bénédiction ne peut pas répondre amen à sa propre bénédiction, tandis que celui qui répond amen à la bénédiction d'un autre a à la fois écouté la bénédiction et dit amen en réponse à la bénédiction.
Sur cette base, le Beit Yossef (Tour - Ora'h 'Haïm 124) dit que celui qui récite la Amida en silence et qui écoute également le chalia'h tsibour (l'officiant) et répond amen après chaque bénédiction est considéré comme s'il avait prié trois fois.

-> Toute bénédiction à laquelle on répond par 'amen' perdurera.
Cela est d'autant plus vrai pour une bénédiction prononcée avec un tsibour et glorifiée par de nombreuses personnes répondant 'amen', car 'amen' est le couronnement de la sanctification du Nom de Hachem.
[Zohar - Ekev 271a]

-> Répondre "amen" est avant tout une affirmation. En tant que telle, comme toute affirmation, elle nécessite de la kavana. Contrairement au "amen", celui qui récite la bénédiction peut, à l'occasion, finir par la dire sans kavana, du fait que la bénédiction est récitée de manière routinière.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nos Sages (Béra'hot 53b) ont dit que la récompense de celui qui répond "amen" est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
[Ménorat haMaor - Ner III- 3,21]

-> Le Maharal (Nétiv ha'Avoda 11) écrit qu'il est impératif de comprendre la signification du mot "amen", et la différence entre réciter une bénédiction et répondre amen.
Celui qui répond "amen" doit être conscient de ce qu'il affirme et croire que c'est vrai. On ne peut affirmer une croyance sans kavana, car la croyance est l'expression de ses sentiments.
Ce n'est pas le cas de celui qui prononce une bénédiction. Même s'il doit avoir kavana et sentiment, néanmoins, s'il prononce la bénédiction sans kavana, sans sentiment, la bénédiction reste une bénédiction, tandis qu'un "amen" sans bénédiction n'est pas un "amen".

-> Le rav 'Haïm de Volozhin écrit au nom du Gaon de Vilna qu'il n'a trouvé aucun mérite à dire "amen" sans kavana.
[Tossefet Maassé Rav - Hilkhot Téfila 14 ]

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+ Le Amen des réchaïm :

-> Le Tana déBé Eliyahou (Zouta 20) décrit le scénario suivant qui est destiné à se produire dans le futur. Hachem tiendra la Torah et étudiera les lois de l'impureté, de la pureté, de ce qui est interdit et permis, et diverses autres halakhot.
Le roi David répétera des passages de la Aggadah devant Hachem, et les tsaddikim répondront : "Que Son Grand Nom soit béni pour l'éternité dans le Gan Eden" (Yéhé Shémo Hagadol mévora'h lé'olam oule'olmé olamim bé'Gan Eden).
Depuis le Guéhinam, les réchaïm répondront "amen".
Hachem se tournera vers les anges et dira : "Qui répond amen depuis le Guéhinam?"
Ils répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs d'Israël ; bien qu'ils souffrent énormément dans le Guéhinam, ils se ressaisissent pour dire "amen" devant Ta Présence".
Hachem dira alors aux anges de Service : "Ouvrez-leur les portes du Gan Eden, laissez-les entrer et chanter mes louanges". Comme le dit le verset : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi" (Yéchayahou 26,2), ne lisez pas ces mots comme chomer émounim, mais plutôt comme ché'omer amen, qui dit amen.

-> Le Yalkout Shimoni (Yéchayahou - rémez 429) dit que grâce à un seul amen que les réchaïm répondent dans le Guéhinam, ils sont sauvés.
Il décrit la scène en détail.
Hachem sera assis dans le Gan Eden et enseignera les 'hidouché Torah. Tous les tsadikim seront assis devant Lui, et toutes les armées célestes seront debout. Le soleil et la formation astrologique seront à la droite de Hachem, tandis que la lune et les étoiles seront à sa gauche. Hachem sera assis et enseignera la nouvelle Torah qui sera transmise par le machia'h dans le futur.

Lorsque Hachem aura fini d'enseigner, Zéroubavel ben She'altiel se lèvera et dira "Yitgadal Véyitkadach", et sa voix sera entendue dans le monde entier. Tout le monde répondra amen. Tous les réchaïm et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont restés au Guéhinam répondront amen depuis le Guéhinam.
Le monde entier sera en tumulte, jusqu'à ce que toutes leurs voix soient entendues par Hachem. Il demandera alors : "Quel est ce bruit que j'entends?"
Les anges ministériels répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs parmi le peuple juif et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont encore maintenus en vie dans le Guéhinam. Ils répondent amen et acceptent le jugement qui leur a été rendu".

Immédiatement, Hachem est rempli d'une intense compassion et dit : "Que puis-je faire de plus pour eux, au-delà du jugement qui leur a été rendu? Le yétser ara les a conduits au Guéhinam".
A ce moment-là, Hachem prendra les clés du Guéhinam, et sous les yeux de tous les tsadikim, il les donnera à Mikaël et Gavriel en leur disant : "Allez ouvrir les portes de Guéhinam et libérez-les."
En entendant cela, ils prendront les clés et ouvriront les huit mille portes du Guéhinam. Ils attraperont chacun des réchaïm et les sortiront du Guéhinam, tout comme on sort quelqu'un d'un puits à l'aide d'une corde, comme le dit le verset : "Et Il m'a sorti du puits tumultueux" (Téhilim 40,3).
Ils ... les laveront, les nettoieront et les guériront des lacérations du Guéhinam.
Ils les habilleront ensuite et les amèneront devant Hachem et devant tous les tsadikim, et ils se tiendront devant eux vêtus d'habits sacerdotaux et distingués, comme le dit le verset : "Tes prêtres revêtiront la justice, et Tes fidèles chanteront dans la joie" (Téhilim 132,9), "Tes prêtres" fait référence aux justes parmi les nations du monde, qui sont des prêtres servant Hachem dans ce monde, tels qu'Antoninus et ses collègues, "et Tes fidèles" sont les réchaïm d'Israël, qui seront appelés "justes", comme le dit le verset : "Rassemblez pour Moi Mes fidèles" (Téhilim 50,5).

Lorsque ces juifs franchiront le seuil du Gan Eden, Mikhaël et Gavriel marcheront devant eux et s'adresseront à Hachem, qui dira : "Laissez-les entrer et voir Ma Gloire".
Une fois entrés, ils se prosterneront devant Lui, et béniront et loueront le Nom d'Hachem. En voyant cela, les tsadikim parfaitement droits/justes qui sont assis devant Hachem seront remplis de gratitude et d'exaltation envers Hachem, comme le dit le verset : "Seuls les justes rendront grâce à Ton Nom, les hommes droits habiteront en Ta présence" (Téhilim 140,14), et comme le dit le verset : "Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et qu'ils Le louent dans la réunion des anciens" (Téhilim 107,32).

Prière = se rapprocher d’Hachem pour mériter Ses bénédictions

+ Prière = se rapprocher d'Hachem pour mériter Ses bénédictions :

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4:5:1) écrit :
"L'idée de la prière est la suivante. La "Sagesse suprême" a mis en place un système selon lequel, pour que les êtres créés reçoivent Sa générosité, ils doivent Le chercher, s'approcher de Lui et Lui demander.
La bonté [du Ciel] qu'ils recevront sera proportionnelle au degré auquel ils Le cherchent. S'ils ne Le recherchent pas, Sa générosité ne leur parviendra pas."

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-> "Its'hak sortit pour parler dans les champs vers le soir. Il leva les yeux et vit que des chameaux s'approchaient" ('Hayé Sarah 24,63). Rachi explique : "Parler : est une expression de prière".
Le 'Hatam Sofer dit que c'est précisément parce qu'Itshak a prié la prière de Min'ha à Hachem dans les champs à ce moment-là, qu'à la fin de sa prière, son salut est arrivé et qu'il a vu des chameaux approcher avec sa future épouse, Rivka.
C'est là le pouvoir incroyable de la prière qui attire et accélère le salut.

-> "Aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car Hachem n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait point pour cultiver la terre" (Béréchit 2,5)
Rachi commente : Et pour quelle raison n’avait-Il pas fait pleuvoir? Parce que "d’homme, il n’y en avait pas pour travailler la terre". Il n’y avait donc personne qui pût apprécier les bienfaits des pluies. Et lorsque l’homme est arrivé, il a reconnu que les pluies étaient nécessaires au monde. Il a prié pour elles, et elles sont tombées. C’est alors que les arbres et les végétaux se sont mis à pousser.
[ ainsi, le développement des plantes a été retardée jusqu'à ce que l'homme soit créé le 6e jour et soit capable d'apprécier la pluie et de la prier (pour lui permettre de descendre du Ciel).
Une bénédiction peut être prête pour nous au Ciel, mais pour qu'elle nous parvienne nous devons prier Hachem! ]

-> Le rav Tsadok haCohen (dans son Tsidkat Hatsadik 66) : "Hachem dit au prophète Eliyahou au cours de la troisième année de sécheresse : "Va te présenter à A'hav, et je ferai tomber la pluie sur la face de la terre" (Méla'him I 18,1). Plus loin, il est dit (v.41-42) : "Eliyahou dit à A'hav : "Entre, mange et bois, car le bruit de la pluie se fait entendre". A'hav entra, et Eliyahou grimpa au sommet du Carmel, se prosterna sur le sol et plaça son visage entre ses genoux.
Cela nécessite quelques explications. Hachem avait dit à Eliyahou d'aller voir A'hav et lui avait promis qu'Il "ferait alors tomber la pluie sur la surface de la terre". Comme Eliyahou l'a dit par la suite à A'hav :
"Va à l'intérieur, mange et bois, car le bruit de la pluie va se faire entendre". Pourquoi Eliyahou a-t-il alors dû se prosterner sur le sol et prier si intensément Hachem pour qu'il envoie la pluie?
La prière est en effet une condition préalable à toute chose, même si celle-ci a déjà été décrétée par Hachem.

=> Ainsi, pour que les bénédictions promises par Hachem se réalisent, et même celles qu'il n'a pas promises, il faut d'abord prier pour cela!

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-> "Une personne doit se rapprocher d'Hachem et Le satisfaire par des louanges et des éloges sur la sortie d'Egypte. Ainsi, Il se rapproche, et pendant qu'Il est proche, une personne fait ses demandes."
[Rachi - Béra'hot 4b]

Dans la prière, nous lions la rédemption (bénédiction de "gaal Israël") directement sans arrêt à la Amida. En louant Hachem pour la rédemption d'Egypte et les miracles et merveilles qu'Il a accomplis pour nous, on se rapproche ainsi d'Hachem avant de commencer la prière de l'Amida.
On peut alors demander à Hachem de nous accorder Ses bénédictions et de faire briller Sa lumière de salut.

Impact du kadich sur ses parents

Lorsqu'un fils récite le Kadich, non seulement cela sauve son père et sa mère du Guéhinam, mais cela leur est également très bénéfique en les faisant entrer dans le Gan Eden et en les élevant de niveau en niveau.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakavanot - drouch Hakadich 15b ]

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-> Rabbi Akiva méditait un jour dans le désert de Yéhouda et passait en revue ses enseignements. Il rencontra une personne brûlée comme du charbon et courant comme un cheval, un gros fagot de branches jeté sur l'épaule ... Lorsque Rabbi Akiva lui demanda ce qu'il faisait, cet homme répondit qu'il était mort et que les anges de la destruction lui demandaient chaque jour de couper du bois afin de le brûler dans le feu, car il avait enfreint toutes les mitsvot de la Torah.
Rabbi Akiva lui dit : "As-tu entendu les anges parler d'un remède possible à cette punition?"
Il répondit : "Je les ai entendus dire que si j'avais un fils qui se tenait parmi la congrégation (minyan) et disait le Kadich et le Baré'hou, et que la congrégation répondait "Amen yéhé chémé rabba" et "Barou'h Hachem hamévora'h", je serais immédiatement exempté de ma punition".

Rabbi Akiva demanda où se trouvait sa ville natale et, après quelques recherches, il réussit à localiser le fils de cet homme, qui n'avait même pas reçu de brit mila.
Rabbi Akiva prit le fils, lui fit subir la brit mila et l'assit pour lui enseigner la Torah. Le garçon ne comprit pas la Torah jusqu'à ce que Rabbi Akiva jeûne pendant 40 jours et prie pour lui.
Une voix retentit et annonça que les prières de Rabbi Akiva avaient été acceptées.
Rabbi Akiva alla alors enseigner au garçon la Torah, le Kriat Shéma, la téfila et le Birkat Hamazon. Il plaça le garçon au milieu de la congrégation et lui fit réciter le Kadich et le Baré'hou, auxquels la congrégation répondit. A ce moment-là, le père décédé fut libéré et exempté de sa punition.
Il vint voir Rabbi Akiva en rêve et lui dit : "Tout comme tu as apaisé mon esprit et m'as sauvé du jugement du Guéhinam, ton esprit devrait reposer en Gan Eden."
[Ma'hzor Vitri - partie 1, 144 ; voir aussi Kalla rabbati 2,9 ]

Le pouvoir d’un simple Amen

"Les mondes Supérieurs et Inférieurs dépendent du mot Amen. C'est la racine et le fondement sur lesquels tous les mondes sont fondés.
Quiconque a l'intention de prononcer chaque bénédiction qui sort de la bouche d'une personne et répond Amen avec intention et conformément à ses lois, provoque une abondance de sainteté dans les cieux et le déversement de bonté dans tous les mondes.

Car il a ouvert la source Supérieure des eaux vives, comme s'il ouvrait la source pour tous ceux qui ont besoin de boire.
Une voix descend du ciel et fait savoir que toute cette bonté et cette joie ont été causées par untel, serviteur du Saint Roi (Hachem).
Lorsque des troubles tombent sur les juifs et qu'ils prient, une annonce est faite dans tous les mondes : "pit'hou chéarim véyavo goï tsadik chomer émounim", puisqu'ils ont ouvert les portes de la bénédiction et des influences supérieures, et leurs prières sont acceptées."
[Chlah Hakadoch - Tamid - Nèr Mitsva 80 ]

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-> Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que le Amen auquel répond Israël.
[midrach Dévarim rabba 7,1 ]

-> Quiconque répond "Amen" de toutes ses forces, le Gan Eden s'ouvre pour lui.
[Shabbath 119b ]

-> Quiconque prolonge son Amen, ses jours et ses années sont prolongés.
[Béra'hot 47a ]
[selon Tossafot, on ne doit pas allonger son Amen trop longtemps. ]

Le pouvoir du « Amen chémé rabba »

+ Le pouvoir du "Amen chémé rabba" :

-> En récitant "Amen yéhé chémé rabba", on est sauvé des douleurs de l'enfantement du machia'h.
[Vilna Gaon - introduction au Tikouné Zohar ]

-> Au moment où Israël répond à haute voix "Amen chémé rabba", Hachem est rempli de miséricorde et prend soin de tous [les juifs].
[Kav Hayachar - partie 1, 45 ]

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-> Celui qui répond "Amen yéhé chémé rabba" est assuré de mériter le monde à Venir (olam haba).
[guémara Béra'hot 57a ]

-> Quiconque répond "Amen yéhé chémé rabba mévorach" de tout notre pouvoir, ses mauvais décrets sont-ils déchirés.
... Rabbi 'Hiya bar Abba dit que Rabbi Yo'hanan dit : Même s'il y a une trace d'avoda zara en lui, il est pardonné.
[guémara Shabbath 119b ]

[ "de tout notre pouvoir" = Tossafot interprète cela littéralement, en se référant à quelqu'un qui répond "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces. Cependant, Rachi comprend que la guémara fait référence à quelqu'un qui répond avec une intention totale.
Quoi qu'il en soit, le Maté Efraïm (Kadich 13) précise qu'il ne faut pas le réciter d'une manière qui pourrait faire rire les gens. ]

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces, voit les mauvais décrets prononcés contre lui pendant 70 ans déchirés.
[Zohar III,20a ]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.22) commente le verset : "yémé chénoténou bahèm chiv'im chana" (les jours de ses années sont de 70 ans - Téhilim 90,10) par : lorsqu'une personne répond "Amen yéhé chémé rabba" de tout son pouvoir, elle annule tous les mauvais décrets qui ont été prononcés contre elle dans ce monde.

-> Un jour, la famille d'une personne malade vint voir l'Alter de Novardok et lui demanda de bénir le malade afin qu'il guérisse complètement. L'Alter répondit qu'ils devaient se rendre à la yéchiva et payer 2 bachurim pour qu'ils récitent "Amen yéhé chémé rabba" à haute voix et avec beaucoup de ferveur pour le mérite du malade. Lorsque la famille ne suivit pas son conseil, il les réprimanda pour ne pas avoir fait confiance aux paroles de nos Sages. Il déplora le fait que lorsque des problèmes surviennent, les gens cherchent différentes astuces et échappatoires ; pourquoi ne renforcent-ils pas simplement leur récitation de "Amen yéhé chémé rabba" avec toute leur force et leur intention.
[Haméorot haguédolim ]

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-> Cela valait la peine pour Hachem de créer le monde pour qu'il existe pendant 6000 ans, juste pour qu'un seul juif puisse mériter de dire une fois dans toute l'histoire de la création "Barou'h Hou ou'barou'h chémo".
Et mille récitations de « Baruch Hu u varuch shemo » n'ont même pas la signification d'un seul "Amen".
Et mille récitations de "Amen" n'ont pas la même importance qu'un seul "Amen yéhé chémé rabba".
Et mille récitations de "Amen yéhé chémé rabba" n'ont pas la même importance qu'un seul mot de la Torah.
[l'Alter de Kelm - cité par le rav Elyahou Lopian ]

Le Shéma du matin

-> Le Zohar (Vol.III, 186a) et les paroles du Arizal (Eitz Haim, Sha’ar 20, chapitre 4) indiquent que chaque jour, l’âme d’une personne ne se répand pas dans ses 248 membres tant qu’elle n’a pas récité le Shéma, qui contient 248 mots.
L'âme se répand alors dans tous ses membres, [et certaines personnes peuvent même le percevoir], comme on le voit dans le récit d’un jeune garçon qui dit à son ami : "A l’odeur de tes vêtements, je vois que tu n’as pas récité le Shéma".
L’idée est, comme nous l’avons écrit, que tant qu’une personne n’a pas récité le Shéma, son âme ne se répand pas dans tous ses membres, et si une personne mange ou boit avant de réciter le Shéma, elle affaiblit le pouvoir de l’âme sainte et renforce le pouvoir des forces de l’impureté (forces du mal).

Le verset "Écoute, Israël!" (Shéma Israël - שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, יְהֹוָה אֱלהֵינוּ, יְהֹוָה אֶחָד) contient 25 lettres, tandis que "Béni soit l’honneur de Sa royauté" (barou'h chem kévod mal'houto - בָּרוּךְ, שֵׁם כְּבוד מַלְכוּתו, לְעולָם וָעֶד) contient 24 lettres.
Le total est de 49 lettres, ce qui correspond à la valeur numérique de הדם (adam - le sang).

C'est pourquoi le verset dit : "Tu ne mangeras pas au-dessus du sang" (lo to'hlou al adam - Kédochim 19,26). En d'autres termes, ne mange pas avant d'avoir récité le Shéma (les deux premières lignes du Shéma contiennent 49 lettres, la même valeur numérique que הדם, le sang).
Sinon, tu affaiblis les pouvoirs de la sainteté et tu renforces les forces de l'impureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,26 ]

Soupirer & crier intérieurement à Hachem

Parfois, nous avons l’impression de nous noyer dans un océan de tâches et de responsabilités dont nous devons nous occuper. Il semble que nous soyons esclaves des obligations liées au fait de gagner notre vie, d’élever une famille et de faire face à toutes les luttes physiques, émotionnelles et spirituelles de ce monde.
Dans ces moments-là, nous devrions faire ce que les juifs ont fait en Égypte : prendre une grande inspiration et soupirer devant Hachem ou L’invoquer du fond de notre cœur.
Même si nous n’avons pas de mots à dire, ces soupirs et ces cris éveillent la compassion de Hachem pour nous sortir de notre état d’exil.
En fait, le simple fait de soupirer et d’invoquer Hachem nous fait immédiatement nous sentir beaucoup mieux, car ce faisant, nous remettons tous nos fardeaux entre Ses mains.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 6 ]

L’importance du minyan

+ L'importance du minyan :

-> "Rabbi Yo'hanan enseigne que lorsqu'Hachem se rend dans une synagogue et n'y trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère, comme il est écrit : "Pourquoi suis-Je venu sans qu'il n'y ait aucun homme? Pourquoi ai-Je appelé sans que nul ne réponde?" (Yéchayahou 50,2) [guémara Béra'hot 6b]

-> Le Tsor ha'Haïm (Emor) explique :
Nous apprenons de ce passage de Yéchayahou que si 10 hommes se réunissent, Hachem s'associe à leurs prières. Mais bien plus encore, la guémara rapporte : "Lorsque 10 hommes prient ensemble, la Présence divine les devance en venant avant même que tous ne soient arrivés" (Béra'hot 6a).

De plus, nous pouvons expliquer d'après un autre passage : "D'où apprenons-nous que Hachem prie?
Car il est écrit : "Je les amènerai vers Ma sainte montagne et Je les réjouirai dans la Maison de Ma prière" (Yéchayahou 56,7). Il n'est pas écrit : "la maison de leurs prières" mais plutôt "la maison de Ma prière".
D'ici, nous pouvons en déduire qu'Hachem, Lui-même, prie" (Béra'hot 7a).
Ceci nous permet de saisir pourquoi Hachem s'associe aux Bné Israël afin de prier avec eux.
[...]

Parce que le Maître de l'univers est miséricordieux, comme il est écrit : "Hachem est bon pour tous, Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures" (Téhilim 145,9).
Il se rend à la synagogue afin de pouvoir déverser Son flux d'abondance à Ses enfants. Mais s'Il n'y trouve pas 10 juifs, il manquera un réceptacle pour déverser cette abondance de Miséricorde.
C'est la raison pour laquelle Il se met immédiatement en colère faute de pouvoir déverser l'abondance de bonté qu'Il a préparée à Ses enfants.

Tel est le sens de la guémara (Béra'hot 8a) : "Quelle est la signification de ce verset : "Quant à moi, ma prière est à Toi, Eternel, au moment propice" (Téhilim 69,14). Quand est donc ce moment propice? C'est lorsque vient le moment où la communauté se rassemble pour prier."

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-> Selon le Arizal (chaar hakavanot 4a), la synagogue est appelé "beit haknesset" qui signifie : la "maison du rassemblement". Cela nous avertit que ce lieu a le pouvoir de rassembler [bien plus facilement] l'abondance d'Hachem sur nous.

La birkat Cohanim

-> Les bienfaits que nous recevons des bénédictions des Cohanim sont infinis.
Comme mentionné dans le Zohar (Vol.III, 147b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 41b), lorsque les Cohanim récitent ces bénédictions, tous les mondes supérieurs sont pleinement rectifiés du début à la fin, et la bénédiction descend du plus haut de tous les mondes jusqu’au plus bas d’entre eux.
Comme nous le savons, le Kéter est la plus haute de toutes les Sefirot, tandis que le Malkhout est la plus basse d’entre elles.
Grâce aux bénédictions des Cohanim, la bénédiction descend de la source de toutes les bénédictions, qui est le Kéter, la Séfirah la plus élevée, jusqu’à atteindre la fin de toutes les Séfirot, qui est la Malkhout.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,23-27]

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[les séfirot sont : kéter, 'hokhma, bina, gédoula ['hessed], guévoura, tiféret, nétsa'h, hod, yessod, malkhout. ]