Pour chaque chaque mitsva que l'homme accomplit dans ce monde, sont créées des lampes avec lesquelles il fouillera dans les trésors du Roi [Hachem] après sa mort [de ce monde].
Heureux celui qui mérite une telle chose, car il s'agit du but ultime de tous les plaisirs du monde à venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 275]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis de D.
Chaque mitsva ajoute davantage de sainteté sur une personne ... et à mesure que la sainteté grandit, la joie grandit aussi.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Hanoucca]
Grâce à la Torah et aux mitsvot, on attire la perception de la Divinité, car chaque lettre de la Torah et chaque mitsva correspondent à une contraction, permettant grâce à elle de saisir une certaine perception de D.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 30,3]
En réalité, la récompense qu'Hachem donne pour la réalisation d'une mitsva doit être considérée comme le plus petit des plaisirs.
En effet, le plaisir essentiel et la récompense sont la mitsva en elle-même, cette possibilité qui nous est offerte de faire Sa volonté et d'amener [beaucoup] de joie à Hachem.
C'est le sens de l'enseignement de nos Sages : "schar mitsva, mitsva" : la véritable récompense d'une mitsva, c'est la mitsva elle-même.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ekev]
"L'intention première d'un juif dans son service d'Hachem, est de donner du plaisir à Hachem, qu'Il prenne plaisir de ses actions, et qu'Il se réjouisse de lui comme un père se réjouit de la sagacité de son enfant."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi]
[D. a conscience de chacun de nos combats internes, de chacune nos pensées, d'où nous sommes, ...
D. sait les capacités, les qualités et défauts que nous avons. A nous de faire en sorte qu'Il soit fier de nous! ]
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-> En ce sens, le Kédouchat Lévi (Chémot) dit que chacune de nos demandes à Hachem, ne doit pas être uniquement pour une satisfaction personnelle, mais plutôt notre désir principal est d'obtenir cela afin de pouvoir ensuite servir Hachem avec davantage de joie.
L'aspect le plus important d'une mitsva est la joie [générée] du fait que nous avons le mérite de pouvoir l'accomplir.
['Hazon Ich - dans ses lettres vol.2, n°93]
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-> On doit accomplir les mitsvot avec une joie si intense que l'homme ne voudra aucune récompense relative au monde à venir pour cette mitsva, mais Hachem lui donne l'occasion de réaliser une autre mitsva, ce qui constituera le salaire de la précédente, car il tire profit de la mitsva en elle-même.
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 5,1-2]
L'énergie spirituelle restante d'une mitsva a besoin d'une "maison" dans laquelle rester.
Lorsqu'un juif se prépare et concentre son cœur avant de faire une mitsva, alors cette préparation va construire une résidence dans laquelle la sainteté de la mitsva va rester.
La quantité d'énergie spirituelle que nous recevons [d'une mitsva] est proportionnelle à la quantité de préparation [à cette mitsva].
[Kédouchat Lévi -Vayétsé]
Surmonter son mauvais penchant = trouver grâce aux yeux d’Hachem
+ Celui qui surmonte son mauvais penchant mérite de trouver grâce aux yeux d’Hachem (paracha Noa'h) :
-> Un des moyen de mériter de trouver grâce aux yeux d’Hachem est : la guémara (Souca 49b) enseigne que "celui qui possède la grâce, cela prouve qu’il a la crainte du Ciel".
Le Sfat Emet (année 5656) écrit à ce sujet : "Lorsque l’âme se purifie et se nettoie, l’image Divine repose sur elle. Et une fois qu’elle est à l’image Divine, elle mérite d’office de trouver grâce aux yeux d’Hachem.
Grâce à quoi son âme se purifie-t-elle et se nettoie-t-elle?
Grâce au fait qu’il surmonte son mauvais penchant pour tout ce qui concerne la jalousie, les désirs matériels et la recherche des honneurs (les trois vices) qui font sortir l’homme du monde".
=> Le Sfat Emet poursuit en développant à quel point l’homme qui surmonte son yétser ara est apprécié aux yeux d’Hachem :
Il est écrit dans la paracha Noa'h (8,21) : "Hachem sentit l'agréable odeur et Il dit en Lui-même : ‘Désormais, Je ne maudirai plus la terre à cause de l’homme, car les conceptions du cœur de l’homme sont mauvaises dès son enfance'."
Le Baal haTourim rapporte que l’expression : "il sentit l'agréable odeur" (vayara'h ét réa'h - וַיָּרַח אֶת רֵיחַ) n'apparaît qu'à 2 reprises dans la Torah :
- dans ce verset ;
- et au sujet de Its’hak lorsqu’il bénit Yaakov : "Il respira l'agréable odeur de ses habits" (Toldot 27,27)
Le Kédouchat Lévi rapporte l’enseignement de mon père (le père du Sfat Emet) qui demande à propos de notre verset ("Hachem respira l'agréable odeur"), d’où provenait celle-ci.
Et de répondre : elle provenait de l’homme de chair et de sang, parce que, dans celui-ci, réside le mauvais penchant qui l’incite sans cesse à se détourner du service Divin et néanmoins, il le surmonte pour servir Hachem.
C’est à ce propos qu’il est écrit : "Hachem respira l'agréable odeur et Il dit en Lui-même : ‘Désormais, Je ne maudirai plus la terre à cause de l’homme, car les conceptions du cœur de l’homme sont mauvaises dès son enfance’", ce qui signifie : "Puisque l’homme répand une agréable odeur grâce à ce yétser ara qui est en lui depuis son enfance et qu’il combat pour le surmonter, c’est pour cette raison que Je ne maudirai plus la terre".
Le Kédouchat Lévi continue en rapportant les paroles du Maguid de Mézéritch : non seulement le travail spirituel des Bné Israël répand une odeur agréable devant Hachem, mais Hachem se confectionne (si l’on peut dire) un habit grâce à ce travail spirituel.
C’est le sens du verset : "Israël, c’est par toi que Je me couvre de gloire" (Yéchayahou 49,3).
"Se couvrir de gloire" a ici le sens de "se revêtir", comme il est dit : "Ils se couvrirent de feuilles de figuier" (Béréchit 3,7).
Le Maguid de Mézéritch ajoute : plus encore, Hachem ne s'habille que du travail des Bné Israël et non de celui des anges.
La raison en est que c’est ce service spirituel des Bné Israël qui Lui procure un immense plaisir, car c’est en eux que réside le yétser ara qui les pousse à se détourner du service d’Hachem et ils le surmontent. Ce qui n’est pas le cas des anges, comme cela est rapporté dans la guémara (Shabbat 89a) à propos de Moché Rabbénou qui répondit aux anges : "Vous n’avez aucun yétser ara en vous".
Dès lors, le service des anges ne représente pas une si grande innovation aux yeux d’Hachem.
Et c’est pourquoi le Baal haTourim (cité plus haut) rapporte les 2 seules occurrences de cette expression (il sentit l'agréable odeur) : dans notre verset "Hachem respira l'agréable odeur" et dans le verset : "Il (Its’hak) respira l'agréable odeur de ses habits", car l'agréable odeur dégagée par le travail de l’homme sur lui-même constitue (si l’on peut dire) les habits dont Hachem se revêt.
"Quiconque considère qu'il n'est pas nécessaire d'appliquer les mitsvot (commandements) et que tout ce que Hachem nous demande, c'est un cœur pur et de bonnes intentions, se verra lui aussi récompensé seulement par de bonnes intentions de la part de D."
[rabbi Yé'hezkel de Kouzmir]
Le secret de l'accomplissement des mitsvot n'est pas l'acte en soi.
Par le fait d'accomplir chaque mitsva nous acquérons l'éternité, la sainteté et l'attachement à Hachem.
Nous prononçons lors de chaque bénédiction "qui nous a sanctifiés par Ses commandements" = Hachem nous a sanctifiés par cette mitsva, Il fait descendre de la sainteté sur nous.
[rabbi Nissim Yaguen]