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Vous ne contrôlez rien, car tout dépend de Celui qui vous a envoyés dans ce monde. Votre tâche consiste à travailler au mieux de vos capacités, et Hachem, qui est votre D., élèvera chacun d'entre vous spirituellement et physiquement, proportionnellement à l'effort que vous fournirez et à votre degré d'humilité.
Nous avons vu trop de cas de jeunes gens qui avaient des talents exceptionnels, mais qui sont restés bas et insatisfaits parce qu'ils étaient orgueilleux, hautains.
Et ce n'est pas tout. Nos Sages (Erouvin 54a) disent même à propos d'un adulte qui a déjà eu la chance de devenir un talmid 'hakham : "S'il devient orgueilleux, Hachem le rabaissera".

D'autre part, de nombreux jeunes gens qui ne semblaient pas avoir de qualités exceptionnelles lorsqu'ils étaient jeunes, sont devenus des géants de la Torah et des leaders de la nation lorsqu'ils ont grandi.
[rav Kalonymus Shapira - 'Hovat haTalmidim - chap.6]

Le pouvoir de la vision

+ Le pouvoir de la vision :

-> L'un des dons les plus extraordinaires qu'Hachem nous ait offerts est notre capacité à voir.
Le pouvoir de la vue nous ouvre à un monde magnifique et coloré, rempli de personnes et de choses merveilleuses. Nous tirons une énorme vitalité et une grande joie de vivre de l'apport visuel. C'est pour cette raison que nos Sages (guémara Nédarim 64b) compare une personne aveugle, qui vit dans un monde d'obscurité, à quelqu'un qui ne vit plus.

Mais le sens de la vue va bien au-delà. Nos yeux font bien plus que nous permettre d'être conscients du monde dans lequel nous vivons et d'en faire l'expérience ; ils sont également un outil incroyable de connexion et d'attachement avec Hachem.

-> Au mont Sinaï, la Torah nous dit que les Anciens (zékénim) ont vu la Présence Divine (Ché'hina) et ont commencé à manger et à boire (Michpatim 24,11).
Le midrach souligne l'existence d'un lien profond entre ces 2 choses : consommer de la nourriture et voir la Che'hina.

Mais quel lien peut-il y avoir entre le fait de manger, qui est un acte purement physique/matériel, et le fait de voir la sainte Ché'hina ?
La réponse de nos Sages démontre l'impact puissant que notre vision peut avoir sur notre spiritualité.
Tout comme la consommation d'aliments physiques apporte au corps nourriture et subsistance, le fait de fixer nos yeux sur la sainteté apporte à notre âme une nourriture et une élévation spirituelles.
Lorsque les Anciens ont vu la Ché'hina, ils ont été élevés/impactés par l'expérience. Comme l'indique le midrach (Tan'houma - A'haré Mot) : "Rabbi Yo'hanan dit : voir la Ché'hina équivaut à manger".

-> Le Radvaz (שו"ת ח"ג סי' תתקי) fait une déclaration étonnante qui nous fera reconsidérer le fait de sauter un cours de Torah. Lorsqu'un élève voit en face à face son rav, il s'attache en fait à l'âme (néchama) de son rav et s'élève à un niveau spirituel bien plus élevé.
C'est la signification profonde des mots du prophète : "Vos yeux doivent se fixer sur vos maîtres" (véhayou éné'ha root ét moré'ha - Yéchayahou 30,20).

-> De même, le Magen Avraham (או"ח סי' קלד סק"ג) cite le Arizal qui affirme que lorsqu'une personne regarde les lettres du séfer Torah lorsqu'il est levé à la synagogue devant l'assemblée (hagba), elle s'attache à l'immense sainteté qui rayonne des lettres sacrées de la Torah.

[lorsque nous concentrons nos yeux sur la sainteté, nous ne nous contentons pas de voir ce qui se trouve devant nous. En réalité, nous grandissons en avodat Hachem.
D'une certaine façon, un cours de Torah est important pour son contenu qui va nous élever spirituellement, mais également par le fait que l'on va voir un rav, et cela va également nous élever spirituellement! ]

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-> Le don de la vue, aussi formidable soit-il, peut être utilisé à mauvais escient et de manière abusive. Tout comme nos yeux sont capables de nous relier à la sainteté, ils sont également capables de nous relier à l'impureté.
Nos Sages (guémara Méguila 28a) nous disent qu'il est interdit de regarder le visage d'un racha.

D'ailleurs, le Tana Rabbi Yéhochoua attribue sa longue vie au fait qu'il veillait à ne jamais regarder le visage d'un racha.
Pourquoi est-ce si important?
Le Maharal (Nétivot Olam - נתיב הצדק פ"ג) explique que lorsqu'une personne regarde le visage d'un racha, un lien se forme entre l'observateur et le racha, créant un lien avec l'impureté.

-> Le Or'hot Tsadikim nous avertit également de ne pas regarder une personne qui s'est mise en colère, car nous absorbons alors l'impureté de la colère qui a été exprimée.
Le Arizal conseille à une personne en colère de regarder un jeune enfant, et cela la calmera.

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-> "Le vent fit se soulever le bas du turban de Rabbi Méir. Rabbi (son élève) vit par la fenêtre la nuque de Rabbi Méir. Rabbi disait : je n’ai pu mériter de la Torah (c’est-à-dire être plus grand en Torah que mes pairs) que parce que j’ai vu une fois la nuque de Rabbi Méir.

Rabbi Yo’hanan et Rabbi Shimon ben Lakich disaient tous deux : nous n’avons mérité de la Torah (c’est-à-dire d’être les plus grands Maîtres de notre génération) que parce qu’une fois nous vîmes les doigts de Rabbi (notre Maître) sortir des gants." [Rabbi portait toujours des gants]
[guémara Yérouchalmi Bétsa 5,2]

[on voit de là à quel point notre vision a le pouvoir de nous influer dans le bien (ou que D. préserve dans le mal lorsque l'on a de mauvaises visions). ]

La tristesse

+ La tristesse (selon le rav Avraham Kook)

L'excès de matérialisme provoque la tristesse :
-> Nous voyons que la tendance à un matérialisme excessif, qui sépare le matériel du spirituel et en fait le point central de toutes choses, entraîne une profonde tristesse.
C'est parce qu'en faisant cela, on bloque la lumière, la source de vie, dans chaque objet matériel, et l'âme est étranglée par le manque d'air.
[Shmoné Kévatsim 1:359]

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-> Les actions et les croyances erronées de chacun sont responsables de l'immense tristesse qui règne dans le monde. Lorsque l'on est éloigné de son essence (intériorité profonde), que ce soit physiquement ou spirituellement, on est enveloppé dans un état d'esprit nuisible qui nous écrase sous des vagues continues de négativité.
La véritable guérison doit passer par un réalignement spirituel.
Lorsque les croyances d'une personne sont réalignées, ses actions le sont également. On commencera à ressentir la valeur et la beauté de la vie, et l'âme débordera du bonheur de l'alignement.
[Shmoné Kévatsim 1:358]

[le rav Akiva Tatz dit que la joie est lorsque notre vraie intériorité est conforme avec nos actions, pensées, ... (Notre âme n'est plus une prisonnière attristée dans un corps, mais une copilote épanouie.) ]

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La tristesse vous montre ce qu'il faut réparer :
-> Mon cœur n'abandonnera jamais à cause d'une quelconque tristesse dans le monde. Car je sais que cette tristesse vient me révéler une part d'imperfection dans l'âme, qu'il s'agisse d'une faute due à un problème personnel ou d'une faute causée par la société.
La tristesse vient exposer les zones de douleur afin d'aider à réparer et à éclairer les actions, les idées et l'imagination d'une personne.
[Shmoné Kévatsim 6:215]

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La tristesse due à l'idéalisme
-> Il existe un type de tristesse qui provient de l'aspiration profonde et sacrée de l'âme au bien ultime.
Comme plus on poursuit cela, plus on voit à quel point on en est loin, alors on finit par se remplir de désespoir.
Bien sûr, il ne s'agit pas de la même tristesse que celle causée par l'endormissement du cœur et la recherche de ce qui est extérieur à nos véritables désirs.
Au contraire, ce type de tristesse trouve son fondement dans une profonde lumière intérieure qui a tendance à aveugler en raison de son intense illumination.
Cependant, lorsqu'on apprend à absorber la clarté de ce type de tristesse, on passe des ténèbres à la lumière.
[Shmoné Kévatsim 8:26]

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La jalousie des talents d'autrui conduit à la dépression :
-> On peut parfois sombrer dans le désespoir en entendant parler d'un grand talent dont on est dépourvu. On peut commencer à se considérer comme rien ...
La dépression commence à obscurcir l'éclat de l'âme. En fait, toute l'identité spirituelle d'une personne devient sombre lorsqu'elle se compare à une autre personne qui possède des talents qu'elle n'a pas.
Il faut donc se renforcer soi-même et ne pas être jaloux de la portion .... de quelqu'un d'autre. Il faut apprendre à être vraiment heureux avec sa propre part.
[Shmoné Kévatsim 2:330]

Liberté extérieure et liberté intérieure

+ Liberté extérieure et liberté intérieure :

-> La différence entre l'esclavage et la liberté n'est pas seulement une question de statut extérieur, où une personne est emprisonnée à un maître, tandis qu'une autre ne l'est pas. En effet, il est possible de trouver un esclave intelligent dont l'esprit est plein de liberté, et il est également possible de trouver une personne libre qui a l'esprit d'un esclave.

La vraie liberté est celle d'une personne ou d'une nation qui, poussée par un esprit exalté, reste fidèle à l'essence intérieure et à l'image divine qui l'habitent.
On sent alors que sa vie est motivée par un but plus grand qui est aligné sur son vrai moi.
En revanche, celui qui mène une vie qui n'est pas en rapport avec son caractère intérieur est rempli de l'esprit d'esclavage. Il est alors poussé par ce qui est bon et agréable à ceux qu'il considère comme faisant autorité.
Néanmoins, nous devons cheminer vers la lumière intérieure de la liberté personnelle. Comme il est écrit : "Gravé sur les tablettes" (Ki Tissa 32,16) = ne pas lire c'harout (gravé), mais plutôt 'hérout (liberté)" (Tana déBé Eliyahou Zouta 17).
[rav Avraham Kook - Olat haRéiya 2, p. 245]

Pensons à voir toujours la grandeur de notre prochain et non ses défauts, que nous parlions chacun sur notre prochain de manière droite et respectable à nos yeux, et que n’apparaissent aucune haine entre une personne et son prochain, à D. ne plaise.
[Noam Elimélé'h]

Le machia'h ne peut pas venir tant que nous n'avons pas éradiquer le lachon ara et les disputes, qui sont parmi nous.
[Gaon de Vilna - Adéret Eliyahou - paracha Dévarim]

"Pendant [les 3 semaines], il faut éradiquer la sinat 'hinam (haine gratuite) et tous les aspects d'un mauvais œil.
Même si on ne regarde personne de haut, mais si on ne se concentre pas sur le bien [qui est en eux], cela peut être considéré comme une sinat 'hinam.
Nos Sages nous disent : "Une génération où le Temple n'est pas reconstruit, c'est comme s'il avait été détruit dans cette génération".
Avec un bon œil [sur chaque autre juif], le Temple sera reconstruit".
['Hidouché haRim]

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-> " L'attribut d'avoir un bon œil peut purifier une personne [de toutes ses fautes] "
[Chem miChmouël - Béaaloté'ha]

-> Le Tana d'Eliyahou (Rabba 28) écrit :
"Hachem dit aux Bné Israël : 'Mes enfants bien-aimés ... qu'est-ce que je vous demande ? Seulement que vous vous aimiez les uns les autres et que vous vous honoriez les uns les autres".

"Hachem n'accorde que du bien et de la bonté aux Bné Israël.
Cependant, avant que le bien ne vienne, il est parfois nécessaire que ce soit le contraire (difficultés et soucis), car c'est la façon de faire d'Hachem, de sorte que le bien qui viendra par la suite sera alors de la meilleure des façons.
Lorsqu'une personne ne comprend pas cela, elle pense qu'Hachem, lui fait du mal, mais ce n'est pas le cas."
[ rabbi Eliyahou Lerman (Eizor Eliyahou), élève du rabbi Mendel de Kotzk ]

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-> Lorsque la nation juive a cru aux explorateurs (méraglim) et a eu peur d'aller en terre d'Israël, ils ont dit : "c'est par haine pour nous que Hachem nous a fait sortir de l'Egypte" (Dévarim 1,27).
Le midrach (Bamidbar rabba 16,2) écrit que cette affirmation a eu des conséquences terribles, parce qu'ils ont dit que Hachem les déteste (a de la haine envers nous - בְּשִׂנְאַת יְהוָה אֹתָנוּ), alors : "c'est pourquoi je l'ai prise en haine" (עַל כֵּן שְׂנֵאתִיהָ - Yirmiyahou 12,8).

-> Le Sfat Emet explique :
"Hachem agissait uniquement pour notre bien, mais comme ils ont dit qu'Hachem les haïssait, cela a poussé Hachem à les haïr."

-> Nous en tirons les leçons suivantes :
1°/ tout ce que fait Hachem est pour notre bien ;
2°/ c'est une faute grave que de soupçonner qu'Hachem nous hait et qu'il agit contre notre intérêt.
Hachem nous aime toujours et cherche notre bien. Nous devons y croire et nous verrons alors que tout est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> Tout au long de la méguilat Eikhah (ui rapporte le terrible récit de la destruction du Temple), le nom Divin אלקים (Elokim) associé à Son Attribut de stricte rigueur, n'est pas utilisé.
Au contraire, c'est le nom יהוה, le Nom Divin de la miséricorde/compassion, est écrit.
Cela nous enseigne que même la destruction du Temple était un acte de la miséricorde d'Hachem.
[le frère du Maharal - rabbi 'Haïm - Igrot haTiyoul ]

"Toutes les nombreuses souffrances qui nous arrivent dans l'exil sont dues au fait que nous ne crions pas vers Hachem avec nos prières.
Si nous prions, nos prières seront exaucés".
['Hafets 'Haïm - Likouté Amorim 10]

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-> Le midrach (Chémot rabba 38,4) déclare : "Lorsque vos ancêtres étaient esclaves en Egypte, ne les ai-je pas sauvés lorsqu'ils ont prié vers Moi? Par conséquent, soyez prudents avec la prière, car il n'y a rien de plus grand. Elle est plus importante que tous les korbanot [au Temple]. Même si une personne n'est pas digne que j'agisse avec bonté pour elle, si elle prie beaucoup, je lui ferai des bontés."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - drouch 5) écrit :
L'avoda de la prière est tout ce qui nous reste en exil, parce que nous ne pouvons pas apporter les korbanot (sacrifices).
Il faut prier avec humilité, sans se presser et avec concentration. Heureux ceux qui pleurent et ont le cœur brisé lorsqu'ils prient, car ces prières seront certainement exaucés.
Sur quoi pouvons-nous compter en exil et qu'est-ce qui nous protégera, si ce n'est la prière qui émane des profondeurs du cœur?

Malheur à nous, car il est dit : "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter" (Eikha 3,44). Ce nuage est formé par des paroles interdites, principalement par le fait de parler pendant la prière.

Cependant, si l'on prie avec larmes et concentration, notre prière s'élèvera toutes les prières d'il y a même de nombreuses années qui étaient faibles et n'avaient pas la force de s'élever.
Grâce à une prière avec kavana (intention) et des larmes, ces prières s'élèveront et nous apporteront bonté et bénédictions".

[ben amétsarim et le 9 Av sont des moments tristes car on prend du temps à prendre conscience de la gravité de la perte du Temple.
On a vu que la prière, vestige du Temple, est plus importante que les korbanot, et ainsi en dirigeant nos larmes dans nos prières nous leur donnons une force énorme, et nous élevons également toutes celles du passé. ]

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-> Le Yaarot Dvach met en avant que l'on peut certes bien prier, mais par le fait de parler dans la synagogue alors on va créer "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter".

Il est à rapporter celles du 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer - vol.II - p.309) à ce sujet :
"Dans Sa bonté et miséricorde, D. nous a laissé un Temple miniature (les synagogues et les lieux d'étude).
Si nous les traitons comme un lieu sacré, alors ils seront transportés (lors de la venue du machia'h) en terre d'Israël, et ils ont actuellement la même sainteté que la terre d'Israël ; et les prières qui y sont récitées montent jusqu'à la porte du ciel.

Cependant, si, D. nous en préserve, nous traitons ces lieux d'une manière honteuse, et que nous y échangeons des paroles vaines, alors la vapeur de ces discussions y est présente, et le "prince de l'exil" (le Satan) s'en revêtit.
Il devient alors : "le maître de la synagogue", que D. nous en préserve, et il accepte alors les prières et les dépose chez les forces négatives.
[Plutôt que de servir Hachem par notre prière,] c'est comme si nous adorions une idole (avoda zara) [dans le Temple miniature qu'est la synagogue]."

=> Prier et parler dans une synagogue, c'est alimenter, donner des forces au mal. Nos prières au lieu de venir nous aider/bénir, viennent nous accuser/maudire.

[comment ne pas être sensible à ce sujet, pendant la période de ben amétsarim et du 9 Av, on l'on s'attriste tant sur la perte du Temple .. ]

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+ Quelques enseignements sur la synagogue & Temple :

-> Construire une synagogue est considéré comme un acte aussi important que de bâtir le Temple.
Les prières offertes chaque jour à la synagogue sont comparables au service (avoda) des sacrifices effectué au Temple. En effet, la prière est aussi appelée "service" (avoda) ...
La synagogue qui reflète le Temple d'en-Haut doit être aussi belle que possible.
[Méam Loez - Térouma 25,8-9]

-> La sainteté d’une synagogue est la même que celle du Temple.
De la même manière que nous nous conduisons actuellement dans une synagogue, de la même manière nous nous comporterons dans le futur Temple.
[…]
Si nous ne nous efforçons pas d’honorer une synagogue, alors [pour l’éternité] nous n’aurons aucune compréhension de ce qu’est réellement la sainteté du Temple.
[Rav Avraham Pam]
[citation rapportée dans le Séfer Torah Tavlin du rabbi David Hoffman (Kédochim 5776)]

-> Le Smak écrit que de nos jours, la synagogue est un Temple miniature (mikdach méat).

-> Le Kav haYachar ajoute que les murs d’une synagogue sont tellement saints que la lumière de la présence Divine plane constamment au-dessus.

-> Le Noda biYéhouda (drouché Tzla’h ‘Hanoucca écrit :
"Actuellement, comme nous le savons, puisque le Temple a été détruit, les endroits où Hachem fait résider Son Esprit Divin, sont les synagogues et les lieux d’études (beit midrach) du peuple juif (cf. guémara Méguila 29a).
C’est pourquoi celui qui parle dans une synagogue ou durant la prière est littéralement en train de se rebeller contre Hachem, et il entraîne que la présence divine s’éloigne. Il accomplit ce que l’armée grecque n’a pas pu faire.
Il rend l’air [spirituellement] impur, et [c’est comme si] il met des idoles dans la Court [du Temple] [מעמיד צלם בהיכל], car pour chacune de ses fautes il entraîne l’apparition d’une séparation avec D. (klipa) et d’un esprit impur!"

-> Le Yalkout (Chmouël I - remez 106) dit : "Dans le futur, le peuple d'Israël va mépriser 3 choses : la malkhout chamayim, la malkhout (royauté) beit David, et le Temple (beit hamikdach). Et le peuple d'Israël ne sera pas méritant d'être délivré tant qu'ils n'en reviennent à désirer ces 3 choses".

D'après la guémara (Méguila 29a), depuis la destruction du Temple, les synagogues et maisons d'étude viennent en place du Temple. [la synagogue est un Temple en miniature (beit mikdach méat)]
=> Ainsi, nous devons témoigner de l'importance et du respect à nos synagogues, et grâce à cela nous aurons le mérite d'avoir la venue du machia'h, d'avoir le Temple reconstruit pour l'éternité.
[d'après un divré Torah du rav Its'hak Sorotzkin]

"Une personne doit toujours prier pour ne pas tomber malade, car après qu'elle soit tombée malade, le ciel dira : 'Apportez un mérite pour être sauvé'".
[guémara Shabbath 32a]

-> La rav Elimélé'h Biderman commente :
La guémara explique qu'une personne n'a pas besoin de mérites particuliers pour rester en bonne santé, mais qu'une fois qu'elle tombe malade, elle a besoin de mérites plus importants pour se rétablir.
Il est donc conseillé de prier à l'avance pour ne pas tomber malade, car après, il est plus difficile de guérir.
[...]
Les tsadikim conseillent de dire des Téhilim, même lorsque tout va bien.
Les Téhilim que vous dites maintenant sont déposés sur votre compte bancaire spirituel, et lorsque le besoin s'en fait sentir, les prières sont déjà là pour vous aider.