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Le Temple sera-t-il construit par l’homme ou par D.?

+ Le Temple sera-t-il construit par l'homme ou par D. (descendant du Ciel)?

-> Certains pensent que le 3e Temple sera construit par les Mains de D. : "Le futur Temple que nous espérons, se dévoilera et viendra du Ciel, construit et parfaitement terminé, comme il est dit : ‘Sanctuaire, ô mon D.! Préparé par Tes Mains’". [Rachi et Tossefot sur guémara Soucca 41a]

-> D’autres pensent que le 3e Temple sera construit par les mains de l’homme : "Lorsque cet homme [machia’h] mettra tout cela en oeuvre et qu’il construira le Temple à sa place initiale, il rassemblera les exilés du Peuple d’Israël, et nous devrons reconnaître en lui le machia’h". [Rambam - Hilkhot Méla'him 11,4]

=> Comment concilier ces 2 avis?

1°/ [selon les différents scénarios enseignés dans la guémara (Sanhédrin 98a)] Si les actes du peuple juif sont méritants, la venue du machia’h suivra un scénario surnaturel et le Temple sera alors l’oeuvre de D., en accord avec l’avis de Rachi.
Si au contraire, à D. ne plaise, nos mérites font défaut, c’est l’autre cas de figure qui se présentera au peuple juif ; la guéoula et la construction du Temple suivront un processus naturel, en accord avec l’opinion du Rambam.

2°/ Le 3e Temple est spirituel à la base et va se matérialiser pour apparaître sur Terre, lors de la Délivrance finale (à l’image de la manne qui descendait sous forme matérielle).
Par ailleurs, sa "construction" s’accomplit, tout au long de l’Exil, par l’intermédiaire du deuil et des pleurs des juifs pour la perte du Temple [selon le 'Hatam Sofer].

3°/ La construction du 3e Temple se fera de manière miraculeuse (venant du Ciel), à l’instar de la Ménora qui se dressa de façon surnaturelle, lorsque Moché jeta un bloc d’or (la main de l’homme)
Ainsi, machia’h et le peuple juif apporteront les matériaux nécessaires à la construction du Temple, mais celle-ci se réalisera d’elle-même. [Divré Yoël]

4°/ "Le sanctuaire d’ici-bas correspond au Trône Divin" (Rachi sur Béchala'h 15,17).
Ainsi, lors du dévoilement du 3e Temple, le Temple d’en-haut (Divin) descendra et s’unifiera au Temple d’en-bas (humain), comme l’âme s’habille dans le corps. [Aroukh Laner sur la guémara Soucca 41a].

5°/ Le 3e Temple descendra du Ciel sans ses portes. Celles-ci ont été englouties lors de la destruction du premier Temple, comme il est dit : "Les portes de Sion se sont enfoncées dans le sol" (Eikha 2,9).
Lors de la guéoula, elles réapparaitront et seront fixées par machia’h (la fixation des portes est assimilée à la construction - voir guémara Baba Batra 53b). [midrach Bamidbar Rabba 15,13]

Les désirs de ce monde

+ Les désirs de ce monde (selon le Baal Chem Tov) :

-> Il faut savoir que tout, que ce soit dans le monde céleste (le monde des Anges) ou dans le monde du Trône Divin, est insignifiant par rapport à D., qu'Il soit béni. Tout existe dans le vide produit par la constriction de la Lumière Infinie, lorsque D. s'est resserré [pour ainsi dire, au début de la création], et tout a été amené à l'existence par une parole divine. [voir Ramban pérouch al haTorah Béréchit 1,1]
Par conséquent, pourquoi devrions-nous être attirés par un quelconque désir pour tout ce qui existe dans ces mondes, alors que tout n'est qu'une partie d'une parole prononcée par Lui?
Il serait préférable de s'attacher avant tout au monde surnaturel, au Créateur, qui est la réalité essentielle, et non à ce qui est secondaire.

C'est ce que le Zohar (II, 134b) veut dire [lorsqu'il déclare] : "Méritoires sont les tsadikim qui savent ce qui a une vraie valeur. Le désir de leur cœur est dirigé vers le Roi Surnaturel et non vers ce monde et ses passions sans valeur."
Car le destin de tous les mondes est la destruction. [Au lieu de cela], on devrait toujours s'attacher au Créateur, avec un amour absolu. On doit l'aimer plus que tout ce qui existe dans le monde, car toute bonne chose qui existe est incluse dans sa Source, qui est D.
[Tsavaat haRivach 84, section 3]

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-> Il faut s'abstenir de regarder avec désir les choses matérielles et les belles femmes en particulier.
Ce type de regard est égoïste et s'apparente à l'adoration d'une idole.
Au contraire, si l'on voit soudainement une belle femme, il faut se dire : "Qu'est-ce qui la rend belle si ce n'est la force Divine de vie qui l'habite? Et si cette force vitale Divine est la source de la beauté, pourquoi serais-je attiré par une petite partie de cette force? Au lieu de cela, je m'attache à la Source et à l'Essence de tous les mondes, où se trouve toute la beauté."

De même, lorsque l'on contemple un objet matériel, tel qu'un vase, on doit se demander : "D'où vient la beauté de ce vase (si ce n'est du Créateur)?"
L'aspect physique de l'objet n'est pas important. Sa beauté et son design, cependant, reflètent sa spiritualité et sa force vitale. [Cet aspect intérieur de l'objet] est aussi une partie de D.

De même, lorsque l'on mange, il faut se rendre compte que le goût et l'agrément de la nourriture proviennent de sa force vitale intérieure et des délices du monde surnaturel.
Même les objets inanimés sont imprégnés de force vitale, ce qui peut être déduit du fait même de leur existence. Ainsi, la force vitale Divine est partout. [sans D. aucune chose ne pourrait exister, même une seule seconde supplémentaire]

Si quelqu'un regarde de cette manière, et si son regard est pour l'amour de l'Infini (Hachem), cela l'aidera grandement à surmonter les pensées impures.
[Tsavaat haRivach 90 , section 1]

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-> "Détournez-vous du mal et faites le bien, cherchez la paix et poursuivez-la" (Téhilim 34,15).

Le Baal Chem Tov enseigne : Dans chaque chose physique autorisée par la Torah, il y a le bien et le mal. L'aspect matériel est mauvais, et la force vitale Divine qui anime l'objet est bonne.
La personne qui utilise un objet physique doit "se détourner du mal" et ne pas désirer le plaisir qu'il procure. Elle doit plutôt "faire le bien" en tirant sa subsistance et son aide de la force de vie Divine qui se trouve à l'intérieur de l'objet.

"Cherchez la paix et poursuivez-la". Celui qui "se détourne du mal et fait le bien" doit s'efforcer de faire la paix entre l'aspect physique et la force de vie Divine qui l'anime.
[Pour ce faire, il faut l'utiliser d'une manière sacrée et non pour le plaisir physique].
En effet, c'est le but ultime de la création de l'homme et de sa descente dans ce monde physique : il doit élever le physique/matériel vers le spirituel.
[Séfer haMaamarim - Yiddich p.76]

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-> Prenons un exemple : une petite pièce de monnaie, si elle est tenue devant nos yeux, elle nous empêchera de voir une grande montagne.
Même si la montagne est des milliers de fois plus grande que l'objet, pourtant, parce que la pièce se trouve devant nos yeux, elle bloque la vision de sorte qu'un objet beaucoup plus grand ne peut pas être vu.

De même, lorsque le moment est venu pour une personne d'entrer dans ce monde, elle s'enfonce dans ses vanités et pense que rien ne pourrait être mieux. Ce monde, bien que petit et insignifiant, l'empêche de voir la grande lumière de la Torah ...
Cependant, si l'on pouvait enlever le petit obstacle devant ses yeux, si l'on pouvait détourner son regard (de la matérialité), et au lieu de cela, lever la tête, lever les yeux et regarder au-dessus des occupations mondaines qui interviennent, on mériterait de voir la grande lumière de la Torah et des tsadikim.
En vérité, leur lumière est des milliers et des myriades de fois plus grande que ce monde et ses futilités ...

C'est ainsi que le Baal Chem Tov s'est exclamé : "Hélas! Le monde est plein de lumières et de mystères merveilleux et impressionnants, mais une petite main se tient devant les yeux, les empêchant de voir ces grandes lumières".
[Likouté Moharan 1:133 , abrégé]

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-> Il faut attacher ses pensées au-dessus (au Ciel) et ne jamais manger ou boire à l'excès, mais uniquement dans le but de préserver sa santé.
On ne devrait prêter aucune attention [aux flatteries de] ce monde [matériel], et les considérer comme totalement sans valeur.
De cette façon, on peut se détacher de la matérialité.
[Cependant,] en fixant son attention sur les choses du monde, on se rend [d'autant plus] corporel.
[à la différence des non-juifs, ce monde est un moyen au service de notre vie juive, et non une finalité, sur laquelle on va se focaliser, mettre toute notre attention]
Nos Sages (guémara Ména'hot 43b) ont enseigné que le fait de voir amène à notre esprit [notre nature inférieure] et des désirs matériels.
C'est ainsi qu'il est dit que l'Arbre de la Connaissance était "désirable à voir et bon à manger" (Béréchit 3,6). En d'autres termes, le simple fait de contempler l'Arbre de la Connaissance suscite le désir.
[ainsi plus on prête "œil", notre attention, à ce monde, plus on permet aux désirs de ce monde de s'installer en nous. Nous devons nous plutôt s'en protéger et développer un "œil" juif sur ce qui nous entoure. ]
[Tsava'at haRivach 5]

-> Attachez votre pensée à ce qui est au-dessus. Ne mangez ni ne buvez excessivement, mais seulement dans la mesure nécessaire pour rester en bonne santé.
Ne regardez jamais intensément les choses matérielles, ne leur prêtez trop d'attention, afin de vous détacher du physique, matériel.
Regarder avec trop d'attention les choses matérielles rend grossier ...
Considérez que [en tant que juif(ve)] vous appartenez au monde céleste et que tous les habitants de ce monde ne devraient pas avoir d'importance pour vous. Car le monde entier n'est qu'un grain de sable par rapport au monde céleste ...

Tes pensées doivent toujours être isolées avec la Chékhina, ne pensant qu'à ton amour continu pour Elle afin qu'Elle s'attache à toi. Dis constamment dans ton esprit : "Quand mériterai-je que la lumière de la Chékhina demeure avec moi?"
[Tsava'at haRivach 5-8 ]

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-> Le Baal Chem Tov a dit un jour : Pourquoi la sexualité est-elle une si grande passion? En effet, on éprouve aussi du plaisir en mangeant et en faisant d'autres choses physiques.

[Cependant,] l'homme est né en conséquence d'un désir sexuel. [C'est pourquoi] tous les plaisirs sont secondaires et inclus dans ce désir. C'est pourquoi il s'agit de la plus grande passion.
Cela étant, [tous les désirs physiques] sont tous enracinés dans quelque chose d'insignifiant. Il faut au contraire s'attacher à Hachem.
[Likouté Amarim de Rabbi Ména'hem Mendel de Vitebsk 40 ; Tsavaat haRivach 101]

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-> Une personne ne doit pas se sentir le moins du monde déprimée parce qu'elle n'a pas satisfait ses désirs. Au contraire, il doit se réjouir d'avoir mérité de les maîtriser pour la gloire de D.
Ainsi, nos Sages déclarent : "Il est écrit, à propos de ceux qui se réjouissent de leurs afflictions : "Que ceux qui L'aiment soient comme le soleil qui se lève dans sa force"" (guémara Shabbath 88b). Puisque l'on ne suit pas ses désirs, même en pensée, mais qu'on les méprise, on est capable de maîtriser les klippos (enveloppes du mal).

"Qui peut monter sur la montagne de Dieu? Celui qui a les mains propres et le cœur pur" (Téhilim 24,3-4).
Le Zohar (I, Béréchit 10a) explique : "Un cœur pur" se réfère à quelqu'un qui ne permet pas à sa volonté et à son cœur d'être attirés par l'Autre Côté (les forces du mal, son yétser ara)."
[Une personne ne peut faire l'expérience de la Divinité que dans la mesure où elle a surmonté ses passions physiques. ]
[Tsavaat haRivach 9]

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-> Imaginons qu'une fantaisie vous vienne à l'esprit, une envie de quelque chose de ce monde.
Éloignez votre esprit de cette fantaisie. Méprisez cette envie jusqu'à ce qu'elle vous soit odieuse et répugnante. Réveillez votre envie de bien contre l'envie de mal et contre cette envie, et vainquez-la de cette manière.

Mais ne laissez pas cette envie insatisfaite vous déprimer. Au contraire, réjouissez-vous d'avoir le privilège de soumettre vos désirs pour l'honneur du Créateur, béni soit-il !

C'est une façon de comprendre ce que nos rabbins voulaient dire lorsqu'ils parlaient de "ceux qui se réjouissent de leur souffrance".
[Tsavaat haRivach 9 ]

+ Nos Sages décrivent le pouvoir de la parole comme un outil d'artisan. Avec les mots de la Torah et de la prière que nous prononçons, nous construisons notre monde à Venir spirituel.
Même l'artisan le plus talentueux et le plus expérimenté au monde sera incapable de produire un produit de qualité si ses outils sont endommagés. Lorsque quelqu'un prononce des paroles de lachon ara, de moquerie, de plaisanterie et d'autres formes de paroles inappropriées, il endommage le pouvoir de sa parole.
Lorsqu'il étudie [la Torah] et prie par la suite, il le fait avec un outil moins tranchant, et les effets spirituels qu'il peut créer avec eux sont grandement limités.
Faire attention à la façon dont nous parlons aux autres et à propos des autres est une raison pour que nos propres prières soient exaucés et que notre propre étude de la Torah nous permette d'obtenir la récompense maximale dans le monde à venir.
[selon le 'Hafets 'Haïm (Chemirat haLachon - chaar haZé'hira - ch.10)]

En période de détresse, on peut obtenir la délivrance du Ciel en restant joyeux [grâce à notre confiance en Hachem].
[Divré David de Tchortkov - cité dans Méir Einé Israel]

L’importance d’étudier la halakha

+ L'importance d'étudier la halakha (loi juive) :

-> "Celui qui étudie la halakha tous les jours a la garantie d'être un ben Olam HaBa".
[guémara Nida 73a - kol achoné halakhot békhol yom mouvta'h lo chéou ben olam aba]

-> Le rav Shmouel Wosner dit : "Le kitsour (abrégé) du Choul'han Aourkh nous enseigne comment vivre en tant que juif(ve). Le Choul'han Aroukh est lorsque l'on a une question".
[même 3 minutes par jour d'étude de la halakha concrète permet avec le temps de connaître beaucoup d'halakhot (même si c'est mieux d'y consacrer davantage, il ne faut pas rien faire faute de temps).
Même 3 halakot par jour, cela fait près de 1 000 halakhot sur l'année! ]

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-> Nos Sages promettent que l'étude de la halakha chaque jour garantit une part dans le monde à Venir (olam haba).
Cela est difficile à comprendre parce que nous commençons la lecture des Pirké Avot en disant que : "tout juif a une part dans le monde à Venir" (kol Israël yéch laém 'helek laolam aba).
Alors pourquoi la guémara dit-elle que seuls ceux qui étudient la halakha chaque jour sont des ben Olam haBa?

-> Le Arou'h laNèr (guémara Nidda 73) répond :
"[Si quelqu'un n'étudie pas la halakha], il recevra le Olam haBa, mais uniquement après être passé par un processus de purification.
Tout comme l'argent et l'or sont purifiés de tous les défauts, ces personnes devront subir une purification pour se nettoyer de tous les types de yétser ara et de fautes de ce monde.
Cependant, [lorsqu'une personne étudie la halakha], elle devient un "ben Olam haBa". Il méritera facilement le Olam haBa, et il ira immédiatement au monde à Venir (Olam haBa) lorsqu'il quittera ce monde. Hachem l'y conduira."

-> C'est parce qu'il y a beaucoup de discussions dans la guémara, et il y a souvent plusieurs opinions, et on n'arrive pas tout de suite à la halakha lémaassé (concrète, à faire en pratique).
Mais lorsqu'on étudie la halakha, on atteint la vérité cristallisée (fruits de nombreux débats entre nos Sages), la volonté d'Hachem pour nous.

Le Arou'h laNèr écrit :
"De même qu'une personne étudie la vérité claire et tranchée [par nos Sages], qui n'a pas besoin d'être clarifiée et purifiée, ainsi elle n'aura pas besoin d'être purifiée/clarifiée dans le Olam haBa."

=> C'est donc l'un des avantages de l'étude de la halakha.
On étudie la décision finale, la volonté distillée d'Hachem. On apprend la vérité cristallisée qui n'a pas besoin d'être corrigée [par l'avis d'autres sages], afin qu'on n'ait pas besoin d'être corrigé dans le monde à Venir (olam aba). On sera immédiatement amené à sa portion dans le Gan Eden.

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-> Il est écrit : "Acclamez Hachem, toute la terre!" (הָרִיעוּ לַיהוָה כָּל הָאָרֶץ - ariou l'Hachem kol aarets - Téhilim 100,1).
Le Yisma'h Israël ('Hanouka - p.95) dit que "kol aarets" (כל הארץ) peut être traduit par "entièrement en matérialité" (la terre renvoyant au matériel, à l'inverse du ciel, au spirituel).
Le verset fait allusion aux personnes qui sont à des niveaux déficients et qui sont entièrement immergées dans les plaisirs et les poursuites de la matérialité de ce monde.
Le verset proclame : "ariou l'Hachem" (הָרִיעוּ לַיהוָה) = eux aussi peuvent sortir de leur matérialité et louer Hachem. Comment le font-ils ?
Les premières lettres de : הָרִיעוּ לַיהוָה כָּל הָאָרֶץ forment : "Halakha" (הלכ"ה).
Le Yisma'h Israël enseigne que la ségoula d'étudier la halakha est qu'elle tire les gens hors de la matérialité, de leurs bas niveaux, et les élève à des niveaux plus élevés [spirituellement].

[une explication, basée sur les leçons du Arizal, est, comme nous l'avons vu plus haut, que la halakha a la qualité d'être de la Torah purifiée (la conclusion de nombreux débats entre les Sages).
Bien que "toutes les idées saintes de la Torah sont la parole d'Hachem" (elou véélou divréé Elokim 'haïm), même lorsqu'elles semblent contradictoires. Néanmoins, tous les points de vue ne sont pas de la halakha lémaasé (ce qu'on doit faire en pratique).
L'étude de la halakha a une qualité particulière car il s'agit d'étudier la Torah distillée (conclusion d'avis de nos Sages), si l'on peut dire, le dernier mot de ce qu'Hachem attend de nous dans ce monde, et la ségoula de cette étude est qu'elle affinera, purifiera et perfectionnera la personne. ]

Le Yismach Yisrael écrit :
"Quelqu'un qui étudie la halakha est important ('hachouv) pour Hakadosh Baruch Hu, aussi spécial que les personnes qui ont chachmah, binah, et daas qui sont bnei Olam Haba".

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-> On peut noter que le verset suivant (Téhilim 100,2) déclare : "Servez Hachem avec joie, venez devant Lui avec des louanges" (ivdou ét Hachem bésim'ha bo'ou léfanav bir'nana). Comment servir Hachem avec joie?
L'un des principaux moyens est l'étude de la halakha, comme il est dit :"Les halakhot d'Hachem sont droites, ce qui réjouit le cœur" (pikoudé Hachem yécharim méchamé'hé lev - Téhilim 19,9).
[Amalek renvoie au doute (safek), et lorsque l'on sort du doute (je fais ce qu'il y a de mieux de ma vie, on a notre âme en adéquation [et non en décalage] avec ce qu'on fait, donc on n'a pas de mal être interne), alors il y a de la joie pure et totale. ]

On sort de la matérialité lorsqu'on étudie la halakha.
[tout devient alors une occasion d'agir selon la volonté d'Hachem, même une action banale est faite en ce sens (ex: dormir, manger, ...)]

-> Ainsi, un autre avantage de l'étude de la halakha est qu'on deviendra joyeux, comme on a vu : "les halakhot d'Hachem sont droites, ce qui réjouit le cœur."
Or, lorsque l'on est joyeux, on est avec Hachem, comme il est dit, pourrait : "la puissance et la joie à Sa place" (oz vé'hétva bimkomo - Divré haYamim I 16,27).
Le 'Hatam Sofer explique que cela fait de cette personne un candidat approprié pour le Olam haBa, car le Olam haBa est l'endroit où nous nous prélassons dans la présence d'Hachem.

Nos Sages disent que la Ché'hina réside là où il y a de la joie, et ils disent que la Ché'hina réside là où l'on étudie la halacha.
[selon guémara (Shabbath 30b) : "La Présence Divine ne réside que dans la joie [dans le cadre permis par la halakha]".
selon la guémara (Béra'hot 8a) : "Depuis le jour où le Temple a été détruit, la seule chose que Hachem a dans ce monde est les 4 amot de la halakha".]
Le 'Hatam Sofer explique que puisqu'une personne était avec Hachem dans ce monde, alors elle méritera d'être avec Hachem dans le monde à Venir (Olam haBa).

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-> La guémara (Taanis 22a) déclare :
"Rav Broka venait au marché de Lefet, et Eliyahou haNavi était souvent avec lui. Rav Broka demanda à Eliyahou : "Y a-t-il quelqu'un dans ce marché qui soit un ben Olam haBa"?
Eliyahou répondit qu'il n'y en avait pas.
Rav Broka vit alors une personne portant des chaussures noires (ce qui, à l'époque, n'était pas une façon juive de s'habiller) et ne portant pas de tsitsit. Eliyahou lui dit que cette personne était un ben Olam haBa.
Rav Broka courut vers lui et lui demanda ce qu'il faisait. Il lui répondit : "Ne me posez pas la question aujourd'hui, revenez demain."
Le lendemain, Rav Broka rencontra cette personne sur la place du marché et lui demanda : "Que faites-vous?"
L'homme répondit qu'il était gardien de prison, et qu'il veillait à ce que les hommes et les femmes soient emprisonnés séparément, et qu'il protégeait les femmes des non-juives qui avaient les yeux rivés sur elles. Il s'habille comme les non-juifs, afin de pouvoir se mêler aux non-juifs, et ainsi pouvoir les entendre parler de leurs décrets [contre les juifs]. Ensuite, il en informe les rabbanim des décrets sévères qu'ils préparent, afin qu'ils puissent prier et les annuler.
"Si je ne vous ai pas répondu hier, c'est parce que je venais d'entendre parler d'un nouveau décret sévère, et je me suis empressé d'en informer les Sages pour qu'ils puissent annuler le décret avec leurs prières".

Pendant qu'ils parlaient, 2 autres personnes sont arrivées au marché, et Eliyahou a dit à Rav Broka que ces 2 hommes étaient également ben Olam haBa.
Rav Broka leur demanda ce qu'ils faisaient. Ils répondirent : "Nous sommes des gens joyeux et nous rendons heureux les gens tristes. Lorsque nous trouvons 2 personnes en conflit, nous nous occupons d'elles [avec nos plaisanteries et nos esprits joyeux] jusqu'à ce que la paix s'installe entre elles."
Rachi ajoute que : le fait d'augmenter la paix entre les gens est l'une des mitsvot récompensées déjà dans ce monde, et dont la récompense principale est réservée pour le monde à Venir.

=> Ainsi, la guémara nous parle de 3 personnes qui étaient des ben Olam haBa.
L'une d'entre elles était un geôlier, qui était mosser néfech pour aider les femmes juives, protéger les gens des fautes, et aider à annuler les décrets sévères sur la nation juive.
Les deux autres étaient des personnes joyeux qui rendaient les personnes tristes heureuses et qui faisaient la paix entre les ennemis.
Ce sont les gens du marché qui étaient ben Olam haBa.

Le Torat 'Haïm (guémara Sanhédrin 90) demande : puisque tous les juifs ont une part dans le Olam haBa, alors comment se fait-il que sur toute la place du marché, seules ces trois personnes étaient des ben Olam haBa?
Il répond que la plupart des juifs se voient accorder le Olam haBa, mais pas parce qu'ils le méritent.
Hachem leur accorde un cadeau (mat'nat 'hinam), et les amène au Olam haBa, bien que, selon leurs actes, ils ne méritent pas cette récompense.
Sur cette place de marché, seules 3 personnes ont mérité le Olam haBa par leur propre mérite.

==> Ceux qui étudient les halakhot chaque jour sont également des bné Olam Haba. Cela signifie qu'ils mériteront d'obtenir une chose énorme : le monde à Venir (Olam haBa), grâce à ce mérite énorme d'avoir étudié la halakha au jour le jour.

La joie amène la guéoula

+ La joie amène la guéoula :

"Pour ne pas avoir servi Hachem ton D. dans la joie" (Ki Tavo 28,47)

Le Sfat Emet (Ki Tavo - 5643) commente :
"On peut apprendre de là, a fortiori dans le bien, que lorsque les Bné Israël servent, même en exil, Hachem dans la joie, alors qu’ils sont démunis de tout, que c’est précisément de cela que germera la délivrance.
C’est pourquoi cette raison de l’exil a été dévoilée dans la Torah, afin que nous puissions la corriger en nous conduisant à l’inverse, à savoir en nous efforçant de servir Hachem dans la joie même au milieu des épreuves."

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[du divré Torah : https://todahm.com/2023/08/20/quelques-benefices-de-la-joie ]

Extrait du dernier appel du rav Nissim Yagen

+ Extrait du dernier appel du rav Nissim Yagen :

-> Mes chers amis, la question à un milliard de dollars est la suivante : quand machia'h viendra-t-il, inaugurant la guéoula finale tant attendue, lorsque le monde atteindra un état idéal?

Nos Sages (guémara Sanhédrin 91a) répondent que le machia'h viendra "dans une génération entièrement méritante ou dans une génération entièrement coupable".
Je ne comprends pas : machia'h ne viendra-t-il que dans une génération où tout le monde est parfaitement juste? Si c'est le cas, il devra peut-être attendre éternellement!
Viendra-t-il dans une génération où tout le monde est racha? Cela n'existe pas ; dans chaque génération, il y a 36 personnes justes dont le mérite soutient le monde.

Nos Sages veulent dire que le machia'h viendra dans une génération où chaque individu sera soit juste, soit racha. Chacun devra prendre position et afficher ses couleurs : est-il avec la Torah ou contre elle?
Il n'y aura pas de juste milieu. Soit vous serez dans le programme, soit vous ne le serez pas.

Certains disent : "Nous gardons ce que nous pouvons", c'est-à-dire les mitsvot qui leur conviennent ou qui sont confortables pour eux. Mais la Torah n'est pas un magasin de proximité ou un canapé confortable. C'est une obligation pour chacun d'entre nous.
Certaines personnes disent : "J'ai un bon cœur." Mais si vous n'utilisez pas votre bon cœur, que vaut-il?
[...]

La guémara nous donne de nombreux signes permettant de reconnaître la venue imminente de machia'h, et ils sont tous évidents à l'heure actuelle.
Que se passera-t-il exactement? À quoi ressemblera le processus de rédemption?
Cela aussi, nous le savons, car un modèle nous a été donné.
La Rédemption finale ressemblera à la première. La sortie d'Égypte, il y a plus de trois millénaires, lorsque nous avons été délivrés de l'esclavage au milieu d'un spectacle éblouissant de miracles, est notre modèle pour ce qui se passera lorsque machia'h viendra.
Il s'agit d'une promesse explicite : "Comme aux jours de votre sortie d'Égypte, je vous montrerai des prodiges [à la guéoula finale]" (Mikha 7,15).
Mais il y a un inconvénient terrifiant.
Seuls 20% des juifs ont été rachetés. 80% morts peu avant la rédemption d'Egypte.
Convertissons ces pourcentages en chiffres. La Torah rapporte que 600 000 hommes âgés de vingt à soixante ans ont quitté l'Égypte. Cela signifie que plus de deux millions de juifs de cette seule catégorie sont morts peu avant la sortie d'Egypte, sans compter les femmes, les mineurs et les hommes retraités.

Voyons maintenant plus en détail. Au moment de la sortie d'Egypte, tout le monde a vu des miracles et a compris qu'ils venaient d'Hachem. Au milieu des dix plaies, même les astrologues de Pharaon disent : "C'est le doigt de D.!" (Chémot 8,15). Pharaon lui-même a admis que "Hachem est le juste, et moi et mon peuple sommes les méchants (racha)" (Chémot 9,27).

Imaginez la scène. Tout le monde a vu l'eau se transformer en sang, les grenouilles sauter dans les marmites et les lits, les poux ramper sur la peau, les bêtes sauvages rôder dans les rues, la peste tuer le bétail, les furoncles douloureux affliger le corps, d'énormes grêlons faire pleuvoir la destruction et une nuée de sauterelles dévorer les récoltes.
Pendant tout ce temps, seuls les Égyptiens ont été frappés, aucun juif n'a été touché.
Mais même après avoir vu ces 8 fléaux miraculeux, 80% des juifs ne se sont pas repentis. Ces millions de personnes indignes d'être délivrés sont mortes lors de la 9e plaie.

En regardant ces événements historiques se dérouler dans notre esprit, nous nous sentons blessés et frustrés. Nous avons envie de crier à ces juifs d'Égypte : "Qu'est-ce qui vous arrive? Réveillez-vous et repentez-vous avant qu'il ne soit trop tard! La rédemption [d'Egypte] arrive d'un moment à l'autre. Ne voulez-vous pas en faire partie?"
[d'une certaine façon : vous êtes trop bêtes ou quoi là, vous allez rater la sortie d'Egypte!! ]

Mais qu'en est-il de nous-mêmes? [est-ce que nous agissons différemment d'eux? ]
Des choses étranges se produisent dans le monde. Il est évident que la Rédemption (guéoula) finale est imminente et que nous devons tous nous y préparer en faisant téchouva.

Qu'est-ce que la téchouva ?
Littéralement, téchuva signifie "retour". Faire la reshuvah signifie revenir à Hachem. Cela implique de respecter Sa Torah et Ses mitzvot, d'améliorer notre caractère et de changer notre comportement.
La téchouva s'adresse à chacun d'entre nous, des ultra-orthodoxes aux non-religieux. Nous avons tous une grande marge de progression.

Le Zohar nous avertit que, comme lors de la première rédemption, la venue de machia'h sera précédée de jours d'obscurité. Mais cette fois, au lieu de 3 jours d'obscurité, il y en aura quinze!
Quinze jours d'obscurité, au cours de laquelle les Juifs indignes de la rédemption mourront.
Faisons vite téchouva avant qu'il ne soit trop tard!
[...]

Que se passera-t-il lorsque machia'h viendra?
Il y aura le terrible Jugement dernier, où tous les peuples du monde seront jugés pour leurs actes depuis la Création.
En outre, la liberté de choix prendra fin. En effet, lorsque tous les habitants du monde verront des miracles impressionnants, ils reconnaîtront clairement la royauté d'Hachem et personne n'osera fauter.
Sans mérite ni culpabilité, il n'y aura pas de téchouva ni de possibilité de réparer le passé.

Mes amis, la fin des temps est beaucoup plus proche que vous ne le pensez.
Toute personne saine d'esprit doit se dépêcher d'attraper le dernier train!

9 Av – L’orgueil = la racine du mal

+ 9 Av - L'orgueil = la racine du mal :

-> Nous savons que la sinat 'hinam (haine gratuite) est la raison pour laquelle le Temple n'a toujours pas été reconstruit. La plupart des sinat 'hinam que nous avons les uns pour les autres commencent par l'orgueil (gaava).
Le Or'hot Tsaddikim commence son livre en discutant de la gaava. Il dit qu'il n'y a pas de middah pire que l'orgueil, parce que c'est la cause de tant de mauvais comportements.
Pourquoi les gens ont-ils du mal à s'entendre? Comment se fait-il qu'il ne m'ait pas dit bonjour?
Comment se fait-il qu'il ne m'ait pas laissé passer en premier dans la file d'attente? Comment se fait-il qu'il ne m'ait pas acheté un cadeau? Comment se fait-il qu'il n'ait pas fait ceci ou cela pour moi?
Savez-vous qui je suis? Savez-vous ce que je fais?

Le rav Chatzkel Levenstein dit que toutes les mauvaises actions découlent de l'orgueil. Mais comment travailler sur la gaava?
Tout d'abord, nous devons faire la différence entre l'orgueil et l'estime de soi.
Parce qu'on est censé avoir de l'estime de soi, n'est-ce pas ? Mais n'est-elle pas en réalité de la gaavah?
Non, pas du tout. L'estime de soi, c'est avoir confiance en soi (avoir conscience des qualités et capacités que D. nous octroie). Vous vous sentez capable d'accomplir quelque chose.
Cela ne signifie pas que l'on pense que les autres ne sont pas assez bons ou que l'on peut faire mieux que les autres. C'est ce qu'on appelle la gaava.
L'orgueil, c'est quand on pense : "Je suis le seul à pouvoir le faire, personne ne peut le faire comme moi."
Il y a beaucoup de gens qui peuvent faire beaucoup de choses dans ce monde. Il faut avoir confiance en soi. Il faut se sentir à l'aise avec soi-même, croire en soi. C'est ça l'estime de soi.
Lorsque vous regardez quelqu'un d'autre de haut et que vous pensez que vous êtes le seul à en être capable, c'est de la gaava.
[l'estime de soi amène à agir au mieux selon nos capacités, tandis que l'orgueil n'améliorer pas nos actes (on savoure d'être supérieur à autrui plutôt que d'assumer en action cela, on s'octroie ce que Hachem nous donne, ...). ]

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+ Savoir dire : "merci" :

-> Alors, comment travailler sur l'orgueil?
Je crois que la réponse est la reconnaissance : dire merci.
Si vous reconnaissez toutes les personnes qui font des choses merveilleuses pour vous, l'orgueil disparaît, parce que vous remerciez toujours les gens pour ce qu'ils ont fait pour vous.
Vous reconnaissez toujours que vous avez besoin de l'aide d'autres personnes et que vous ne pouvez pas tout faire vous-même.
[...]
Le Sforno dit que la raison pour laquelle les juifs sont appelés Yéhoudim, est parce que cela vient du mot : "hodaa" (remercier). [ = reconnaître que nous sommes redevable d'autrui ]
Par ce petit geste, nous pouvons minimiser notre orgueil [naturelle]. Ensuite, nous pourrons commencer à nous aimer les uns les autres, à nous préoccuper des autres et à construire notre Temple personnel intérieur. Cela nous mènera à notre but ultime, la construction du Temple à Jérusalem.
[d'après le rav Paysach Krohn]

Donner la tsédaka = unir le Nom Divin

+ "Quant à moi, c'est dans la justice (tsédek) que je contemplerai Ta face" (Téhilim 17,15).
J'ai entendu dire, au nom du Baal Chem Tov, que lorsqu'on donne une pièce de monnaie à un pauvre, on réalise une unification [du nom divin יהוה].
La pièce représente la lettre youd [qui est un petit point]. Les cinq doigts du donateur font allusion à la lettre hé [qui équivaut au chiffre cinq]. Son bras étendu est comparable à la lettre vav. Et les cinq doigts du receveur correspondent à la dernière lettre, hé.
De cette manière, on attire la miséricorde Divine [qui est représentée par le nom divin יהוה]
[Mévasser Tsédek - Réé]

Habiter en Terre d’Israël & impact sur nos fautes (selon le Ben Ich ‘Haï)

+ Habiter en Terre d'Israël & impact sur nos fautes (selon le Ben Ich 'Haï) :

-> Rabbi Elazar dit : Quiconque vit sur la terre d'Israël est sans faute"
comme il est écrit : "L'habitant ne dira pas : 'Je suis malade' ; le peuple qui habite sur la Terre [sainte] est sans faute" (Yéchayahou 33,24).
[guémara Kétoubot 111a]

-> Le peuple d'Israël a terriblement souffert pour les fautes qu'il a commis sur la Terre [d'Israël].
Il a été assiégé, conquis et exilé. Comment, dès lors, Rabbi Elazar peut-il dire : "Quiconque vit sur la terre d'Israël est sans faute"?

Lorsqu'une personne commet une faute, elle crée un ange maléfique appelé Faute.
Rabbi Elazar fait référence à ce mauvais ange. L'ange Faute s'adresse à D. et demande à être nourri. En droit, D. pourrait répondre : "Va vers celui qui t'a créé", et la Faute tuerait alors le fauteur.
Cependant, dans sa miséricorde, D. lui-même soutient la faute afin que le fauteur vive et ait la possibilité de se repentir.
La tolérance de D. est décrite dans le verset suivant : "Qui est un D. comme Toi, qui supporte la faute?" (Mikha 7,18).

La plupart des souffrances qui assaillent l'homme dans ce monde lui sont envoyées par les mauvais anges qu'il a lui-même créés, comme il est écrit : "Tu nous ont consumés par nos fautes" (Yéchayahou 64,6 ; Alchikh haKadoch).

Cependant, la sainteté de la Terre [d'Israël] est telle qu'elle contribue à détruire [l'ange] Faute le jour même de sa création, afin que la Terre [d'Israël] ne soit pas contaminée par ces anges destructeurs ...

En Terre [d'Israël], il existe une aide spéciale pour détruire le mauvais ange le jour même de sa création, afin que vous "ne souilliez pas votre Terre, que Hachem, votre Dieu, vous a donnée en héritage" (Ki Tétssé 21,23).

C'est le sens de l'expression "Quiconque vit sur la terre d'Israël est sans faute". Puisque la terre est plus sainte, il est plus facile d'effacer le mauvais ange, et l'on peut être sans Faute.
Le fauteur, bien sûr, sera puni s'il ne se repent pas.

Lorsque le mauvais ange s'accroche à une personne, il la rend spirituellement malade.
Mais dans la Terre [d'Israël], il n'y a pas de mauvais ange. Ainsi, "l'habitant [de la Terre sainte] ne dira pas : 'Je suis malade', [car] le peuple qui l'habite est sans Faute".
[Bénayahou]

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-> Rabbi Elazar dit : Quiconque vit sur la terre d'Israël est sans faute"
comme il est écrit : "L'habitant ne dira pas : 'Je suis malade' ; le peuple qui habite en elle [la Terre sainte] est sans Faute" (Yéchayahou 33,24).
Ravina dit à Rav Achi : "Nous apprenons cela de ceux qui souffrent de maladies physiques".
[guémara Kétoubot 111a]

-> L'expiation vient du fait d'habiter "en elle" = d'être attaché à l'essence de la Terre [d'Israël], qui est sa spiritualité, plutôt que d'y vivre pour d'autres raisons.
Une personne qui habite la Terre [d'Israël] afin d'accomplir les mitsvot qui y sont liées mérite que ses fautes soient pardonnés.

Ainsi, "l'habitant ne dira pas : 'Je suis malade'" = l'âme d'une personne qui a fauté est malade. L'âme de l'habitant de la Terre [d'Israël] n'est pas malade, car même s'il a fauté, il est pardonné et son âme est guérie.
"le peuple qui habite en elle" = attaché à son essence, "est sans Faute."

Le peuple d'Israël a été exilé de la Terre [d'Israël] pour ses fautes parce qu'il y habitait pour profiter de ses richesses plutôt que pour observer ses mitsvot spéciales.
C'est ce que Ravina voulait dire lorsqu'il a déclaré à Rav Achi : "Nous apprenons cela de ceux qui souffrent de maladies physiques" = si nous voyons quelqu'un souffrir physiquement parce que le climat de la terre ne lui convient pas, et qu'il choisit pourtant d'y rester, nous pouvons être certains qu'il aime vraiment la terre pour son essence spirituelle.
[Bénayahou]

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+ Les fautes des juifs en Israël vs juifs en dehors d'Israël :

-> Hachem n'a pas brûlé le Temple lui-même parce qu'il s'agissait d'une garantie prise pour la dette des fautes d'Israël (Midrach Chémot rabba 51,3).
[les Sages apprennent qu'un messager de la cour céleste, l'ange Gabriel, a été envoyé pour brûler le Temple - Yalkout Chimoni Eikha 1009]

-> Avec chaque faute, un ange de destruction, appelé Faute, est créé.
Rabbi Moché Cordovero explique ce concept en relation avec le verset "Qui est un D. comme Toi, qui supporte la faute?" (Mikha 7,18) = [l'ange de destruction] Faute s'adresse à D. et lui demande sa subsistance. En droit, D. pourrait répondre : "Va vers celui qui t'a fait", et la Faute tuerait le fauteur. Cependant, dans sa miséricorde, D. lui-même soutient l'ange Faute [en l'alimentant pour qu'il existe pour ne pas qu'il vienne s'alimenter chez fauteur] afin que le fauteur vive et ait la possibilité de se repentir.

Le fauteur inflige donc le dommage ultime, il fait en sorte que les forces du mal tirent leur subsistance de la sainteté, et il doit payer pour cela.
Toutefois, cela ne s'applique qu'à l'étranger, car "quiconque vit sur la terre d'Israël est sans faute" (guémara Kétoubot 111a).
La sainteté de la Terre sainte contribue à détruire l'ange Faute le jour même de sa création, afin que la Terre ne soit pas contaminée par les mauvais anges. Le peuple peut avoir des péchés, mais pas les mauvais anges, les destructeurs, qui sont créés à partir du péché.

Ainsi, lorsque le roi David se confesse en disant : "J'ai fauté contre Hachem" (II Chmouëm 12,13), le prophète Nathan lui dit : "Hachem a aussi effacé ta faute, tu ne mourras pas" (ibid.).
A qui ce "aussi" peut-il faire référence?

Selon le Zohar, seul D. peut pardonner les fautes. Le terme "ta faute" fait référence au ange mauvais/destructeur qui a disparu et a été effacé (Zohar - Noah 73b).
En conséquence, le roi David confessa : "J'ai fauté contre Hachem" = non seulement en fautant, mais aussi en faisant en sorte qu'Il nourrisse des anges de destruction qui, autrement, tueraient le fauteur qui les a créés.

Le prophète Nathan a répondu : Outre le fait que votre confession [des fautes] est digne de détruire l'ange du mal, D. la détruira également pour une autre raison : vous vivez dans "la Terre dont Hachem votre D. prend soin ; les yeux de Hachem votre D. sont toujours sur elle, du début de l'année jusqu'à la fin de l'année" (Ekev 11,12). Vous pouvez être sûrs que "vous ne mourrez pas" de la main de l'ange Faute, car elle a déjà péri.

Il s'ensuit que les justes de la Terre [d'Israël] ne sont pas pris par les fautes du peuple, mais par les anges de la destruction créés par ces fautes.
Et puisqu'il n'y a pas d'anges de la destruction dans la Terre [d'Israël], il faut que les justes de la Terre [d'Israël] soient pris en charge par les juifs à l'étranger, conformément aux lois sur les dommages.
Ainsi, les juifs de l'étranger sont tenus de pleurer la mort d'un tsadik dans la Terre [d'Israël], car ce sont leurs fautes qui l'ont causée.

C'est ainsi que Yéchayahou dit : "Le tsadik périt, et personne ne le prend à coeur ; les hommes d'amour bienveillant sont enlevés, et personne ne comprend que le tsadik a été enlevé à cause du mal" (Yéchayahou 57,1).
Les "hommes d'amour bienveillant" désignent les juifs vivant dans la Terre [d'Israël], que D. gouverne avec l'attribut de l'amour bienveillant, contrairement aux autres pays, qu'Il gouverne avec une stricte justice.

Les juifs de la Terre [d'Israël] sont mentionnés en même temps que le lieu d'où ils sont originaires, comme dans "Yosse ben Yo'hanan, un homme de Jérusalem" (Pirké Avot 1,4), car ils y sont liés.
Les juifs à l'étranger ne sont pas liés à leur ville natale.

Dans le verset, "l'homme" désigne le juif à l'étranger.
Ainsi, Yéchayahou dit : "Le tsadik périt, et aucun homme [à l'étranger] ne le prend à cœur [car ils ne comprennent pas que le tsadik a péri à cause de leur faute]".
Le prophète explique ensuite : Les "hommes de bonté" = les tsadikim du pays, "sont enlevés, et personne ne comprend que le tsadik a été enlevé à cause du mal" des juifs de l'étranger.

De même, la destruction du Temple doit être due au fait que les juifs vivaient à l'étranger.
Dans le cas du premier Temple, il s'agit des juifs qui avaient été exilés à Babylone dans une phase antérieure [à sa destrucvtion] avec le roi Yéhoyakin.
Yé'hezkiel (v.21,11-12) leur dit que lorsque la mauvaise nouvelle de la destruction du Temple leur parviendra à Babylone, ils devront pleurer excessivement, car ils en sont la cause.

"Toi, fils de l'homme, gémis en te brisant les reins" (Yé'hezkiel 21,11) = Hachem demande au prophète Yé'hezkiel : "Lorsque tu gémis [pour la destruction du Temple], plie ton corps en deux pour symboliser que la destruction a été causée par deux choses : les péchés eux-mêmes et les mauvais anges créés à partir de ces péchés."
Ils [les juifs de Babylone] lui demanderont (à Yé'hezkiel) : "Pourquoi gémis-tu?" = nous avons déjà été exilés à Babylone, toi et nous ; le fait que nous n'étions pas là à ce moment-là montre que ce n'est pas notre faute si le Temple a été détruit.
Tu leur répondras : Je gémis "à cause des nouvelles qui arrivent" = précisément parce que nous ne sommes pas dans le pays, et que les nouvelles doivent nous parvenir ici. En effet, si nous étions dans le pays, nous pourrions être sûrs que D. n'aurait pas enlevé ce qu'il y a de meilleur [le Temple], car il n'y a pas dans le pays de mauvais anges nés de la faute.
Mais nous, nous les avons (les anges destructeurs résultant de nos fautes).
C'est pourquoi "tous les cœurs vont fondre" = car la destruction du Temple est notre faute (les juifs de dehors d'Israël)!
[Ben Ich 'Haï - Névé Tsadikim 2,4]