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Les anges portent nos prières au Ciel et les présentent à Hachem.
Lorsque les anges trouvent une prière particulièrement digne et favorable, ils l'attachent à la couronne du Roi des rois, Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Ma'hssof haLavan - Vayikra]

Shavouot – la fête d’obtention de la terre d’Israël par les juifs

+ Shavouot - la fête d'obtention de la terre d'Israël par les juifs :

-> "Du haut des cieux, tu as fait entendre tes jugements. La Terre a craint et s'est apaisée" (Téhilim 76,9). De quoi la Terre a-t-elle eu peur et comment s'est-elle apaisée?
Nos Sages (Shabbath 88a) expliquent qu'elle craignait que les Bné Israël n'acceptent pas la Torah et que le monde entier retombe dans le néant. Lorsque les Bné Israël acceptèrent effectivement la Torah, le monde fut en paix.
[ "Sans Mon alliance étudiée jour et nuit, Je n'aurais pas mis en places les lois du Ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
ainsi, lorsque le monde vit que la Torah était descendue sur terre dans la plus grande perfection, il fut apaisé de ses craintes, rassuré sur le fait que la création accomplirait effectivement son destin. ]

-> Pour avoir accepté la Torah, les Bné Israël ont reçu la terre d'Israël, qui appartenait auparavant aux 7 nations cananéennes.
S'ils avaient refusé d'accepter la Torah, non seulement ils auraient perdu leur droit sur la terre, mais la terre n'appartiendrait alors à personne, puisque le monde entier retournerait au néant ...

Même avant le don de la Torah, la terre sainte était tout à fait appropriée à la nation sainte du peuple juif. Néanmoins, Hachem ne l'aurait pas retirée aux nations cananéennes sans raison valable, car il n'est pas convenable qu'un roi accorde un cadeau à son sujet, puis le révoque sans raison et le donne à son fils. Il en va de l'honneur du roi de ne pas revenir sur ses dons.
De même, étant donné que la terre d'Israël avait précédemment appartenu aux nations cananéennes, il n'était pas convenable qu'Hachem la leur retire sans raison valable.

C'est pourquoi, avant d'accorder la Torah aux Bné Israël, Hachem l'a d'abord offerte aux autres nations.
Il leur expliqua que, dès le début de la création, il avait été stipulé que si aucune nation n'acceptait pas la Torah, le monde entier retournerait au néant.
Il était donc juste et équitable que la nation qui accepterait la Torah, et qui assurerait ainsi la pérennité du monde, mérite d'hériter du monde entier, qui, autrement, cesserait d'exister.
Malgré cet avertissement, les autres nations ont refusé d'accepter la Torah. Elles ont donc perdu le droit à leur terre. Les Bné Israël, qui acceptèrent la Torah et permirent au monde de continuer à exister, purent alors à juste titre revendiquer la terre d'Israël comme leur appartenant.

Lorsque les Bné Israël reçurent la Torah sur le mont Sinaï, ce fut comme si le monde qui avait existé jusqu'alors cessait d'exister et était recréé par le mérite du don de la Torah.
Par conséquent, les Bné Israël n'ont pas arraché le contrôle de la terre d'Israël aux Cananéens. La terre de Canaan fut détruite et une nouvelle terre, Erets Israël, fut créée à sa place.

Le Roi n'a pas repris le cadeau qu'il avait fait aux Cananéens. Elle a été détruite lorsqu'ils ont permis la destruction du monde plutôt que d'accepter la Torah. Le roi a alors recréé son cadeau et l'a accordé à son fils bien-aimé.
En ce sens, nous pouvons comprendre que le monde n'est devenu stable et fermement établi qu'après le don de la Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - drouch 3 sur Matan Torah ]

Hachem a donné la Torah dans un désert, un endroit dépourvu de tout confort physique. Pour acquérir la connaissance de la Torah, il faut devenir comme un désert, renoncer aux plaisirs du monde physique.
Tout comme un désert est un vaste espace ouvert, la Torah est d'une taille incommensurable.
Tout comme la Torah est infiniment grande, la récompense pour l'étude et l'observation de la Torah est infiniment grande.
[Pessikta]

La grandeur de tout juif(ve)

+++ La grandeur de tout juif(ve) :

"Tout Israël a une part au Monde Futur" (kol Israël yéch laém 'hélek la'olam aba - Yéchayahou 60,21)

-> Cette michna nous rappelle également qu'il ne faut pas se désespérer si l'on a commis de graves fautes. On pourrait craindre d'avoir totalement perdu sa part au Monde Futur. La michna rassure donc le fauteur en affirmant : "Tout Israël a une part au Monde Futur".

Chaque juif a en lui une parcelle qui reste pure et sainte. C'est son âme Divine, une "part du D. en Haut", qui trouve son origine sous le Trône de Gloire.
[un juif a une âme qui provient de l'intériorité d'Hachem, du monde Supérieur le plus élevé/haut spirituellement, à la différence des autres nations, dont l'origine est beaucoup plus base, de l'extérieur d'Hachem. ]
[Méam Loéz - Pirké Avot]

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Rabbi Akiva disait : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image (tsélem). C'est par un plus grand amour qu'il lui fut révélé le fait qu'il a été créé avec une Image, comme il est écrit : 'Car avec l'image de D., Il créa l'homme' (ki bétsélem Elokim assa ét aadam - Noa'h 9,6)." (Pirké Avot 3,18)

-> Rabbi Akiva nous apprend le grand privilège qu'ont les juifs par rapport aux autres nations du monde.
Si les juifs et les autres peuples ont l'air physiquement semblables, il existe cependant entre eux une grande différence qui donne à Israël un avantage sur toutes les autres nations.

Cet avantage n'est pas visible car il s'agit d'un élément spirituel (rou'hani) : l'Image (tsélem) est une ombre très sainte, ressemblant à un ange, qui entoure le juif et le protège de tout mal.
Tant que l'homme porte cette Image au-dessus de lui, aucun mal ne peut l'atteindre, pas même la mort.

Par conséquent, 30 jours avant la mort d'un homme, cette ombre sainte le quitte.
Rabbi Chimon bar Yo'haï et ses collègues étaient capables de percevoir que les derniers jours d'un homme approchaient.
Ces saints, en voyant que cette ombre était absente, savaient que la mort était imminente.

Le sage dit : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image".
C'est un privilège que D. a donné à tout juif révélant Son amour pour Son peuple. Aucun autre peuple dans le monde n'a été créé avec cette Image sainte semblable à celle d'un ange.

Toutefois, l'expression qu'emploie Rabbi Akiva est quelque peu difficile à comprendre. Nous nous serions attendus à lire : "Israël est aimé car il a été créé avec une Image" de même qu'il dit plus loin :
"Israël est aimé car ils sont appelés les enfants de D." (Pirké Avot 3,19). Etant donné que cet avantage n'a pas été donné à l'humanité entière, pourquoi est-ce le terme général "homme" qui est employé : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image".

[Le mot voulant dire "homme" en hébreu est adam, qui désigne aussi Adam, le premier homme. On peut donc également lire cette Michnah : "Aimé est Adam car il fut créé avec une Image".] Ceci fait allusion au fait que le premier à être créé avec cette Image sainte était Adam, créé par les mains de D. (midrach Chmouël).

Outre la faveur d'Hachem de nous avoir créés avec cette Image, Il manifesta Son amour pour nous en nous faisant savoir cela. La Torah dit, en effet: "Car avec l'Image de D., Il fit l'homme" (Noa'h 9,6).

Il peut arriver qu'une personne donne un cadeau à un ami sans lui dire pourquoi elle le lui a offert. C'est là un signe qu'elle n'estime pas et n'apprécie pas vraiment cet ami. Elle lui donne ce cadeau pour l'aider et parce qu'elle a pitié de lui.
Mais si elle donne un cadeau à un ami en lui disant pourquoi, c'est qu'elle l'estime et désire lui témoigner son amitié. (Rambam ; Barténora)

Rabbi Akiva nous dit que l'homme fut créé avec cette Ombre pour être conscient de la grandeur de son âme provenant de sous le Trône de Gloire (Kissé haKavod) et de l'importance de son corps ayant pour ombre cette Image sainte. Ce signe distinctif ne se trouve chez aucune autre nation. (Rachi ; Tossefot Yom Tov).
[Méam Loéz - Pirké Avot 3,18]

+ [En entendant] chacun des commandements sortir de la bouche d'Hachem, les Bné Israël ont rendant l'âme, [et Hachem] fit descendre la rosée qui, dans l'avenir, ressuscitera les morts et ressuscita ces morts.

Au fur et à mesure que chaque commandement sortait de la bouche d'Hachem, le monde entier s'emplissait de l'arôme des épices parfumées.
Si le monde en était déjà si rempli après le premier commandement, où est allé cet arôme pour qu'il se remplisse à nouveau après le deuxième commandement?
Hachem a libéré un vent de sa réserve dont les courants ont dissipé chaque vague de parfum à tour de rôle.
[guémara Shabbath 88b]

=> Mais pourquoi l'âme des juifs s'est-elle éteinte en entendant les commandements?

-> Pour répondre à cette question, examinons la transition que le peuple a effectuée à ce moment-là (du don de la Torah au mont Sinaï).
Au départ, ils étaient des non juifs justes qui n'étaient pas encore obligés par la Torah et ils sont devenus des juifs observant la Torah.
L'âme d'un non juif qui observe les 7 lois noa'hides, aussi précieuse soit-elle, est insignifiante par rapport à l'âme d'un juif qui observe l'ensemble des 613 commandements.
La "transplantation" qui s'est produite au Sinaï, la greffe de cette nouvelle âme juive sur l'âme beaucoup plus petite qu'ils avaient auparavant, a été une expérience si traumatisante qu'ils ont perdu conscience, leurs âmes ont expiré.
[Sfat Emet - Shavouot 5649 ]

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[issu du divré Torah : https://todahm.com/2024/06/07/42514 ]

Les âmes des Bné Israel viennent d'un endroit du Ciel encore plus élevé que les anges.
Le Arizal (Eits 'Haïm 28;1) écrit que les âmes des tsadikim (en un sens, chaque juif à sa racine est un tsadik = koulanou tsadikim) proviennent des "mondes intérieurs", alors que les anges proviennent des "mondes extérieurs".
Par conséquent, avec la sainteté et la pureté nécessaires, les tsadikim peuvent atteindre un niveau de Torah encore plus profond que celui qui est perçu par les anges.
C'est ce qu'Hachem a voulu dire en disant à Moché de s'agripper à Son Trône [lorsqu'il était au Ciel pour y prendre la Torah, et répondre aux affirmations des anges - voir guémara Shabbath 88b].
Il faisait référence au Trône de Gloire, d'où sont sculptées les âmes des Bné Israel, et qui est plus élevé que les anges.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - 1er discours matan Torah]

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+ L'amour d'Hachem pour les Bné Israël :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Ma'hssof haLavan - Yitro) explique que lorsque Hachem a donné la Torah aux Bné Israël, Il leur a montré que Son amour pour eux surpassait même Son amour pour les anges.
Au début, lorsqu'il leur a donné la manne à manger dans le désert, ils ne pouvaient que constater que Son amour pour eux était égal à Son amour pour les anges, puisqu'il les nourrissait du "pain des anges".
Ensuite, lorsqu'il leur a accordé le Shabbath, ils ont vu qu'Il leur permettait de partager Son honneur en les invitant à se joindre à Lui le jour où Il s'est reposé de la création du monde. [le Shabbath est un moment d'intimité, de grande proximité, entre les juifs et leur papa Hachem. ]

Enfin, lorsqu'Il leur accorda la Torah, ils virent que Son amour pour eux surpassait même Son amour pour les anges.
Hachem n'a pas de trésor plus précieux que la Torah, par laquelle Il a créé le monde et avec laquelle Il se réjouit chaque jour. Toute la Torah est composée de Noms d'Hachem et contient les secrets les plus profonds de l'existence.
Il a gardé sa Torah dans les cieux, la demeure des anges, jusqu'à ce que le moment soit venu pour Lui de l'accorder aux Bné Israël qui habitent sur la Terre.

La guémara (Shabbath 88b) nous apprend que lorsque Moché est monté au Ciel pour recevoir la Torah, les anges s'y sont opposés et ont demandé que la Torah reste au Ciel. Hachem passa outre leurs plaintes et accorda la Torah aux Bné Israël.

Le Arizal (Likouté Torah - Haazinou) explique que les anges comprenaient que les Bné Israël devaient recevoir les commandements pratiques de la Torah, afin qu'ils puissent les réaliser sur la terre.
Mais plutôt, ils se plaignaient que les secrets profonds de la Torah devaient rester au Ciel.
Ils prétendaient que ces secrets étaient des questions sacrées et suprêmes qui ne pouvaient être traitées que par les anges, qui n'avaient pas de yétser ara pour obscurcir leurs sens.
Ils ne voyaient pas comment des êtres humains, faits de matière physique grossière, pouvaient saisir une telle sagesse.

Néanmoins, dans le grand amour d'Hachem pour les Bné Israël, même cette revendication a été inutile.
Au contraire, Hachem souhaitait que ces mêmes êtres humbles et mortels sanctifient et élèvent leur corps physique, et s'élèvent à un niveau spirituel qui surpasse même celui des anges.
Il leur montra ainsi que Son amour pour les Bné Israël surpassait celui de toute autre création, même celui des anges.

[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2024/06/07/le-cadeau-de-la-torah ]

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+ La source des âmes juives :

-> Moché s'est rendu compte que les Bné Israël étaient dignes de recevoir la Torah et qu'ils étaient nombreux parmi nous à pouvoir préserver ses secrets dans la sainteté et la pureté.
D'un autre côté, il a également reconnu les plaintes des anges, à savoir que leur sainteté est incomparablement plus élevée que celle de l'humanité. C'est pourquoi il dit à Hachem : "Maître de l'univers, je crains qu'ils ne me détruisent par leur souffle ardent". En d'autres termes, ils sont si saints que même le souffle qu'ils exhalent est comme un feu sacré. Comment l'humanité pourrait-elle espérer se comparer à eux?

Hachem a répondu : "Saisis Mon Trône de Gloire et réponds-leur". Ne regardez pas les niveaux de sainteté par lesquels les anges surpassent l'humanité. Regardez plutôt la source des Bné Israel, qui est bien plus élevée que celle des anges. Les âmes des Bné Israël ont été enlevées de sous le Trône de Gloire. Si nous n'étions pas dignes de connaître les secrets de la Torah, pourquoi nous a-t-on donné des âmes aussi saintes?
Nos âmes sont une portion d'Hachem lui-même. Cette affinité nous permet de contempler le char Divin et de reconnaître la sainteté d'Hachem à travers les secrets de la Torah.

Lorsque Hachem révéla cette réponse à Moché, celui-ci fut renforcé pour argumenter contre les anges.
Les anges ont été forcés d'accepter ses affirmations, ayant vu la véritable source de la grandeur du peuple juif.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - 1er discours matan Torah]

[ il arrive que l'ange du mal (le mauvais penchant) vienne nous tenter : Qui es-tu pour autant prier, pour autant t'investir dans les mitsvot et autant étudier, vas-y cool cool, profites de la vie, prends ton temps, ...
Nous devons lui répondre en nous renforçant sur l'origine incroyable d'une âme juive, plus élevée que celles des non-juifs, et même que les anges.
Une grande âme implique une grande fierté, mais aussi une grande responsabilité. ]

[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2015/06/07/la-bataille-de-moche-avec-les-anges-pour-obtenir-la-torah ]

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-> Grâce à la Torah, qui est plus véridique que n'importe quelle branche de la sagesse, une personne (juive) peut surmonter les mauvais penchants de l'humanité et devenir véridique.
Depuis que la terre a reçu la Torah, l'homme qui y habite peut atteindre un niveau de véracité encore plus élevé que celui des anges ...

[On parle de don de la Torah, mais] la Torah ne descend pas réellement sur la terre. En effet, une personne (juive) qui étudie la Torah est considérée comme étant au Ciel, même lorsqu'elle est sur terre, puisqu'elle est attachée à la Torah céleste.
C'est pourquoi nos sages en Torah sont comparés à des anges (guémara Nédarim 20b). Grâce à la Torah envoyée du Ciel, ils s'élèvent au niveau des anges.
[Maharal - Nétivot Olam 1 , Nétiv haEmet chap.3]

Quand un juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n'est pas la première fois, c'est une sorte de retour aux sources.
Comme le dit rabbi Na'hman de Breslev : 'Tout dans ce monde a un cœur, le cœur lui-même a son propre cœur.'
Jérusalem est le cœur de notre cœur, l'âme de notre âme.
[Elie Wiesel]

Donner de la force à nos prières : kavana, humilité, …

+ Donner de la force à nos prières : kavana, humilité, ...

-> Le Maharal (Guévourot Hachem - chap.54) écrit :
"Trois choses sont nécessaires pour qu'une prière soit acceptée.
La première est que la personne qui prie doit concentrer son attention de tout son cœur.
La deuxième est qu'il ne doit pas y avoir d'Accusateurs au Ciel pour empêcher ses prières de monter.
La troisième est qu'il doit s'agir d'un moment favorable pour que Hachem entende ses prières."

-> En vérité, si la kavana d'une personne est suffisamment forte, ses prières peuvent monter et être acceptées, même si de nombreux Accusateurs s'y opposent.
A ce sujet, le rav Azarya Figo (Bina léItim 63) écrit :
"La bonté et la miséricorde d'Hachem sont immenses, et nous ne devons jamais désespérer d'elles. Quels que soient les obstacles, quelles que soient les difficultés, nous pouvons toujours espérer recevoir tous nos désirs par la prière.
Une seule chose suffit pour que nos prières s'élèvent au-dessus de tous les obstacles. Il s'agit de la kavana qui vient des profondeurs de notre cœur, de sorte que nos prières ne sont pas comme un corps sans vie et sans âme.
La prière avec une profonde kavana a le pouvoir de franchir tous les murs et d'être reçue favorablement devant le Créateur. Rien ne peut s'y opposer.

C'est le sens du verset : "Hachem est proche de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec vérité (bé'émet)". Il est proche de tous. Même lorsque de grandes barrières Le séparent de nous et empêchent nos prières de s'élever, Il est toujours prêt à entendre nos prières.
Toutefois, cela est possible à condition que nous l'invoquions avec vérité, avec une kavana sincère (tout notre coeur lui étant dédié) et un effort de réflexion et de concentration.

Lorsqu'une personne ne prie qu'avec ses lèvres, mais sans son cœur et sans éveil intérieur, elle n'appelle pas Hachem avec vérité. Ce n'est qu'une façade de rituel vide.
Le pouvoir d'une prière sincère, prononcée avec vérité de tout son cœur et de toute son âme, est si grand que même si une personne est totalement mauvaise (grand racha), sa prière l'amènera à un niveau de téchouva qui guérira les blessures de son âme."

-> Différentes personnes atteignent différents niveaux d'acceptation. Dans la mesure où une personne prépare son cœur à la prière, ses prières sont acceptées.
Le Alchich haKadoch (commentaire sur le Téhilim chao.20) écrit ainsi que la kavana de certaines personnes est si grande que lorsqu'elles appellent Hachem, elles sont exaucées. La kavana de certaines personnes est encore plus grande, de sorte que dès qu'elles pensent à prier, avant même de le faire, Hachem les exauce déjà.

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+ Obstacles sur le chemin de la prière :

-> Nous disons dans la Haggada : "Nous avons crié à Hachem, le D. de nos ancêtres, et Hachem entendit notre plainte, il considéra notre misère, notre labeur et notre détresse" (Ki Tavo 26,7).
Hachem a entendu notre voix, comme il est écrit : "D. a entendu leurs cris et s'est souvenu de Son alliance avec Avraham, Its'hak et Yaakov" (Chémot 2,24).

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) commente :
-> Mes obstacles sur le chemin de la prière :
Lorsque le verset dit qu'Hachem entend quelque chose, il ne l'entend pas dans le même sens qu'une personne mortelle qui entend quelque chose mais ne fait pas nécessairement quelque chose à ce sujet.
Lorsque nous disons qu'Hachem a entendu, nous voulons plutôt dire qu'Il a reconnu la nécessité d'agir.
Ainsi, les prières qui sont entendues par Hachem sont celles qui ont été acceptées. Il s'agit d'une grande réalisation, qui ne doit pas être considérée comme allant de soi.
En effet, de nombreux Accusateurs se dressent pour empêcher les prières de l'humanité de s'élever devant Hachem.

Dans la prière de Yaalé véYavo, nous exprimons : "Notre D. et D. de nos ancêtres, qu'ils montent, qu'elles viennent, qu'elles arrivent, qu'elles soient vues, qu'elles soient acceptées, qu'elles soient entendues, qu'elles soient rappelées et qu'on se souvienne d'elles ..." Pourquoi tous ces termes différents, qui semblent avoir la même signification?
Cela nous montre que l'ascension de nos prières vers le Ciel n'est pas du tout une chose simple. Nos prières requièrent un niveau élevé de préparation afin de passer à travers les Accusateurs qui bloquent le chemin vers le Trône de Gloire.

-> Les 7 chambres de la prière :
Le Zohar (7,245b) affirme que nos prières et nos demandes passent par 7 chambres dans leur ascension vers le Ciel.
Dans chaque chambre, des officiers Célestes sont désignés pour inspecter les prières et voir si elles sont dignes de passer à la chambre suivante. Ce n'est qu'après avoir été inspectée et jugée digne dans les 7 chambres qu'une prière peut se tenir devant Hachem et être acceptée avec bienveillance.

Certaines personnes ne méritent pas du tout que leurs prières montent.
En raison de leurs nombreuses fautes, leurs prières sont déchirées dès qu'elles sortent de leur bouche.
Nos Sages (guémara Béra'hot 5b) appliquent à ce cas le verset suivant : "Son âme est déchirée sur son visage" (Iyov 18,4).

C'est pourquoi notre première demande est que nos prières puissent monter en premier lieu, et ne soient pas déchirées dès le départ.
Viennent ensuite sept autres demandes, afin que nos prières soient inspectées dans chacune des 7 chambres. En fin de compte, lorsque nos prières arrivent enfin devant Hachem dans la 7e chambre, nous demandons "véyiza'hér" qu'on se souvienne d'elles. Il s'agit des niveaux décrits par les kabalistes comme Aba et Ima, ou Dé'houra (homme) et Noukva (femme).

-> Préparation humble à la prière :
Nous voyons donc que si une personne veut que ses prières soient acceptées par Hachem, elle ne peut se contenter d'un rituel sec/machinal de récitation. On doit s'arrêter un moment pour se préparer correctement à la prière, afin que nos prières puissent être des supplications honnêtes (notre coeur étant en accord avec nos lèvres) devant Hachem.
Une partie de cette préparation consiste à faire téchouva avant de prier et à humilier nos cœurs devant Hachem, afin que nos prières puissent s'élever plus haut.
... nos devons avoir des prières de contrition totale devant Hachem, comme un pauvre qui ne possède rien du tout et qui demande un cadeau gratuit.

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-> Même lorsque nous ne sommes pas dignes :
Rabbi Yaakov Abou'hatséra explique le passage du Hallel (Ahavti ki yichma - Téhilim 116) comme la prière du roi David au nom du peuple juif, afin qu'Hachem entende nos prières :
"Hachem entend ma voix et ma supplication" (ahavti ki yichma Hachem ét koli ta'hanounaï) = le roi David souhaitait ardemment qu'Hachem entende les prières du peuple juif. Il a imploré Hachem, avec la formulation sincère des ta'hanounim, pour qu'Hachem nous entende chaque fois que nous l'appelons.
L'expression ta'hanoun implique également une demande de don gratuit (voir Rachi - Dévarim 3,23).
Il n'a pas réclamé cela comme une récompense qu'il pensait mériter. Il a plutôt demandé à Hachem un don, dans la grande bonté d'Hachem, afin qu'Il puisse entendre les prières des Bné Israël, même lorsque nous ne le méritons pas.

-> Le connaître dans toutes ses voies
Parfois, une personne ne mérite pas que sa prière soit exaucée. Cependant, le roi David a prié pour qu'Hachem accorde nos prières comme des cadeaux (peu importe nos mérites).
Nous pouvons nous en rendre dignes en agissant de la même manière. Ainsi, Hachem écoutera nos prières, mesure pour mesure. Si nous voulons qu'Hachem se souvienne toujours de nous et qu'il réponde toujours à nos prières, nous devons également nous souvenir de Lui et de nos responsabilités envers Lui.

Lorsqu'une personne réalise toutes ses actions pour le Ciel et se souvient toujours du Créateur, Hachem agit envers elle de la même manière.
Lorsque nous sommes toujours proches d'Hachem, alors Hachem est proche de nous pour entendre nos prières.
Il est écrit à ce sujet : "Connais-Le dans toutes tes voies, et Il redressera ton chemin" Michlé 3,6) = en d'autres termes, si vous vous souvenez d'Hachem dans tout ce que vous faites, alors Il vous guidera sur le bon chemin, vous sauvera de tout mal et ne vous abandonnera jamais.

Ce passage du Hallel se poursuit ainsi :
"ki ita ozno li, ouv'yamaï ékra" (Il a tendu l'oreille vers moi, puisque je L'invoque de mes jours) = puisque chaque jour j'invoque son nom et que je me souviens toujours de Sa présence, Il est toujours là pour moi et tend l'oreille pour entendre ma voix.

-> Etre protégé du mal :
Le yétser ara dispose d'une foule de forces maléfiques qui entourent une personne à chaque instant, cherchant toujours à l'attirer dans la faute. Elles ont soif de ses avérot (fautes), d'où elles tirent leur force vitale. Cependant, lorsqu'une personne vit en reconnaissant qu'elle est toujours en présence d'Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur elle.
Hachem la protégera de ces forces du mal.

Nous disons dans la suite du Hallel : "ouvé'chem Hachem ékra, ana Hachem maléta nafchi" (j'invoque le nom d'Hachem : "S'il te plaît, Hachem, sauve mon âme) = puisqu'on invoque Hachem à tout moment et qu'on n'oublie jamais Sa crainte d'Hachem, alors c'est pourquoi Hachem répond à nos prières pour nous sauver de tout mal.

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-> Dans la suite du Hallel, nous disons : "chomer pétayim Hachem" (Hachem garde les simples - Téhilim 116,6) = Hachem scrute les moindres recoins du cœur de chacun. S'Il voit qu'une personne veut sincèrement servir Hachem de tout son cœur, et qu'elle veut comprendre le vrai sens des mitsvot afin de les réaliser de la meilleure façon possible, alors même s'il lui manque la sagesse nécessaire pour le faire, Hachem prend sa main et le sauve des forces du mal, jusqu'à ce qu'il acquière enfin cette sagesse.

L'expression "simplet" n'est pas un terme absolu. Il y a plusieurs niveaux de simplicité. Dans ce sens, il s'agit d'une personne qui n'a pas la perspicacité kabbalistique nécessaire pour comprendre les unifications qui sous-tendent les mitsvot.
Les forces du mal lancent des accusations contre une telle personne. Cependant, Hachem voit que son intention est sincère. C'est pourquoi Hachem le protège de tout mal et répond à ses prières.

Le verset se poursuit "daloti véli yéhochoua" (je me suis appauvri, mais Il m'a secouru) = cela fait référence à la pauvreté de l'ignorance. Bien que je sois maintenant pauvre dans mon ignorance des véritables secrets de la Torah, je prie Hachem de m'éclairer et de me délivrer de mon ignorance.
Par le mérite de ces prières, Hachem me révélera ces secrets et me permettra de Le servir de la meilleure façon possible.

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-> Perfectionner le monde par la parole :
L'unification des mondes supérieurs est réalisée principalement par les mots de la Torah, les prières et les bénédictions qu'une personne prononce.
Lorsqu'elle unit la pureté de sa pensée aux paroles saintes qu'elle prononce, une unification correspondante est réalisée en haut, amenant tous les mondes à la perfection.

A cet égard, la Torah déclare : "Car cette chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour que tu la fasses" (Nitsavim 30,14). Ici, Moché voulait apaiser les craintes des Bné Israël, qui craignaient que leur responsabilité de corriger et d'unifier les mondes dans la sainteté soit au-delà de leurs capacités.
Moché leur a donc assuré qu'en unissant leurs pensées à leurs paroles, ils pouvaient apporter la perfection au monde.

-> La pensée derrière les mots :
Cependant, une telle perfection ne peut être atteinte en prononçant à la hâte des mots de Torah et de prière. On doit les prononcer lentement et avec soin, en débarrassant son esprit de toutes les pensées étrangères qui pourraient nous perturber.
Autrement, au lieu d'améliorer le monde par nos paroles, on pourrait en fait causer des dommages ...

-> Le yétser ara perturbe nos prières :
Lorsque les gens viennent à la synagogue, la Maison de D., ils doivent se méfier tout particulièrement du yétser ara, plus que tout autre moment de la journée.
Le yétser ara comprend le véritable pouvoir de la prière. Il déploie donc de grands efforts pour détourner les gens de leurs prières, de sorte que leurs prières finissent par être tièdes et peu concentrées.

Sachant que le yétser ara se dresse contre nous pour nous perturber en ce moment précieux, nous devons rassembler toutes nos défenses contre lui. Nous ne devons pas céder un pouce (le moment est important, on a tellement besoin d'une bonne prière!), mais plutôt concentrer toutes nos pensées et nos énergies sur nos prières, de peur que le yétser ara ne nous vole nos précieuses prières.

-> Le moment précieux de la prière :
Il faut faire très attention à chaque mot qui sort de sa bouche. Il faut comprendre le sens de chaque mot et le prononcer lentement et avec soin. Il s'agit d'un moment précieux, au cours duquel nous nous tenons devant le Roi et méritons de lui parler.
Si une personne intériorise cela, son corps tremblera de peur et de crainte. Sinon, il y a un élément d'hérésie dans ses prières, puisqu'elle ne semble pas croire qu'Hachem est réellement là en train de l'écouter.

-> Hachem est proche :
Lorsque nous nous rendons à la Maison de D. (synagogue), c'est à ce moment-là que le yétser ara travaille le plus fort contre nous, car il sait que c'est un moment favorable pour que nos prières soient acceptées au Ciel. Prononcez chaque mot avec soin, avec la kavana appropriée, de peur que le yétser ara ne prenne pied dans votre monde de prière ...
Reconnaissez qu'Hachem est proche. Il entend vos prières. Lorsqu'une personne prie en ayant cela à l'esprit, ses prières seront acceptées au Ciel ...
Les fous qui offrent le sacrifice de la prière, mais dont les prières sont inutiles, car leur cœur est absent ...
Reconnaissez que lorsque vous priez, vous parlez devant Hachem. [ à l'époque certains Sages passaient 1 heures avant la prière pour internaliser la grandeur d'Hachem, et appréhendez davantage devant Qui ils allaient prier. A notre niveau, nous devons prendre quelques instants pour méditer sur ce sujet. ]

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-> La responsabilité de l'homme sur terre
L'homme a été créé et placé sur cette terre afin d'unifier les mondes célestes par ses prières, ses mitsvot et son étude de la Torah. Avec chaque mot qu'il prononce ici-bas, il crée des mondes là-haut, au Ciel.
Cependant, s'il ne remplit pas sa responsabilité dans ce monde, il déclenche la destruction au Ciel.
Quand vous priez, parlez comme une personne qui a quelques mots forts à dire, et non comme une personne qui bavarde sans ordre ni raison.
[tâchons de prier en ayant conscience qu'on construit des mondes, qu'on influence les mondes Supérieurs, ce ne sont pas de simples mots comme d'autres inutiles. ]

[d'après rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bigdé Hasrad ]

Nos Sages nous disent que la Présence Divine (Chékhina) est descendue en Egypte pour partager la moindre douleur/souffrance des Bné Israël, comme il est écrit : "Dans toutes leurs souffrances, Il souffre aussi" (Yéchayahou 63,9).
Puisque la Chékhina a souffert avec eux, alors leurs 210 années d'exil ont été comptées 2 fois : une fois pour eux-mêmes et une fois pour la Chékhina, pour un total qui dépasse les 400 années d'exil qui leur avaient été imposées.
C'est pourquoi leur guéoula a eu lieu avant le temps fixé.
[...]

"Dans toutes leurs souffrances, Il souffre avec" = en partageant les souffrances des Bné Israël, Hachem a apporté leur rédemption avant le temps fixé.
[ rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov ]

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[l'idée que Hachem est constamment avec chaque juif, que la moindre douleur qu'on ressent Il l'a ressent également, nous montre à quel point nous sommes importants aux yeux d'Hachem, qu'Il se préoccupe de nous, à quel point Il a conscience des difficultés que nous traversons.
Certes on doit éviter de causer des souffrances inutiles car nous ferions souffrir Hachem, mais on doit avoir en tête que Hachem souffre avec nous, dont un des buts est de rapprocher la guéoula, ce moment de pleine retrouvaille. ]

+ "am al kol goyim Hachem" (Exalté au-dessus de toutes les nations est Hachem - Téhilim 113).
Ce verset nous enseigne qu'Hachem gouverne toutes les forces de la création.
Même les forces de l'impureté n'ont pas de pouvoir indépendant. Tout vient de Lui et Il règne en maître sur tout ...
Un indice de cela peut être trouvé dans le mot de ce verset, רם (ram - exalté), dont la guématria est égale à 240, la même que אל אחר (él a'hér - un dieu étranger). Cela nous enseigne que même s'il semble parfois que les puissances de l'impureté contrôlent le monde, il ne faut pas les craindre.
Hachem s'élève au-dessus de ces puissances et peut les écraser en un instant.

C'est le sens du verset suivant : "al achamayim kévodo" (l'honneur de l'homme est au-dessus des cieux).
Hachem domine toutes les armées du ciel, et aucune puissance ne peut lever la tête contre Lui. La royauté et la souveraineté sur l'univers n'appartiennent qu'à Lui.
[ rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bigdé Hasrad - Hallélou avdé Hachem ]