« Il est essentiel d’inculquer à ses enfants la émouna en Hachem et en Sa Torah, et la conscience que tout ce que l’on reçoit est un cadeau de Hachem. »

[rav Moché Feinstein – Igrot Moché, Yoré Déa vol.3,76]

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-> « L’âme a besoin de la émouna pour respirer, et sans elle, elle ne peut subsister, même un bref instant. »
[rav Eliyahou Lopian – Lev Eliyahou vol.3]

=> combien il est vital d’apprendre à nos enfants à respirer spirituellement parlant!

-> « Les juifs sont des croyants, fils de croyants » (Israël maaminim bné maaminim – guémara Shabbath 97a)

=> Nous devons transmettre le flambeau à nos enfants, en réveillant le « gène » de la émouna qui est latent en tout juif.

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-> « Ce n’est qu’en travaillant sans relâche que l’on accède à la émouna, et dès que nous relâchons nos efforts, notre émouna s’affaiblit aussitôt. »
[rav Yé’hezkel Levenstein]

-> Selon le Tanya (chap.42), la émouna nécessite que nous nous entraînions [constamment] à déceler la présence Divine dans toute chose.

-> « Voyez-vous le soleil? Pour moi, la présence Divine est aussi évidente que celle du soleil »
[‘Hafets ‘Haïm]

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-> Le ‘Hazon Ich enseigne qu’avoir du bita’hon, ne signifie pas être confiant dans le fait que tout va se dérouler selon notre désir (c’est comme JE veux!), mais plutôt la certitude que rien n’arrive par hasard.
Tout événement ne se produit que parce que Hachem l’a souhaité ainsi, et par conséquent, tout ce qui peut nous arriver provient de la pure bonté de D.

[=> c’est un combat interne où l’on décide ce que l’on préfère : obtenir ce que JE veux, ou bien ce que D. veut pour moi?
La question est : Qui sait ce qui est réellement bon pour moi : moi-même ou Hachem?

Tout notre travail est d’arriver à transposer concrètement dans notre réalité notre émouna en Hachem. En effet, au calme dans notre tête, en théorisant, il est facile de proclamer D. l’Unique Maître du monde, mais au milieu des difficultés de notre vie, est-ce que nous pensons toujours la même chose?

=> Notre objectif est de toujours proclamer avec certitude : ce que JE veux dans ma vie, c’est ce que TU (D.) veux pour ma vie!]

-> Chaque Shabbath, le rav de Brish demandait à son fils s’il voulait une pomme ou une poire.
Quand son fils lui disait une pomme, le rav lui donnait une poire.
Quant il lui demandait une poire, son père lui donnait une pomme.
Et chaque semaine, il lui donnait l’inverse de ce qu’il voulait.
Pourquoi agissait-il ainsi?

Le rav de Brisk disait : « C’est pour apprendre à mon fils que dans la vie, on n’a pas tout ce qu’on veut, et ainsi l’habituer à cela ».

Evidemment qu’on pourrait se dire, que son fils n’avait qu’à demander l’opposé pour avoir au final ce qu’il désirait.
Mais, ici on parle en terme de vérité, de personnes qui souhaitent pleinement réussir leur vie, sans se mentir à eux-même.
=> On a tous des choses que l’on désire dans n’importe quel domaine, si ça ne se passe pas comme on veut et qu’on a pas ce qu’on désire, alors il faut se dire que Hachem a fait le meilleur choix pour nous, et qu’il faut savoir accepter.
==> Certes, ce n’est pas ce que JE veux, mais c’est encore mieux que cela : c’est comme HACHEM le veut!
Nous devons toute notre vie travailler à avoir cette bonne perception de la vie!

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-> Le ‘Hovot haLévavot (Chaar haBita’hon) écrit : « Le véritable bita’hon apaise les tourments de l’esprit et permet de rester serein face aux tracas de l’existence ».

[Même si c’est la tempête dans notre vie, nous faisons ce que l’on a à faire dans le calme, confiant dans le fait que Hachem dirige ma vie pour mon bien ultime.]

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-> « Plus quelqu’un s’en remet à Hachem, plus Hachem l’aidera, car il n’existe pas d’autre réalité que celle de Hachem »
[rav Yé’hezkel Levenstein]

-> « Chaque jour, Hachem Se comporte avec une personne en accord avec le niveau de confiance que cette personne place en Lui.
Comme le dit le verset : « Hachem est ton ombre, à côté de ta droite » (Téhilim 121,5) = Hachem est comme une ombre, quand on bouge un doigt, Il en bouge un aussi. Deux doigts, Il en fait de même.

Hachem aidera une personne en fonction de son niveau de confiance en Lui. »
[rav Eliyahou Lopian – Lev Eliyahou vol.3 (Emor)]

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-> « Si c’était moi, le maître du monde, je ne changerais rigoureusement rien.
Je suis fermement persuadé que tout ce que fait D. est pour le bien de l’homme, et ce sont nos défauts qui nous empêchent de percevoir la droiture de Ses voies. »
[rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

« Si quelqu’un désire que son fils grandisse jusqu’à devenir un sage en Torah (talmid ‘hakham), il doit être un exemple vivant de sincérité dans l’étude de la Torah. »

[rabbi Yé’hezkel Levenstein]

« La réussite dans l’éducation des enfants dépend à 100% de l’aide de Hachem.

Tous les efforts que nous y investissons ne sont là que pour que nous puissions témoigner que nous avons honnêtement essayé de faire de notre mieux, lorsque nous comparaîtrons devant le Tribunal céleste. Mais le succès est totalement dans les mains de D.

Souviens-toi donc, mon cher ami, qu’il faut sincèrement prier pour ses enfants. »

[le ‘Hafets ‘Haïm – à un roch Yéchiva (rav Moché Schneider)]

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-> Selon le rav Avraham Pam, 2 éléments amènent la réussite dans l’éducation : la prière et la nécessité pour les parents de constituer un modèle positif pour leurs enfants.

-> « Il faut beaucoup prier pour réussir avec les enfants, et aucun autre conseil n’est utile. »
[rabbi’Haïm Kanievsky – dans son Derekh Si’ha p.71]

-> Un homme demanda au Steïpler une bénédiction pour l’éducation de son enfant.
Le Steïpler lui répondit : « Il faut prier! Que croyez vous? Jusqu’à ce jour, je prie encore pour la réussite de mon fils (rav ‘Haïm Kanievsky). »
Cette anecdote date de l’époque où le fils du Steïpler était âgé de 52 ans!

-> On demanda au ‘Hatam Sofer, le secret de sa réussite dans l’éducation d’un enfant comme son fils, le Ktav Sofer.
Il répondit : « Savez-vous combien de larmes j’ai versées en priant pour mon fils? »

De même, lorsqu’il parlait de l’éducation de son fils, le rav de Brisk disait : « La réussite dans l’éducation des enfants ne s’obtient qu’avec des Téhilim et des larmes ».

A ce sujet, b’h, voir également : https://todahm.com/2019/07/08/9747

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-> « Je lève les yeux vers les montagnes. D’où me viendra le secours? » (Téhilim 121,1)

« Vers les montagnes » (él éarim – אל ההרים) peut également se lire : « vers les parents » (él aorim), [dont l’exemple et les conseils se dressent plus haut que les sommets des montagnes les plus élevées], car ils guident leurs enfants pour les aider à découvrir les sources desquelles jaillira l’aide et le salut.
[midrach Béréchit rabba 68,2]

[dans un monde rempli de tentations et d’inquiétudes, les parents doivent surnager en amour et en exemplarité, afin que leurs enfants puissent toujours avoir les repères pour avoir un vie juive épanouie, réussie et joyeuse. ]

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-> « Heureux l’homme qui craint Hachem, qui prend plaisir à ses commandements. Puissante sera sa postérité sur la terre, une race de justes qui sera bénie. » (Téhilim 112,2)

-> Lorsqu’un père qui craint vraiment D., accomplit les mitsvot avec amour, il inspire directement ses enfants et leur communique des forces physiques et spirituelles.

Rabbi Yéhochoua Heschel d’Apta (le Ohèv Israël – paracha Mattot) développe cela :
« Les jeunes enfants ont particulièrement besoin d’être bien protégés, parce que leur esprit est encore tendre et qu’ils n’ont pas le sens très clair de ce qui est bien et juste.
Ils sont extrêmement impressionnables et il est facile de les influencer.

Lorsqu’un père accomplit une mitsva avec des intentions pure, il crée un messager divin qui s’élève vers les cieux pour rendre hommage à D.
Plus on met d’enthousiasme dans l’accomplissement d’une mitsva, plus beaux et puissants sont les anges créés.

Ces messagers à leur tour, utilisent l’énergie que le père leur a communiquée pour la transmettre aux enfants.

Lorsque nous voyons des enfants accomplir des mitsvot avec zèle ou étudier la Torah de façon assidue, nous devons attribuer cet élan aux forces spirituelles créées par leur père qui pénètrent dans l’esprit de leurs enfants et les poussent à accomplir des mitsvot leur assurant le bien-être, présent et futur. »

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+ « Heureux ceux qui respectent le droit, qui pratiquent la justice (tsédaka) en tout temps » (Téhilim 106,3)

-> Est-il possible de faire continuellement la charité (tsédaka), sans jamais s’interrompre?

Nos Sages répondent (guémara Kétoubot 50a) : ici la tsédaka fait allusion au père qui entretient ses jeunes enfants, garçons et filles [en les nourrissant et en leur fournissant un toit jour et nuit – selon Rachi]

-> En remplissant ses obligations fondamentales vis-à-vis de ses enfants, un parent accomplit-il forcément un acte de charité? N’est-ce pas un devoir?

Rabbi Avraham Feuer répond que selon nos Sages cela dépend de l’attitude et des intentions :

– 1er cas : Cela n’est pas considéré comme de la charité (tsédaka) = si le soucis des parents pour l’enfant émane uniquement de leur sentiment d’amour et de responsabilité envers lui.

La majorité des parents ont un sentiment de possession très poussé à l’égard de leurs enfants, bien plus qu’envers leurs richesses et autres possessions matérielles.
Ils pensent : « Tout ce que nous possédons vient et repart, mais nos enfants sont notre chair et notre sang. Nous les avons mis au monde, les avons élevés et ils sont à nous pour toujours. »
C’est une erreur, car tous les êtres humains, enfants y compris sont la propriété exclusive de Hachem.

– 2e cas : C’est considéré comme de la charité (tsédaka) = lorsque le souci prioritaire des parents est de faire ce qui est le meilleur pour l’enfant, et le plus conforme à la volonté de Hachem.
Leurs objectifs privés ne doivent pas compter.

En effet, combien de jeunes existences n’ont-elles pas été gâchées par des parents égoïstes qui ont voulu imposer leur ambitions personnelles à leur progéniture?

[plutôt qu’ils s’épanouissent en fonction de leurs qualités propres, nous projetons en eux ce que nous aurions désiré faire de la vie, ce qui pourra faire que nous serons bien vu par notre entourage, …]

Les enfants sont la propriété de D., qui a confié aux parents le privilège de les « adopter et de les élever ».
=> Lorsque la seule considération est le bien de l’enfant, alors cela devient à chaque instant une occasion donnée par D. de faire du bien (tsédaka).

« Un père est obligé d’apprendre à son fils comment nager » (guémara Kidouchin 29a)

-> Le secret pour nager est de ne jamais laisser sa tête totalement sous l’eau (ou très brièvement).
Nous vivons dans un monde [matériel] qui nous attire vers lui, et nous devons toujours être vigilant à avoir notre tête au-dessus de l’eau, c’est-à-dire à ne pas se permettre d’être totalement submergé par les préoccupations du quotidien.
[rabbi Ména’hem Mendel de Kotzk]

=> Un père doit apprendre à ses enfants à savoir nager dans les jours de sa vie, car le yétser ara est une force très puissante qui attire progressivement vers les abîmes, empêchant de nager, d’évoluer dans la spiritualité autant que l’on pourrait le faire.
Un juif se doit de toujours respirer de l’air saint, et d’utiliser chaque occasion pour développer son attachement avec Hachem.

« Qui peut dire ce qui est le plus bénéfique pour améliorer le développement d’un enfant : des aliments nutritifs ou bien des expressions d’amour qui lui sont témoignées?

Un enfant qui manque de sourires affectueux, est comme une plante qui manque de lumière du soleil. »

[Rav Shlomo Wolbe – Alei Chour]

« Lorsqu’une personne est vigilante à ne pas humilier les autres, elle va mériter d’avoir de bons enfants, c’est-à-dire des enfants qui ne lui causeront jamais d’humiliation [dans ce monde et dans celui à venir].« 

[le Ménorat haMaor]

« Un père m’a demandé une fois de faire une bénédiction à son fils.
A la place, je lui ai dit une leçon très importante : « Apprends-lui à sourire! » « 

[Rav Shlomo Zalman Auerbach]