« La beauté, c’est l’éclat et la pureté de l’âme »

[Ram’hal – Daat Tvounot – 86]

Par exemple, le Ram’hal y est écrit également : « Le visage reflète cette adéquation entre le corps et l’âme ».

Un visage se dit : « panim », terme provenant de : « pnimiout » : l’intériorité.
Ainsi, une belle intériorité fait rayonner le visage.

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-> « La beauté chez la femme, c’est l’humilité et la pureté des midot »

[Rav raphaël Hirsch – ‘Horév – chap.12,2]

Grâce à D., un bel article sur la beauté chez la femme est disponible, ci-après : https://todahm.com/2015/02/16/la-beaute-chez-la-femme

La grossesse

+ Sous la ‘houpa, le fiancé dit à sa fiancée : « Aré at mékoudéchét li bétaba’at zo kédat Moché vé’Israël  » ( = Voici, tu m’es sanctifiée par cet anneau selon la loi de Moché et Israël).

Dans cette phrase, il y a 9 mots, comme une allusion aux 9 mois que dure la grossesse, et justement l’un des objectifs principaux du mariage est le fait de réaliser le commandement de pérou ourvou (donner naissance) …

En hébreu, le mot pour dire la grossesse, la gestation est : érayon (הריון), et il a une valeur numérique de : 271, allusion au nombre exact de jours nécessaires afin que le fœtus se développe complètement, dans le ventre de sa mère.

Il est intéressant de noter, qu’en hébreu, une mère se dit : « ém » (אם), et que les lettres suivantes (de ce mot) forment : « ben » (fils – בן), comme indiquant que l’enfant tire sa judaïcité de sa mère juive.

Source (b »h) : traduction et compilation personnelle de divrei Torah du rabbi Benjamin Blech

« L’étude de la Torah est le cœur du peuple [juif], la pudeur et la pureté familiale sont la tête de la nation [juive], et le Shabbath en est l’âme »

[le ‘Hafets ‘Haïm]

« D. a mis plus de Bita’hon (confiance en D.) dans la femme que dans l’homme »

[guémara Béra’hot 17a]

Le Maharal (dans son drach sur la Torah) explique que la femme de par sa nature est plus proche de D., et de ce fait, elle n’a nul besoin de tellement peiner dans la Torah dans le but de briser sa nature et son yétser ara.

Le rav Pinkous (Néfech ‘Haya) développe qu’ainsi la avoda de la femme réside essentiellement dans le fait d’utiliser les événements de sa vie, comme autant d’occasions de se tourner vers D. (prier pour ses enfants, prier lors de l’accouchement, prier pour que son gâteau soit réussi, …).
Grâce à sa confiance en D., une situation difficile en apparence, se révèle comme un magnifique tremplin vers D., comme une opportunité de se lier encore plus à D. par le biais de paroles, de pensées, de prières,…

Depuis toujours, les femmes du peuple d’Israël se sont distinguées par leur vertu.
Elles n’ont pas participé à la faute du veau d’or, ni à celle des explorateurs (Bamidbar 26,6), et de même la délivrance du peuple d’Israël de l’exode d’Egypte s’est produite par le mérite des femmes vertueuses.

« D. dit à Moché : une femme qui est fécondée et enfante … » (Tazria 12,1-2)

-> « Le bébé dans les entrailles de sa mère, une flamme est allumée au-dessus de sa tête (lui permettant de voir d’un bout à l’autre du monde) et un ange lui enseigne toute la Torah … et quand il vient au monde, un ange vient et le frappe sur la bouche et lui fait oublier toute la Torah »
[guémara Nidda 30b]

La guémara Nidda nous enseigne aussi :
-> « n’y a pas de jour où l’homme est immergé dans les bienfaits plus que dans ces jours-là (temps de la grossesse) »

-> « le même ange préposé à la grossesse … soulève une goutte de semence et la présente devant D. et Lui demande : Maître du monde, cette goutte que sera-t-elle? Un homme vaillant ou faible, intelligent ou sot, riche ou pauvre? »
->  « il ne sort pas de là-bas tant qu’on ne l’a pas fait prêter serment … et quel est ce serment qu’on lui fait faire?
Sois Tsadik et ne sois pas un Racha, et même si le monde entier lui dit : tu es un Tsadik, sois à tes yeux comme un Racha, et on sait que D. est pur et Ses serviteurs sont purs, et l’âme qui est en toi est pure, et si tu la conserves dans sa pureté c’est bien et sinon Je te la reprends ».-> « L’embryon vit dans les entrailles de sa mère et D. empêche, dans Sa providence, qu’il ne tombe et meurt, et la femme marche debout (contrairement aux mammifères) ce qui rend la chose encore plus miraculeuse, et ses entrailles sont bouillantes et D. le préserve, malgré tout, de ne devenir qu’un vulgaire morceau de chair. »
[Vayikra midrach Rabba 14,3]

-> « Car Toi, Tu m’as tiré du ventre (Tu m’as fait venir au monde), Tu as assuré ma nourriture par le sein de ma mère » (Téhilim 22,10-11)

=> D. nous a conduit jusque-là pourra forcément continuer à nous donner ce qu’il y a de mieux!

-> « D. se soucie de donner au bébé une grâce particulière aux yeux de ses parents afin que le fait de l’élever ne représente pas une charge pour eux.

Ils se soucient en effet de lui bien plus qu’ils ne se soucient d’eux-mêmes, et chaque effort en vue d’assurer sa croissance est fait de bon cœur avec bienveillance, jusqu’à ce qu’il grandisse et devienne une personne indépendante. »
[Rabbénou Ba’hayé – ‘Hovot haLévavot – cha’ar habé’hina]<————>

-> Il est dit dans Iyov(39,1) : « Connais-Tu l’instant où enfantent les chamois? Surveilles-Tu la matrice des biches, en comptant les mois de leur gestation pour connaître le moment où elles mettent bas? »

La guémara (Baba Batra 16,2) explique à ce sujet que l’utérus de la biche est étroit, et que de fait, elle ne peut mettre bas à sa progéniture.
Lorsqu’arrive l’heure de la délivrance, D. lui envoie un serpent qui la mord et grâce à cela, le passage s’élargit et elle réussit à mettre bas.
Le serpent arrive exactement au bon moment, véritablement à l’instant de la délivrance et il sauve la biche et sa progéniture de la mort.
De même, le moment de l’enfantement des chamois est connu de D.
D. sait que la femelle chamois déteste son petit.
Lorsqu’elle est sur le point d’accoucher, elle monte ainsi au sommet de la montagne, pour que son petit en tombe et meurt.
C’est la raison pour laquelle D. lui envoie un aigle qui réceptionne le nouveau-né dans ses ailes et le dépose devant elle.
Si l’aigle avait retardé ou avancé sa venue au sommet de la montagne ne serait-ce que d’une minute, le petit chamois serait mort.
Seule cette synchronisation parfaite a permis qu’il continue à vivre!

=> Si l’attention de D. s’exprime de façon si extraordinaire pour les bêtes des champs, est-ce que l’on peut imaginer qu’Il ne va pas nous protéger?!

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+ A propos de la biche :
-> Le Zohar (3e partie – p.249) :
« Lorsqu’elle met bas, la biche crie avec 70 voix comme le nombre de mots du mizmor : « D. te répondra au jour de détresse » (Téhilim 20) ».

-> Le midrach (Téhilim 42) :
« La biche, lorsqu’elle met bas, est désolée (souffre terriblement) et elle languit après D. et Il répond à sa prière ».
-> Le midrach (Téhilim 22), nous rapporte une autre utilisation du pouvoir de prière de la biche :
« La biche, lorsqu’elle a soif, creuse un trou et rentre ses cornes dedans et brame.
Et l’abîme fait remonter pour elle de l’eau, comme il est dit : « comme une biche languit après les lits d’eau » … et lorsque les bêtes ont soif, elles se rassemblent autour d’elle (la biche),car elles savent que ses actes sont pieux, et pour qu’elle suspende ses yeux vers D., et Il les prenne en pitié ».

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+ L’accouchement d’une femme :
-> « Les femmes enceintes sont considérés comme étant malades » (Rachi – guémara Yoma 47a)
-> « L’accouchement est un danger et requiert des miracles »(Rachi – guémara Shabbath 32b)
Tossefot (guémara Ketoubot 82) rapportent que la plupart du temps, l’accouchée s’expose au danger.
-> « [La femme] accouche et les douleurs et les contractions l’enveloppent … ses membres et ses organes s’effondrent, et elle ne revient à elle-même qu’après 24 mois » (guémara Béra’hot 6b)
-> « Dans la souffrance tu accoucheras des enfants » (Béréchit 3,16)

-> Le mot Ré’hem (la matrice, l’utérus) vient de »Ra’hamin » (miséricorde) et l’ouverture de l’utérus fait allusion à l’ouverture des portes de la miséricorde.

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-> Nos Sages ont dit (midrach Rabba – Vaét’hanan 2,1) :
« Il y a 10 « langages » qui sont appelés prière, et ceux-ci sont : la clameur, le cri, la plainte, la supplication, la requête, la détresse, s’aplatir devant D., faire la justice, l’imploration ».-> Une femme crie lors de son accouchement.
Le Zohar (paracha Chémot) d’enseigner :
« Le cri, c’est lorsque l’on donne de la voix sans prononcer aucun mot.
Rabbi Yéhouda dit : c’est pourquoi le cri est la plus grande de toutes, car le cri vient du coeur.
On tient de nos Sages que celui prie et pleure au point de ne pouvoir sortir un mot de sa bouche, sa prière est entière, elle est dans son coeur et ne reviendra pas vide (elle ne reviendra pas sans réponse) ».

=> Une accouchée n’a pas à avoir honte des gémissements, des cris et des pleurs qui s’échappent de sa bouche, mais elle doit seulement tout diriger vers D.
En effet,une prière d’une telle profondeur ne revient pas à vide et l’aidera à accoucher plus facilement et à recevoir un enfant complet et en bonne santé.

Le sentiment de perte du contrôle de la situation, va conduire la femme à mettre son futur totalement dans les mains de D.
Les douleurs de l’enfantement sont surnommées en hébreu : « les cordes de l’enfantement » (‘hevlei leida), car elles permettent de se lier de manière instantanée à D., comme si elle y était attachée à l’aide d’une corde.

-> Lorsque Rabbi ‘Haïm de Volozine a posé la 1ere pierre de la yéchiva de Volizine, on n’avait pas mélangé le mortier avec de l’eau, mais avec les larmes qui ont coulé de ses yeux.
Rabbi ‘Haïm de dire : « Car une Yéchiva ne se fonde que sur les larmes! »

=> A plus forte raison, les larmes d’une mère sont le moyen de poser les bases d’un grand homme!
Les grandes souffrances qui vont conduire la mère à crier, à prier et à envoyer ses supplications vers D., et ces prières vont accompagner l’enfant tous les jours de sa vie!

« C’est au crédit de ma femme si j’ai pu étudier la Torah durant toute ma vie et que j’ai pu être l’auteur de livres.
Elle était toujours contente de son sort et n’a jamais été attirée par les tentations de ce monde.
Grâce à elle, j’ai toujours pu étudier la Torah entouré de tranquillité. »

[le ‘Hafets ‘Haïm – à propos de sa femme Freida]

Rav Arié Lévine & sa femme …

+ Rav Arié Lévine & sa femme …

-> Le rav avait l’habitude de dire que sa femme était à l’origine de tout ce qu’il faisait de bien.

Il disait : « Sa foi en D. est plus grande que la mienne ».
On peut citer la réaction de sa femme, lorsque son 2e fils mourut (c’était à l’époque de la grande famine à Jérusalem durant la 1ere guerre mondiale ) :
« Je pensais avoir le mérite de voir mes enfants briller dans l’étude de la Torah dans ce monde-ci, mais maintenant, j’ai 2 enfants qui étudient la Torah dans le monde céleste ».

-> Un jour, alors que sa femme avait mal à la jambe, rav Arié répondit au médecin demandant la raison de leur visite : « Nous avons mal à la jambe ».

-> Un chauffeur raccompagnant rav Arié Lévine, lui demanda : « Où est votre maison? » – Pas de réponse du rav.
Le chauffeur demanda alors : « Où désirez-vous que je vous dépose? »
Rav Arié répondit : « Dans telle rue ».

Après être descendu de voiture, il expliqua à la personne l’accompagnant : « Vous vous êtes sûrement demandé pourquoi je n’ai pas répondu lorsque le chauffeur m’a demandé où est ma maison.
Comme l’ont dit nos Sages : « La maison d’un homme, c’est sa femme. »
Sachez que, depuis que ma chère épouse est morte, je n’ai plus de maison.
Voilà pourquoi, je me suis tu.
C’est seulement quand le chauffeur m’a demandé où je voulais descendre que j’ai pu lui indiquer le nom de la rue. »

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-> Après la mort de sa femme, il fut habité par une tristesse constante.
Elle lui manquait de plus en plus.
Il dit un jour : « Les détails physiques, et même son apparence, disparaissent petit à petit, mais ses vertus brillent de plus en plus dans mon souvenir. »

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-> Un jour de Pourim, il dit :
« C’est Pourim, tout le monde est joyeux. Moi aussi, quand je regarde sa photo [celle de sa femme, qui était alors décédée], je suis heureux et de bonne humeur. »

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-> Voici un extrait de ce que Rav Arié Lévine a écrit à propos de sa femme :

« Au nom de D., Mon cœur souffre et mon âme est endeuillée.
Comment pourrais-je trouver la consolation dans ma grande détresse, après la disparition de mon joyau, de ma splendide couronne, ma sœur, mon épouse, ma pure colombe, la pieuse Tsipora ‘Hanna bat David Schapira, de mémoire bénie, que son âme soit accueillie dans les régions célestes.

La souffrance est immense, et la douleur est insupportable.
Qui peut dire sa bonté et sa piété, il n’existe personne qui lui ressemble.
Son âme est pure, et son cœur généreux, elle avait pitié de ceux qui souffraient et elle compatissait à toutes leurs peines, elle avait un sourire pour chacun et tendait la main à tous les êtres vivants.

Elle était la bonté et la pitié, elle était la sainteté.
Sa vie entière a été un hymne à D.
Chaque instant de sa vie a inscrit encore une ligne dans son chant éternel.

Par dessus tout, elle savait retenir sa langue d’une manière extraordinaire.
Une âme très pure est retournée à sa source, immaculée comme le jour où elle est entrée dans ce monde, avec en plus l’éclat et le rayonnement, la pureté et la grâce.

La vieillesse ne l’a pas flétrie, son visage n’a pas pâli.
Elle n’a jamais trouvé de défaut chez personne, elle n’a jamais causé de douleur à personne.
D. et les hommes ne peuvent que la louer.
Elle n’a jamais été orgueilleuse, ne s’est jamais sentie supérieure à quiconque. Jamais.

Si quelqu’un frappait à sa porte pour avoir une aide matérielle ou un secours moral, une bonne parole ou un morceau de pain, elle était toujours là avec le sourire.

Son âme était pure comme un ciel sans nuage, et pour ceux qui avaient besoin d’elle, il n’y a personne qui puisse la remplacer. »

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+ Bonus (guémara) :

-> « Qui est riche? C’est celui qui a une femme bonne et généreuse »

[guémara Shabbath 25b]

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-> « Rabbi Yo’hanan dit : « quand un homme perd sa 1ere femme, c’est pour lui comme la destruction du Temple.
Rabbi Alexandre dit : quand un homme perd sa femme, tout s’effondre autour de lui.
Rabbi Yossi bar ‘Hanina dit : ses pas deviennent plus courts. »

[guémara Sanhédrin 22a]

Pourquoi cette description si sombre? Celui qui a perdu sa femme sait bien quelle tragédie, il est en train de vivre, et il n’a pas besoin de cette description douloureuse.

Selon Rav Arié Lévine, ces paroles de nos Sages ne sont pas à destination de l’endeuillé, mais à ses proches, à son entourage, qui en arrivent à dire : « Oui, il se résigne à son sort, il se reprend petit à petit … »

Nos Sages veulent dire : il faut savoir que pour son ami qui subit une épreuve (la perte de sa femme), c’est comme s’il voyait le Temple détruit sous ses yeux, et le monde s’écrouler.
Même ses pas deviennent plus courts …