« D. dit : Faisons l’homme » (Béréchit 1,26)

-> Du fait que Hachem consulta les anges au sujet de la Création de l’homme, alors qu’Il créa la femme de Sa seule initiative, les femmes prononcent tous les jours la bénédiction : « Qui m’a créée selon Sa volonté », autrement dit mû par Sa volonté exclusive.

[Yéchouot Yaakov]

<—>

[en effet, le midrach (Béréchit rabba 8,8) enseigne que quand Hachem a voulu créer l’homme, il a pris conseil auprès des anges du Service.]

« De même que la femme cache les parties de son corps (tsniout), de même Hachem lui cache ses Accusateurs et lui amène la bénédiction avec abondance »

[Ben Ich ‘Haï – Ot ‘Haïm]

« La beauté, c’est l’éclat et la pureté de l’âme »

[Ram’hal – Daat Tvounot – 86]

Par exemple, le Ram’hal y est écrit également : « Le visage reflète cette adéquation entre le corps et l’âme ».

Un visage se dit : « panim », terme provenant de : « pnimiout » : l’intériorité.
Ainsi, une belle intériorité fait rayonner le visage.

<———————>

-> « La beauté chez la femme, c’est l’humilité et la pureté des midot »

[Rav raphaël Hirsch – ‘Horév – chap.12,2]

Grâce à D., un bel article sur la beauté chez la femme est disponible, ci-après : https://todahm.com/2015/02/16/la-beaute-chez-la-femme

La grossesse

+ Sous la ‘houpa, le fiancé dit à sa fiancée : « Aré at mékoudéchét li bétaba’at zo kédat Moché vé’Israël  » ( = Voici, tu m’es sanctifiée par cet anneau selon la loi de Moché et Israël).

Dans cette phrase, il y a 9 mots, comme une allusion aux 9 mois que dure la grossesse, et justement l’un des objectifs principaux du mariage est le fait de réaliser le commandement de pérou ourvou (donner naissance) …

En hébreu, le mot pour dire la grossesse, la gestation est : érayon (הריון), et il a une valeur numérique de : 271, allusion au nombre exact de jours nécessaires afin que le fœtus se développe complètement, dans le ventre de sa mère.

Il est intéressant de noter, qu’en hébreu, une mère se dit : « ém » (אם), et que les lettres suivantes (de ce mot) forment : « ben » (fils – בן), comme indiquant que l’enfant tire sa judaïcité de sa mère juive.

Source (b »h) : traduction et compilation personnelle de divrei Torah du rabbi Benjamin Blech

« L’étude de la Torah est le cœur du peuple [juif], la pudeur et la pureté familiale sont la tête de la nation [juive], et le Shabbath en est l’âme »

[le ‘Hafets ‘Haïm]

« D. a mis plus de Bita’hon (confiance en D.) dans la femme que dans l’homme »

[guémara Béra’hot 17a]

Le Maharal (dans son drach sur la Torah) explique que la femme de par sa nature est plus proche de D., et de ce fait, elle n’a nul besoin de tellement peiner dans la Torah dans le but de briser sa nature et son yétser ara.

Le rav Pinkous (Néfech ‘Haya) développe qu’ainsi la avoda de la femme réside essentiellement dans le fait d’utiliser les événements de sa vie, comme autant d’occasions de se tourner vers D. (prier pour ses enfants, prier lors de l’accouchement, prier pour que son gâteau soit réussi, …).
Grâce à sa confiance en D., une situation difficile en apparence, se révèle comme un magnifique tremplin vers D., comme une opportunité de se lier encore plus à D. par le biais de paroles, de pensées, de prières,…

Depuis toujours, les femmes du peuple d’Israël se sont distinguées par leur vertu.
Elles n’ont pas participé à la faute du veau d’or, ni à celle des explorateurs (Bamidbar 26,6), et de même la délivrance du peuple d’Israël de l’exode d’Egypte s’est produite par le mérite des femmes vertueuses.

« D. dit à Moché : une femme qui est fécondée et enfante … » (Tazria 12,1-2)

-> « Le bébé dans les entrailles de sa mère, une flamme est allumée au-dessus de sa tête (lui permettant de voir d’un bout à l’autre du monde) et un ange lui enseigne toute la Torah … et quand il vient au monde, un ange vient et le frappe sur la bouche et lui fait oublier toute la Torah »
[guémara Nidda 30b]

La guémara Nidda nous enseigne aussi :
-> « n’y a pas de jour où l’homme est immergé dans les bienfaits plus que dans ces jours-là (temps de la grossesse) »

-> « le même ange préposé à la grossesse … soulève une goutte de semence et la présente devant D. et Lui demande : Maître du monde, cette goutte que sera-t-elle? Un homme vaillant ou faible, intelligent ou sot, riche ou pauvre? »
->  « il ne sort pas de là-bas tant qu’on ne l’a pas fait prêter serment … et quel est ce serment qu’on lui fait faire?
Sois Tsadik et ne sois pas un Racha, et même si le monde entier lui dit : tu es un Tsadik, sois à tes yeux comme un Racha, et on sait que D. est pur et Ses serviteurs sont purs, et l’âme qui est en toi est pure, et si tu la conserves dans sa pureté c’est bien et sinon Je te la reprends ».-> « L’embryon vit dans les entrailles de sa mère et D. empêche, dans Sa providence, qu’il ne tombe et meurt, et la femme marche debout (contrairement aux mammifères) ce qui rend la chose encore plus miraculeuse, et ses entrailles sont bouillantes et D. le préserve, malgré tout, de ne devenir qu’un vulgaire morceau de chair. »
[Vayikra midrach Rabba 14,3]

-> « Car Toi, Tu m’as tiré du ventre (Tu m’as fait venir au monde), Tu as assuré ma nourriture par le sein de ma mère » (Téhilim 22,10-11)

=> D. nous a conduit jusque-là pourra forcément continuer à nous donner ce qu’il y a de mieux!

-> « D. se soucie de donner au bébé une grâce particulière aux yeux de ses parents afin que le fait de l’élever ne représente pas une charge pour eux.

Ils se soucient en effet de lui bien plus qu’ils ne se soucient d’eux-mêmes, et chaque effort en vue d’assurer sa croissance est fait de bon cœur avec bienveillance, jusqu’à ce qu’il grandisse et devienne une personne indépendante. »
[Rabbénou Ba’hayé – ‘Hovot haLévavot – cha’ar habé’hina]<————>

-> Il est dit dans Iyov(39,1) : « Connais-Tu l’instant où enfantent les chamois? Surveilles-Tu la matrice des biches, en comptant les mois de leur gestation pour connaître le moment où elles mettent bas? »

La guémara (Baba Batra 16,2) explique à ce sujet que l’utérus de la biche est étroit, et que de fait, elle ne peut mettre bas à sa progéniture.
Lorsqu’arrive l’heure de la délivrance, D. lui envoie un serpent qui la mord et grâce à cela, le passage s’élargit et elle réussit à mettre bas.
Le serpent arrive exactement au bon moment, véritablement à l’instant de la délivrance et il sauve la biche et sa progéniture de la mort.
De même, le moment de l’enfantement des chamois est connu de D.
D. sait que la femelle chamois déteste son petit.
Lorsqu’elle est sur le point d’accoucher, elle monte ainsi au sommet de la montagne, pour que son petit en tombe et meurt.
C’est la raison pour laquelle D. lui envoie un aigle qui réceptionne le nouveau-né dans ses ailes et le dépose devant elle.
Si l’aigle avait retardé ou avancé sa venue au sommet de la montagne ne serait-ce que d’une minute, le petit chamois serait mort.
Seule cette synchronisation parfaite a permis qu’il continue à vivre!

=> Si l’attention de D. s’exprime de façon si extraordinaire pour les bêtes des champs, est-ce que l’on peut imaginer qu’Il ne va pas nous protéger?!

<————>

+ A propos de la biche :
-> Le Zohar (3e partie – p.249) :
« Lorsqu’elle met bas, la biche crie avec 70 voix comme le nombre de mots du mizmor : « D. te répondra au jour de détresse » (Téhilim 20) ».

-> Le midrach (Téhilim 42) :
« La biche, lorsqu’elle met bas, est désolée (souffre terriblement) et elle languit après D. et Il répond à sa prière ».
-> Le midrach (Téhilim 22), nous rapporte une autre utilisation du pouvoir de prière de la biche :
« La biche, lorsqu’elle a soif, creuse un trou et rentre ses cornes dedans et brame.
Et l’abîme fait remonter pour elle de l’eau, comme il est dit : « comme une biche languit après les lits d’eau » … et lorsque les bêtes ont soif, elles se rassemblent autour d’elle (la biche),car elles savent que ses actes sont pieux, et pour qu’elle suspende ses yeux vers D., et Il les prenne en pitié ».

<————->

+ L’accouchement d’une femme :
-> « Les femmes enceintes sont considérés comme étant malades » (Rachi – guémara Yoma 47a)
-> « L’accouchement est un danger et requiert des miracles »(Rachi – guémara Shabbath 32b)
Tossefot (guémara Ketoubot 82) rapportent que la plupart du temps, l’accouchée s’expose au danger.
-> « [La femme] accouche et les douleurs et les contractions l’enveloppent … ses membres et ses organes s’effondrent, et elle ne revient à elle-même qu’après 24 mois » (guémara Béra’hot 6b)
-> « Dans la souffrance tu accoucheras des enfants » (Béréchit 3,16)

-> Le mot Ré’hem (la matrice, l’utérus) vient de »Ra’hamin » (miséricorde) et l’ouverture de l’utérus fait allusion à l’ouverture des portes de la miséricorde.

<————>

-> Nos Sages ont dit (midrach Rabba – Vaét’hanan 2,1) :
« Il y a 10 « langages » qui sont appelés prière, et ceux-ci sont : la clameur, le cri, la plainte, la supplication, la requête, la détresse, s’aplatir devant D., faire la justice, l’imploration ».-> Une femme crie lors de son accouchement.
Le Zohar (paracha Chémot) d’enseigner :
« Le cri, c’est lorsque l’on donne de la voix sans prononcer aucun mot.
Rabbi Yéhouda dit : c’est pourquoi le cri est la plus grande de toutes, car le cri vient du coeur.
On tient de nos Sages que celui prie et pleure au point de ne pouvoir sortir un mot de sa bouche, sa prière est entière, elle est dans son coeur et ne reviendra pas vide (elle ne reviendra pas sans réponse) ».

=> Une accouchée n’a pas à avoir honte des gémissements, des cris et des pleurs qui s’échappent de sa bouche, mais elle doit seulement tout diriger vers D.
En effet,une prière d’une telle profondeur ne revient pas à vide et l’aidera à accoucher plus facilement et à recevoir un enfant complet et en bonne santé.

Le sentiment de perte du contrôle de la situation, va conduire la femme à mettre son futur totalement dans les mains de D.
Les douleurs de l’enfantement sont surnommées en hébreu : « les cordes de l’enfantement » (‘hevlei leida), car elles permettent de se lier de manière instantanée à D., comme si elle y était attachée à l’aide d’une corde.

-> Lorsque Rabbi ‘Haïm de Volozine a posé la 1ere pierre de la yéchiva de Volizine, on n’avait pas mélangé le mortier avec de l’eau, mais avec les larmes qui ont coulé de ses yeux.
Rabbi ‘Haïm de dire : « Car une Yéchiva ne se fonde que sur les larmes! »

=> A plus forte raison, les larmes d’une mère sont le moyen de poser les bases d’un grand homme!
Les grandes souffrances qui vont conduire la mère à crier, à prier et à envoyer ses supplications vers D., et ces prières vont accompagner l’enfant tous les jours de sa vie!

« C’est au crédit de ma femme si j’ai pu étudier la Torah durant toute ma vie et que j’ai pu être l’auteur de livres.
Elle était toujours contente de son sort et n’a jamais été attirée par les tentations de ce monde.
Grâce à elle, j’ai toujours pu étudier la Torah entouré de tranquillité. »

[le ‘Hafets ‘Haïm – à propos de sa femme Freida]

Rav Arié Lévine & sa femme …

+ Rav Arié Lévine & sa femme …

-> Le rav avait l’habitude de dire que sa femme était à l’origine de tout ce qu’il faisait de bien.

Il disait : « Sa foi en D. est plus grande que la mienne ».
On peut citer la réaction de sa femme, lorsque son 2e fils mourut (c’était à l’époque de la grande famine à Jérusalem durant la 1ere guerre mondiale ) :
« Je pensais avoir le mérite de voir mes enfants briller dans l’étude de la Torah dans ce monde-ci, mais maintenant, j’ai 2 enfants qui étudient la Torah dans le monde céleste ».

-> Un jour, alors que sa femme avait mal à la jambe, rav Arié répondit au médecin demandant la raison de leur visite : « Nous avons mal à la jambe ».

-> Un chauffeur raccompagnant rav Arié Lévine, lui demanda : « Où est votre maison? » – Pas de réponse du rav.
Le chauffeur demanda alors : « Où désirez-vous que je vous dépose? »
Rav Arié répondit : « Dans telle rue ».

Après être descendu de voiture, il expliqua à la personne l’accompagnant : « Vous vous êtes sûrement demandé pourquoi je n’ai pas répondu lorsque le chauffeur m’a demandé où est ma maison.
Comme l’ont dit nos Sages : « La maison d’un homme, c’est sa femme. »
Sachez que, depuis que ma chère épouse est morte, je n’ai plus de maison.
Voilà pourquoi, je me suis tu.
C’est seulement quand le chauffeur m’a demandé où je voulais descendre que j’ai pu lui indiquer le nom de la rue. »

<——————>

-> Après la mort de sa femme, il fut habité par une tristesse constante.
Elle lui manquait de plus en plus.
Il dit un jour : « Les détails physiques, et même son apparence, disparaissent petit à petit, mais ses vertus brillent de plus en plus dans mon souvenir. »

<——————->

-> Un jour de Pourim, il dit :
« C’est Pourim, tout le monde est joyeux. Moi aussi, quand je regarde sa photo [celle de sa femme, qui était alors décédée], je suis heureux et de bonne humeur. »

<——————->

-> Voici un extrait de ce que Rav Arié Lévine a écrit à propos de sa femme :

« Au nom de D., Mon cœur souffre et mon âme est endeuillée.
Comment pourrais-je trouver la consolation dans ma grande détresse, après la disparition de mon joyau, de ma splendide couronne, ma sœur, mon épouse, ma pure colombe, la pieuse Tsipora ‘Hanna bat David Schapira, de mémoire bénie, que son âme soit accueillie dans les régions célestes.

La souffrance est immense, et la douleur est insupportable.
Qui peut dire sa bonté et sa piété, il n’existe personne qui lui ressemble.
Son âme est pure, et son cœur généreux, elle avait pitié de ceux qui souffraient et elle compatissait à toutes leurs peines, elle avait un sourire pour chacun et tendait la main à tous les êtres vivants.

Elle était la bonté et la pitié, elle était la sainteté.
Sa vie entière a été un hymne à D.
Chaque instant de sa vie a inscrit encore une ligne dans son chant éternel.

Par dessus tout, elle savait retenir sa langue d’une manière extraordinaire.
Une âme très pure est retournée à sa source, immaculée comme le jour où elle est entrée dans ce monde, avec en plus l’éclat et le rayonnement, la pureté et la grâce.

La vieillesse ne l’a pas flétrie, son visage n’a pas pâli.
Elle n’a jamais trouvé de défaut chez personne, elle n’a jamais causé de douleur à personne.
D. et les hommes ne peuvent que la louer.
Elle n’a jamais été orgueilleuse, ne s’est jamais sentie supérieure à quiconque. Jamais.

Si quelqu’un frappait à sa porte pour avoir une aide matérielle ou un secours moral, une bonne parole ou un morceau de pain, elle était toujours là avec le sourire.

Son âme était pure comme un ciel sans nuage, et pour ceux qui avaient besoin d’elle, il n’y a personne qui puisse la remplacer. »

<———————–>

+ Bonus (guémara) :

-> « Qui est riche? C’est celui qui a une femme bonne et généreuse »

[guémara Shabbath 25b]

<———->

-> « Rabbi Yo’hanan dit : « quand un homme perd sa 1ere femme, c’est pour lui comme la destruction du Temple.
Rabbi Alexandre dit : quand un homme perd sa femme, tout s’effondre autour de lui.
Rabbi Yossi bar ‘Hanina dit : ses pas deviennent plus courts. »

[guémara Sanhédrin 22a]

Pourquoi cette description si sombre? Celui qui a perdu sa femme sait bien quelle tragédie, il est en train de vivre, et il n’a pas besoin de cette description douloureuse.

Selon Rav Arié Lévine, ces paroles de nos Sages ne sont pas à destination de l’endeuillé, mais à ses proches, à son entourage, qui en arrivent à dire : « Oui, il se résigne à son sort, il se reprend petit à petit … »

Nos Sages veulent dire : il faut savoir que pour son ami qui subit une épreuve (la perte de sa femme), c’est comme s’il voyait le Temple détruit sous ses yeux, et le monde s’écrouler.
Même ses pas deviennent plus courts …

La beauté chez la femme …

+ La beauté chez la femme …

1°/ Beauté morale ou beauté physique?

Quand la Torah parle de beauté de la femme, elle fait allusion en 1er lieu à la beauté morale.
Toutefois, les Sages affirment : « l’essence de la femme, c’est la beauté » (guémara Kétoubot 59b).

On ne peut glorifier la beauté physique quand elle n’est pas accompagnée par des qualités de cœur et d’esprit (à l’image des paroles du roi Salomon : « Mensonge que la grâce! La femme qui craint D. est seule digne de louanges » – Michlé 31,30).

Rabbi Akiva enseigne : « Qui peut-on qualifier d’homme riche? C’est celui dont la femme est belle dans sa conduite » (guémara Shabbath 25b).

=> La beauté physique n’a de sens que si elle est accompagnée de la beauté intérieure.

Toutefois, la beauté physique a aussi un rôle à jouer au sein du couple, comme le proclame la guémara (Yébamot 63b) : « La femme (vertueuse), qui est jolie, procure à son mari un tel bonheur qu’il imagine que ses jours sont doublés ».

[dans la guémara Nédarim 66a, on parle de Rabbi Ismaël fils de Rabbi Yossi qui embellissait les femmes au physique repoussant afin de leur permettre de se marier.
Il y disait : « Les filles d’Israël sont jolies, c’est la pauvreté qui les enlaidit ». ]

2°/ L’importance d’être belle physiquement pour son mari :

Pour plaire à son conjoint, l’épouse doit utiliser tous les moyens à sa portée « pour se faire belle avec modestie, charme et décence » (Réchit ‘Hokhma).

-> D. Lui-même nous encourage dans cette voie puisqu’Il a fait descendre dans le désert, pendant 40 ans, une poudre spéciale qui servait à fabriquer du maquillage et des parfums.
Ainsi, chaque matin, tombaient avec la manne, ces produits indispensables à la paix du foyer et aussi nécessaires que le pain et l’eau.
[guémara Yoma 75]

-> Ezra Hassofer, de retour de Babel, à l’époque de la reconstruction du 2e Temple, a promulgué différents décrets pour renforcer le peuple juif et encourager le retour à la Torah.
Il n’a pas oublié les femmes et il a nommé des colporteurs qui se rendaient de village en village pour vendre des bijoux, du maquillage, des parfums, … afin que toute épouse soit agréable aux yeux de son conjoint.
[guémara Baba Kama 80]

-> Selon Beit Hillel, il est recommandé de flatter la mariée et de dire à son mari « La Kala est belle et gracieuse » (même si elle est vilaine, borgne ou bossue) et ceci pour la rendre chère aux yeux de son époux, et lui éviter le regret d’avoir peut-être fait une mauvaise affaire.
[guémara Kétoubot 16b]

+ Selon le Ben Ich ‘Haï (‘Houké Hanachim – ch.13) : « La femme veillera à se parer de bijoux et à se faire belle dès son réveil, même si son époux ne semble pas attacher d’importance à ces détails extérieurs ».

+ Le Rav ‘Haï Gaon (Chaaré Téchouva) de dire qu’une femme mariée qui ne soigne pas son apparence attire la malédiction sur elle, car elle ne protège pas son époux des tentations de la rue.

+ Rachi commente le verset de Kohélet (8,15) en disant entre autre : « Celui qui n’est pas joyeux de son sort dans sa vie conjugale est enclin à convoiter la femme de son prochain ».

+ La guémara (Ta’anit 23a) nous parle de 2 tsadikim (Abba ‘Hilquia et de sa femme).
Cette épouse vertueuse allait à la rencontre de son mari parée de bijoux et de ses plus beaux atours quand il revenait de son travail.
Les Sages, surpris de cette conduite, ne manquèrent pas de l’interroger.
Et Abba ‘Hilquia de répondre : « Afin que je ne porte pas les yeux sur une autre femme! »
[S’il en est ainsi d’un grand saint, que peut-on dire des autres hommes qui ont besoin d’une attention redoublée de la part de leur épouse?]

+ Rachi (sur la guémara Baba métsia 107b) de dire : « Quand la femme s’arrange joliment à la maison, elle fait plaisir à son époux et le protège même à l’extérieur ».
[c’est la raison pour laquelle, il est dit qu’un célibataire est considéré comme n’ayant point de rempart, il est une sorte de ville ouverte à tous les dangers. ]

+ Nos Sages ont permis à la femme nidda, période où elle est interdite à son époux de se maquiller et de se parfumer, sans exagération (Choul’han Aroukh, yoré déa, siman 195 – 9).
Ils ont également autorisé la jeune épouse, pendant les 30 jours qui suivent son mariage, à se laver le visage le jour de Kippour alors qu’il est interdit à tout juif de plonger ne serait-ce qu’un doigt dans l’eau.
La nouvelle mariée doit particulièrement être charmante.

De même, à ‘hol hamoéd Péssa’h et Souccot, il est permis de fabriquer des ornements pour les dames, bien qu’il soit interdit de travailler, et cela même s’il s’agit d’une personne âgée « ayant un pied dans la tombe » (guémara Moéd katan 9)

+ La Sages accordent une telle importance à ce que la femme soit nette et soignée qu’une guémara (Mo’éd Katan) nous décrit longuement les diverses sortes d’épilation qu’employaient les jeunes filles :
– celles qui étaient pauvres se servaient de la chaux,
– les riches utilisaient la semoule,
– les princesse l’huile de myrrhe.

+ Selon la guémara Kétoubot (59) : Toute femme désir qu’on lui offre des bijoux pour se rendre plus jolie »

+ Selon la guémara Sota (47a) : Rachi commente « la femme est belle pour son mari », en disant : « elle est toujours belle aux yeux de son conjoint même si elle est laide ».

Cependant, même la plus belle femme du monde dans la mesure où elle se néglige, deviendra repoussante aux yeux de son époux.
La guémara (Baba Batra 58a) nous dit : toute femme à côté de Sarah ressemblait à un singe, car elle était une des 4 plus belles femmes au monde.
Néanmoins, Eve était encore plus resplendissante que Sarah.

Comment Adam a-t-il réagi devant une créature aussi irrésistible?
Le midrach nous raconte un fait incroyable : Adam l’a rejeté et s’en est dégoûté!
Il a demandé à D. de la reprendre et de créer une autre femme.
Tout simplement parce que cette beauté extraordinaire, sortie de son propre corps, portait encore les traces de sang résultant de l’opération subie.

D. a de nouveau endormi Adam et au lie de créer un être nouveau, Il a fait laver, parfumer, maquiller et coiffer Eve de tresses artistiquement roulées et l’a revêtue de 24 ornements et bijoux.
Adam, à son réveil, l’a trouvée splendide et a proclamé : « C’est elle dont je rêvais! »
Il n’a pas reconnu la 1ere qui lui avait été présentée ; elle lui semblait une créature nouvelle.

Comment un passage dans un salon de beauté suffit-il à transformer à ce point une femme et à la rendre chère aux yeux de son époux?
N’avait-il pas vu qu’elle était extraordinaire et qu’il manquait seulement une bonne douche et un grand maquillage?
Pourquoi D. ne l’a pas présenté directement apprêtée convenablement?

C’est pour nous donner une leçon vivante à toutes les femmes de soigner leur apparence afin de ne pas être repoussantes aux yeux de leurs époux.

C’est également une invitation aux hommes afin de les encourager à acheter à leur épouse, en particulier à l’occasion de chaque fête, tous les produits de beauté, les parfums, les bijoux et les atours nécessaires (Béréchit Rabba 17,18).

Source (b »h) : compilation personnelle issue du très beau livre de la rabbanite Amar : « Le secret de la couronne »