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Relation homme & animaux

+++ L'humanité selon la Torah ... (relation homme & animaux)

"Au terme des jours de purification [après la naissance] d'un fils ou d'une fille, elle apportera un agneau de moins d'un an et un tourtereau comme sacrifice expiatoire à la porte de la Tente d'assignation, au Cohen." (Tazria 12,6)

-> La Torah mentionne ici le : "tourtereau" (béné yona) d'abord, alors que d'ordinaire, partout ailleurs dans la Torah, la "colombe" (tor) est citée d'abord.
Par exemple, dans le verset suivant (12,8), il est dit : "Si elle ne peut apporter un agneau, elle prendra 2 colombes ou 2 tourtereaux."

-> Le Baal haTourim relève cette différence et l'explique ainsi : on sait que les colombes servent d'exemple de la fidélité dans le couple, au point que si l'un des "conjoints" meurt, le second meurt aussi de peine. Il n'existe pas chez eux de second mariage.

Ainsi, dans notre verset, comme une personne qui a accouché ne doit offrir en sacrifice qu'un seul oiseau : soit un jeune tourtereau (ben yona), soit une colombe âgée (qui a déjà un conjoint - tor), la Torah donne la préférence au tourtereau afin de ne pas séparer un couple de colombes et causer de la peine au conjoint restant seul, jusqu'à ce qu'il en meurt.

=> Voilà pourquoi, dans ce cas uniquement (où l'on ne sacrifie qu'un seul oiseau), le tourtereau est cité avant la colombe.

Quelle sensibilité émane de la Torah!
Quelle finesse d'analyse de la souffrance que nous devons éviter aux animaux.

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+ Il existe de nombreuses mitsvot liées à cette interdiction démontrant cette grande sensibilité.

1°/ Par exemple, la Torah nous enseigne (Dévarim 22,10) : "Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble."
Il est défendu d'atteler 2 espèces d'animaux ensemble pour le labour.

Le Baal haTourim écrit que l'une des raisons de cette interdiction est de ne pas causer de la jalousie à l'âne.
En effet, comme le bœuf rumine et mâchonne sans cesse, l'âne peut croire qu'il est toujours en train de manger et en devenir jaloux.

=> Pour lui éviter cette peine, ils ne doivent pas se trouver l'un à côté de l'autre pour tirer une charrue ou une voiture.

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2°/ D'après la Torah, si un bœuf encorne un homme et le tue, il faut lapider le bœuf.
Le cas doit cependant être présenté au tribunal de 23 dayanim (juges), pas moins que la condamnation à mort d'un être humain!

La décision d’exécuter cet animal n'est pas prise à la légère, bien qu'il s'agisse d'une bête dangereuse.

D'après la 1ere michna de Sanhédrin, cela ne concerne pas seulement un taureau mais toute bête ayant tué un homme : un âne, un mouton, ou même un coq s'étant attaqué à la tête d'un bébé.

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3°/ La guémara Shabbath (121) nous enseigne : le Shabbath, si une bête est tombée dans une mare ou un puits et qu'elle ne peut en sortir, il est permis de lui jeter des cousins et des couvertures afin qu'elle puisse grimper dessus et sortir de l'eau, alors qu'il est normalement interdit de transformer un objet permis en objet mouksé (interdit).

Ainsi, cette défense rabbinique est levée pour éviter la souffrance à des animaux.

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+ Jusqu'à quel point la Torah nous a-t-elle ordonné de ne pas faire souffrir les animaux?

-> La loi juive a tranché d'après la guémara Béra'hot (40a) :
Rav a dit : "Un homme n'est pas autorisé à manger avant qu'il ait donné à manger à son animal, comme il est écrit (dans le 2e paragraphe du Shéma) : "Je donnerai de l'herbe dans ton champ pour ses animaux", et ensuite seulement il est marqué : "Tu mangeras et seras rassasié"."

-> La rav Wozner disait : "On n'a pas le droit d'être cruel envers les animaux."

-> Le rav Moché Feinstein (Iguérot Moché 'Hol hamoéd 2,47) a dit : "Il est permis de tuer des mouches, des moustiques, des insectes et autres animaux nuisibles comme les souris, et les rats, mais il vaut mieux ne pas les tuer de ses mains.

On utilisera de préférence un poison pour ne pas habituer nos mains à commettre des actes cruels car D. hait la cruauté."

-> Lorsqu'on le fit monter dans un wagon à bestiaux qui l'emportait vers une mort certaine à Auschwitz, le rabbi Yits'hak Rozensweig (de Neitra en Hongrie) cria à son ami qu'on avait laissé sur le quai :
"J'ai des poules à la maison qui n'ont rien mangé depuis ce matin. Rends-moi service et donne-leur à manger et à boire!
Faire souffrir les animaux est une interdiction de la Torah!"

-> Le Rabbi Ephraïm Krakowski (de Jérusalem), lorsque son épouse lui demanda un jour de monter un matelas de la remise, elle le vit faire des allers-retours et s'attarder.

Elle lui demanda : "Pourquoi ne m'apportes-tu pas le matelas?"
Il lui expliqua : "Parce qu'une poule s'est endormie dessus, et que je ne voudrais pas la réveiller!"

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-> Le rav Epstein, lors d'un voyage en Allemagne 50 ans avant la 2e guerre mondiale, avait vu dans la rue un Allemand embrasser son chien.

Le Gaon s'arrêta et dit : "Cet endroit est dangereux, il faut le quitter.
Si les gens de ce peuple embrassent des animaux, c'est le signe qu'ils sont capables d’assassiner des hommes, car le verset dit : "Ceux qui assassinent les hommes embrassent les veaux." (Ochéa 13,2).

Malheureusement, la terrible Shoah a bien confirmé ces remarques.

D'ailleurs, le chef du camp de concentration d'Auschwitz : Rudolf Hess (que son nom soit effacé), a fait construire sa maison à côté de la barrière du camp.
Il vivait là avec son chien qu'il caressait sans cesse.

De sa fenêtre, chaque fois que pour se divertir, il visait un juif squelettique pour l'abattre d'une balle, il embrassait son chien si le coup avait réussi.
Il était d'ailleurs un fervent militant de l'association pour la protection des animaux.

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-> On peut voir des personnes de tout âge, qui sont prêtes à accepter tous les caprices/désirs de leur chien (ou autre animal), tandis que s'il s'était agi de son enfant, il lui aurait administré une bonne paire de gifles.

On demanda à une personne pourquoi il sortait si souvent avec son chien, alors qu'il laissait son enfant à la maison, et il a répondu : "Le chien ne parle pas, et il n'est pas effronté. Il ne me harcèle pas avec ses caprices lorsque je me promène avec lui."

=> Si les animaux pouvaient parler, on ne les traiterait pas avec autant d'égards.
A l'image de l'ânesse de Bilam qui a ouvert la bouche (pour lui dire des paroles de vérité), et il lui a alors dit : "Si j'avais eu une épée, je t'aurai tuée!"

Source (b'h) : compilation personnelle issue du "Binéoth Déché" du Rav David Chaoul Greenfeld

"Le Cohen regardera après que la tâche fut lavée, et voici que la plaie (נֶּגַע) n'a pas changé d'aspect et la tâche ne s'est pas étendue, elle est impure" (Tazria 13,55)

"Il déclama sa parole et dit : discours de Bil'am fils de Béor et discours de l'homme à l'oeil crevé" (Balak 24,3)

-> Rabbi Its'hak Eïsik de Karits (Brit Kéhounat Olam) enseigne :
Il est écrit dans le Séfer Yétsira (2,4) : "Il n'y a pas plus haut dans le bien que le ענג (onèg - délice) et il n'y a pas plus bas dans le mal que le נגע (néga - plaie)." [cela peut également faire allusion à une notion d'infection, de blessures, de tâches ou de dommages.]

Les lettres du mot ענג (délice) sont les mêmes que celles du mot נגע (plaie).
Lorsque l'homme sert Hachem, son acte s'apparente au ענג (délice) mais lorsqu'il faute, son acte s'apparente au נגע (plaie).
L'homme devra donc se repentir complètement afin d'inverser les lettres de נגע (plaie) en ענג (délice).
Ainsi, la Torah nous fait cette allusion : [verset ci-dessus]
- "Le Cohen regardera après que la tâche fut lavée" = le Cohen constate le dégât causé par la faute de l'homme qui nécessite un repentir pour nettoyer cette tâche ;
- "Et voici que la plaie n'a pas change d'aspect" = il n'a toujours pas inversé la lettre ע du mot ענג.
- "Elle est impure" = car il ne s'est pas encore repenti comme il convient.

-> Le Tsor ha'Haïm (Balak) enseigne :
Nous pouvons ajouter que la différence fondamentale entre les deux termes se résume à la place que va prendre la lettre ע (ayin) qui signifie littéralement l'œil (עיו).
Ceci fait allusion au regard porté par l'œil de l'homme. S'il utilise son œil spirituel, son œil de sagesse, il pourra concrétiser la parole de nos Sages : "Quel est l'homme sage? Celui qui voit l'avenir car il devra finalement rendre compte et c'est ce qui l'empêche de fauter" (Tamid 32a).
Ainsi, sa vie est un ענג (délice) car avant chaque acte, il analysera et percevra la finalité en plaçant la lettre ע (ayin) au début du mot.
A l'inverse, si l'homme faute, il utilise son œil à des fins néfastes et par conséquent la lettre ע (ayin) va se placer à la fin du mot pour devenir נגע (plaie).

D'après ce que nous ont enseigné nos Sages, il se trouve donc que chaque fois que l'homme faute et tombe sous l'emprise de son mauvais penchant, c'est parce qu'il n'a pas su placer la lettre ע (ayin) au début du mot ענג (délice) en faisant preuve de sagesse et en percevant la finalité de ses actes, en d'autres termes la mort. [guémara Baba Batra 16a]
Ainsi, lorsque le moment est venu pour l'homme de quitter ce monde, l'ange de la mort se présente "rempli d'yeux" de toutes les lettres y = Ain (qui signifie "cil") qu'il n'a pas utilisées pour se rappeler qu'il devait faire de sa vie un ענג (délice) pour l'éternité.

D'après ceci, nous pouvons expliquer les paroles de nos Sages (guémara Baba Métsia 107b) :
"Hachem écartera de toi toute maladie" (Ekev 7,15). Rav a enseigné qu'il s'agit du mauvais oeil.
La guémara explique que Rav avait la capacité de déterminer, en passant devant les tombes, la cause de la mort de chaque défunt et il déclara : "99% des gens décèdent à cause du mauvais œil, et un pour cent décède d'une mort naturelle".

Nous pouvons expliquer d'après notre enseignement que 99% des morts du "mauvais œil" n'ont pas utilisé leur œil (עיו) pour établir un bon regard, c'est-à-dire celui tourné vers le futur qui est comparable au ענג (délice) mais l'ont utilisé à mauvais escient ce qui est comparable au נגע (plaie) qui mène à la mort.
Ainsi, c'est la raison pour laquelle l'ange de la mort se présente rempli de yeux au mourant, comme il est rapporté dans la guémara (Avoda Zara 20b) :
"Les Sages ont enseigné à propos de l'ange de la mort qu'il est rempli de yeux.
Au moment où le malade doit mourir, l'ange de la mort se tient debout au-dessus de sa tête. Ce dernier tient dans sa main une épée à l'extrémité de laquelle une goutte de poison est suspendue.
Lorsque le malade voit l'ange de la mort, apeuré, il ouvre la bouche et y reçoit la goutte de poison, ce qui le fait mourir. Le poison va le putréfier et sa face va devenir verdâtre."

D'après ceci, voici comment comprendre la prophétie de Bilaam concernant Amalek : "Il vit Amalek et dit : Amalek est le premier des peuples et sa fin sera une destruction éternelle" (Balak 24,20).
La force du peuple d'Amalek provient du mauvais penchant qui fait tomber les hommes sous son emprise en détournant leurs yeux pour qu'ils ne voient pas la finalité.
Ceci se trouve en allusion dans son nom Amalek (עמלק) dont les lettres forment aussi le terme : ע מלק qui signifie littéralement : la lettre "Ayin fut arrachée" car le mauvais penchant arrache la lettre ע qui représente l'œil à l'homme pour l'empêcher de regarder l'avenir.
C'est le sens du verset : "Amalek est le premier des peuples" = c'est le mauvais penchant qui fait tomber l'homme sous son emprise dès le début en lui montrant seulement le début de ses actions, de ses fautes, qui paraissent comme des délices.
Il lui fait oublier qu'il devra rendre des comptes devant le Roi de tous les rois Hachem.

=> Cependant, la Torah nous explique comment nous renforcer face à Amalek : "Sa fin sera une destruction éternelle" (Balak 24,20) = lorsque nous portons un regard au loin, plus seulement sur l'instant présent mais sur la portée de nos actes, nous affaiblissons Amalek.

A présent nous comprenons pourquoi la Torah surnomme Bilaam : "l'œil crevé" (Balak 24,3).
Au lieu de prévenir les nations du châtiment sévère qui les attend si elles continuent leurs transgressions (en tant que prophète des nations, à l'égal de Moché chez les juifs), Bilaam détériora les peuples davantage en leur donnant pour conseil de faire fauter Israël par la débauche.
Cependant, il nous incombe à nous peuple d'Israël d'appliquer le conseil du plus sage de tous les hommes, le roi Salomon : "L'homme sage à ses yeux dans la tête" (Kohélet 2,14) = nous devons tourner notre regard vers l'avenir, depuis les prémices de nos actes jusqu'à leur aboutissement afin de voir s'accomplir la promesse faite par le prophète Yéchayahou : "Et ils verront de leurs propres yeux, Hachem retourner à Tsion" (Yéchayahou 52,8).

"Elle sera impure 7 jours... et le 8e jour, il circoncira la chair de son prépuce" (Tazria 12,2)

-> L'impureté chez la femme venant d'accoucher provient de la faute originelle et dure 7 jours. Quant au prépuce du
nouveau-né, il provient aussi de l'impureté de la faute originelle. La circoncision est pratiquée pour marquer la
libération du bébé de cette impureté le 8e jour.
Ce qui explique le lien entre l'impureté de la femme en couche et la Mitsva de la circoncision, que la Torah juxtapose dans notre paracha.

Cela permet de résoudre une question. Le sacrifice de Pessa'h ne fut pas offert dans le désert car les nouveau-nés n'ont pas été circoncis dans le désert. Ce qui rendait impossible d'apporter le sacrifice de Pessa'h, qui imposait la circoncision.
Mais alors, pourquoi ce sacrifice a t-il pu être apporté la 1ère année, qui a suivi la sortie d'Egypte? Pourtant les nouveau-nés dans l'année qui a suivi la sortie d'Egypte n'ont pas été non plus circoncis!

En fait, nos Sages nous enseignent qu' au moment du don de la Torah, l'impureté originelle avait disparu des corps des juifs. C'est la raison pour laquelle, les bébés, à cette période, naissaient sans prépuce. Cette impureté est réapparue par la faute du veau d'or, le 17 Tamouz. Seuls les bébés conçus après le 17 Tamouz, sont donc nés avec un prépuce. Mais ceux-là venaient au monde 9 mois plus tard, soit à partir du 16 Nissan.
Le 14 Nissan, la veille de Pessa'h, jour où le sacrifice de Pessa'h devait être offert à Hachem, aucun juif n'avait donc de prépuce. Le sacrifice de Pessa'h pouvait donc être offert par les Hébreux.
[Panim Yafot]

"Lorsqu'un homme (adam - אדם) aura sur la peau de sa chair" (Tazria 13,2)

Le Ach Pri Tévoua nous offre un beau commentaire basé sur le mot : adam.

En hébreu, les termes caractérisant un être humain (une personne) ont tous un singulier et un pluriel.
Ainsi, on a :
-> Ich (איש) qui est singulier ; et anachim (אנשים) qui est pluriel ;
-> guéver (גבר) qui est le singulier ; et guévarim (גברים) qui en est le pluriel.
-> Seul le mot: Adam (אדם) n'existe qu'au singulier.

Nos Sages (guémara Yébamot 61a) nous enseignent que c'est seulement le peuple juif qui est appelé : adam (אדם), car ce n'est que parmi le peuple juif qu'il existe un sentiment intrinsèque d'unité, qui conduit au fait que toutes les individualités de la nation se fusionnent en une seule, unifiée.

Cette guémara (Yébamot 61a), nous rapporte les paroles suivantes de Rabbi Chimon bar Yo'haï :
"Vous [les juifs] êtes appelés :"homme", tandis que les nations du monde ne sont pas appelées : "homme". "

Rabbi Meir Shapiro nous enseigne que cela n'est en rien dénigrant pour les non-juifs, mais c'est plus un état de fait, une caractéristique propre au peuple juif.
"Tous les juifs sont responsables les uns des autres" (guémara Shavouot 39a)

Le Rabbi de dire :
"Telle est la différence : certainement les non-juifs sont des personnes, mais seulement la nation juive a un sens de l'unité, et a profondément ancré en elle un sentiment de préoccupation chacun envers l'autre, qui fait que tous les individus forment un seul "homme". (ké ich é'had)

Les non-juifs sont des humains, seulement les juifs sont "un homme". "

Revenons à notre verset : "Lorsqu'un homme (adam - אדם) aura sur la peau de sa chair".
Une des causes premières de la lèpre est la calomnie, la diffamation (guémara Arakhin 15b).
La calomnie est une conséquence de la division.
Ainsi, le calomniateur remet en cause le sens du terme : adam, c'est-à-dire l'aspect d'unité propre au peuple juif.

Sa punition est la lèpre, qui nécessite sa séparation des autres, son retrait temporaire de la société.
Cela va lui donner l'occasion de contempler dans sa solitude les conséquences de sa division.

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-> "Alors que l'homme est désigné généralement pas un de ces 4 noms : ich, énoch, guéver, et haAdam, qui incluent : les juifs et les non-juifs, le nom Adam désigne exclusivement l'homme juif, d'après le verset : "Vous, Mes enfants, vous êtes désignés Adam" (Yé'hezkel 34,31)."
[Tossefot - guémara Yébamot 61a]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.10) enseigne :
"A la Création du monde, Adam a été créé en dernier, après toutes les autres créatures minérales, végétales et animales.
Adam vint donc parfaire la Création et devint ainsi la créature essentielle de l'existence dans le monde, jusqu'à la sortie d'Egypte.
A ce moment, la naissance du peuple juif devint la dernière création de Hachem et devint alors, au sein de l'humanité, le peuple essentiel dans le monde (am ségoula), puisqu'aucune nation n'a été créé après ce peuple.
Même les grandes nations, mentionnées avant la sortie d'Egypte telle que Amon, Moav et Essav ont précédé la Nation d'Israël. Cela justifie la dénomination Adam réservée aux Bné Israël.

-> b'h, également au sujet de l'appellation Adam :

La vérité & le mensonge

Notre relation avec la matérialité (1ere partie)

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Lors de la traversée de la Mer rouge, un des miracles de D. était que chaque tribu traversait dans un canal qui lui était propre, et la paroi séparant chacun de ces canaux était transparent.
On peut se demander : quel en était l'intérêt?

Nos Sages de répondre qu'au sein du peuple juif, il y a un tel sentiment d'unité, d'interdépendance, que D. a fait que chacune des tribus pouvait voir les autres, afin qu'aucune n'en vienne à s'inquiéter du sort de l'autre.

=> Il y a les égyptiens à mes trousses, j'essaie de sauver ma vie, et b"h, j'arrive à fuir ... mais ma joie, mon soulagement ne peut réellement éclater que si chacun de mes autres frères juifs est aussi en train de se sauver de la mort.

Le peuple juif : un peuple uni, un peuple unique ...
"D. dit à Moché : une femme qui est fécondée et enfante ..." (Tazria 12,1-2)

-> "Le bébé dans les entrailles de sa mère, une flamme est allumée au-dessus de sa tête (lui permettant de voir d'un bout à l'autre du monde) et un ange lui enseigne toute la Torah ... et quand il vient au monde, un ange vient et le frappe sur la bouche et lui fait oublier toute la Torah"
[guémara Nidda 30b]

La guémara Nidda nous enseigne aussi :
-> "n'y a pas de jour où l'homme est immergé dans les bienfaits plus que dans ces jours-là (temps de la grossesse)"

-> "le même ange préposé à la grossesse ... soulève une goutte de semence et la présente devant D. et Lui demande : Maître du monde, cette goutte que sera-t-elle? Un homme vaillant ou faible, intelligent ou sot, riche ou pauvre?"
->  "il ne sort pas de là-bas tant qu'on ne l'a pas fait prêter serment ... et quel est ce serment qu'on lui fait faire?
Sois Tsadik et ne sois pas un Racha, et même si le monde entier lui dit : tu es un Tsadik, sois à tes yeux comme un Racha, et on sait que D. est pur et Ses serviteurs sont purs, et l'âme qui est en toi est pure, et si tu la conserves dans sa pureté c'est bien et sinon Je te la reprends".-> "L'embryon vit dans les entrailles de sa mère et D. empêche, dans Sa providence, qu'il ne tombe et meurt, et la femme marche debout (contrairement aux mammifères) ce qui rend la chose encore plus miraculeuse, et ses entrailles sont bouillantes et D. le préserve, malgré tout, de ne devenir qu'un vulgaire morceau de chair."
[Vayikra midrach Rabba 14,3]-> "Car Toi, Tu m'as tiré du ventre (Tu m'as fait venir au monde), Tu as assuré ma nourriture par le sein de ma mère" (Téhilim 22,10-11)=> D. nous a conduit jusque-là pourra forcément continuer à nous donner ce qu'il y a de mieux!

-> "D. se soucie de donner au bébé une grâce particulière aux yeux de ses parents afin que le fait de l'élever ne représente pas une charge pour eux.

Ils se soucient en effet de lui bien plus qu'ils ne se soucient d'eux-mêmes, et chaque effort en vue d'assurer sa croissance est fait de bon cœur avec bienveillance, jusqu'à ce qu'il grandisse et devienne une personne indépendante."
[Rabbénou Ba'hayé - 'Hovot haLévavot - cha'ar habé'hina]<------------>

Il est dit dans Iyov(39,1) : "Connais-Tu l'instant où enfantent les chamois? Surveilles-Tu la matrice des biches, en comptant les mois de leur gestation pour connaître le moment où elles mettent bas?"

La guémara (Baba Batra 16,2) explique à ce sujet que l'utérus de la biche est étroit, et que de fait, elle ne peut mettre bas à sa progéniture.
Lorsqu'arrive l'heure de la délivrance, D. lui envoie un serpent qui la mord et grâce à cela, le passage s'élargit et elle réussit à mettre bas.
Le serpent arrive exactement au bon moment, véritablement à l'instant de la délivrance et il sauve la biche et sa progéniture de la mort.
De même, le moment de l'enfantement des chamois est connu de D.
D. sait que la femelle chamois déteste son petit.
Lorsqu'elle est sur le point d'accoucher, elle monte ainsi au sommet de la montagne, pour que son petit en tombe et meurt.
C'est la raison pour laquelle D. lui envoie un aigle qui réceptionne le nouveau-né dans ses ailes et le dépose devant elle.
Si l'aigle avait retardé ou avancé sa venue au sommet de la montagne ne serait-ce que d'une minute, le petit chamois serait mort.
Seule cette synchronisation parfaite a permis qu'il continue à vivre!

=> Si l'attention de D. s'exprime de façon si extraordinaire pour les bêtes des champs, est-ce que l'on peut imaginer qu'Il ne va pas nous protéger?!

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+ A propos de la biche :
-> Le Zohar (3e partie - p.249) :
"Lorsqu'elle met bas, la biche crie avec 70 voix comme le nombre de mots du mizmor : "D. te répondra au jour de détresse" (Téhilim 20)".

-> Le midrach (Téhilim 42) :
"La biche, lorsqu'elle met bas, est désolée (souffre terriblement) et elle languit après D. et Il répond à sa prière".
-> Le midrach (Téhilim 22), nous rapporte une autre utilisation du pouvoir de prière de la biche :
"La biche, lorsqu'elle a soif, creuse un trou et rentre ses cornes dedans et brame.
Et l'abîme fait remonter pour elle de l'eau, comme il est dit : "comme une biche languit après les lits d'eau" ... et lorsque les bêtes ont soif, elles se rassemblent autour d'elle (la biche),car elles savent que ses actes sont pieux, et pour qu'elle suspende ses yeux vers D., et Il les prenne en pitié".

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+ L'accouchement d'une femme :
-> "Les femmes enceintes sont considérés comme étant malades" (Rachi - guémara Yoma 47a)
-> "L'accouchement est un danger et requiert des miracles"(Rachi - guémara Shabbath 32b)
Tossefot (guémara Ketoubot 82) rapportent que la plupart du temps, l'accouchée s'expose au danger.
-> "[La femme] accouche et les douleurs et les contractions l'enveloppent ... ses membres et ses organes s’effondrent, et elle ne revient à elle-même qu'après 24 mois" (guémara Béra'hot 6b)
-> "Dans la souffrance tu accoucheras des enfants" (Béréchit 3,16)

-> Le mot Ré'hem (la matrice, l'utérus) vient de"Ra'hamin" (miséricorde) et l'ouverture de l'utérus fait allusion à l'ouverture des portes de la miséricorde.

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-> Nos Sages ont dit (midrach Rabba - Vaét'hanan 2,1) :
"Il y a 10 "langages" qui sont appelés prière, et ceux-ci sont : la clameur, le cri, la plainte, la supplication, la requête, la détresse, s'aplatir devant D., faire la justice, l'imploration".-> Une femme crie lors de son accouchement.
Le Zohar (paracha Chémot) d'enseigner :
"Le cri, c'est lorsque l'on donne de la voix sans prononcer aucun mot.
Rabbi Yéhouda dit : c'est pourquoi le cri est la plus grande de toutes, car le cri vient du coeur.
On tient de nos Sages que celui prie et pleure au point de ne pouvoir sortir un mot de sa bouche, sa prière est entière, elle est dans son coeur et ne reviendra pas vide (elle ne reviendra pas sans réponse)".=> Une accouchée n'a pas à avoir honte des gémissements, des cris et des pleurs qui s'échappent de sa bouche, mais elle doit seulement tout diriger vers D.
En effet,une prière d'une telle profondeur ne revient pas à vide et l'aidera à accoucher plus facilement et à recevoir un enfant complet et en bonne santé.Le sentiment de perte du contrôle de la situation, va conduire la femme à mettre son futur totalement dans les mains de D.
Les douleurs de l'enfantement sont surnommées en hébreu : "les cordes de l'enfantement" ('hevlei leida), car elles permettent de se lier de manière instantanée à D., comme si elle y était attachée à l'aide d'une corde.

-> Lorsque Rabbi 'Haïm de Volozine a posé la 1ere pierre de la yéchiva de Volizine, on n'avait pas mélangé le mortier avec de l'eau, mais avec les larmes qui ont coulé de ses yeux.
Rabbi 'Haïm de dire : "Car une Yéchiva ne se fonde que sur les larmes!"

=> A plus forte raison, les larmes d'une mère sont le moyen de poser les bases d'un grand homme!
Les grandes souffrances qui vont conduire la mère à crier, à prier et à envoyer ses supplications vers D., et ces prières vont accompagner l'enfant tous les jours de sa vie!
"D. dit à Moché : une femme qui est fécondée et enfante un mâle"  (Tazria 12,1-2)

-> Le midrach Tan'houma (Tazria) de donner l'explication suivante :
"Un roi de chair et de sang peut dessiner un personnage sur un mur, mais il ne peut lui insuffler ni esprit, ni âme.
D., Lui, est capable de dessiner un personnage à l'intérieur d'un autre personnage (Il crée l'embryon dans le sein de sa mère) et lui insuffle l'âme et l'esprit.
C'est pourquoi nous disons : Pas d'artiste comme notre Seigneur!"

-> "Rabbi Meïr dit :
D. a fait un miracle pour le nourrisson que voilà. En quoi?
Tant qu'elle n'était pas enceinte, sa mère perdait du sang.
Maintenant qu'elle a enfanté, ce sang remonte aux seins et lui permet d'allaiter son enfant."
[Yalkout Chimoni - Tazria 12]

-> La guémara (Nida 30b) de nous enseigner :
"A quoi est comparé le fœtus dans la matrice de sa mère?
A un livre plié et posé ..."

=> "Et toutes tes actions sont inscrites dans un livre"
Tant que le fœtus est dans la matrice maternelle, le livre est replié, posé et fermé.
Que va-t-on y inscrire?
Cela personne ne le sait.
Ce n'est qu'à la fin de sa vie que le livre se composera de feuilles retraçant la splendeur, la gloire, les échecs, les défaillances, les pleurs, le bonheur et la tristesse.

Aucun livre ne reste vide.
Il se remplit constamment de lignes serrées.
A chaque jour sa page.

-> Le 'Hidouché haRim a répondu à une personne :
"Est-ce que l'on a déjà vu un homme qui veuille revenir dans le sein de sa mère ?
Ceci enseigne qu'un homme ne revient pas à sa vie antérieure, aussi belle ait pu être.
Mais, c'est de l'avant, toujours de l'avant qu'il doit aller!"

-> Le Zohar de décrire le moment de la mort :
"A l'heure où l'homme doit se séparer du monde, 3 envoyés viennent à lui, il voit des choses qu'aucune créature ne peut contempler durant sa vie.
C'est le jour où le Roi de l'univers demande en retour sa caution ...
Et il n'existe pas de plus grande tristesse que celle de l'âme sur le point de se séparer du corps.

Mais l'homme ne meurt pas jusqu'au moment où il voit la Présence divine, alors par la puissance d'un désir ardent et d'une nostalgie profonde, l'âme aspire à se lier à la Présence divine et se détache du corps."

+ Pourquoi les chapitres qui sont consacrés à l'apparition des affections lépreuses (= résultat de la médisance - cf.guémara Ara'hin 16a), font directement suite aux lois sur les nourritures interdites (fin de la paracha Chémini)?

==> Tout juif doit prendre garde non seulement à ce qu'il fait entrer dans sa bouche, mais également à ce qu'il en fait sortir!

 

Source (b"h) : le rav Yissa’har Dov Rubin dans son "Talélei Orot"