Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme" (Ekev 11,13)

-> Selon Rachi : "Le service du cœur n'est autre que la prière, car la prière est considérée comme un service divin."

-> Le Mabit écrit :
"La finalité des prières n'est pas d'être entendue et exaucée, mais seulement d'afficher à travers elles notre conviction qu'il ne convient d'adresser nos requêtes à nul autre qu'à D.
En énonçant nos besoins devant Lui, nous admettons que le seul être susceptible de les satisfaire est le Créateur, sans qui absolument tout nous ferait défaut dans notre vie.
Et c'est en acceptant cette réalité que notre récompense finira par arriver."

-> Rav Steinman dit :
"La prière est un exercice de notre émouna.

Lorsque nous prions, nous intériorisons la émouna simplement par la puissance des mots que nous récitons.
Nous devons travailler à intérioriser le fait que Hachem contrôle le monde, et que tout est entre Ses mains, et que néanmoins, Il prend soin de moi, qu'Il m'écoute et répond à mes requêtes."

Il fait remarquer : "Les gens se plaignent que leurs prières ne sont pas écoutées. Cela provient du fait qu'ils demandent de l'aide à Hachem, sans être totalement confiant dans le fait que leur aide ne peut venir que de D.
[par exemple : on prie pour la santé, tout en se reposant sur le médecin, idem dans la parnassa, ...]
...
Lorsqu'une personne prie Hachem avec sincérité, en ne croyant qu'en Lui, alors sa prière est écoutée."

-> La guémara (Roch Hachana 18a) rapporte que 2 personnes peuvent se tenir devant le même bourreau : une va être sauvée et l'autre pas.
La différence tient dans le fait qu'une va prier avec les bonnes intentions, et l'autre pas.

[En effet : la prière = "Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme" (Ekev 11,13)]

<-------------------->

-> Le 'Hazon Ich, était reconnu pour son étude intensive de la Torah.
Il a dit une fois qu'il a mis davantage d'efforts dans ses prières que dans son étude de la Torah.
Il a également affirmé qu'il a gagné davantage de compréhension de la Torah par le biais de sa prière, que par le biais de son étude de la Torah intense et constante.

=> A l'image de ce géant de la génération, nous devons aussi mis gros sur notre prière.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky rapporte qu'une fois rabbi Shlomo Lorincz est venu voir le 'Hazon Ich au sujet d'une question urgente de vie et de mort. Ce dernier était en pleine amida, et on ne pouvait pas attendre qu'il la termine.

Rabbi Lorincz a essayé de lui parler dans l'oreille, mais il n'a pas entendu.
Il a touché son bras, mais il ne l'a pas senti.
Ce n'est que lorsqu'il a secoué le 'Hazon Ich, que sa concentration s'est rompue.

On voit de là, à quel point il était totalement focalisé dans sa prière.

<-------------------->

-> Rav 'Haïm Kanievsky a dit après la mort d'un jeune garçon :
"Aucune prière n'est perdue.
Par moments, il peut sembler qu'une prière n'est pas directement écoutée, mais elle peut servir à éviter d'autres tragédies de se produire (à soi même, à d'autres, à la communauté juive).
De plus, les prières dites pour un malade qui est décédé, vont fournir un mérite à son âme dans le monde à venir."

Après la mort du Steïpler, il a déclaré : "Qui peut dire combien de tragédies à travers le monde ont été évitées par les prières massives (récitées pour lui)?"

<------------------------->

+ Prières & synagogues :

-> "Si une personne ne rentre pas dans une synagogue dans ce monde, elle n'y entrera (également) pas dans le monde à venir"
[guémara Yérouchalmi Béra'hot 5,1]

Rav 'Haïm Kanievsky ajoute : Si dans ce monde une personne vient constamment en retard à la prière, dans le monde à venir lorsqu'elle viendra à la synagogue, elle n'aura le droit d'y venir qu'en retard.
Par exemple, si elle vient toujours au moment où la communauté prie "Baré'hou", elle n'aura le droit d'enter qu'au moment de "Baré'hou'.

-> Le Maharam Chalava (guémara Pessa'him 46a) dit que si une personne habite dans un ville ayant une synagogue, et cependant prie chez elle, elle est considérée comme "quelqu'un qui dénigre [Hachem]".

Pourquoi cela? et pas un paresseux?

La réponse est qu'en n'allant pas à la synagogue, cette personne montre que la prière n'est pas importante pour elle, car sinon, elle irait rejoindre la communauté pour avoir la possibilité de prier de la meilleure des façons.

"C'est Hachem ton D. que tu dois craindre, c'est Lui que tu dois servir ; attache-toi à Lui seul et ne jure que par Son nom" (Ekev 10,20)

-> "Lorsqu'on mentionne le Nom divin ou l'un de Ses Attributs, il faut le faire avec crainte et soumission.
Car si on les prononce sans crainte et soumission, c'est comme si l'on ignorait le Nom divin."
[Rabbénou Yona - Iguéret haTéchouva]

-> "On devra s'emplir de crainte et nos membres devront trembler au moment où on mentionnera le Nom divin.
Ceci est vrai non seulement pour le Tétragramme, mais aussi pour tous les Noms qui Lui sont attribués en propre et qu'il est interdit d'effacer. Cette défense s'applique également à toutes les langues autres que l'hébreu.
[...]
Comment peut-on ne pas être saisi d'effroi et ne pas redoubler de ferveur en prononçant le Nom divin?
[le 'Hayé Adam - chap.5]

-> "Prend garde, lorsque tu prononceras une bénédiction, à traiter avec beaucoup de respect Hachem ton D. en mentionnant son Nom. Que touts tes membres tremblent par la crainte du Nom majestueux et redoutable."
[Rokéa'h]

Le rav Chmouël Huminer (Olat Tamid) ajoute :
"Car si l'on ne se conforme pas à cette attitude, cela revient à se rebeller contre son Maître, à renoncer à Le craindre, et on mériterait pour cela d'être enterré vivant ....

A l'instant même où l'on s'apprête à prononcer le Nom divin, on marquera un moment de silence, pendant lequel on se remémorera ces recommandations, après quoi on pourra prier avec la plus grande ferveur."

"Tu sauras avec ton cœur que comme un homme punit son fils, ainsi Hachem ton D. te punit" (Ekev 8,5)

Il existe 2 types de punition : la 1ere vient pour faire souffrir et faire du mal au méchant, et la 2e sert à corriger pour améliorer.

Quand Hachem punit un racha pour le faire souffrir, il utilise pour cela des êtres "malfaisants" que l’on appelle des "Mazikim".
Mais quand c'est pour corriger et améliorer, alors Il s’en occupe Lui-Même, avec amour, comme un père corrige son fils.

[le 'Hatam Sofer]

"Ce sera en récompense de ce que vous écouterez [ces décrets]" (וְהָיָה עֵקֶב תִּשְׁמְעוּן - Ekev 7,12)

La guématria de : וְהָיָה עֵקֶב (véaya ékev - ce sera en récompense) est la même que : בא הקץ (ba akets - le temps de la libération est arrivé).

L'année juive de la destruction du Temple est : 3828, si on y ajoute : 172 (valeur de עֵקֶב - en récompense), on arrive à : 4000, qui est l'année à partir de laquelle le machia'h peut venir.
En effet, nos Sages (guémara Avoda Zara 9a) disent : "4000 années après la Création commence l'époque du machia'h".

Rabbénou Efraïm de conclure : si le machia'h n'est pas encore arrivé c'est uniquement à cause de nos nombreuses fautes.

<--->

-> "Ce sera, parce que (ékev) vous aurez écouté" (véaya ékev tichméoun - Ekev 7,12)

Nos Sages disent que le terme : "véaya" (ce sera - והיה), est un mot qui implique de la joie.
[d'ailleurs, les lettres permettent de former le Nom d’Hachem (יהוה)]
Le mot : "ékev" (עֵקֶב) fait allusion au : "ikvéta déMéchi’ha" (les pas du machi'ah - ikvéta (les pas - עקבתה) est similaire à "ékev" (עֵקֶב)), qui est la période précédant la venue du machia’h (il n'est pas là, mais on "entend" ses pas annonçant son arrivée imminente).

Le verset peut être interprété comme affirmant que si la génération qui est immédiatement avant la venue du machia'h prend en compte la volonté d'Hachem, alors cela rend Hachem [extrêmement] joyeux (comme l'atteste le terme : "véaya").
['Hidouché haRim]

-> Le mot "véaya" implique de la joie, et le mot "ékev" fait allusion à la période qui précède l'arrivée du machi'ah.
La guémara (Sanhédrin 98a) dit que si le peuple juif est méritant alors Hachem va activer la venue de la guéoula. Et s'il n'est pas méritant alors, la guéoula va venir au temps limite qui lui a été fixé.
Ainsi, si nous faisons attention à la Torah comme il le faut, alors grâce à cela nous allons accueillir la guéoula dans la joie avant son temps [donc à tout moment, sans devoir l'attendre une seconde de plus!].
[Noam Mégadim]

<--->

-> b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2015/08/10/3684

"Tu diras en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m'ont assuré ce succès" (Ekev 8,17)

-> L'une des raisons pour lesquelles nous devons nous laver les mains le matin est que l'impureté régnant sur l'homme pendant son sommeil et se dissipant à son réveil adhère encore à elles.
Nous devons donc procéder à ces ablutions pour l'en faire disparaître.

Pourquoi les mains plutôt qu'une autre partie du corps?

-> Le Mélits Yochèr explique car c'est à elles que l'homme attribue ses succès dans le monde matériel, et il n'existe pas de plus grande source d'impureté qu'une telle pensée.
En effet, la croyance en ses propres aptitudes se situe aux antipodes de la foi en Hachem, Créateur et Maître de toutes choses.

<-------------------->

-> Le Saba de Kelm fait remarquer qu'il n'est pas écrit : "de crainte que tu ne dises en ton cœur", mais de manière affirmative : "tu diras en ton cœur", et ce car l'homme est naturellement enclin à attribuer chaque succès à ses actions et à ses propres pouvoirs.

C'est pourquoi, il est écrit dans le verset suivant : "alors, tu te souviendras de Hachem ton D., car c'est Lui qui te donne la force pour réaliser un succès" (v.8,18)

[naturellement nous avons des pensées de type : "c'est grâce à moi que ...". Pour les combattre, nous devons alors apporter des pensées du type : "C'est grâce à Hachem que ..."! ]

<-------------------->

-> "Nos Sages (guémara Sanhedrin 26b) affirment que la Torah atténue la force de l'homme.
Savez-vous à quoi fait référence la "force" de l'homme?
Si un sot étudie la Torah, il cessera de dire : "C'est ma propre force, c'est le pouvoir de mon bras, qui m'a valu cette richesse" (Ekev 8,17).
C'est cette force-là qui sera atténuée par l'étude de la Torah."

[le Maguid de Zlotchov - rabbi Yé'hiel Mikhal de Zlotchov - Mayim Rabbim (Ekev)]

<-------------------->

-> Le Léka'h Tov enseigne :
"Non seulement les conséquences de nos actes dépendent de la volonté Divine, mais même nos initiatives et nos idées sont inspirées par Hachem, comme Onkelos l'indique dans son targoum : "C'et Lui qui t'aura donné le conseil d'acquérir des biens [judicieusement].
[...]
Nous savons que : "tout est décidé par le Ciel, sauf la crainte du Ciel".
Malheureusement, beaucoup d'hommes ont tendance à inverser les termes de cette affirmation et à penser que dans le domaine spirituel, où les décisions n'appartiennent qu'à eux seuls, ils ne peuvent se battre contre la nature dont ils sont dotés et acceptent leur niveau spirituel comme une fatalité.
Inversement, pour les questions d'ordre matériel, qui dépendent uniquement de D., ils pensent pouvoir tout maîtriser à leur gré."

<-------------------->

-> "Tu te souviendras d'Hachem car c'est Lui Qui te donne la force" (Ekev 8,18)

-> La traduction araméenne de Onkelos rend ce verset ainsi : "Tu te souviendras d'Hachem, car Il te donne le conseil pour acquérir des biens".
Cela signifie que non seulement Hachem donne la force et l'énergie pour s'occuper de ses affaires, mais Il donne aussi le conseil et la pensée eux-mêmes dans l'esprit et le coeur de l'homme, pour réaliser ses entreprises. Tous les projets, les idées, les plans que l'individu conçoit dans son esprit dans tout ce qu'il entreprend dans la vie, lui sont en fait envoyés par Hachem et viennent de Lui.

=> Le Baal Chem Tov se base sur ce principe pour expliquer l'enseignement de nos Sages selon lequel les réchaïm (impies) sont remplis de regret. S'il s'agit des regrets pour leurs fautes, pourquoi sont-ils alors considérés comme des réchaïm? Le regret des fautes constitue une démarche de repentir et il n'est donc plus un racha!

C'est pourquoi, le Baal Chem Tov explique que ces regrets qui emplissent le coeur des réchaïm concernent en fait les affaires matérielles. Il n'est pas ici question des regrets pour les fautes, mais de regrets concernant leurs entreprises. En effet, l'homme doit savoir clairement que non seulement tout ce qui lui arrive dans la vie mais même tout ce qu'il entreprend par ses actions, tout est déterminé par Hachem. Et même les idées et les pensées qu'il conçoit pour la réussite de ses activités lui viennent d'Hachem, comme l'a rapporté Onkelos.
Un homme qui sait cela ne peut dès lors plus concevoir aucun regret en ce qui concerne les affaires de ce monde et ce qu'il a entrepris dans la vie, car tout cela a été voulu et réalisé par Hachem. Et s'il regrette ses décisions et ses actions d'ordre matériel, c'est bien qu'il lui manque cette confiance et cette foi en Hachem Qui est Lui le Seul à l'origine de tout.
Et c'est pour cela qu'il est appelé "racha (impie)", parce qu'il n'a pas réelle confiance en Hachem. C'est uniquement dans le domaine spirituel, en ce qui concerne les bonnes ou les mauvaises actions qu'un homme fait dans le domaine du service d'Hachem, que l'homme a le libre arbitre. Dans ce domaine, c'est lui le seul à décider quelles actions il fera, s'il empruntera la bonne voie, celle de la Torah, ou non.

"Vous les attacherez comme signe ... et vous les enseignerez à vos enfants" (Ekev 11,18-19)

La mitsva des téfilin et l'éducation des enfants sont liées l'une à l'autre.
En effet, de même que l'on n'a pas accompli la mitsva des téfilin si, en les portant, on a laissé son esprit s'en écarter, de même ne peut-on pas éduquer correctement ses enfants si on ne leur consacre pas toute son attention.
[Rav Avraham Mordé'haï de Gour]

[d'ailleurs pour nous aider à toujours avoir conscience que nous portons des téfilin, nous les touchons à différents moments de la prière]

<------->

-> "Vous placerez Mes Paroles sur votre coeur" (Ekev 11,18)

=> Apparemment on peut s'interroger sur ce verset, car on se serait plutôt attendu qu'il dise : "Vous placerez Mes Paroles dans votre coeur", les paroles de Torah doivent traverser et imprégner le coeur en profondeur.
Quel est l'intérêt de placer les paroles de Torah sur le coeur, c'est-à-dire au dessus du coeur, en superficiel?

-> Le Rabbi Mendel de Kotsk apprend de là que la Torah demande à l'homme d'étudier la Torah et d'emmagasiner les idées et la sagesse de la Torah en les étudiant dans les livres ou en les écoutant des maîtres, même si on ne les ressent pas et on ne les vit pas dans la réalité de nos vies. Même si les paroles de Torah restent superficielles et extérieures à nous, même si elles ne parviennent pas à pénétrer dans le coeur, nous avons néanmoins le devoir de les étudier pour qu'elles soient tout au moins "sur vos coeurs".
Et si on se demande quel en est l'intérêt, la réponse est que nos Sages enseignent qu'il n'y a pas d'homme qui n'a pas son moment, c'est-à-dire que tout homme à un moment donné de sa vie, aura son heure et son occasion d'ouvrir son coeur.
Quand Hachem voit qu'un homme persévère dans Son service et qu'il souhaite s'approcher de Lui, mais que son coeur reste fermé, alors dans Sa Bonté, Il trouvera le bon moment pour lui ouvrir le coeur dans certaines circonstances. Et quand son coeur s'ouvrira, alors toutes les paroles de Torah et toute la sagesse qu'il a étudiées et qui n'étaient jusque-là en attente, déposées "sur son coeur", rentreront alors à l'intérieur de son coeur, en profondeur. Et là il ressentira la lumière de la Torah et se deviendra un autre homme. Il ressentira la lumière de la vérité des paroles de Torah et s'y conformera avec confiance et simplicité. Il saura alors par lui-même tout ce qu'il doit faire, car les conseils et les leçons de Torah sont déjà prêts, venant de tout ce qu'il a entreposé sur son coeur. Il pourra alors réaliser un entier repentir et corriger les erreurs de tous les jours de sa vie où il était encore éloigné. Il saura alors se plier devant Hachem et revenir pleinement vers Lui. Sa vie pourra alors prendre un nouveau tournant, conforme à l'esprit et les enseignements de la Torah.

"Ce sera parce que (Ekev) vous écouterez ces lois" (Ekev 7, 12)

La Torah utilise ici le terme : Ekev (עקב), pour dire "parce que".
Or ce terme, qui signifie aussi : "le talon", fait allusion à l’humilité, car l’homme humble se considère être au talon et non à la tête.

La Torah vient ainsi nous enseigner que c'est par le mérite du "talon", symbole de l’humilité, que "vous écouterez ces lois" et que vous les comprendrez (car dans la tradition, "écouter" c’est "comprendre").
En effet, les lois de la Torah ne peuvent réellement être comprises et intégrées que par une personne humble et modeste.

[le Or ha'Haïm haKadoch]

Notre prospérité vient d’Hachem

+ Notre prospérité vient d'Hachem :

-> Il est dit au nom des tsadikim (certains le rapportent au nom du Baal Shem Tov) que si l'on cherche à prospérer financièrement, la première condition préalable est la émouna ; il faut avoir foi en Hachem et compter sur Lui.
Cela est conforme au verset : "Tu te souviendras de Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force d'acquérir des richesses" (Ekev 8,18). Onkelos traduit la fin du verset ainsi : "c'est Lui qui te donne le conseil d'acquérir des biens".
Tout vient de la main de Hachem : à la fois "la force d'accomplir" physiquement ou spirituellement, au sens littéral du verset, ainsi que l'acquisition de biens, comme le dit Onkelos.

-> Le petit-fils du Baal Shem Tov, rabbi Barou'h de Mezhibouzh (Botsina d'Néhora - Réé) que le découragement bloque considérablement la réception de la parnassa, et que par conséquent, une personne doit conserver une attitude joyeuse, grâce à sa émouna.
Cela est évoqué dans le verset : "tu ne seras que joyeux" (véayita akh saméa'h - וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ - Réé 16,15), dont les dernières lettres forment le mot חתך ('hatakh), qui est le nom du grand ange responsable de la parnassa.

<--->

-> Le principe est qu'en réalité la hichtadlout n'ajoute ni ne retranche rien à la parnassa. Lorsqu'avec honnêteté d'esprit, une personne investit les efforts qui sont nécessaires (et non excessifs) et laisse le reste entre les mains d'Hachem, alors Hachem lui fournit tout ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "Quant à celui qui se confie en Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).
Cela est développé en détail dans le moussar, comme par le 'Hovot HaLévavot (chaar HaBita'hon).

Il arriva un jour que le Baal Shem Tov n'avait pas d'argent pour acheter de quoi manger pour le Shabbat. Comme le Shabbat approchait à grands pas, il quitta sa maison et se rendit chez son voisin le plus proche. Il toucha légèrement la fenêtre de son voisin depuis l'extérieur, puis continua immédiatement son chemin. Le voisin sortit alors précipitamment de sa maison pour demander au Baal Shem Tov ce dont il avait besoin. Lorsque le Baal Shem Tov lui dit qu'il n'avait pas d'argent pour acheter le nécessaire pour le Shabbat, il répondit avec incrédulité : "Est-ce une raison pour frapper si fort que vous avez presque cassé ma fenêtre? Et pourquoi êtes-vous parti immédiatement, plutôt que d'attendre que je vienne vous voir?"

Le Baal Shem Tov répondit : "Avec chaque personne qui naît dans ce monde, sa parnassa "naît" également pour elle. Cependant, en raison de l'effet de la faute, elle doit faire des efforts pour acquérir ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "A la sueur de ton front, tu mangeras ton pain".
Il existe toutefois des variations à cet égard : chaque personne ne doit fournir que des efforts proportionnels à les dégâts qu'elle a causée par ses fautes.
Certaines personnes gagnent leur vie chez elles, tandis que d'autres doivent parcourir de longues distances pour chercher leur pain. D'après mes calculs, je n'avais pas besoin de fournir de grands efforts ; tout ce qui m'était demandé était la plus petite des actions. C'est pourquoi je n'ai même pas frappé, mais j'ai simplement touché votre fenêtre avec mon petit doigt, afin de remplir ma responsabilité d'investir des efforts pour obtenir la parnassa que le Ciel m'avait décrétée. Pourtant, grâce à ce petit geste, le verset : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), s'est accompli pour moi, et le bruit de coups forts a été entendu dans ta maison, alors tu es sorti pour m'aider.
Une fois que j'eus fait la hichtadlout qui m'était demandé et créé un moyen d'obtenir ma parnassa, j'étais certain qu'Hachem m'aiderait, que ce soit par votre intermédiaire ou non. C'est pourquoi, dès que j'eus touché votre fenêtre, je poursuivis mon chemin."

Moché a dit : "Je redescendis de la montagne, tenant les deux tables d'alliance de mes deux mains" (Ekev 9,15)

Moché est descendu avec les 2e Tables de la Loi à Yom Kippour.
Comment a-t-il pu porter un objet (les lou'hot) d'un domaine privé (la montagne) à un domaine publique (le campement du peuple juif) durant un tel jour?

Selon le Or ha'Haïm, les Tables n'étaient pas DANS les mains de Moché, mais SUR ses mains.
Elles étaient suspendues dans les airs, Moché ne les portant pas réellement.

La grandeur de la terre d’Israël

+ La grandeur de la terre d'Israël (par le rabbi 'Haïm Chmoulevitch) :

"[Israël] Un pays dont Hachem, ton D. prend soin ; les "yeux" de Hachem, ton D. sont fixés constamment sur lui, depuis le début de l'année jusqu'à la fin de l'année" (Ekev 11,12)

Rachi : "Est-ce que D. ne s'occupe pas de tous les pays?
... En fait, il ne se soucie que du pays d'Israël et, à cause de ce souci, Il se soucie également de tous les autres pays."

-> "Partez, poursuivez votre marche et dirigez-vous vers ... le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au grand fleuve, le fleuve d'Euphrate" (Dévarim 1,7)

Rachi : "c'est parce qu'on mentionne ce fleuve (l'Euphrate) avec la terre d'Israël qu'il est qualifié de grand.
Un proverbe populaire dit : "le serviteur d'un roi est roi"."

Rachi commente de même (Béréchit 15,18) : "C'est parce que ce fleuve est proche de la terre d'Israël (qui est importante) qu'il est qualifié de grand ... comme dit le diction populaire : "Lie-toi aux grands et on se prosternera devant toi (tu deviendras grand)"."

=> A plus forte raison, la terre d'Israël communique de la grandeur à tout ce qui se trouve à l'intérieur de ses frontières, comme par exemple :

-> "Il n'y a pas de Torah comme celle étudiée en terre d'Israël" (Midrach Vayikra rabba 13,5)

-> "C'est de Tsion que sort la Torah et de Jérusalem la parole d'Hachem" (Mikha 4,2)
=> Israël est le pays d'où jaillit la source de spiritualité.

-> "Yona s'enfuit de la terre d'Israël vers l'extérieur, qui n'est pas un endroit apte à la prophétie" (Radak - Yona 1,1)

-> "L'or de ce pays-là est bon" (Béréchit 2,12)
Israël exerce un pouvoir élévateur, dans tout les domaines.

<---------->

-> "Parmi ces peuples, tu ne trouveras pas de calme (en exil) ... là-bas (cham) D. te donnera un cœur irrité" (Dévarim 28, 65)

Le rav 'Haïm Chmoulevitz (Si'ha 104) dit que l'expression : "cham" (là-bas) signifie qu'en terre d'exil, D. te donnera un cœur irrité, mais non en terre d'Israël, dont la sainteté freine la colère, la peur, ...
Ainsi, un juif qui vit à l'intérieur du pays se sent davantage en sécurité qu'à l'extérieur.

-> "De l'autre côté du Jourdain, la terre n'a pas la sainteté exigée pour offrir le omer (les 1ers épis d'orge au Temple) ou certaines autres saintetés (comme les bikourim : 1ers fruits; ou les 2 pains de Shavouot)"
[le Ran - guémara Nédarim 22a]

=> Israël, terre qui contient le plus de sainteté, impacte positivement tout ce qui s'y trouve.

<---------->

-> "Ce verset [...] te fait savoir que la terre d'Israël a un grand mérite ; celui qui possède une parcelle de cette terre est considéré comme s'il avait une part dans le monde futur"
[Iben Ezra - Béréchit 33,19]

Le rav 'Haïm Chmoulevitz (Si'ha 104) précise que cela n'est valable que si on se sent lié à cette terre et qu'on ressent l'importance de cette acquisition.

<--------->

-> La faute des explorateurs, a entraîné la mort de tous les hommes de plus de 20 ans, et cela ne concernait pas les femmes "parce qu'elles aimaient le pays d'Israël" (Rachi - Bamidbar 26,24).

Le Kli Yakar dit que c'est parce que la terre d'Israël a le pouvoir de grandir la pudeur (tsniout), qualité fondamentale d'une femme juive, que les femmes affectionnent ce pays plus que tout autre.

<------->

-> Rabbi 'Haïm de Volozhine (commentaire Piké Avot 2,5) pose la question : "Comment après 2000 ans d'exil, peut-on décider de tout quitter pour aller habiter en terre d'Israël?"

Et de répondre :
Du fait qu'Avraham a quitté son pays natal pour partir vers ce pays, sur ordre divin (lé'h lé'ha), il fait hériter l'amour de ce pays qui lui était si cher à ses descendants qui seront alors, à toute époque, attirés naturellement vers la sainteté de cette terre.

<------------------------------------->

-> Le Méam Loez (Ekev 11,12) commente également :
"Bien que la Providence divine s'étende à tous les pays, elle est plus particulièrement dirigée sur la terre d'Israël.
D. permet à Ses anges de surveiller d'autres pays, mais Il contrôle Lui-même la terre sainte.

En effet, il est écrit : "D. ... qui donne la pluie sur la terre (érets) et envoie sur les champs" (Iyov 5,10).
Le mot : "érets" fait référence à LA terre par excellence, c'est-à-dire la terre d'Israël. Dans la 2e partie du verset, le mot : "choléa'h" (envoie) a la même racine que le mot : "chalia'h" (un envoyé).
=> Par conséquent, aux "champs" ('housot = c'est-à-dire hors de la terre sainte), D. fournit la pluie par Ses messagers alors qu'en terre d'Israël, c'est D. Lui-même qui la fait tomber."

<------------------------------------->

-> "Je ferai de vos lieux saints une solitude" (Bé'houkotaï 26,31)

Nos Sages expliquent que la sainteté de la terre d’Israël et des lieux qui y sont sanctifiés est éternelle. Elle perdure même après que ces lieux ont été dévastés.
Le Baal haTossefot Yom Tov en tire une précision sur une michna de Pirké Avot (5,5), dans laquelle il est dit : "Un serpent ou un scorpion n’a jamais causé de dégâts à Jérusalem".
La michna ne dit pas "n’a jamais mordu", mais "n’a jamais causé de dégâts". En d’autres termes, même si un serpent a mordu, il n’a créé aucun dégât par sa morsure.

L’ouvrage "Midrach Chmouël" se penche sur le mot de la michna "jamais", qui vient nous renseigner sur la valeur de la terre d’Israël. En effet, ce miracle se produisait alors même en l’absence du Temple. En effet, la seule sainteté de la terre permettait de se protéger des dégâts causés par un serpent ou un scorpion.