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"L'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de D." (Ekev 8,3)

-> Rabbi Na'hman de Breslev a dit à ce sujet :
"L'essentiel de la force de vie d'une personne vient de "la bouche de D.", qui est : la Torah"

[Likoutey Halakhot II - p.82a]

"Qu'est-ce que Hachem, ton D. demande de toi, si ce n'est craindre Hachem, ton D." (Ekev 10,12)

Suite à ce verset, la guémara Béra'hot (33b) demande : "Est que la crainte [de D.] est une chose si petite [à acquérir]?"
Et de répondre : "Oui, dans le cas de Moché, c'est une chose qui est petite." (én légabi Moché milta zoutrata hi)

=> La réponse de la guémara est incompréhensible, sachant qu'il est écrit : "Qu'est-ce que Hachem demande de toi" (et non de Moché).
Comment comprendre la guémara au sujet de notre verset?

La guémara nous dit que : "légabi Moché" = si quelqu'un s'imagine comme étant en présence de Moché rabbénou, ce sera facile pour lui de craindre D. et de ne pas effectuer de transgression.

Comment est-ce que je réagirai si Moché était à mes côtés?
Est-ce que je me comporterai différemment, si mon maître ou un sage que je respect beaucoup m'observerait au moment de l'action?

[La notion de D. qui est infini peut sembler trop abstraite, il peut être intéressant d'avoir une personne importante/respectable à nos yeux, qui nous suivra, dans notre imaginaire, durant notre vie, et à qui on voudra montrer que l'on agit bien, avec crainte de D. ]

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La guémara en utilisant : "légabi Moché" peut aussi nous signifier : "soyez proche de Moché".

Il n'est pas facile d'atteindre une bonne crainte de D.
Cependant, la guémara nous conseille de se lier à un des sages en Torah de notre génération afin de tendre vers un bon niveau de yirat chamayim.

Source (b"h) : traduction personnelle issue d'un dvar Torah du rabbi Moshe Bogomilsky (Védibarta Bam

"Ce sera, parce que (ékev) vous aurez écouté" (véaya ékev tichméoun - Ekev 7,12)

A la place du mot : "ékev" (parce que), on aurait dû avoir écrit : "késhétishméoun" (lorsque vous écouterez) ou "im tishméoun" (si vous écouterez)?

Au mont Sinaï, D. donna aux juifs les 10 Commandements, qui comprennent les 613 mitsvot de la Torah (cf. Chémot - Michpatim 24,12 - Rachi).

-> Dans la version des 10 Commandements, comme écrite dans la paracha de Yitro (Chémot 20,2-14), il y a un total de 172 mots.
-> Le mot : "ékev" (עקב), a une valeur numérique de : 172.

=> Ainsi, la Torah nous dit :
"Ce sera : "ékev tichméoun" = vous écouterez ékev = parce que vous observerez les 613 mitsvot, qui sont dans les 172 mots des 10 Commandements.
C'est alors [Ce sera], que votre D. gardera pour vous l'alliance et la bonté qu'Il a juré à vos ancêtres."

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La guémara Yoma (28b) nous apprend que notre patriarche Avraham a observé la Torah toute entière [bien avant son don au Sinaï], comme il est écrit : "ékev achèr chama Avraham békoli" (Parce qu'Avraham a écouté ma voix [et suivi mon observance, exécutant mes préceptes, mes lois et mes doctrines] - Béréchit Toldot 26,5).

Avec ce qu'on a vu ci-dessous, la preuve qu'Avraham a suivi la Torah, peut être déduit du mot : "ékev", qui fait référence aux 172 mots des 10 Commandements, qui contiennent les 613 mitsvot de la Torah.

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La guémara Avoda Zara (9a) nous dit que le monde existe pour une durée de 6 000 ans :
2 000 ans sans la Torah, 2 000 ans avec la Torah mais sans le Machia'h, et les derniers 2 000 ans qui marqueront le début de l'ère du Machia'h.

La période des premiers 2 000 ans s'est arrêtée lorsqu'Avraham a atteint l'âge de 52 ans et a introduit la Torah dans le monde.

La 2e période de 2000 ans s'est terminée 172 ans après la destruction du 2e Temple, et c'est alors que commença l'ère du Machia'h (cf.Rachi).

=> Avec l'utilisation du mot : "ékev", qui a une valeur numérique de 172, la Torah fait allusion au fait au que :
-> "ékev" = 172 ans après la destruction du 2e Temple ;
-> "tichméoun" = "vous écouterez" les pas du Machia'h.

Source (b"h) : traduction personnelle d'un dvar Torah du rabbi Moshe Bogomilsky (Védibarta Bam)

"Et tu te souviendras de D. car c'est Lui qui t'a donné la capacité d'accomplir des choses." (Dévarim - Ekev - 8,18)

Rabbi Lévi Yits'hak de Berditchev traversait la place du marché et observait la foule animée et occupée par ses activités commerciales.

Le Rabbi grimpa au sommet d'un pilier qui se trouvait au centre de la place et se mit à interpeller les passants :
"Mes chers enfants! Peuple saint de D.!
Vous êtes tous très occupés à vos affaires et chacun d'entre vous sait exactement ce qu'il fait ici, dans ce marché.
Mais vous oubliez pourquoi vous êtes ici, dans ce monde, tout d'abord, et ce que vous êtes réellement censés accomplir avec votre existence."

Nous sommes si absorbés par ce que nous sommes en train de faire que nous oublions pourquoi nous sommes là tous ensemble.

+ "Accroître son argent et son or, multiplier tous ses biens ..." (Ekev 8;13)

Un juif vint s'enorgueillir de sa richesse auprès du 'Hafets 'Haïm.
Celui-ci lui répliqua : "Si D. t'a comblé de richesses et de moyens, tu as certainement la possibilité de te libérer quelques heures par jour pour te consacrer à l'étude de la Torah.

Le riche de répondre : "Mes affaires ne me laissent pas une minute de disponibilité."

Le 'Hafets 'Haïm lui rétorqua : "Alors tu n'es qu'un pauvre misérable, car il n'est pire indigent/nécessiteux, que celui qui ne trouve pas le temps pour progresser dans l'étude."

Source (b"h) : le livre "guévourot aTorah" du rav Gabriel Cohen