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Terre d’Israël – Moché était impressionné de sa sainteté

+ Terre d'Israël - Moché était impressionné de sa sainteté :

-> Dans la paracha Vaét'hanan, la Torah rapporte comment Moché Rabbénou a prié pour obtenir la permission d'entrer en terre d'Israël. Le verset dit : "J'ai supplié Hachem à ce moment-là en disant".

Le rabbin du 'Hatam Sofer, le Haflaah, explique que Moché demandait à Hachem de lui permettre de prier correctement devant Lui. Cela ressemble à la façon dont nous introduisons nos prières par les mots "Hachem! Ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera Ta louange" (Ado-nay chéfataï tifta'h oufi yaguid téhilaté'ha) avant de commencer la prière de la Amida.

Le 'Hatam Sofer (drachot - Mahadourat 'Hatam Sofer - vol.5, drouch 17) remet en question l'explication ci-dessus de son maître, le Haflaah. Il demande pourquoi Moché Rabbeinu a ressenti le besoin de demander l'aide Divine à ce moment précis plutôt qu'à tout autre moment où il priait Hachem.

Il introduit sa réponse en expliquant pourquoi nous implorons l'aide divine d'Hachem avant de prier. La raison, explique-t-il, est que, en raison de notre grande crainte et de notre admiration devant le Roi des rois, nous nous sentons incapables d'articuler correctement nos prières.
Cependant, Moché était prêt à parler à Hachem à tout moment, sans préparation préalable, et nous ne trouvons nulle part qu'il ait jamais eu besoin de demander à Hahem de l'aider à prier comme il faut.
Ce n'est qu'à ce moment-là, debout sur la terre de Si'hon et d'Og, à la frontière de la terre d'Israël, qu'il ressentit soudainement une sainteté si puissante, surpassant même la sainteté qu'il avait connue lors de son ascension au Ciel, qu'il sentit qu'il avait besoin de l'aide divine pour surmonter sa crainte.

Le 'Hatam Sofer conclut par une déclaration puissante et inspirante : "La sainteté du sol de la terre d'Israël est plus grande et plus sacrée que les cieux de 'houtz laAretz (dehors d'Israël). Lorsqu'il ressentit cela, Moché comprit immédiatement qu'il avait besoin de l'aide d'Hachem pour prier correctement."

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=> Moché qui parlait face à face avec Hachem, qui a passé plusieurs fois 40 jours au Ciel avec Hachem, lorsqu'il a vu la terre d'Israël, il a été en admiration de cet endroit où Hachem est si présent à nos côtés, où l'on peut tellement s'élever et s'épanouir spirituellement.
Moché était prêt à tout donner pour pouvoir rentrer rien qu'une fois en Israël, et nous à quel point aspirons nous à être dans ce lieu?

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-> En Shevat 5775, un homme qui avait quitté les États-Unis pour s'installer en terre d'Israël a dit au rav Kanievsky qu'avant de s'installer en Israël, beaucoup de gens lui avaient dit qu'il était interdit de s'y installer de nos jours, mais qu'il fallait plutôt attendre la venue du machia'h pour le faire. Il a demandé au rav Kanievsky si ces personnes avaient raison.
Le rav a répondu : "Que D. préserve! C'est une mitsva de s'installer en terre d'Isrël!"
Il a demandé au rav si c'était une mitsva de la Torah qui s'appliquait encore aujourd'hui.
Le rav Kanievsky a répondu : "Oui!".

[être en Israël c'est faire à chaque seconde une mitsva de la Torah, qui a une valeur comme les 613 mitsvot de la Torah.
Alors qu'à notre génération Hachem fait en sorte qu'il n'a rarement été si accessible de faire cette importante mitsva, pourquoi alors oublions-nous cette mitsva, et parfois nous disons à Hachem qu'on est mieux dans une autre terre que celle où Sa présence est beaucoup plus là.
Si nous aspirons vraiment à la venue du machia'h, moment où Hachem se révélera enfin à Ses enfants, alors pourquoi ne voulons-nous pas aller en Israël où Il est déjà davantage présent, attendant notre retour vers Lui. ]

Vœu & pouvoir de notre parole

"Si un homme fait un vœu à Hachem ou prête serment pour établir une interdiction, il ne doit pas profaner sa parole" (Matot 30,3)

-> Par le vœu ou le serment qu’il a prononcé, il a édifié de grandes structures dans les mondes Supérieurs [et a rectifié et renforcé la Chékhina]. C’est pourquoi il doit veiller tout particulièrement à ne pas profaner sa parole.
S'il profane sa parole, il détruit tout ce qu’il a édifié dans les mondes Supérieurs. Car tout dépend de l’homme : par son pouvoir de parole, il édifie ou détruit ...

Une personne peut étudier la Torah, prier et faire des vœux et des serments pour accomplir les mitsvot. Pourtant, si elle ne se garde pas sur la place du marché, dans ses relations commerciales et dans ses paroles, en étant honnête et en agissant de bonne foi, le verset dit à propos d’une telle personne : "En vain le gardien veille" (Téhilim 127,1).
Sa Torah et sa prière sont vaines.

C’est analogue à une min'ha (une offrande de céréales) à Hachem qui doit être présentée dans un récipient pur ; si le récipient est impur, les deux sont rejetés.
La bouche est le récipient par lequel nous offrons nos paroles de Torah et de prière. Si elle est souillée par des propos inconvenants, et a fortiori par des mensonges et des tromperies, alors toutes les paroles de Torah et de prière prononcées par cette même bouche sont souillées et deviennent des abominations aux yeux de Hachem.
Les deux sont indissociables ; si une personne surveille sa bouche dans ses conversations quotidiennes, alors sa Torah et sa prière sont acceptées. Sinon, elles ne le sont pas.

Nous pouvons désormais comprendre le verset comme suit : Si une personne souhaite ériger des barrières par des serments et des vœux afin de renforcer sa Torah et ses mitsvot, alors "elle ne doit pas profaner sa parole" = tout ce qui sort de sa bouche dans les affaires profanes affectera les paroles sacrées qu’il prononce.
Lorsqu’il dit la vérité et que toutes ses actions sont sincères, alors ses paroles de Torah et de prière le seront également. Sinon, elles seront toutes nulles et non avenues.

C’est peut-être ce que le roi Salomon voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Celui qui garde sa bouche et sa langue préserve son âme des ennuis" (Michlé 21,23). En d’autres termes, si une personne souhaite que ses prières et sa Torah soient acceptées, elle doit garder sa bouche de l’extérieur [dans la rue, lors de ses conversations quotidiennes] ; si sa bouche est souillée, alors sa Torah et sa prière sont une abomination.

Nous constatons que la guémara (Béra'hot 5b) désigne la prière par le terme "נפש" (néfech - âme), comme le dit le verset : "Celui qui déchire son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
La guémara commente que cela fait référence à une personne qui quitte la synagogue sans attendre que son ami ait fini de prier. [à cette époque, les synagogues se trouvaient en pleine campagne et il était dangereux de rentrer seul chez soi à pied. Si une personne se retrouvait seule pour terminer ses prières, elle perdait sa concentration, sa prière était "brisée", par crainte du trajet de retour. ]

Puisque la prière est appelée "âme", la Torah peut également être appelée "âme", car elles sont liées. En effet, il est tout à fait approprié que la Torah et la prière soient appelées "âme", car elles constituent la vie et l’âme d’une personne (juive).
Nous pouvons expliquer le verset "Celui qui garde sa bouche et sa langue" (cité plus haut) comme suit : si une personne garde comme il faut sa bouche et sa langue, si elle ne prononce ni mensonges, ni paroles trompeuses, ni bavardages inutiles, alors elle "préserve son âme des ennuis (problèmes)", et "son âme" fait référence à ses paroles de Torah et de prière. Elles ne seront pas rejetées, car elles sont intimement liées à son discours profane, comme nous l’avons mentionné plus haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3]

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-> issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/07/16/limportance-de-la-parole-par-le-abir-yaakov

Se réjouir de notre proximité avec Hachem

"Noa'h l’homme de la terre, s’est abaissé et a planté une vigne" (Noa'h 9,20)

-> Rachi commente : "Il s’est profané ('houlin), car il aurait dû d’abord se consacrer à un autre type de plantation."

=> En quoi le fait que Noa'h ait d’abord planté une vigne était-il si grave, au point de le faire passer du statut de tsaddik à celui de 'houlin, de profane?

Le rav Israel Moché Dushinsky, donne l'explication suivante.
Il semble que Noa'h ait appliqué à lui-même le verset (Michlé 31,6) : "Donne une boisson forte à celui qui est dans la détresse, et du vin à ceux dont l'âme est amère."

Après avoir quitté l'Arche et découvert le monde détruit, Noa'h était triste, et c’est pour cela qu’on le critique. Pourquoi avait-il besoin de se réjouir avec du vin?
Un tsadik de son envergure aurait dû se réjouir en s’attachant à Hachem, au point de ressentir tant de plaisir et de joie qu’il n’aurait pas eu besoin de vin du tout.
C’est ce que signifie le fait que Noa'h se soit rendu 'houlin (profane). S’il avait entièrement sanctifié sa vie pour Hachem, il n’aurait pas eu besoin de vin pour être joyeux.

"Celui qui sacrifie aux dieux sera détruit ; [sacrifiez] uniquement à Hachem. Vous ne raillerez ni n'opprimerez l'étranger, car vous avez été étrangers au pays d'Égypte" (Michpatim 22,19-20)

-> La juxtaposition de ces deux versets implique ce qui suit : une personne qui se convertit était auparavant idolâtre. Le peuple juif doit veiller à ne pas la railler en lui disant : "Hier encore, tu étais idolâtre, et aujourd'hui, tu veux te placer sous l'aile protectrice de la Chékhina!"
Car, comme le dit la guémara (Baba Métsia 105b) : "Ne critique pas ton prochain pour un défaut que tu possèdes toi-même". Lorsque le peuple juif était en Egypte, il était également idolâtre.

Ne pas piétiner la valeur de nos mitsvot

-> Au début de la paracha Ekev, Moché révèle au peuple juif la clé de la richesse. Il explique que si nous prêtons attention et chérissons les mitsvot apparemment insignifiantes que nous avons tendance à piétiner, Hachem nous bénira d’une immense abondance dans tous les domaines de la vie : revenus, santé, enfants, et bien plus encore.
[ékev veut dire ; talon, en allusion au mitsvot qu'on piétine de nos talons, les considérant comme peu importantes. ]

C’est là un enseignement fondamental de rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,282) :
Même si nous sommes loin d’être parfaits, nous avons néanmoins des mitsvot qui sont précieuses et procurent à Hachem une immense satisfaction. Et même si les mitsvot que nous accomplissons sont imparfaites, le bien qu’elles renferment brille néanmoins de mille feux dans tous les mondes supérieurs.

Dès que nous reconnaissons cette bonté et que nous cessons de piétiner nos mitsvot (ex: il n'y a pas de petites ou de grandes mitsvot), alors nous nous ouvrons pour recevoir les effets positifs de nos actes, qui se manifestent sous la forme de parnassa et d’autres bénédictions matérielles, amen!

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-> Parfois, nous avons l’impression d’être comme le talon d’une personne, qui ne cesse d’être piétiné, encore et encore. Nous sommes constamment confrontés à de nouveaux défis matériels et spirituels, et au bout du compte, il semble que nous sortions rarement vainqueurs.
Néanmoins, dès la première ligne de la paracha Ekev, Moché nous apporte un encouragement.
Il dit que lorsque nous nous trouvons dans la position des "talons" (véhaya ékev), mais que nous parvenons malgré tout à écouter (tichméoun) et à suivre les halakhot fondamentales (ét hamichpatim) de la Torah, alors nous mériterons l’abondance des bénédictions mentionnées dans les versets suivants.
[ rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,282 ]

Plus grande idolâtrie = être triste

Dans la paracha Vaét'hanan, Moché rappelle au peuple juif de ne pas se livrer à l’idolâtrie.
De nombreux séfarim traitent de la pertinence de l’idolâtrie dans le monde d’aujourd’hui.

Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,23) dit que la plus grande forme d’idolâtrie est la tristesse.
[si l'on n'accorde de valeur qu'à Hachem alors il y a une émouna profonde que tout est pour le bien, la tristesse provient souvent de choses parasitaires (des idoles, comme notre égo [moi JE sais]) entre notre vrai nous et Hachem. ]
C’est ce qui, plus que tout, nous fait nous sentir déconnectés de Hachem et nous pousse à fauter.
C’est pourquoi nous devons graver les paroles de Moché dans nos cœurs et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éradiquer toute forme de tristesse de notre être.

Un juif fait danser de joie les anges

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) rapporte que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché Harim écrit que nous pouvons en déduire que les actions de tout juif dans ce monde peuvent avoir un impact considérable, même dans les mondes Supérieurs, au point que les anges célestes eux-mêmes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage dans de bonnes actions et dans l'avodat Hachem.

Que c’est beau – Ici vit un juif!

"Hachem est passé par dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'Il a frappé les égyptiens, mais nos maisons Il [les] a sauvées" (Bo 12,27)

-> Le mot Pessa'h vient du fait que Hachem est passé (passa'h - פָּסַח) sur les maisons des juifs, entraînant qu'aucun juif ne soit mort pendant cette nuit (même de mort naturelle!).

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov (1745-1807) dit au Noam Elimélé'h :
Le sens profond du verset est que "passa'h peut également signifier "sauté" ou "dansé".

Lorsque Hachem arrivait à une maison égyptienne, immédiatement il ressentait l'impureté et le manque total de spiritualité qu'il y avait.
Lorsque Hachem arrivait à une maisons d'une famille juive, Il percevait la sainteté qui y rayonnait.
La beauté d'une maison juive, lieu remplie de mitsvot, et possédant un niveau de sainteté élevé, a tellement rendu Hachem si joyeux, que pour ainsi dire, à chaque fois qu'Il passait sur une maison juive Il s'arrêtait d'émotion, Il se mettait à danser, et à chanter joyeusement : "Ici vit un juif! Ici vit un juif!"

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=> on pourrait penser que cela ne nous concerne pas. Mais les juifs en Egypte sont tombés au 49e niveau d'impureté sur 50 (ex: comme la mer Rouge le proclame ils étaient idolâtres comme les égyptiens), et malgré tout Hachem a dansé de joie sur chaque juif.
Il y a en chaque juif une partie d'âme Divine unique qui reste toujours présente et totalement pure (quoiqu'on puisse faire). L'amour d'Hachem pour chaque juif est inconditionnel (on reste toujours Son enfant unique et adoré!).
Tâchons à notre niveau de suivre l'attitude d'Hachem (qui est le émet). Plutôt que de zoomer sur ces défauts, sachons apprécier la beauté spirituelle de tout autre juif, et b'h souhaitons lui en notre cœur le meilleur.

Dans nos moments obscurs, on peut se remonter le moral en s'imaginant qu'extériorisant Son amour et Sa fierté à notre égard, Hachem danse au-dessus de nous.
Si je suis si important et aimé par le Roi des rois, alors comment puis-je baisser les bras à la vie ...

Tout juif impact beaucoup le Ciel par ses actions

+ Les actions d'un juif font des merveilles là-Haut :

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12).

-> On peut tirer beaucoup de 'hizouk de ce verset, afin de savoir et croire que toutes nos actions, paroles et pensées ont une influence en Haut, et que chaque mot récité dans la Torah ou la prière donne vie aux mondes Supérieurs, car la avodat Hachem, en particulier dans la Torah et la prière, fait des merveilles en Haut.

La michna (Pirké Avot 2,1) écrit : דע מה למעלה ממך (sache ce qui est au-dessus de toi - da ma lémaala mima'h), que les tsadikim expliquent ainsi : דע (sache), il faut savoir et croire, מה למעלה (ma lémaala) que tout ce qui est au-dessus dans les cieux vient de ממך (mima'h) de ton avoda et de tes actions.
Si ta Torah et tes mitsvot sont accomplies avec la bonne intention, elles ont un effet énorme en Haut et procurent du plaisir à Hachem.
[ainsi tout juif impact les mondes Supérieurs, et par ricochet ce monde-ci.]

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+ Même la plus petite action en bas est grande en Haut :

-> Parfois, une personne est incapable de réaliser comment chacune de ses actions affecte et agit en Haut, et elle commet l'erreur de penser : "Et si je suis un peu négligent, qui ressentira ce petit changement?"
Mais il a tort, car une personne doit savoir et se souvenir que chaque petite action dans ce monde est d'une importance incommensurable en Haut.

On peut comparer cela à un roi qui a demandé à ses conseillers de préparer une carte ordonnée de tous les pays qu'il contrôle, afin de préparer la nourriture et les produits de première nécessité pour ceux qui vivent sur son territoire. Lorsque le roi reçut la carte, il remarqua qu'un pays n'avait pas de nom et n'était pas à sa place. Il demanda à l'artiste pourquoi il avait apporté cette modification, mais celui-ci en rit, disant que cela ne faisait aucune différence si un petit point manquait sur une carte aussi belle et ordonnée. Mais le roi lui expliqua que chaque point, aussi petit soit-il sur la carte, représentait un pays entier comprenant un nombre incalculable de personnes et d'animaux, et que si une personne voulait que son royaume prospère, elle devait prendre soin de chaque personne, sans exception.

Il en va de même dans notre contexte : lorsqu'une personne s'adonne à la Torah et à la prière, elle doit se rappeler que chaque mot et chaque lettre sont importants en soi, et ne pas en négliger ou en perdre un seul.
L'homme est en quelque sorte "une échelle posée sur le sol", mais "le sommet de l'échelle atteint les cieu", et chaque mot et chaque lettre ont leur tikoun.
Comme nous serons désolés lorsqu'on se rendra compte que le grand et important tikoun qui a été accompli par nos actions manquera de perfection à cause d'un petit défaut dans notre avoda.

La personne doit donc s'assurer que chaque mot et chaque lettre sont complets, car chaque lettre contient de grands secrets et le tikoun d'un monde entier, comme le suggère le verset : אות היא לעולם (ot hi léolam - Ki Tissa 31,17) = une seule lettre est le tikoun d'un monde entier.
Et le Baal Shem Tov a dit sur le verset צוהר תעשה לתיבה (Noa'h 6,16), briller dans chaque mot de la Torah et de la prière, afin que toute l'avoda d'une personne fasse un tikoun dans les mondes Supérieurs.

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[ -> J'ai entendu mon maître, le Baal Shem Tov, dire qu'une humilité excessive éloigne une personne du service d'Hachem. En raison de son sentiment d'infériorité, elle ne croit pas que la Torah et les prières d'un mortel puissent avoir un impact sur tous les mondes ...
Si elle y croyait, avec quelle joie il servirait Hachem! Elle ferait attention à chaque lettre, chaque voyelle et chaque mot pour les prononcer agréablement ...
Une personne devrait faire attention et se considérer comme "une échelle plantée sur le sol dont le sommet atteint le ciel" (Vayétsé 28,12), ce qui signifie que tous ses mouvements, ses paroles et ses actions ont un impact en-Haut. Alors, elle fera certainement attention à tout ce qu'elle fait.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Ekev ]   ]

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+ Les anges tirent leur pouvoir de l'avoda des juifs

-> Le rav Barou'h de Mézhibozh nous donne une idée de l'immense influence des juifs dans les mondes Supérieurs :
Selon la guémara (Shabbath 88b) : "À chaque parole qui sortait de la bouche d'Hachem, le peuple juif reculait de peur de 12 mil, et les anges l'aidaient à retourner vers la montagne (de Sinaï), comme il est dit : "Les armées des anges yidodoun, ne lisez pas le mot comme yidodoun, mais plutôt yédadoun", ils les aidaient à marcher."

Et rav de Mézhibozh s'écria : Comment les anges osent-ils toucher les corps sacrés du peuple juif?
Il répondit : la sainteté des anges provient de ce qu'ils s'alimentent en énergie des juifs. Ainsi au moment du don de la Torah, lorsque les juifs reculèrent (leur âme les quittant entendant les Commandements d'Hachem), les anges perdirent leur pouvoir, c'est pourquoi ils aidèrent les juifs à revenir à leur niveau antérieur, afin que les anges puissent recevoir leurs pouvoirs d'eux.
[en un sens, lorsque nous accomplissons une mitsva, nous donnons de la force à Hachem Lui-même, comme nous disons dans nos prières du matin : "Donnez de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,3). A plus forte raison, les créatures célestes sont dépendants et alimentés par les juifs.
Au don de la Torah, non seulement Hachem s'est dévoilé pleinement à nous (avec Son amour pour nous), mais on a pu prendre conscience d'à quel point chaque juif importe les mondes Supérieurs, dont les anges. ]

Quand on réalise à quel point les anges d'en-Haut dépendent de nos actions, toute notre attitude change ; on court avec enthousiasme accomplir les mitsvot d'Hachem de la manière la plus parfaite possible.

[ les divré Torah ci-dessus sont issus du rav David Abou'hatséra ]

Faire les mitsvot amène la paix

"Et vous les accomplirez (Mes lois), et vous habiterez en sécurité dans votre pays. Et Je ferai régner la paix dans ce pays, et vous vous coucherez, et personne ne vous effraiera" (Bé'houkotaï 26,5-6)

-> Lorsque les mitsvot sont réalisée avec joie et sincérité, et non par routine, elles éveillent les mondes supérieurs pour qu'ils répandent la paix en dessous.
La promesse ici n'est pas seulement la paix politique, mais la capacité de "se coucher", de se reposer, en sachant que notre âme est en accord avec son but.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bé'houkotaï ]

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Lorsque l'homme accomplit les mitsvot avec une intention pure, il attire la paix dans tous les mondes.
[Divré Yé'hezkel (de Shinov) - parachat Michpatim]