Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les actions de la femme de Noa'h étaient égales [en grandeur] à celles de Noa'h.
[Michlé rabbati 30]

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[ la Torah affirme que Noa'h était "ich tsadik tamim" (Noa'h 6,9), ainsi sa femme l'était au moins autant. ]

Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi

+ Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi :

"Les 2 fils de Yaakov, Chimon et Levi, les frères de Dina, prirent chacun leur épée, marchèrent sur la ville (Chékhem) avec assurance et tuèrent tous les mâles" (Vayichla'h 34,25).

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite en se basant sur le Sia'h Sarfé Kodech le commentaire du 'Hidouché Harim sur le verset.
Le 'Hidouché Harim explique pourquoi les habitants de Chékhem étaient passibles de mort. La halakha (Sanhédrin 58b) stipule qu' un idolâtre qui observe le Shabbat est passible de mort, car le Shabbat est un "ot" (אות - signe - Ki Tissa 31,13) seulement pour le peuple juif.
Un non juif qui utilise ce signe est considéré comme un voleur et un Ben Noa’h reçoit la peine de mort pour vol. Par conséquent, il en va de même pour la Brit mila, qui est également appelée un signe (Lé'h Lé'ha 17,11).
Si un non juif se circoncit lui-même non pas pour se convertir, il est passible de mort.

Les enfants de Yaakov dirent : "ce n'est qu'à cette condition que nous serons d'accord avec vous : si vous devenez comme nous, en circoncisant tout mâle d'entre vous" (Vayicla'h 34,15), pour se convertir et devenir des Juifs à part entière.
Maintenant, en ce qui concerne un converti, nous appliquons le concept de : le guèt et la main arrivent simultanément (גיטו וידו באין כאחד - Guittin 77b), et donc ils peuvent se circoncire eux-mêmes.
Cependant, les habitants de Chékhem se circoncirent pour leurs désirs, mais voulant rester non juifs. Aussi, ils furent passibles de mort pour avoir dérobé un signe distinctif exclusive du people juif.

Le 'Hidouché Harim note que Chimon et Levi avaient 13 ans à ce moment (Béréchit rabba 80) et ce 'hidouch fut leur dracha de bar mitsva.

Yaakov lisait des Téhilim

+ Yaakov lisait des Téhilim :

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,11) affirme que Yaakov récitait des Téhilim dans la maison de Lavan.
Le Divré Yoël (Vayétsé) dit que Yaakov connaissait déjà le séfer Téhilim par prophétie, psaumes qui ne furent pas révélés avant le roi David.
Yaakov a imprimé cette puissance pour les générations en exil afin que le peuple juif survive et soit sauvé des difficultés.

-> Selon le rabbi Mendel de Kotzk, les Téhilim ne sont pas dans l'ordre arrangé par le roi David, sinon, ils auraient le pouvoir de la résurrection des morts.
Parce qu’il n'était pas approprié de donner aux gens un tel pouvoir, David réorganisa les chapitres des Téhilim. Malgré cela, toutes les délivrances peuvent être atteints en récitant les Téhilim.

Etre un Bné Israël = faire des efforts

+ Etre un Bné Israël = faire des efforts :

-> Le verset (Vayichla'h 32,29) nous dit, à propos de Yaakov combattant avec l'ange, que son nom fut changé en Israël car : "tu as lutté (ki charit - כִּי שָׂרִיתָ) avec le Divin et avec l'homme et tu as vaincu (tou'hal - תּוּכָל)".
Sur cette base, Yaakov devrait être appelé "tou'hal", puisqu'il vainquit l'ange.

Lutter contre les défis, c'est la vie. C'est pour cette raison que Yaakov fut appelé ישראל, un nom signifiant "lutter" comme dans כי שרית (ki charit) = car tu as lutté.
Yaakov n'est pas appelé "tou'hal" parce que cela signifie l'emporter et être victorieux.

Nous devons intérioriser cela car c'est pourquoi nous sommes appelés les בני ישראל (Bné Israël), puisqu'il s'agit de lutte, de combattre. La Torah ne se concentre pas sur les résultats (vaincre ou pas notre yétser ara) car on nous appellerait alors les Bné Tou'hal.
Le nom בני ישראל met en lumière que ce qu'Hachem attend de nous, c'est nos efforts. Nous devons faire de notre mieux pour réussir : luttez, luttez encore et combattez (votre yétser ara) sans jamais désespérer.

Les capacités de toute âme juive

"Et il fit un rêve : une échelle était posée sur la terre et elle atteignait le ciel" (Vayétsé 28,12).

-> Une personne peut penser qu'elle n'est que chair et sang, quelle est sa valeur, à quel niveau se trouve-t-elle?
Comme nous l'enseigne le Ohr Ha'haïm hakadoch, nous ne devons pas sous-estimer les capacités de l'âme, car l'âme qui réside en nous est un concept d' "une échelle posée sur la terre et dont le sommet atteint le ciel, et les anges d'Hachem montent et descendent dessus".
D'une part, l'âme (néchama) réside dans le corps ; d'autre part, sans le yétser ara, l'âme atteindrait le ciel.
Comment une personne peut-elle s'élever et acquérir toutes les grandes vertus? Grâce aux bonnes actions qu'elle accomplit.
"Et voici, les anges d'Hachem", ce sont les bonnes actions accomplies dans ce monde, et ils se tiennent à ses côtés lorsqu'il est jugé au ciel, comme le dit la Michna dans Avot : "celui qui accomplit une mitsva acquiert un défenseur". Les bonnes actions montent au-dessus et ainsi "descendent en lui", apportant la lumière à son âme. Heureux celui qui le mérite!

Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara

+ Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara :

"Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties (chéma'h Zévouloun bétsété'ha), et toi, Yissa'har, dans tes tentes" (Vézot haBéra'ha 33,18).

-> Le 'Hida (Roch David - Vézot haBéra'ha) explique ce verset en se basant sur les mots de rabbi 'Haïm Aboulafia. Ce dernier, dans son Ets Ha’haïm (fin de Vayakel) enseigne que celui qui soutient un étudiant en Torah est aussi sauvé du yétser hara comme cet étudiant lui-même (la guémara (Kidouchin 30b) affirmant : "Hachem créa le yétser ara et la Torah comme antidote").
Il ajoute que celui qui aide financièrement l'étudiant mérite même quelque chose de plus grand. Celui qui étudie est protégé quand il étudie activement. Un Zévouloun jouit lui d’une protection continue contre le yétser ara.

Dans cette veine, le 'Hida explique : "Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties" = ne crains pas l’influence du yétser hara même sans étude de la Torah. Pourquoi?
Car "Yissa'har, dans tes tentes" = la Torah de Yissa'har que tu supportes te protège constamment du yétser ara.

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-> Il n’y a rien de plus grand que l’étude de la Torah. Lorsque nous étudions la Torah, nous nous connectons en quelque sorte à la sagesse d'Hachem et nous nous en enveloppons.
L’un des nombreux et magnifiques effets secondaires de cela est que la Torah nous protège et nous empêche d’être influencés par le yétzer ara.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,1) demande : "Si tout le monde n’a pas la chance d’être en mesure de se plonger dans l’étude, comment alors se prémunir contre les défis posés par la mauvaise inclination?"
Il répond que si la personne soutient ceux qui sont capables d’étudier, alors grâce à ce mérite, elle en récoltera les bienfaits comme si elle s’était réellement consacrée à l’étude de la Torah.

Lorsque la Torah écrit : "Vous êtes les enfants [d'Hachem]" (Réé 14,1), ce n'est pas une exagération, mais plutôt vous êtes réellement au niveau de Ses enfants ...
Un tel niveau merveilleux est présent en chaque juif, et il oblige toute sa conduite ...
Néanmoins, une personne ne reconnaît généralement pas son incroyable importance ; elle se considère selon son humilité, à la fois parce qu'elle en est plus proche en raison de sa nature physique et parce qu'elle a développé cette tendance par habitude, du fait de son éducation ...
Par conséquent, elle est naturellement humble et dégradée à ses propres yeux.
Ce faisant, elle se diminue encore davantage ...
Une personne est tenue de contempler et de reconnaître sa grande importance inhérente ... Plus elle augmente cette reconnaissance, plus son importance grandit et augmente, et c'est un facteur fondamental qui lui permet de rectifier ses actions plus que toute autre chose.
En reconnaissant son importance, elle réfléchira toujours à la question de savoir si une telle action lui convient et lui est appropriée, et elle s'abstiendra de toute action ou comportement qui ne correspond pas à l'honneur de son importance.
[rav Aharon Kotler - Michnat Rabbi Aharon - vol.1 ]

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-> Il existe un type d'orgueil qui est permis, et il est bon pour une personne d'être orgueilleuse en tant que telle ... Nos âmes proviennent d'une source Supérieure et sont incroyablement précieuses. Cependant, elles sont éloignées et diminuées de leur honneur dans ce monde-ci ...
Si une personne oublie qu'elle est un fils du Roi des rois et se considère comme étant au niveau de son incarnation terrestre, alors elle se comportera en conséquence ...
Elle a l'obligation de se rappeler constamment qu'elle est un fils d'un Roi grand et merveilleux ...
A cet égard, nous sommes trop humbles et nous ne nous soucions pas de notre honneur ni de celui de nos âmes ... Nous nous vautrons dans la boue et la futilité du matérialisme ...
Nous devrions dire que nous sommes les fils du Roi des Rois et qu'il ne sied pas à notre honneur de nous comporter comme les autres nations ... Ce type d'arrogance est permis, car c'est l'orgueil que désire Hachem.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - partie 1, drouch 15 ]

Notre joie est un bouclier protecteur

"Et Hachem fut réconforté, car Il avait créé l'homme sur terre, et Il était triste dans son cœur" (Bérechit 6,6).

-> Le Likouté Yéhouda (paracha Bérechit) cite la question du Imré Emet : est-il possible que Hachem ressente de la tristesse?
Le verset signifie plutôt que Hachem a créé l'homme sur terre, et qu'Il a mis la tristesse dans le cœur de l'homme. Plus précisément, Il a apporté la tristesse à la génération du Déluge.
Selon le Arizal, la joie a la capacité d'élever une personne à n'importe quel niveau, à tel point que celui qui est plongé dans la joie est à l'abri de la Rigueur, du jugement (Divin).
C'est pourquoi Hachem a apporté la tristesse à la génération du Déluge afin de pouvoir agir avec Rigueur pour punir leurs fautes.

[ => être joyeux est un bouclier qui nous protège si puissamment des mauvais décrets du Ciel, que même pour des réchaïm comme la génération du Déluge, Hachem a dû faire en sorte qu'ils soient dans un état de triste pour avoir la possibilité d'agir contre eux! ]

Yossef était toujours dans la joie

+ Yossef était toujours dans la joie :

-> Yossef Hatsadik a mis au point des stratégies internes pour éloigner son cœur de toute tristesse. Car le plus grand obstacle [à notre croissance spirituelle] est le découragement et la colère ...
Il [Yossef] a détourné ses pensées de ses soucis et de sa souffrance, et de la douleur d'être éloigné de la maison de son père. Il était constamment dans un état de joie pour servir Hachem avec un cœur joyeux.
Il mangeait, buvait et se soignait les cheveux (voir Rachi - Vayéchev 39,6), tout cela afin de se sentir heureux et de bonne humeur ...
"Et il était un homme qui réussissait" (vayéhi ich matslia'h - Vayéchev 39,2), ce qui signifie qu'il était heureux et joyeux dans son service d'Hachem, même lorsqu'il souffrait.
C'est ce qui est dit : "vayéhi" (וַיְהִי), ce qui signifie qu'il était en souffrance, et pourtant, "ich matslia'h" (un homme heureux, joyeux). [selon le midrach (Bamidbar rabba 13,5) : "à tout endroit où il est écrit "vayéhi" cela fait référence à de la souffrance, de la douleur, et lorsqu'il est écrit "véaya" cela fait référence à de la joie." ]
Comme l'explique le midrach (Béréchit rabba 86,4), Yossef était un "guéver kafoz" (un homme bondissant - גבר קפוז). Cela signifie qu'il était joyeux et heureux, agissant avec précipitation et enthousiasme. Il était constamment heureux, éliminant ainsi la douleur de la Chékhina et de lui-même ... et attirant toute la souffrance vers les autres nations.
[Maor Vachémech - Vayéchev 39,2 ]

[ L'union entre chaque juif et Hachem se traduit par le fait qu'Il souffre avec nous, pour ainsi dire, comme nous le disent les versets (Téhilim 91,15 ; Yéchayahou 63,9) : "Je suis avec lui (tout juif) dans sa souffrance" et "toute leur souffrance est douloureuse pour Lui (Hachem)".
De même, "Lorsqu'un homme a de la peine (qu'il souffre), comment la Présence Divine s'exprime-t-elle : "Ma tête me fait mal, mon bras me fait mal"." (guémara 'Haguiga 15b).
Ainsi, lorsque l'on sort de notre douleur, tristesse, on fait un acte bonté envers Hachem, qui alors peut (par ce mérite et notre bita'hon dans l'épreuve) nous combler du meilleur.
Le Maor vaChémech enseigne qu'en allant au-dessus de notre situation de souffrance (par confiance en Hachem), alors on place cette souffrance sur les autres nations (qui nous veulent du mal). ]

-> Il est dit au nom du Sfat Emet que lorsque Yaakov a retrouvé Yossef, il a récité la kriat Shéma (voir Rachi - Vayigach 46,29) car après avoir vu Yossef, il a pu reconnaître que tout ce qui lui était arrivé était juste. Ainsi, a-t-il affirmé, il a proclamé "Shéma Israël Hachem Elokénou, Hachem é'had" = à la fois l'Attribut divin de miséricorde (représenté par le nom "Hachem") que l'Attribut de rigueur (représenté par le nom "Elokénou") proviennent toutes deux d'un D. miséricordieux ("Hachem é'had).
Quant à Yossef, il n'a pas récité la kriat Shéma à ce moment-là, car il avait déjà compris cette perspective depuis le début (avec sa vente par ses frères, lors de son séjour en Egypte en tant qu'esclave chez Potifar, puis en prison, à l'accession au sommet de l'Egypte [vice-roi] ).

De plus, cette qualité de Yossef aide à expliquer la bénédiction mystérieuse de Yaakov à Yossef, "Les filles marchent sur le mur" (banot tsaada alé chour - Vayé'hi 49,22), qui fait référence au fait que les filles d'Egypte grimpaient sur le mur pour contempler la beauté de Yossef (voir Rachi ad loc.). De quel genre d'éloge s'agit-il?
Il est dit dans l'explication que Yaakov louait le fait que, bien que Yossef ait traversé tant de circonstances difficiles, son bita'hon inébranlable lui avait permis de conserver sa beauté naturelle (alors que généralement, de telles épreuves et tribulations auraient rendu quelqu'un épuisé et vieilli) à tel point que les femmes égyptiennes cherchaient à la contempler.

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.7) écrit : "À celui qui n'éprouve pas ce désir ardent en lui [pour Hachem], il est conseillé de se forcer volontairement à agir avec zèle, ce qui fera naître en lui un désir naturel. Car les actions extérieures éveillent les sentiments intérieurs ... Cela générera en lui une joie intérieure, un désir et une aspiration."
Cela signifie que celui qui ne ressent pas naturellement la joie devrait s'engager dans des actions extérieures qui généreront ces sentiments.

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-> b'h, voir également : Yossef de la prison au titre de vice-roi d'Egypte : https://todahm.com/2021/12/12/yossef-lhomme-le-plus-joyeux-selon-le-tanah

Shabbath = les Portes de la Torah sont ouvertes

+ Shabbath = les Portes de la Torah sont ouvertes :

"Entre Moi et les Bné Israël, c'est un signe pour toujours" (Ki Tissa 31,17).
Cela suggère que le Shabbat est un signe du lien entre Israël et Hachem.
Le peuple juif et son Créateur se rapprochent tous deux de la Torah le jour du Shabbat. Un processus presque identique se produit dans le ciel et sur terre : les portes de la Torah s'ouvrent.
Ainsi, Hachem a donné la Torah à Israël le jour du Shabbat et continue de le faire chaque Shabbat.
De même, la capacité du peuple juif à acquérir et à absorber la Torah est renforcée et accrue chaque Shabbat.
Le fait que ce processus se déroule simultanément avec Hachem est un signe de l'intimité entre Israël et Hachem, "ot hi béni oubéné'hem" (v.13).
[Sfat Emet - Roch Hachana 5660 ]