Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Notre âme dépend du bien-être de notre corps

"Et Hachem forma l’homme de la poussière de la terre, et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant" (Bérechit 2,7)

=> Nous apprenons ici que oui, l’âme existe bel et bien ("souffle de vie"), mais que le corps vient en premier, ce qui lui confère une certaine priorité ; que le corps et l’âme, ensemble, font d’une personne "un être vivant" ; et que l’âme a elle aussi une certaine primauté, en ce qu’elle anime le corps et selon le principe du "le plus important vient en dernier" (a'haron a'haron 'haviv).
Cette dualité inhérente à l’être crée une tension qui conduit certaines personnes à minimiser l’importance du corps, voire à le négliger.

<--->

-> Un jour, alors qu'Hillel l’Ancien prenait congé de ses élèves, il continua à marcher avec eux [dans une direction différente de celle qu’il empruntait habituellement]. Ils lui dirent : "Rabbi, où vas-tu?"
Il répondit : "Accomplir une mitsva." Ils demandèrent : "Laquelle?"
Il répondit : "Me laver aux bains publics." Ils s’écrièrent : "Mais est-ce une mitsva?"
Il répondit : "Oui! Voyez comment la statue d’un roi, érigée dans les théâtres et les arènes, est frottée et maintenue propre ; on la garde, on lui donne à manger, et elle est même placée au rang des personnalités importantes du royaume. À plus forte raison moi, qui ai été créé bétsélem [à l'image du Roi des roi - Hachem] (je dois prendre soin de mon corps)!"
[midrach Vayikra raba 34,3]

=> Selon Hillel, le corps d'un juif a une vocation sacrée : il est le véhicule d’un être bétsélem (ayant une âme très élevée provenant de sous le Trône Divin. Tout juif héberge dans son corps une partie très haute et interne d'Hachem [infiniment plus sublime que celle présente chez les non-juifs]).

<--->

-> Le roi Shlomo écrit : "L'homme bon assure son propre bonheur" (gomel nafcho, ich 'hassed [חָסֶד] - Michlé 11,17)
Le midrach sur ce verset rapporte l’histoire de Hillel qui se rendait quotidiennement aux bains publics. Lorsque ses élèves lui demandèrent pourquoi il s’y rendait, il répondit qu’il était en route pour accomplir une mitsva. Face à leur perplexité, de quelle mitsva s’agissait-il?, il expliqua que prendre soin de son corps, qui était le véhicule par lequel il servait Hachem, était un impératif divin.

Le rav Shaya Karlinsky commente :
Nous avons l’habitude de considérer le 'hessed comme se limitant à ce que nous faisons pour les autres. Le roi Salomon le Roi et Hillel, s’appuyant sur le verset ci-dessus, nous enseignent que nous avons une obligation tout aussi impérieuse de faire preuve de 'hessed envers nous-mêmes et notre corps.
Selon Hillel le fait de prendre soin de son corps et une mitsva "impérative" (si le véhicule, corps, est bien entretenu alors le pilote, l'âme, peut naviguer sur la route de notre vie avec davantage d'efficacité et de confort).

<--->

-> Le Rambam (Messilat Yécharim III,27) écrit :
"L’homme possède deux perfections : une première perfection, qui est celle du corps, et une perfection ultime, qui est celle de l’âme. La première perfection consiste à être en bonne santé et dans le meilleur état physique possible ...
Une fois la première perfection atteinte, il est possible d’atteindre la perfection ultime, qui est indubitablement plus noble et constitue la seule cause de la préservation permanente."

=> Notre corps est un don précieux, plus précieux que la voiture la plus chère du monde, doté d’une vocation sacrée. L’apprécier comme un don qui mérite d’être chéri est le fondement de la santé et de la forme physique selon la Torah.
(le corps humain est d'une complexité et perfection total, signature de son Créateur, et de la confiance qu'Il a en nous l'octroyant dans un but élevé. )
Une âme a besoin d'un corps en bonne santé.

<--->

+ L'équilibre entre le corps et l'âme :

-> Le corps humain est si incroyablement stupéfiant qu’il n’est pas étonnant que certaines cultures et religions l’élèvent au rang d’objet de culte tandis que d’autres le dénigrent comme étant tout à fait profane.
La voie de la Torah est un équilibre : l’apprécier sans l’adorer, tout en le minimisant sans le sous-estimer.

-> En ce sens : après la mort, notre âme et notre corps se feront juger ensemble : https://todahm.com/2022/09/28/notre-ame-et-notre-corps-se-feront-juger-ensemble

<--->

-> Le corps et l’âme sont fusionnés dans un partenariat, l’un portant et l’autre guidant. Lorsque ce partenariat est harmonieux, le Béhéma (l'aspect animal, matériel) sert de véhicule au Bétselem (la partie divine en nous, l'âme).
[ex: parfois le véhicule a besoin de carburant, d'autre d'être au repos pour mieux repartir. Par ailleurs nous devons accepter aussi que ce véhicule n'est pas toujours au top, car parfois c'est ainsi qu'Hachem désire que nous le servions (sur cette partie du chemin de notre vie). Notre devoir est de faire de notre mieux, et de prier Hachem pour nous aider à avoir un véhicule fonctionnant au mieux. ]

-> Même si nous ne savons pas ce qu’est une âme (néchama), étant l’un des mystères de la Création puisque notre néchama décrite comme une " 'hélek Eloka" (partie de D.), est totalement pure et sublime et n’a rien à voir avec le monde physique, mais elle dépend néanmoins du corps.
C’est pourquoi il faut prendre soin de cet "hôte".
[rav Asher Zelig Weiss ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Déah véHachkafa - 387) enseigne :
"Le corps est comme un serviteur de l’âme, car c’est grâce à lui que la personne est capable d’accomplir la volonté divine en observant les mitsvot de la Torah ... ainsi, chaque membre d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."

-> Nous ne pouvons imaginer à quel point le corps d’une personne est précieux aux yeux d'Hachem.
[rav Shnéour Zalman de Liadi ]

<--->

["chaque membre [du corps humain] d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."
Le corps est au service de l'âme, et en un sens il bénéficie également de la nature précieuse de l'âme.
Comme une entité où les deux sont liés, avec le corps qui a aussi une finalité sacrée : être là pour donner le plus de force à l'expression dans le réel de notre divinité interne (âme).
La Torah appuie beaucoup sur la bonté avec autrui, mais il est tout aussi important de l'être avec soi-même pour répondre à nos manques/besoins nécessaires en terme physique, moral, émotionnel ... ]

<--->

-> Lorsque le corps est malade (physiquement, moralement), l’âme aussi est affaiblie, et on est incapable de prier correctement même lorsqu’on est pur de toute faute. Vous devez donc veiller très attentivement à la santé de votre corps.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 106]

<------------------>

-> b'h, sur la notion : d'être en bonne santé : https://todahm.com/category/z-divers/3-etre-en-bonne-sante

9 Av & le lachon ara a coupé le flux de bénédiction du Temple

"Toute l’assemblée éleva la voix et pleura cette nuit-là" (Chéla'h Lé'ha 14,1)

-> Le peuple juif pleura en recevant le rapport négatif des explorateurs (méraglim) concernant la terre d'Israël.
Le Yalkout (Shimoni 744) dit que la date à laquelle le peuple juif pleura était le 9 Av. En réponse à leurs pleurs, Hachem dit : "Vous avez pleuré pour rien. En échange, je réserverai cette nuit comme une nuit de pleurs pour les générations futures."

Comme nous le savons, c’est à cette date que le premier et le deuxième Temple ont été détruits.
Le Zéra Shimshon pose la question suivante : quel est le lien entre la faute des explorateurs et la destruction du Temple?

Le Zéra Shimshon explique cela en clarifiant d’abord le verset suivant, qui fait référence à la destruction de Jérusalem et du Temple. Le verset dit : "La mort est montée par nos fenêtres, elle est entrée dans nos palais" (Yirmiyahou 9,20).
Le Zera Shimshon pose la question suivante : que signifie "la mort est montée par nos fenêtres" (ki ala mavét bé'haloténou)?

Pour comprendre cela, il cite le Touv Ha'aretz, qui explique en détail le processus ayant conduit à la destruction du Temple. Il écrit qu’au Ciel, directement au-dessus du Temple, se trouve une fenêtre, une ouverture. C’est par cette ouverture que tout le bien destiné à venir dans ce monde parvient au Temple, et de là, la bénédiction se répand à travers toute la terre d'Israël (puis dans le monde entier).
À l’époque du premier Temple, à mesure que les fauteurs se multipliaient, cette ouverture se refermait lentement ; plus précisément à cause de l’effet du souffle qui transportait les paroles de lachon ara.
Ce phénomène s’est poursuivi jusqu’au 9 Av, date à laquelle l’ouverture fut entièrement obstruée et où il n’y eut plus aucun flux de bénédiction, ce qui entraîna la destruction du Temple.

Sur cette base, le Zéra Shimshon explique que la signification de l’expression "la mort est montée par nos fenêtres" est très claire.
La mort et la destruction sont venues par "la fenêtre", car c’est avec sa fermeture que toute la destruction s’est produite.
Selon cette interprétation, lorsque la guémara (Yérouchalmi Péa 1,1) enseigne que le lachon ara prononcé en terre d'Israël tue quelqu’un à Rome, il ne s’agit plus d’une métaphore. Le lachon ara qui a bloqué le flux céleste de bénédictions a causé la mort partout, avec la destruction du Temple.

Pour en revenir au Yalkout, le Zéra Shimshon explique que, puisque la faute particulière qui a entraîné la destruction du Temple était le lachon ara, comme le montre le Touv Ha'aretz, et que c’était également la faute des explorateurs et du peuple juif qui a accepté leur lachon ara, Hachem a fait coïncider la destruction du Temple avec la même nuit où l’ensemble de la population juive s’était rendue coupable, des générations plus tôt, de lachon ara.

<----------->

-> "On peut dire qu’à chaque génération, l’homme doit se considérer comme s’il sortait lui-même de Jérusalem [suite à la destruction du Temple]"
[‘Hatam Sofer - drouch du 7 Av 5789]

-> "Toute génération qui n'est pas témoin de la reconstruction du Temple est considérée comme ayant causée sa destruction" (guémara Yérouchalmi Yoma 1,1).

=> On doit vivre le fait que ne pas assister à sa reconstruction, c'est comme vivre sa destruction, et la raison principale en est le souffle de notre lachon ara (chacun à son niveau), qui a tellement réduit le flux de bénédiction du Ciel, que le Temple ne peut pas être là.
Qu'Hachem nous aide à utiliser notre bouche pour le meilleur, pour de bonnes nouvelles, amen!

Le décès d’un tsadik n’expie qu’à une condition

"Et Miriam mourut, ... et il n’y avait plus d’eau pour la communauté (le puit de Miriam s'étant tari)" ('Houkat 20,1-2)

-> Les versets précédant le décès de Miriam évoquent la vache rousse et le processus par lequel ses cendres purifient ceux qui sont devenus impurs.
La guémara (Moéd Katan 28a) déduit de cette juxtaposition que, tout comme la vache rousse apporte la pureté, il en va de même pour la mort des justes (tsadikim).
La mort des justes expie les fautes du peuple juif.

Le Zéra Shimshon pose la question suivante : si la Torah voulait montrer que le décès des tsadikim expie les fautes, et qu’elle l’a fait en plaçant les détails concernant la Para Adouma (vache rousse) avant le décès de Miriam, pourquoi la Torah n’a-t-elle pas placé les lois relatives aux korbanot (sacrifices) ordinaires à côté de son décès?
Les korbanot ordinaires expient les fautes proprement dites, tandis que la vache rousse sert principalement à purifier une personne qui est devenue impure en entrant en contact avec un cadavre.
Si la Torah avait fait précéder le décès de Miriam par les lois relatives aux korbanot ordinaires, cette leçon aurait été présentée de manière bien plus marquée.

Le Zéra Shimshon explique que la mort d’une personne juste n’expie que si le peuple prend conscience que c’est à cause de ses fautes que le tsadik est décédé.
Si le décès d’un tsadik s’accompagne de repentance (téchouva), alors ce décès sert à expier. C’est pourquoi, même après le décès de Miriam, le puits s’est asséché. Bien qu’elle soit décédée et que cela aurait dû expier les fautes du peuple juif, et que, par conséquent, l’eau aurait dû continuer à couler, ce décès n’a pas suffi à apporter l’expiation et la bénédiction.
Il doit s’accompagner de la prise de conscience par le peuple que le tsadik quitte ce monde lorsque le peuple n’est plus digne de sa présence.

C’est pourquoi c’est précisément la vache rousse qui sert à enseigner cette leçon. [on reconnaît nos fautes par une téchouva sincères, ce qui génère une purification, à l'image de la vache rousse (qui rendait l'impur pur). ]

Il faut ajouter de l’eau aux cendres de la vache rousse pour qu’elles puissent purifier ce qui est impur. Les cendres seules ne suffisent pas à purifier quoi que ce soit.
Il en va de même pour le décès des tsadikim. Leur décès à lui seul ne suffit pas à apporter le pardon, et par conséquent, la bénédiction. Au contraire, si leur décès n’est pas accompagné de repentance (téchouva), le mal peut s’ensuivre.
[Zéra Shimshon]

<--->

=> le décès d’un tsadik n’expire que si le peuple prend conscience que son décès est un message lui invoquant de se repentir.

Se réjouir de notre proximité avec Hachem

"Noa'h l’homme de la terre, s’est abaissé et a planté une vigne" (Noa'h 9,20)

-> Rachi commente : "Il s’est profané ('houlin), car il aurait dû d’abord se consacrer à un autre type de plantation."

=> En quoi le fait que Noa'h ait d’abord planté une vigne était-il si grave, au point de le faire passer du statut de tsaddik à celui de 'houlin, de profane?

Le rav Israel Moché Dushinsky, donne l'explication suivante.
Il semble que Noa'h ait appliqué à lui-même le verset (Michlé 31,6) : "Donne une boisson forte à celui qui est dans la détresse, et du vin à ceux dont l'âme est amère."

Après avoir quitté l'Arche et découvert le monde détruit, Noa'h était triste, et c’est pour cela qu’on le critique. Pourquoi avait-il besoin de se réjouir avec du vin?
Un tsadik de son envergure aurait dû se réjouir en s’attachant à Hachem, au point de ressentir tant de plaisir et de joie qu’il n’aurait pas eu besoin de vin du tout.
C’est ce que signifie le fait que Noa'h se soit rendu 'houlin (profane). S’il avait entièrement sanctifié sa vie pour Hachem, il n’aurait pas eu besoin de vin pour être joyeux.

"Celui qui sacrifie aux dieux sera détruit ; [sacrifiez] uniquement à Hachem. Vous ne raillerez ni n'opprimerez l'étranger, car vous avez été étrangers au pays d'Égypte" (Michpatim 22,19-20)

-> La juxtaposition de ces deux versets implique ce qui suit : une personne qui se convertit était auparavant idolâtre. Le peuple juif doit veiller à ne pas la railler en lui disant : "Hier encore, tu étais idolâtre, et aujourd'hui, tu veux te placer sous l'aile protectrice de la Chékhina!"
Car, comme le dit la guémara (Baba Métsia 105b) : "Ne critique pas ton prochain pour un défaut que tu possèdes toi-même". Lorsque le peuple juif était en Egypte, il était également idolâtre.

"Et ils montèrent vers le sud, et ils arrivèrent à 'Hévron." (Chéla'h Lé'ha 13,22)

-> Kalev s’y rendit seul et se prosterna sur les tombes des Patriarches, afin de ne pas se laisser persuader par les autres explorateurs de prendre part à leur complot. [Rachi - se basant sur Sotah 34b]

Lorsqu’une personne d’une génération ultérieure étudie et répète les paroles d’un Tanna ou d’un autre sage des premiers temps (Amora), dont la vie et l’intellect sont incarnés dans ces paroles mêmes, elle insuffle sa propre vie et son propre intellect dans les leurs. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit" (itdabkout rou'ha bérou'ha - voir Zohar II,124b).
Car par là, elle redonne vie à ce sage et à ses paroles. Ainsi est-il dit : "Ses lèvres s’agitent dans la tombe".
[selon Yébamot 97a : "Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï : Chaque fois que les paroles d’un savant de la Torah [décédé] sont citées dans ce monde, ses lèvres bougent dans la tombe."]

Cela peut être considéré comme une forme de prosternation sur les tombes des tsadikim, car la force vitale du tsadik est enfouie et cachée dans ses paroles, et celui qui les étudie, en les imprégnant de sa propre vie et de son propre intellect, redonne vie à la conscience de ce tsadik. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit".
[Méor Einayim - Likouté Messekhta Shabbat ]

<--->

-> La pratique de la prosternation sur les tombes des tsadikim est abordée dans le Talmud et les Midrachim. Le suppliant peut soit implorer Hachem d’exaucer ses prières grâce au mérite du tsadik défunt, soit demander au tsadik d’intercéder auprès d'Hachem en sa faveur.
Du point de vue kabbalistique, s’il s’accompagne des intentions mystiques appropriées, l’acte de prosternation peut créer une union des esprits entre le suppliant et le défunt, car une partie de l’âme du tsadik reste toujours attachée à son corps. Cela peut amener le suppliant à des états de conscience supérieurs. Cette pratique était suivie par les grands kabbalistes de Sfat, au 16e siècle.
[rav Eliézer Shore]

Ne pas piétiner la valeur de nos mitsvot

-> Au début de la paracha Ekev, Moché révèle au peuple juif la clé de la richesse. Il explique que si nous prêtons attention et chérissons les mitsvot apparemment insignifiantes que nous avons tendance à piétiner, Hachem nous bénira d’une immense abondance dans tous les domaines de la vie : revenus, santé, enfants, et bien plus encore.
[ékev veut dire ; talon, en allusion au mitsvot qu'on piétine de nos talons, les considérant comme peu importantes. ]

C’est là un enseignement fondamental de rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,282) :
Même si nous sommes loin d’être parfaits, nous avons néanmoins des mitsvot qui sont précieuses et procurent à Hachem une immense satisfaction. Et même si les mitsvot que nous accomplissons sont imparfaites, le bien qu’elles renferment brille néanmoins de mille feux dans tous les mondes supérieurs.

Dès que nous reconnaissons cette bonté et que nous cessons de piétiner nos mitsvot (ex: il n'y a pas de petites ou de grandes mitsvot), alors nous nous ouvrons pour recevoir les effets positifs de nos actes, qui se manifestent sous la forme de parnassa et d’autres bénédictions matérielles, amen!

<--->

-> Parfois, nous avons l’impression d’être comme le talon d’une personne, qui ne cesse d’être piétiné, encore et encore. Nous sommes constamment confrontés à de nouveaux défis matériels et spirituels, et au bout du compte, il semble que nous sortions rarement vainqueurs.
Néanmoins, dès la première ligne de la paracha Ekev, Moché nous apporte un encouragement.
Il dit que lorsque nous nous trouvons dans la position des "talons" (véhaya ékev), mais que nous parvenons malgré tout à écouter (tichméoun) et à suivre les halakhot fondamentales (ét hamichpatim) de la Torah, alors nous mériterons l’abondance des bénédictions mentionnées dans les versets suivants.
[ rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,282 ]

Plus grande idolâtrie = être triste

Dans la paracha Vaét'hanan, Moché rappelle au peuple juif de ne pas se livrer à l’idolâtrie.
De nombreux séfarim traitent de la pertinence de l’idolâtrie dans le monde d’aujourd’hui.

Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,23) dit que la plus grande forme d’idolâtrie est la tristesse.
[si l'on n'accorde de valeur qu'à Hachem alors il y a une émouna profonde que tout est pour le bien, la tristesse provient souvent de choses parasitaires (des idoles, comme notre égo [moi JE sais]) entre notre vrai nous et Hachem. ]
C’est ce qui, plus que tout, nous fait nous sentir déconnectés de Hachem et nous pousse à fauter.
C’est pourquoi nous devons graver les paroles de Moché dans nos cœurs et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éradiquer toute forme de tristesse de notre être.

Un juif fait danser de joie les anges

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) rapporte que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché Harim écrit que nous pouvons en déduire que les actions de tout juif dans ce monde peuvent avoir un impact considérable, même dans les mondes Supérieurs, au point que les anges célestes eux-mêmes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage dans de bonnes actions et dans l'avodat Hachem.

Que c’est beau – Ici vit un juif!

"Hachem est passé par dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'Il a frappé les égyptiens, mais nos maisons Il [les] a sauvées" (Bo 12,27)

-> Le mot Pessa'h vient du fait que Hachem est passé (passa'h - פָּסַח) sur les maisons des juifs, entraînant qu'aucun juif ne soit mort pendant cette nuit (même de mort naturelle!).

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov (1745-1807) dit au Noam Elimélé'h :
Le sens profond du verset est que "passa'h peut également signifier "sauté" ou "dansé".

Lorsque Hachem arrivait à une maison égyptienne, immédiatement il ressentait l'impureté et le manque total de spiritualité qu'il y avait.
Lorsque Hachem arrivait à une maisons d'une famille juive, Il percevait la sainteté qui y rayonnait.
La beauté d'une maison juive, lieu remplie de mitsvot, et possédant un niveau de sainteté élevé, a tellement rendu Hachem si joyeux, que pour ainsi dire, à chaque fois qu'Il passait sur une maison juive Il s'arrêtait d'émotion, Il se mettait à danser, et à chanter joyeusement : "Ici vit un juif! Ici vit un juif!"

<--->

=> on pourrait penser que cela ne nous concerne pas. Mais les juifs en Egypte sont tombés au 49e niveau d'impureté sur 50 (ex: comme la mer Rouge le proclame ils étaient idolâtres comme les égyptiens), et malgré tout Hachem a dansé de joie sur chaque juif.
Il y a en chaque juif une partie d'âme Divine unique qui reste toujours présente et totalement pure (quoiqu'on puisse faire). L'amour d'Hachem pour chaque juif est inconditionnel (on reste toujours Son enfant unique et adoré!).
Tâchons à notre niveau de suivre l'attitude d'Hachem (qui est le émet). Plutôt que de zoomer sur ces défauts, sachons apprécier la beauté spirituelle de tout autre juif, et b'h souhaitons lui en notre cœur le meilleur.

Dans nos moments obscurs, on peut se remonter le moral en s'imaginant qu'extériorisant Son amour et Sa fierté à notre égard, Hachem danse au-dessus de nous.
Si je suis si important et aimé par le Roi des rois, alors comment puis-je baisser les bras à la vie ...