+ Le yétser ara :
-> Lorsque l'homme faute, la sitra achara lui enlève toutes les mitsvot qu'il a accumulées (séfer HaLikoutim Téhilim 149), les corrompt et les utilise pour accroître son propre pouvoir.
Comme nous le savons, ce sont les mitsvot et les bonnes actions qui donnent vie à un juif.
Celui qui n'a pas de bonnes actions, ou qui en avait mais les a perdues à cause de ses mauvaises actions, n'est en réalité pas vivant. C'est pourquoi "les réchaïm, même pendant leur vie, sont appelés morts" (voir Béra'hot 18b) ; comme ils sont dépourvus de toute étincelle de sainteté, ils ne sont rien d'autre que des cadavres (Zohar, volume I, 92). [des morts vivants]
Lorsque le yétser ara et ses forces vainquent les parties du corps, ils s'emparent de toutes les étincelles de sainteté qu'une personne avait accumulées grâce à ses bonnes actions.
... le yétser ara enlève toute leur énergie vitale, les étincelles de sainteté qui sont en eux.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 14,11]
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-> Le yétser ara et toutes ses forces s'efforcent de vaincre toutes les parties du corps, d'en retirer toute
leur sainteté et d'enlever également la couche spirituelle qui se trouve à l'intérieur du corps.
Nos Sages nous enseignent qu'une faute peut anéantir la récompense d'une mitsva, mais qu'elle ne peut anéantir la Torah qui a été étudiée (Sotah 21a), ni anéantir la tzédaka donnée, comme l'explique la guémara (Baba Batra 10b) à propos du verset "sa justice (tsédaka) subsiste à jamais" (Téhilim 111,3).
Lorsqu'une personne faute, si elle a à son actif la Torah ou la tsédaka, qui ne peuvent être anéanties par la faute, alors le yétser hatov trouvera la force et le réveillera pour lutter contre le yétser ara et toutes ses forces.
Il est bien connu que le yétser hatov réside principalement dans : néfech, roua'h et néchamah (qui sont les trois niveaux de l'âme d'une personne).
Lorsqu'une personne mène sa vie sur le droit chemin, ils s'installent en elle et l'aident à servir Hachem. Mais si elle commet une faute, les trois niveaux de l'âme s'enfuient et, par conséquent, le yétser hatov s'éloigne également d'elle, puisqu'il réside principalement avec eux, il les suit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 14,13]
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-> Nos Sages disent que lorsqu'une personne faute, la sitra achara lui retire la Torah et les mitsvot qu'elle avait accumulées. De plus, les parties de l'âme d'une personne, la néfech, le roua'h et la néchama en elle, la quittent également et, en outre, la Providence divine la quitte.
Lorsqu'elle se repent, tout ce qui précède lui est rendu. Elle mérite alors à nouveau la présence divine qui veille sur elle, et toutes les mitsvot que la sitra achara lui avait retirées lui sont désormais rendues. [séfer HaLikoutim Téhilim 149]
La Torah est appelée "eau" (Baba Kama 17a), "pain" ('Haguiga 14a) et "vin, lait et miel" (Dévarim rabba 7,3).
De même, la Torah est divisée en quatre niveaux de compréhension : pchat, rémez, drouch et sod.
Nous pourrions suggérer que "l'eau" représente le pchat (la compréhension simple), le "pain" représente le rémez (les allusions et les sous-entendus), la "viande et la crème" (non mentionnées ci-dessus) représentent le drouch (l'explication du sens profond du verset), tandis que "le vin, le lait et le miel" représentent le sod (les secrets ésotériques et mystiques).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 18,6-8]