Aux délices de la Torah

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Différencier un conseil du yétser hatov et du yétser ara

+ Différencier un conseil du yétser hatov et du yétser ara :

"Et ce fut, comme elle parlait à Yossef tous les jours, et il ne l'écoutait" (Vayéchev 39,10)

-> Nos Sages disent que la femme de Potiphar pensait qu'elle faisait une bonne chose. Elle avait vu dans les étoiles qu'elle aurait une descendance grâce à Yossef, et par conséquent, elle pensait qu'elle agissait léchem chamayim, et qu'elle accomplissait la volonté d'Hachem (d'une manière désintéresée).

Le 'Hidouché haRim cite le rav Barou'h de Mézhibouzh qui déclare que Yossef était certainement au courant de cela aussi, et qu'il aurait pu se convaincre lui-même que c'était la bonne chose à faire.
Cela faisait partie de son épreuve. Il aurait pu penser que c'était son yétser tov qui essayait de le convaincre de faire cet acte.

C'est pourquoi le verset dit qu'elle lui parlait "tous les jours" (yom yom). Du fait qu'elle ne se relâchait pas et essayait de faire pression sur lui chaque jour, il comprit que c'était le yétser ara qui était derrière cette séduction, et il ne l'écouta pas.
Il savait que la voie du yétser tov consiste à essayer une fois de convaincre une personne de faire la bonne chose, et qu'elle lui permet ensuite de prendre sa décision, mais le yétser ara ne se relâche pas et essaie constamment de persuader une personne de commettre une faute.

Kislev – Le mois du bita’hon

+ Kislev - Le mois du bita'hon :

-> Le mois de Kislev est une période où l'on peut s'améliorer dans la mida du bita'hon en Hachem.

Le rav Tsadok de Lublin (Pri Tsadik - Roch 'Hodech Kislev - ot 2) écrit que le nom "Kislev" vient du verset : "Si je mets mon espoir (kisli - כִּסְלִי) dans l'or" (Iyov 31,24), ainsi que dans : "Car Hachem sera votre confiance (kislé'ha - כִסְלֶךָ)" (Michlé 3,26).
Dans les deux cas, le mot signifie confiance ; ainsi, "Kislev" signifie avoir du bita'hon. Cela indique que le mois de Kislev est une période où nous devons travailler à améliorer notre bita'hon.

Il ajoute que le Arizal a dit que les 12 mois sont symboliques avec les 12 tribus (Shévatim) dans l'ordre dans lequel elles ont campé. Le mois de Kislev symbolise Binyamin, au sujet duquel il est dit : "Le bien-aimé d'Hachem habitera en sécurité (avec bita'hon)" (Vézot haBéra'ha 33,12).
Il est la tribu qui représente le bita'hon.

C'est au cours de ce mois que s'est produit le miracle de 'Hanoucca (la fête commence el 25 Kislev). Il s'agit d'un miracle surnaturel, contrairement au miracle de Pourim qui était plus proche d'un événement "naturel".
Le miracle de Hanoucca n'était pas du tout naturel. Quelques hommes ont gagné une guerre contre une immense armée. Leur arme était leur bita'hon, leur confiance en Hachem.

Les golems

+ Les golems :

-> Dans la littérature juive, un golem est un être créé par d'autres êtres humains à partir de matière inanimée. Un golem est un corps, une forme humaine pleinement fonctionnelle, mais il est incapable de parler et n'a pas d'âme.
Le mot "golem" (גולם) apparaît dans le livre des Téhilim (גָּלְמִי - masse informe).
La michna (Pirké Avot 5,6) utilise également ce terme pour décrire une personne grossière ou inculte (גוֹלָם - guolam - un sot).

Le terme "golem", tel qu'il est utilisé dans le langage moderne pour décrire un humanoïde (ressemblant à l'humain) créé par des moyens mystiques par certains individus pieux, a été introduit au 12e siècle.
Traditionnellement, ces golems étaient créés afin d'aider dans des tâches personnelles ou pour la protection de la communauté.

La guémara (Sanhédrin 38b) dit qu'Adam harichon a d'abord été créé comme un golem, ou une enveloppe sans forme achevée, avant de devenir un être humain complet doté d'une âme.
[selon les termes de la guémara : "le jour où Adam, le premier homme, fut créé, se déroula comme suit : pendant la première heure du jour, sa poussière fut rassemblée. Pendant la deuxième heure, une forme indéfinie fut modelée. Pendant la troisième, ses membres furent allongés. Pendant la quatrième, une âme lui fut insufflée. Pendant la cinquième, il se tint debout sur ses jambes ..." (on voit que l'âme n'est venu qu'à la 4e heure!)]

Au sujet de la création de l'homme : "Hachem façonna l'homme ... et l'homme devint une âme vivante (néféch 'haya)" (Béréchit 2,7), Onkelos écrit : "Il devint un esprit parlant".
L'être humain est un composite de corps et d'âme, et la fusion de ces deux composantes essentielles de l'humain se fait par la parole (selon le Maharal ; Kouzari). C'est la faculté de parler qui élève une personne au statut d' "humain".
La parole a été donnée à l'humanité afin de révéler aux autres les pensées et les émotions exprimées par l'âme humaine. [Maharal - Nétivot Olam - Nétiv haAvoda - chap.2 ]
Étant donné qu'un être humain, aussi saint et sage soit-il, ne peut créer une âme humaine, un golem n'a pas la capacité de parler. [Maharal - 'Hidouché Aggadot - Sanhédrin 65b]

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-> Pour les hommes saints de l'histoire juive qui maîtrisaient les textes mystiques et qui étaient extrêmement vertueux, créer un golem n'était pas un exploit particulièrement fantastique. Pour quelqu'un avec cette envergure spirituelle, créer un golem n'est pas plus impressionnant que de planter une graine de pomme dans le sol et de regarder le pommier pousser. Pour ces individus uniques, influencer les énergies surnaturelles dans le domaine spirituel de la vie n'était pas différent de manipuler les énergies naturelles dans le domaine physique, matériel.
Il existe une méthode pour les pommes et une autre pour les golems.

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+ Les golems bibliques :

-> Le premier golem a été créé par Enoch, le petit-fils d'Adam. Les gens de sa génération lui ont demandé : "Quel est le nom de ton père?", ce à quoi il a répondu : "Seth".
"Quel est le nom de ton grand-père?" ; "Adam", a-t-il répondu.
"Et quel était le nom du père d'Adam?" demandèrent-ils. "Il n'avait pas de père", expliqua Enoch. "Hachem créa sa forme à partir de la terre, puis insuffla dans ses narines une âme vivante."
Ils dirent à Enoch : "Montre-nous comment cela s'est passé."
Enoch prit alors une poignée de terre et forma l'image d'un homme, et l'esprit maléfique entra dans ses narines et il prit vie.
Le peuple déclara que cet être était leur dieu et ils crurent en lui. [ce midrach est cité dans le commentaire du Roch, rabbi Asher ben Yé'hiel]
Cette entité golem en égara beaucoup.

-> Le séfer Yétsira (litt. le Livre de la Création), est un ouvrage kabbalistique sur la façon dont la création s'est produite, qui est attribué à Avraham.
Ainsi, le grand-père du 'Hida, le 'Hessed léAvraham (Nahar 5), écrit que Avraham créait du bétail en utilisant le Séfer Yétsira, comme il est écrit dans le verset : "le veau qu'il a fait (achèr assa)" (Vayéra 18,8).
Le Malbim (Vayéra 18,7-8) écrit que le veau qui fut servi aux anges venus lui rendre visite était un veau qu'Abraham avait créé (utilisant des formules pour créer un golem en forme de veau).

-> Voir également les golems dans le récit de Yossef et ses frères : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

-> Il existe également une légende sur Ben Sira, qui est présenté comme le fils du prophète Yirmiyahou. Certaines sources affirment qu'il a créé un golem. L'histoire se déroule comme suit :
Ben Sira souhaitait étudier le séfer Yétsira. Alors une voix céleste se fit entendre : "Tu ne peux pas créer [une telle créature] tout seul".
Il se rendit chez son père Yirmiyahou. Ils s'affairèrent à cette tâche et, au bout de 3 ans, un homme fut créé pour eux, sur le front duquel était inscrit le mot "émet", comme sur le front d'Adam.
Alors l'homme qu'ils avaient créé leur dit : "D. seul a créé Adam, et lorsqu'il a voulu laisser Adam mourir, il a effacé le aleph du mot émet et il est resté mét (mort). C'est ce que vous devez faire avec moi et ne pas créer un autre homme, de peur que le monde ne succombe à l'idolâtrie comme aux jours d'Enoch."
L'homme créé leur dit : "Inversez les combinaisons de lettres [par lesquelles il a été créé] et effacez l'aleph du mot émet de mon front", et immédiatement il tomba en poussière.
[rabbi Yéhouda haTsadik de Speyer - dans le manuscrit séfer Guématriot]

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+ Les golems talmudiques :

-> Le sage talmudique Rava étudia le séfer Yétsira, et à partir de ces informations, créa un golem. [Sanhédrin 65b]

Rabbi Zéra reconnut qu'il s'agissait d'un golem, et non d'un véritable être humain, et le réduisit en poussière.
Rabbi Tsadok haCohen de Lublin (Divré 'Halomot - chap.6) explique que l'une des raisons est qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts.

-> Le Talmud (Sanhédrin 65b; 67b) mentionne également la création d'un animal (golem) de la même façon.
Rav 'Hanina et Rav Oshia s'asseyaient ensemble tous les vendredis et étudiaient le séfer Yétsira. Grâce à leur étude, un veau était créé, et ils le mangeaient à leur repas du Sabbath. [Chla haKadoch - Torah Chébi'htav - Vayéchev]
Il est intéressant de noter que ces incidents sont mentionnés de manière très factuelle, sans fanfare ni étonnement. Un individu vertueux (tsadik) qui puisait dans les royaumes spirituels et les utilisait était considéré comme une évidence.

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+ Créateurs de golems plus récents :

-> On dit que Rabbi Shimon de Gabirol, poète et philosophe juif du 11e siècle, aurait créé des servantes golems. [rabbi Yossef Shlomo Dilmedigo - Métsaref lé'Hokhma]

-> On attribue à Rabbi Avraham Ibn Ezra (11-12e siècle) la création d'un golem. [rabbu Yéhouda Moskato - Kol Yéhouda]
De plus, on dit que le Ibn Ezra aurait créé un golem en présence de Rabbi Yaakov ben Meir, Rabbénou Tam, et déclaré : "Voyez quels pouvoirs Hachem a insufflés aux lettres hébraïques!"
Rabbénou Tam a ensuite ramené la créature à son état d'origine, celui d'un simple morceau d'argile. [texte du 13e siècle pseudo Saadia Gaon - commentaire sur séfer Yétsira 2,5 ]

-> Le rabbi Shmouel ben Kalonymus HaChassid de Spire, un Tossafiste du 12e siècle, aurait créé un golem pour l'accompagner et le servir tout au long de ses voyages à travers l'Allemagne et la France.

-> Il est documenté que le rabbi Avigdor Kara de Prague a fabriqué un golem au 15e siècle. [rapporté par rabbi Meir de Prague (qui a vécu au 17e siècle) - dans son Méguilat Youchsin]

-> Le rabbi Eliyahou Baal Shem était un rabbin polonais qui a occupé le poste de grand rabbin de Chelm au 16e siècle. Son arrière-petit-fils, le rabbin Yaakov Emden (Shéélat Yaavets - vol.2), écrit qu'il a créé un golem, mais qu'il l'a détruit par crainte qu'il ne devienne trop grand et ne cause des dégâts. Ce faisant, le golem lui aurait griffé le visage.
[Le 'Hida rapporte qu'ayant beaucoup grandi, il a craint qu’il ne détruise le monde, c’est pourquoi il a enlevé le Nom de D. de son front et il est retourné à la poussière.
On a vu précédemment qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts (rabb Tsadok haCohe). ]

-> Il existe un récit concernant le Gaon de Vilna. Il connaissait bien le séfer Yétsira avant sa bar-mitsva et il entreprit de créer un golem. Au cours de cette entreprise, on lui fit comprendre du Ciel qu'il ne devait pas continuer car il était trop jeune. [rav 'Haïm de Volozhin - intro au commentaire du Gaon de Vilna - Safra détsinouta ]

-> Au fil des siècles, des sources notables extérieures à la communauté juive ont également attesté de ces pratiques. Au 17e siècle, Samuel Brenz relate dans un pamphlet anti-juif la sorcellerie utilisée par les juifs pour créer un "hamor golim", une image ressemblant étroitement à un être humain, qui consiste à l'animer en chuchotant ou en murmurant une incantation.
De même, la création d'un golem juif est mentionnée dans une lettre latine influente écrite par Christoph Arnold au hébraïsant chrétien Johann Christoph Wagenseil en 1674 :
"Après avoir récité certaines prières et observé certains jours de jeûne, ils façonnent une figure humaine en argile, et lorsqu'ils ont prononcé le Tétragramme, l'image prend vie.
Bien que l'image ne puisse pas parler, elle peut comprendre ce qui lui est dit."

Il mentionne également spécifiquement le golem du rabbin Eliyahou Baal Shem.

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+ Le golem du Maharal :

-> Le golem le plus célèbre de la tradition juive est celui attribué au Maharal de Prague (16e siècle). Cet épisode fascinant est entouré de mystère.
Bien qu'il existe de nombreuses versions de l'histoire, voici un résumé de ce qui s'est passé : les juifs de Prague étaient victimes de diffamations et couraient un réel danger, alors le Maharal créa un golem pour les protéger. Le golem fut nommé Yossele. Finalement, le golem devint effrayant et violent, et le Maharal fut contraint de le détruire.
Le corps du golem fut entreposé dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague, où il pouvait être ramené à la vie si nécessaire. À ce jour, le grenier n'est pas ouvert au grand public, et certains pensent que les restes du golem s'y trouvent toujours.

=> Cette histoire est-elle authentique ou pas?

Certains remettent en question l'historicité du golem de Prague.
La question n'est pas de savoir s'il est possible ou non de créer un golem, mais si le Maharal en a réellement créé un. La principale raison de cette incertitude est qu'il ne semble y avoir aucune mention de cela dans les écrits du Maharal ou de quiconque ayant vécu à son époque :
- le rabbi David Gans (le Tséma'h David), l'un des élèves les plus éminents du Maharal et auteur d'une biographie du Maharal, ne fait aucune mention du golem.
- le 'Hida, a écrit des biographies sur les grands personnages de l'histoire juive. Il évoque le golem de rabbi Eliyahou le Baal Shem, mais lorsqu'il parle du Maharal, il ne fait aucune mention du golem. ['Hida - Shem Haguédolim]
- le rabbi Meir Pereles de Prague était un parent du Maharal qui a vécu un peu plus d'un siècle après lui. Il écrit dans son Méguilat Youchsin à propos des deux golems du rabbi Eliyahou Baal Shem et du rabbi Kara, mais ne mentionne pas le Maharal.

-> Le golem du Maharal n'est mentionné que dans des ouvrages plus tardifs. Le rabbi Shlomo Yéhouda HaKohen Rappoport, un rabbin pragois du 19e siècle, se demande pourquoi les écrits de ses contemporains ne font aucune mention du golem du Maharal. [dans sa lettre jointe à K.Lieben - Gal Eid ]

-> La première mention imprimée du golem du Maharal semble avoir été faite dans un journal dans les années 1830, soit environ deux siècles après la mort du Maharal.
[la référence imprimée la plus ancienne semble être de B. Auerbach - Spinoza (paru à Stuttgart en 1837)]
Cependant, ce n'est pas vraiment cet article de journal qui a fait connaître le golem de Prague. L'histoire est devenue célèbre après avoir été publiée en 1909 dans un livre intitulé Niflaot HaMaharal, par le rabbin Yudl Rosenberg. Ce dernier était également connu pour avoir traduit le Zohar en hébreu, et a ensuite occupé le poste de président du tribunal rabbinique de Montréal, au Canada. Le livre a connu un grand succès et a été traduit en plusieurs langues.

L'éditeur écrit dans l'introduction que le livre a été copié à partir d'un manuscrit caché dans la bibliothèque royale de Metz, qui aurait été écrit à l'origine par le rabbin Its'hak HaKohen Katz, le Mahari Katz, gendre du Maharal. Bien qu'il soit généralement considéré comme un canular dans les milieux universitaires, aucune étude scientifique n'a jamais été consacrée à cette question spécifique. [rav Pin'has Taylor]

Quelques années plus tard, le même éditeur a publié un livre sur le pectoral du grand prêtre. Cette histoire était une œuvre de fiction. L'histoire racontée dans Niflaot HaMaharal présente également des signes de fiction, avec des incohérences dans les événements, des termes anachroniques et le fait qu'il ne semble pas y avoir eu de "bibliothèque royale de Metz".
Il existe des preuves que le rabbin Rosenberg lui-même a ouvertement reconnu que ces livres étaient des œuvres de fiction.
[par exemple, le 18 février 1931, la communauté juive de Montréal a célébré le soixante-dixième anniversaire du rabbin Rosenberg et a créé un journal souvenir lors du banquet organisé en son honneur.
Ce journal répertorie certaines de ses œuvres, et Niflaot HaMaharal ainsi que l'histoire du pectoral y sont mentionnés comme des œuvres de fiction. ]
Le rabbin Rosenberg a écrit des romans historiques et des nouvelles afin d'inculquer les valeurs juives et d'offrir une alternative à la prolifération des romans allemands et français disponibles.

D'un autre côté, même si le livre du rabbin Rosenberg a été compilé comme une fiction historique, cela ne signifie pas nécessairement que le Maharal n'a pas créé de golem. Le livre du rabbin Rosenberg a popularisé l'histoire du golem, mais cela ne signifie pas qu'elle n'avait aucun fondement historique.

Certains chercheurs suggèrent des raisons pour lesquelles l'histoire du golem n'a pas été consignée par le Maharal ou ses contemporains. [comme Gershom Winkler - The Golem of Prague (1980) ]
De plus, avant même la première publication de l'histoire dans le journal en 1837, il est fait mention d'une histoire orale du golem de Prague. Ces histoires remontent au moins à la fin du 18e siècle.
[il existe une tradition selon laquelle le Noda BiYéhoudah, aurait voulu visiter les restes du golem dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague. ]
De plus, le rabbin Yossef Shaul Nathansohn, le Shoel ouMétiv, s'est rendu à Prague et a voulu se rendre à la synagogue Altneu où repose le golem. Le gabaï lui a dit qu'avant que le Noda BiYéhouda ne monte là-haut, il avait jeûné et s'était rendu au mikvé, puis il s'était enveloppé dans un talit et des téfilin et était monté. Quand il est redescendu, il a dit que personne d'autre ne devait monter là-haut. [Olat ha'Hodech - Talmudical Monthly Journal - Sivan (1979) par Dov Ber Schwartz]

-> Le Rayatz de Loubavitch a visité le grenier de la synagogue Altneu à Prague. Cela est consigné dans des documents contemporains, les écrits de son successeur, le Rabbi de Loubavitch (Torat Ména'hem - Hitvadious (1992) - vol.1).
Selon un récit, lorsqu'on lui a posé la question, le Rayatz a choisi de ne pas répondre. [dans ce même Torat Ména'hem ]
Selon un autre récit, il a rapporté avoir vu ce qui restait du golem.
[dans une copie d'une note manuscrite du Rabbi de Loubavitch, il rapporte avoir entendu du Rayatz qu'il avait vu les restes du golem dans le grenier de la synagogue. Voir Kfar 'Habad Magazine, numéro 798, 1998. ]

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-> La grandeur du Maharal est incontestable et plusieurs sources attestent également de sa connaissance parfaite en Torah cachée. [ainsi, l'interrogation n'est pas de s'il pouvait en créer un, mais plutôt de savoir s'il l'a fait. ]
Même si les contemporains du Maharal n'ont pas ouvertement mentionné son golem, leurs écrits contiennent quelques indices à ce sujet.

Le rabbi Tzvi Ashkenazi, grand sage du 17e siècle connu sous le nom de 'Hakham Tzvi, cite le Maharal et le décrit comme celui "qui a utilisé l'influence divine, comme chacun sait". [Téchouvot 'Hakham Tzvi - n°76]

Le rabbi Tzvi Elimélé'h Shapira de Dinov, grand sage et kabbaliste du 19e siècle, écrit : "Il est connu que les paroles du Maharal de Prague étaient prononcées avec une intuition divine et qu'il avait l'habitude d'utiliser le séfer Yétsira". [Bné Yissa'har - maamaré Kislev-Tévet - maamar 2]

On ne sait pas exactement à quoi fait référence "utiliser le séfer Yétsira", mais cela pourrait servir à étayer l'idée que le Maharal a créé un golem.
Le rabbi Noa'h 'Haïm Levin, érudit du 19e siècle à la cour rabbinique de Kobrin, a publié une édition annotée du Méguilat Youchsin (livre abordé précédemment). Dans la note 7 de la chronique, il écrit : "S'il a fait usage de l'influence divine, nous ne devrions plus être surpris par l'histoire du golem qu'il a créé et qui est connue de tous."

Un érudit plus récent, le rabbi Shimon Zelichov, machguia'h de la Yéchivat 'Hokhmé Lublin, a déclaré : "Il est clair que le Maharal a utilisé le séfer Yétsira et créé un golem". [dans son Naharé Eich]

Le rabbi Yaakov Israël Kanievsky (le Steïpler) a également mentionné que le Maharal avait créé un golem afin de sauver la communauté juive. ['Hayé Olam - chap.30 ]

-> Quoi qu'il en soit, il existe une citation attribuée au rabbi Meir Arik, auteur du Téchouvot Imré Yocher, selon laquelle "on ne sait pas si le Maharal a réellement créé un golem. Cependant, avoir "créé" un élève du calibre du Tossafos Yom Tov est certainement un miracle encore plus grand!"
[son maître a été le Maharal, et il était un géant en Torah (ayant vécu : 1578-1654). ]

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+ La formule pour créer un golem :

-> Outre les personnages de l'histoire juive qui ont réellement créé des golems, nombreux sont ceux qui ont écrit sur les stratégies permettant de les créer.
À la fin du 12e siècle, on assiste à un regain d'intérêt pour le concept du golem et les techniques utilisées pour en créer un. Le rabbi Yéhouda Ha'hassid et le rabbin El'azar de Worms étaient deux sages éminents, qui ont tous deux écrit des commentaires sur le séfer Yétsira.
Le rabbin El'azar a consigné une technique pour créer un golem. Tout d'abord, on rassemble de la poussière en forme d'homme, puis on récite une formule de permutations de lettres hébraïques. Les combinaisons de lettres de la première moitié de l'alphabet hébreu lui donnent vie, tandis que celles de la seconde moitié le rendent inanimé.

Avec une technique similaire, on écrit le mot "homme" (adam) dans la poussière, puis on récite les combinaisons de lettres, et le golem se forme alors de lui-même.
Dans une autre méthode, on écrit plutôt le mot "vérité" (émet) en lettres hébraïques et on récite des permutations de lettres kabbalistiques. On efface ensuite la première lettre de "mét", de sorte que le mot s'écrit désormais mes (mort), ce qui le rend à nouveau inanimé.

D'autres rituels pour créer un golem consistent à réciter des combinaisons de toutes les lettres hébraïques tout en marchant en cercle autour de la poussière moulée. Pour détruire le golem, les combinaisons de lettres sont récitées à l'envers et le cercle est inversé. [attribué au rabbi Avraham Ibn Ezra]
De plus, le rabbin Yossef ben Shalom Ashkenazi, un kabbaliste de la fin du 13e siècle, a ajouté à sa technique un élément unique qui impliquait la visualisation de couleurs. [voir son commentaire sur le séfer Yétsira ]

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+ Les golems dans la loi juive :

-> Ces créations ont des implications halakhiques étonnantes.
Il s'agit notamment de questions telles que la nécessité ou non d'abattre rituellement un veau créé à partir de formules mystiques. Une telle vache peut-elle être utilisée pour le commandement de la égla aroufa?
Tuer un golem constitue-t-il un meurtre? Un golem peut-il être créé le jour du sabbat?

Un golem peut-il être pris en compte dans un minyan? La grande majorité des autorités juridiques juives répondent qu'un golem ne peut pas être pris en compte, mais les différentes raisons invoquées pour justifier cette réponse sont intéressantes à examiner.
De plus, il convient de noter que, bien que la plupart des autorités concluent qu'un golem ne compterait pas pour un minyan, plusieurs autorités ont au moins défendu l'idée qu'un golem pourrait compter pour un minyan.
Ce sujet est abordé par des autorités plus récentes comme par exemple, la Michna Béroura (55:44) et le 'Hazon Ich (Yoré Déa 116:1). Il est intéressant de noter que la Mishnah Berurah ne se prononce pas réellement, mais conclut plutôt qu'il s'agit d'un doute.
Il convient de noter que le rabbin Acher Weiss cite le rabbin Aryé Leib HaKohen, fils du 'Hafets 'Haïm, qui a demandé à son père pourquoi il avait mentionné cette question dans la Michna Béroura.
Il a répondu : "Afin de renforcer la foi simple dans le cœur du peuple juif, afin qu'il sache que de telles choses existaient, même dans les générations ultérieures, ce qui est merveilleux. "

Le rabbin Yossef Rosen, le Rogatchover Gaon, attribue au golem un statut juridique juif très particulier, affirmant qu'il n'appartient pas à la catégorie des "choses réelles". En d'autres termes, il n'est légalement classé dans aucune catégorie existante (animal, humain ou autre) et les commandements ne s'appliquent pas à lui.
C'est à travers ce prisme que les questions ci-dessus trouveraient une réponse. Ce qui explique que dans la guémara Rabbi Zéra pouvait simplement détruire le golem, pourquoi un golem "animal" ne nécessiterait pas d'abattage rituel, ...

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-> b'h, également sur les Golems : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

Guéoula & confiance en soi

+ La guéoula ne vient pas car nous n'avons pas assez confiance soi-même :

"Nous n'avons pas la guéoula car nous n'avons pas assez de émouna en nous, c'est-à-dire à quel point Hachem aime chaque juif".
[rabbi na'hman de Breslev - rapporté par le rav Arouch]

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-> La raison pour laquelle on n'obtient pas de grande délivrance dans notre vie, c'est parce qu'on n'a pas la confiance en nous-même.
Rabbi Na'hman dit que chaque juif est important et aimé aux yeux d'Hachem.
Lorsqu'une personne prie et qu'elle n'a pas une émouna complète en elle-même, alors elle n'a pas un récipient pour contenir des grandes délivrances dans sa vie.
[rav Arouch]

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-> "Hachem aime chaque juif comme le roi David ...
Hachem aime chaque juif comme Eliyahou haNavi"
[midrach - rapporté par le rav Arouch]

[puisqu'on est tous Ses enfants, donc on est tous identiques! ]

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[Le rav Arouch, rapporte que selon le rabbi de Berditchev dit que plus on considère que l'on est important aux yeux d'Hachem, alors plus Hachem agit comme un père aimant, distribuant avec largesse Ses bénédictions.]

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-> Le midrach nous dit que chacune des 12 tribus a reçu son propre chemin lors du à travers la mer Rouge. Quelle était la raison de cette partie du miracle? Pourquoi n'était-il pas suffisant pour Lui de créer un seul chemin à travers la mer Rouge afin que tout le peuple juif puisse la traverser ensemble?

L'ouverture de la mer avait pour but de montrer que chaque tribu méritait sa propre ouverture de la mer.
En réalité, chaque juif méritait que la mer s'ouvre pour lui.
Il y a une grande leçon à tirer de cette histoire : chaque juif doit savoir que Hachem l'aime.
Oui, Il aime le peuple juif dans son ensemble, mais Il aime aussi chaque juif, car nous sommes tous Ses enfants.
[Sfat Emet]

Rabbénou Saadya Gaon dit qu'il y a 2 types de téchouva :
1°/ les remords pour le passé ;
2°/ la téchouva des tsadikim, qui signifie faire téchouva pour ne pas avoir fait une avodat Hachem hier comme on le fait aujourd'hui. En effet, chaque jour, une personne est censée se rapprocher d'Hachem, et par conséquent, chaque jour, son avodat Hachem doit être meilleur que le jour précédent.
Même une personne sainte doit faire téchouva, chaque personne, à son niveau, doit chercher à se rapprocher d'Hachem (qui est infini).

Impacter le monde en gardant sa bouche

+ "Tu seras responsable de mon palais et tout mon peuple sera nourri par ta bouche" (Mikets 41,40)

+ Un juif par sa prière apporte de l'abondance dans le monde :

-> Le Targoum Onkelos traduit le verset comme suit : [Pharaon dit à Yossef: ] "Grâce aux paroles de ta bouche, toute ma nation mangera".

Cela indique que c'est par la prière qui sort de la bouche d'un juif, qu'est créée une abondance de moyens de subsistance dans le monde.

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+ Celui qui garde sa bouche soutient le monde :

-> Le rav Moché Stein (dans son Béer Moché) explique ce verset en citant l'explication des commentateurs du verset : "Il ne violera pas sa parole ; tout ce qu'a proféré sa bouche, il doit l'accomplir" (Matot 30,3). Ils expliquent que si une personne ne "viole" pas ses paroles et n'utilise pas sa bouche pour prononcer des mots inappropriés (ex: lachon ara), alors tout ce qu'elle dit s'accomplira.
En n'utilisant sa bouche que pour de bonnes choses, il aura le pouvoir de voir ses paroles s'accomplir d'en-Haut.

En conséquence, le verset dit que grâce aux paroles de Yossef, la nation entière sera soutenue. Ses paroles auront un fort impact au Ciel et apporteront une abondance de bonté dans ce monde.

C'est dans cet esprit qu'il explique le verset : "Les lèvres doivent embrasser celui qui dit les mots justes" (chéfatayim yissak, méchiv dévarim né'hokhim - Michlé 24,26).
Le mot "yissak" signifie littéralement "embrasser", mais il peut également signifier "soutenir", comme c'est le cas dans le verset ci-dessus (41,40) concernant Yossef (véal pi'ha yissak kol ami - tout mon peuple sera nourri par ta bouche).
Ainsi, le verset peut être lu comme disant que les lèvres d'une personne peuvent être utilisées pour soutenir le monde lorsqu'elle dit des choses appropriées et s'assure de ne pas utiliser ses mots pour quelque chose de mauvais (selon la volonté d'Hachem, la halakha).

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+ Faire attention à ses paroles apporte de la parnassa :

-> Le 'Hozé de Lublin voit également une allusion au concept selon lequel la parnassa est fournie par le mérite de garder ses mots, dans la guémara (Ména'hot 86a) qui dit que "les hommes riches sont des avares".
Le 'Hozé de Lublin demande comment peut-on dire cela comme une règle générale alors qu'en fait, tous les hommes riches ne sont pas avares. Il répond que la guémara veut dire qu'ils sont avares de leurs paroles. Ils sont devenus riches parce qu'ils ne parlent pas trop (ne disant pas de paroles interdites, voir inutiles, ...). En effet, le fait de veiller à ne rien dire de mal crée la richesse.

[ainsi, Pharaon affirmait que par le mérite de Yossef qui faisait très attention à ses paroles, il y aurait de la parnassa aussi pour son peuple. ]

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=> Yossef représente tout juif qui est présent dans l'obscurité de l'exil, au sein d'une société avec des valeurs non juives. Le verset (rapportant la parole du leader de l'époque : Pharaon) témoigne que la vraie réalité est que même le juif le plus simple, par ses prières et le fait de contrôler ses paroles, c'est ce qui impacte l'économie même du pays!
En apparence un juif semble un lambda comme les autres (si ce n'est détestable), mais en réalité tout juif impacte tous les mondes par ses actions! Tout juif est énorme!!

‘Hanoucca – Pourquoi pas un festin comme à Pourim?

+ 'Hanoucca - Pourquoi pas un festin comme à Pourim?

-> Nous récitons que les 8 jours de 'Hanoucca ont été établis "léhodot oul'allel" (pour Le louer et Le glorifier).
Le rav Henoch d'Alexander demande pourquoi la fête de 'Hanoucca a été instituée comme une période de louanges et de glorification d'Hachem, alors que Pourim a été instituée comme une période de festins et de réjouissances.

Il répond qu'à Pourim commémore la façon dont nous avons été sauvés d'un décret de destruction physique. Étant donné que ce décret s'appliquait à tous les juifs de la même manière, nous commémorons le salut par des festins et des réjouissances, ce qui est également possible pour tous les juifs.
[on se réjouit avec de physique (ex: nourriture), à l'image de notre sauvetage physique. ]

À 'Hanoucca, en revanche, nous commémorons la façon dont nous avons été sauvés d'un décret de destruction spirituelle. Ce décret ne s'applique pas de la même manière à tous les juifs, car il concerne chaque individu à son propre niveau de spiritualité.
C'est pourquoi nous célébrons avec le hallel et la hodaa (louange, remerciement à Hachem), ce qui est fait par chaque individu à son niveau.

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-> Le 'Hidouché haRim répond à la question ci-dessus en disant que 'Hanoucca a été établi comme un moment pour le Hallel et la hodaa parce que c'est la principale force du peuple juif.
Plus une personne déploie d'énergie pour louer et glorifier Hachem, plus elle peut influencer tous ceux qui l'entourent à louer Hachem également.

[Pourim renvoie à notre sauvetage d'une destruction physique, et 'Hanoucca a un sauvetage d'ordre spirituel.
A 'Hanoucca, on met en avant le message que chaque action spirituelle a un impact sur tous les juifs.
En effet, chacune de nos louanges et remerciements à Hachem, peut allumer le coeur d'autre juif ailleurs dans le monde, l'influençant à louer également Hachem (effet domino garanti!).]

Les Cohanim ont gardé le secret de ‘Hanoucca

+ Les Cohanim ont gardé le secret de 'Hanoucca (selon le Yisma'h Moché) :

-> Le rav de Satmar (dans son Divré Yoel - 'helek 2 - ot 129) écrit que même si la guémara dit que 'Hanoucca n'a été établie comme fête que l'année suivant le miracle, les Cohanim avaient déjà accompli la mitsva des bougies de 'Hanoucca cette même année lorsque le miracle s'est produit.

Il s'appuie pour cela sur les paroles de son ancêtre, le Yisma'h Moché (paracha Térouma).
Le Yisma'h Moché cite le verset : "Mordé'haï savait tout ce qui s'était passé" (Esther 4,1), et explique que Mordé'haï était l'un des chefs de la Torah de la génération et qu'il savait à l'avance tout ce qui allait se passer, y compris le décret et les miracles. Il connaissait l'intégralité de la Méguilat Esther, telle qu'elle lui avait été transmise depuis le Sinaï, et l'incertitude et l'inquiétude ne provenaient que du reste de la nation.

Il en va de même pour 'Hanoucca. Les Cohanim savaient à l'avance tout ce qui allait se passer.
Ils avaient une tradition à ce sujet depuis Aharon haCohen. En fait, ils ont gardé les mitsvot de 'Hanoucca en privé pendant toutes les générations, même avant que les miracles de 'Hanoucca n'aient lieu.
Ils l'ont toutefois gardée cachée jusqu'à ce que l'histoire de 'Hanoucca se produise réellement.
Lorsqu'ils virent que le miracle de la fiole d'huile s'était enfin produit, ils comprirent que le temps était venu pour tous de faire savoir ce qu'ils avaient toujours su. C'est pourquoi, bien qu'ils n'aient institué la fête que l'année suivante, ils l'avaient toujours célébrée en privé, et cette année-là, ils l'ont célébrée en public.
Pour la première fois, ils ont allumé les bougies en plein air afin de faire connaître les miracles, ce qui est le but principal de la mitsva.

Nous pouvons utiliser cette idée pour expliquer les mots que nous récitons : "Allumer les bougies (nérot) dans la cour sainte". Nous pouvons dire que cela ne fait pas référence aux bougies de la Ménora dans le Temple.
Ils étaient retournés au Temple et avaient recommencé toutes les différentes parties de la avoda. Par conséquent, il est évident qu'ils ont rallumé la Ménora, et il n'y a aucune raison de mentionner spécifiquement qu'ils ont fait cette partie de la avoda.
En réalité, il s'agit plutôt des boguies de 'Hanoucca, qui ont été allumées en public, "dans la cour", pour la première fois.

"Elle l'ouvrit et le vit, lui, le garçon, et voici qu'un jeune pleurait.
Un jeune homme pleurait. Elle eut pitié de lui et dit : "C'est l'un des garçons hébreux" " (Chémot 2,6)

-> Le Beit Israël cite des tsadikim (comme le rabbi Mendel de Vork) qui observent que Batya n'a fait que voir l'enfant pleurer, elle ne l'a pas entendu.
C'est ainsi que la prière est censée être : calme, l'accent n'étant pas mis sur les aspects extérieurs, mais sur le sentiment personnel et intérieur.
C'est ainsi qu'elle a compris qu'il s'agissait d'un enfant juif, car seul un juif peut pousser un cri inaudible pour les autres.

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-> Hachem promet à tout juif : "Je suis avec lui dans sa difficulté" (Téhilim 91,15 - imo ano'hi bétsara).

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira (le rabbi de Piaseczno), dans son Aish Kodech, explique qu'en fait Batya a ressenti qu'on pleurait au Ciel, et elle a compris que c'était forcément un juif car Hachem partage la souffrance de tout juif.

[d'une certaine façon, Moché souffrait pour la situation très dure de ses frères juifs en Israël, ce qui a fait que Hachem en souffrait également, et c'est ce lien si particulier entre un juif et Hachem que Batya a mis en avant par sa déclaration. ]

Plus une personne déploie d'énergie pour louer et glorifier Hachem, plus elle peut influencer tous ceux qui l'entourent à louer Hachem également.
[ 'Hidouché haRim - sur 'Hanoucca ]