Aux délices de la Torah

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Le Messé’h ‘Hokhma & Terre d’Israël

+ Le Messé'h 'Hokhma & Terre d'Israël :

-> Le Messé'h 'Hokhma (sur Bé'houkotaï 26,44) enseigne :
Voici, depuis que les juifs vivent parmi les nations, depuis de nombreuses années, pendant lesquelles personne ne croyait qu'ils survivraient d'une manière aussi merveilleuse ... la Providence [divine] fonctionne [comme suit] : les juifs trouvent le repos pendant près de cent ou deux cents ans. Puis un vent de tempête se lève et disperse ses myriades de vagues, détruisant tout, balayant tout sans pitié, jusqu'à ce qu'ils soient dispersés, seuls.
Ils courent, ils fuient vers un endroit lointain, où ils s'unissent et redeviennent un peuple. Ils intensifient leur étude de la Torah ; leur sagesse connaît un grand succès, jusqu'à ce qu'ils oublient qu'ils sont des étrangers dans un pays étranger. Ils pensent que c'est leur lieu d'origine et ils n'attendent plus le salut spirituel d'Hachem au moment prévu.
Une tempête encore plus forte s'abattra sur cet endroit et rappellera [à chacun d'entre eux] d'une voix tonitruante : "Tu es juif! [Souviens-toi] qui t'a fait homme! Va vers une terre que tu ne connais pas!"

C'est ainsi que la situation des juifs dans les pays des nations fluctue, comme un œil averti peut le constater dans les livres d'histoire. Il y a deux raisons à cela : préserver la religion vraie et pure, et préserver la nation juive ...

Telle est la voie du peuple juif : lorsqu'il entre dans un pays étranger, il ne se consacre pas à la Torah, car il est affaibli par les troubles, les décrets (maléfiques) et l'expulsion.
Par la suite, un esprit divin s'éveille en lui, l'incitant à revenir à ses racines sacrées. Il étudie alors et diffuse la Torah ; il accomplit des choses merveilleuses, jusqu'à ce que la gloire de la Torah atteigne son apogée. Cependant, la nouvelle génération n'a rien à ajouter, aucun moyen de surpasser ses prédécesseurs. Que fera l'homme de son désir de se distinguer et de découvrir de nouvelles choses?
Il critiquera l'héritage de ses ancêtres sur la base d'une fausse [nouvelle] idée. Il imaginera de nouvelles choses, oubliant ce qui est arrivé à son peuple lorsqu'il a vacillé dans une mer de troubles, aussi [graves] fussent-ils. Très vite, il dira : "Nos pères nous ont légué un héritage de mensonges".

Le juif, en général, oubliera d'où il vient, se considérant comme éternellement enraciné dans sa terre natale. Il abandonnera l'étude de sa religion pour apprendre des langues qui ne sont pas les siennes. Il apprendra des mœurs corrompues des non juifs, et non de leurs mœurs vertueuses.
Il pensera que Berlin est Jérusalem ... [ça glissera vers une petite Jérusalem, puis aussi bien que Jérusalem ... (rien que penser comparer Jérusalem ne devrait pas être envisageable tellement elle est sublime!) ]

Puis un vent tempétueux viendra le déraciner de son tronc et le déposera au milieu d'une nation lointaine dont il n'a pas appris la langue. Il réalisera alors qu'il est un étranger, que sa langue est notre langue sacrée, que les langues étrangères sont comme des vêtements temporaires, que ses origines se trouvent dans la race juive et que ses consolations sont celles des prophètes d'Hachem, qui ont prophétisé sur la souche de Yichaï à la fin des temps. Au cours de ses pérégrinations, il oubliera sa Torah, sa profondeur et son pilpoul.

Il se reposera alors un peu ; un sentiment sacré s'éveillera en lui ; ses fils se renforceront ; ses jeunes progresseront dans la Torah d'Hachem, et ils se lèveront pour diffuser la Torah dans ces contrées, où elle était déjà tombée dans l'oubli. De cette manière, il survivra et restera fort. Telle est la voie suivie par le peuple juif depuis le jour où il a commencé ses pérégrinations ...

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[on voit que même s'il y a beaucoup de Torah mais pas le désir d'aller habiter en terre d'Israël, cela est répréhensif.
Les nouvelles générations pour innover de leur ancêtre oublie l'importance d'aller vivre en Israël, préférant s'installer pour toujours, dans le confort en dehors d'Israël, en venant presque à se convaincre qu'ils sont réellement en Israël (petite Jérusalem). ]

"Moché et le peuple juif chantèrent (litt. chanteront - "yachir" = verbe au futur) ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

-> Ce verset fait allusion à des événements futurs, puisque le mot "chanteront" (yachir).
[nos Sages (Sanhédrin 91b) disent que l'utilisation du futur dans ce contexte est une allusion à la future résurrection des morts. (où tous les juifs chanteront alors à Hachem)]

Un explication de l'emploi du futur (yachir) est :
La tribu de Yéhouda est entrée la première dans la mer parce qu'elle était convaincue que D. la séparerait certainement et qu'elle entonnerait alors un chant de louange.
Par conséquent, avant même de sauter dans la mer, ils pensaient que D. allait certainement fendre la mer et qu'à leur tour, ils entonneraient bientôt un chant de louange.

C'est ce à quoi font allusion les mots "Alors Moché et le peuple juif chanteront", au futur, c'est-à-dire qu'ils étaient certains de chanter, car la mer s'ouvrirait sûrement, de sorte qu'il serait suivi de "Je chanterai pour Hachem ..." (Béchala'h 15,1).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> La tribu de Yéhouda (menée par leur nassi Nahchon ben Aminadav) est entrée dans la mer avec la certitude que D. accomplirait un miracle pour le peuple juif et qu'ils allaient chanter (az yachir) en réponse à ce miracle.

Mitsva individuelle & collective

La Torah se donne beaucoup de mal dans la paracha Nasso pour répéter les korbanot des Nesiim (chefs de tribu), en précisant le korban de chaque Nassi individuellement.
La Torah veut nous enseigner que lorsqu'un individu accomplit une mitsva, cela n'est pas considéré au ciel de la même façon qu'un acte collectif, mais plutôt Hachem se réjouit pour chaque individu comme s'il était la seule personne au monde.
L'amour et la joie d'Hachem pour chaque individu (juif) ne diminuent pas simplement parce que beaucoup de gens accomplissent la même mitsva que lui.
[Alter de Kelm - cité par le rav Yaakov Aryeh Naiman - Darké Moussar ]
[imaginons le Kotel remplit, et bien pour Hachem c'est comme si chaque juif présent est le seul au monde à faire cette mitsva! Hachem l'aime et l'apprécie immensément. ]

Béchala’h – la noyade des égyptiens = grande bonté pour eux

+ Béchala'h - la noyade des égyptiens = grande bonté pour eux :

-> Les concepts de vie et de mort sont inversés lorsqu'ils sont appliqués aux réchaïm, puisque même de leur vivant, les r sontéchaïm appelés "morts" (guémara Béra'hot 18b), en raison du fait qu'ils sont racha ils sont alors déconnectés de D., la source de la vie.
Cependant, par lorsque leur mort physique est non naturelle, ils sont élevés, puisque leur mort sanctifie publiquement le nom d'Hachem, car le nom de D. est sanctifié lorsque les gens sont témoins de la façon dont il exécute la justice contre ceux qui lui désobéissent.
En ce sens, leur mort les "vivifie" réellement.

La question se pose alors [au sujet des égyptiens] : Puisque la mort du malfaiteur le ramène à la vie, pourquoi la mer [Rouge] devrait-elle rejeter son cadavre? En outre, il n'y a pas eu de plus grande sanctification de D. que par la mort des réchaïm, comme ce fut le cas en Égypte, car par la mort des réchaïm égyptiens, tout le monde a réalisé que D. était le Créateur et le soutien du monde.

C'est sur cette base que nous expliquons le verset : "Israël vit la grande main que D. infligea à l'Égypte" (Béchala'h 14,31). A première vue, l'utilisation de l'expression "la grande main" n'a pas de sens, puisque le Arizal (Eits 'Haïm 33,1) affirme que l'expression "la grande main" (yad aguédola) fait allusion à la bonté d'Hachem.
Quelle bonté D. a-t-il exercée à l'égard des égyptiens?

A la lumière de l'explication ci-dessus, la phrase peut être interprétée comme disant : "Israël a vu la grande main", c'est-à-dire la bonté que D. a accordée aux égyptiens. Et de quelle bonté le peuple juif a-t-il été témoin?
"Le peuple craignait D. et avait foi en lui". En frappant les égyptiens, le peuple juif en est venu à révérer Hachem et à croire en Lui et en Son serviteur Moché.
En étant frappés, les égyptiens ont servi de véhicule pour imprégner le peuple juif de foi en D. et de révérence à son égard.
Il ne pouvait y avoir de plus grande bonté pour les égyptiens que celle de D. de les utiliser comme moyen d'inculquer la foi au peuple juif.
[...]

Une main "grande" (yad aguédola) symbolise la bonté, tandis qu'une main "forte" (yad a'hazaka) symbolise le jugement. (Tikouné Zohar 9a)
C'est donc ce que signifie le verset "Israël vit la grande main que D. infligea à l'Égypte". Ils ont été témoins de la bonté dont ont bénéficié les égyptiens.
Le verset poursuit en expliquant quelle bonté a été exercée à l'égard des Égyptiens : la bonté a consisté à ce qu'ils aient pu servir d'instrument pour que le peuple juif en vienne à craindre D. et à croire en D.
En d'autres termes, les égyptiens ont permis au peuple juif d'acquérir la foi en Hachem.
[...]

C'est pourquoi le verset dit : Israël a vu", en référence à ceux qui possèdent un intellect bien développé, dont la foi et la crainte de D. ne nécessitent pas de miracles ou de prodiges. Pour ces personnes, appelées "Israël", il n'y a pas eu de bonté pour les égyptiens lorsque la mer s'est séparée, puisqu'ils avaient déjà foi en D. avant d'être témoins du miracle.
Comme les personnes les plus élevées du peuple juif avaient foi en Hachem sans avoir besoin d'assister à des miracles, les égyptiens n'ont pas servi d'instrument pour leur inculquer la foi. C'est pourquoi il n'est pas dit qu'ils craignaient Hachem. Lorsque le verset affirme que le peuple craignit D. à la suite du châtiment des égyptiens, il se réfère au "peuple".

Néanmoins, ceux que l'on appelle "Israël" se rendent compte qu'une bonté a été accordée aux égyptiens, puisqu'ils allaient servir de support à l'accomplissement de miracles et de prodiges pour le bien de ceux dont l'intellect n'était pas développé et qui avaient besoin de tels miracles et de démonstrations des pouvoirs de D. pour fortifier leur foi et leur crainte.
Les égyptiens ont donc été les instruments par lesquels "le peuple" en est venu à craindre Hachem et à croire en lui.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 14,31]

Il y a des jours propices où D. accorde Sa bonté à la nation juive et révèle Son amour pour elle.
Le jour le plus propice est celui de Pessa'h.
C'est pourquoi la Torah dit spécifiquement : "Ce jour-là" (bayom aou - Béchala'h 14,30), c'est-à-dire "en ce jour propice, précisément, Il a sauvé le peuple juif [en Egypte] et lui a révélé Son amour".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 14,30]

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=> Pessa'h est une période propice à la manifestation de l'amour de D. à notre égard (peu importe que nous soyons méritants ou pas).

Lorsque les mondes restent attachés à leur matérialité, le service parfait de D. leur est inaccessible, mais lorsqu'ils prennent leurs distances et s'extraient de leur matérialité, ils sont capables de servir D. parfaitement.
... Lorsqu'une personne s'éloigne de sa matérialité [chacun selon son niveau, ses attirances au matériel], Hachem lui apparaît.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot 2,4 ]

L'âme est considérée comme une "une partie du D. en-Haut" ('hélek Eloka mimaal - Iyov 31,2).
Le Tanya (Likouté Amarim - chap.2) ajoute le mot "mamach" pour montrer qu'on doit le comprendre au sens le plus littéral.

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-> Les anges ne sont qu'une partie de la création.
Le rabbi Schnéour Zalman de Liadi (Iguéret Kodech - épître 23) écrit que "si un ange se tenait en présence d'un groupe de 10 juifs, même s'il n'y avait pas de paroles de la Torah [discutées] entre eux, une terreur et une crainte infinies et illimitées s'abattraient alors sur lui en raison de la présence divine qui règne sur eux, au point qu'il serait complètement anéanti!"
[la raison pour laquelle les êtres humains ne réagissent pas de la même manière est qu'ils sont moins raffinés (purs) et ont beaucoup moins de sensibilité et de perception spirituelles que les anges, et qu'ils ne sont donc pas conscients de la présence dans laquelle ils se trouvent. (cela permet aussi au libre arbitre d'exister). ]

La grandeur d’être juif

+ La grandeur d'être juif(ve) :

-> Chaque jour nous disons dans la Kédoucha, lors de la répétition du Amida par l'officiant : "Nous sanctifierons ton nom dans ce monde tout comme [les saints anges] le sanctifient dans les cieux".
Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - part.2, chap.10) note que cela semble être une extraordinaire arrogance de notre part. Pouvons-nous vraiment nous comparer aux anges les plus saints du ciel qui louent constamment Hachem?
Examinons ce qu'est réellement un juif.

Avant notre naissance, notre âme réside dans les mondes supérieurs avec d'innombrables anges. Leur tâche consiste à servir et à louer Hachem en permanence.
Hachem souhaite également avoir des âmes qui Le serve dans ce monde et c'est pourquoi il "choisit" certaines âmes et les envoie comme Ses messagers pour accomplir Son service dans notre monde.
Les anges et nous-mêmes sommes tous deux des serviteurs d'Hachem, et nous sommes tous deux chargés de sanctifier le nom d'Hachem. Leur lieu de service est au Ciel et le nôtre est sur terre.

Un juif est l'une des rares âmes qui a eu le mérite d'être un messager d'Hachem dans ce monde. Il est observé par Hachem et par tous les milliards d'âmes et d'anges au Ciel pour voir comment il se comporte.
Le 'Hafets 'Haïm écrit que : "s'il réussit, il reçoit beaucoup de bienfaits d'Hachem et ses actes sont inscrits dans le livre spécial de souvenir d'Hachem. Ses actes sont publiés devant tous les anges et il recevra un grand honneur et une grande gloire lorsqu'il atteindra le monde à Venir, car il a mérité d'être un serviteur loyal du Roi des rois".

=> C'est un honneur si prestigieux d'être choisi comme l'un des rares messagers à venir dans ce monde que n'importe quelle âme serait prête à renoncer à toute sa part dans le monde à venir pour avoir cette opportunité.
Le 'Hafets 'Haïm conclut que si quelqu'un réalise cela : "il devrait être rempli d'une joie énorme et explosive quand il réalise une mitsva. Lorsqu'il se souvient qu'il n'est qu'un humble humain physique mais qu'il a le mérite de parler à Hachem tout comme les anges les plus saints, ses yeux se rempliront d'une incroyable joie, il s'humiliera devant Hachem et s'engagera à accomplir la volonté d'Hachem de tout son cœur."

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+ Servir Hachem avec joie :

-> La Torah décrit 98 horribles punitions/malédictions qui s'abattront sur le peuple juif, à D. ne plaise, si nous ne respectons pas les commandements d'Hachem, et en donne ensuite une raison : "Parce que vous n'avez pas servi Hachem, votre D., avec joie (sim'ha)" (Ki Tavo 28,47).
Comment se fait-il que les châtiments les plus terribles surviennent parce que nous n'avons pas agi avec joie? Est-ce un crime de ne pas être heureux?

La réponse est : oui!
Hachem nous a choisis et créés pour être Ses loyaux serviteurs. Nous avons reçu l'illustre mission de vivre notre vie en tant que porteurs de Sa royauté, et en tant que tels, nous devrions être extrêmement fiers et enthousiastes à chaque fois que nous avons l'occasion de servir notre Roi.
Si nous servons Hachem sans le faire avec joie, nous disons en fait à Hachem : "Merci mais, non merci".
Nous montrons que nous ne considérons pas ce qui nous a été donné comme quelque chose de prestigieux ou de spécial et que nous ne sommes pas fiers de L'avoir comme roi et maître. Si c'est ce que nous ressentons, Hachem n'a pas besoin de nous et le résultat peut, à D. ne plaise, être terrible.

-> Par ailleurs, le Yessod veChorech haAvoda (chap.34) écrit dans son testament comment il a atteint son niveau de grandeur extraordinaire :
"... Parce que mon cœur brûlait constamment d'une grande joie et d'un grand bonheur, la plus grande joie possible que l'on puisse atteindre : J'ai un tel D. dont la royauté ne s'arrêtera jamais pour toujours.
Après avoir créé tant de mondes qui ne peuvent même pas être comptés, tous Le reconnaissent, le servent et le louent constamment. Puis Il m'a choisi, moi, un simple humain de chair et de sang, et dans Sa grande bonté, Il m'a créé comme l'un des membres de la sainte nation juive, afin que je puisse moi aussi reconnaître un peu de Sa grandeur et de Son exaltation dans ce monde ...
Mon cœur brûlait constamment d'une grande fierté d'avoir mérité d'être un serviteur éternel d'un tel D., et je ressentais continuellement de l'orgueil à l'égard de Sa sainteté.
En raison de cette fierté, de cette joie et de ce bonheur qui brûlaient en permanence dans mon cœur à propos de Sa sainteté, j'avais toujours l'habitude de Le mentionner et de Le louer.
Quoi qu'il m'arrive, que ce soit bien ou mal, je Le louais toujours, car j'étais convaincu que tout venait de Lui et était sous Son contrôle."

Servir Hachem avec joie

+ Servir Hachem avec joie :

-> La Torah décrit 98 horribles punitions/malédictions qui s'abattront sur le peuple juif, à D. ne plaise, si nous ne respectons pas les commandements d'Hachem, et en donne ensuite une raison : "Parce que vous n'avez pas servi Hachem, votre D., avec joie (sim'ha)" (Ki Tavo 28,47).
Comment se fait-il que les châtiments les plus terribles surviennent parce que nous n'avons pas agi avec joie? Est-ce un crime de ne pas être heureux?

La réponse est : oui!
Hachem nous a choisis et créés pour être Ses loyaux serviteurs. Nous avons reçu l'illustre mission de vivre notre vie en tant que porteurs de Sa royauté, et en tant que tels, nous devrions être extrêmement fiers et enthousiastes à chaque fois que nous avons l'occasion de servir notre Roi.
Si nous servons Hachem sans le faire avec joie, nous disons en fait à Hachem : "Merci mais, non merci".  [quel cadeau empoissonné Tes mitsvot, ça va laisse moi respirer! ça va je les fais vite fait par habitude pour m'en débarrasser ... ]
Nous montrons que nous ne considérons pas ce qui nous a été donné comme quelque chose de prestigieux ou de spécial et que nous ne sommes pas fiers de L'avoir comme roi et maître. Si c'est ce que nous ressentons, Hachem n'a pas besoin de nous et le résultat peut, à D. ne plaise, être terrible.

-> Par ailleurs, le Yessod veChorech haAvoda (chap.34) écrit dans son testament comment il a atteint son niveau de grandeur extraordinaire :
"... Parce que mon cœur brûlait constamment d'une grande joie et d'un grand bonheur, la plus grande joie possible que l'on puisse atteindre : J'ai un tel D. dont la royauté ne s'arrêtera jamais pour toujours.
Après avoir créé tant de mondes qui ne peuvent même pas être comptés, tous Le reconnaissent, le servent et le louent constamment. Puis Il m'a choisi, moi, un simple humain de chair et de sang, et dans Sa grande bonté, Il m'a créé comme l'un des membres de la sainte nation juive, afin que je puisse moi aussi reconnaître un peu de Sa grandeur et de Son exaltation dans ce monde ...
Mon cœur brûlait constamment d'une grande fierté d'avoir mérité d'être un serviteur éternel d'un tel D., et je ressentais continuellement de l'orgueil à l'égard de Sa sainteté.
En raison de cette fierté, de cette joie et de ce bonheur qui brûlaient en permanence dans mon cœur à propos de Sa sainteté, j'avais toujours l'habitude de Le mentionner et de Le louer.
Quoi qu'il m'arrive, que ce soit bien ou mal, je Le louais toujours, car j'étais convaincu que tout venait de Lui et était sous Son contrôle."

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[issu du dvar Torah : La grandeur d'être juif(ve) : https://todahm.com/2023/11/12/la-grandeur-detre-juif ]

"Tu as livré les forts entre les mains des faibles" (massarta guiborim kédolim béyad 'halachim" - liturgie de Al haNissim)

-> Une explication de ce verset est :
A première vue, le texte est un peu problématique car les 'hachmonaïm étaient également des guerriers courageux, comme le mentionne le Sefer Yossifoun (chap.20 & 26). Comment, alors, peuvent-ils être considérés comme "faibles"?

L'intention est cependant la suivante. En raison de leur droiture, les soldats de l'armée juive n'attribuaient pas leur victoire à leur courage, mais à D.
Ainsi, lorsqu'il est question des "faibles", il s'agit de ceux qui étaient faibles à leurs propres yeux.
Ils ont compris que leur victoire n'était pas due à leurs prouesses, mais à l'aide d'Hachem.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Hanoucca]