Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

+ La émouna consiste à croire en Hachem même lorsque nous ne voyons pas Sa bonté, même lorsque les choses sont difficiles, et à croire que tout est pour le bien.
Il est important de discuter de la émouna à cette période de l'année, car la destruction du Temple est le résultat d'un manque d'émouna en Hachem.

Rabbi Ména'hem Mendel de Patilch (petit-fils de rabbi Ouri de Strelisk) évoque les dates des 4 jours de jeûne (liés au Temple) fixés par le calendrier juif. Il s'agit du 17 (de Tamouz), du 9 (d'Av), du 10 (de Tévét) et du 3 (de Tichri).
Ces dates sont : 17+9 = 26 soit : יהוה (Hachem = Nom Divin de miséricorde/bonté) et : 3 + 10 = 13 soit la valeur de : אחד (un - é'had).
Les jours de jeûne ont pour but de rétablir notre émouna dans le fait que : Hachem est Un (יהוה אחד)
Par le mérite de notre émouna, même dans ces moments difficiles (destruction de Jérusalem, avec toutes nos souffrances ensuite en exil), alors le Temple sera reconstruit.

[il en est de même dans notre vie, si nous gardons émouna, que nous restons convaincus que tout est pour notre bien même dans nos moments difficiles/obscurs, alors grâce à ce mérite on s'amène notre délivrance personnelle. ]

"Hachem n'accorde que du bien et de la bonté aux Bné Israël.
Cependant, avant que le bien ne vienne, il est parfois nécessaire que ce soit le contraire (difficultés et soucis), car c'est la façon de faire d'Hachem, de sorte que le bien qui viendra par la suite sera alors de la meilleure des façons.
Lorsqu'une personne ne comprend pas cela, elle pense qu'Hachem, lui fait du mal, mais ce n'est pas le cas."
[ rabbi Eliyahou Lerman (Eizor Eliyahou), élève du rabbi Mendel de Kotzk ]

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-> Lorsque la nation juive a cru aux explorateurs (méraglim) et a eu peur d'aller en terre d'Israël, ils ont dit : "c'est par haine pour nous que Hachem nous a fait sortir de l'Egypte" (Dévarim 1,27).
Le midrach (Bamidbar rabba 16,2) écrit que cette affirmation a eu des conséquences terribles, parce qu'ils ont dit que Hachem les déteste (a de la haine envers nous - בְּשִׂנְאַת יְהוָה אֹתָנוּ), alors : "c'est pourquoi je l'ai prise en haine" (עַל כֵּן שְׂנֵאתִיהָ - Yirmiyahou 12,8).

-> Le Sfat Emet explique :
"Hachem agissait uniquement pour notre bien, mais comme ils ont dit qu'Hachem les haïssait, cela a poussé Hachem à les haïr."

-> Nous en tirons les leçons suivantes :
1°/ tout ce que fait Hachem est pour notre bien ;
2°/ c'est une faute grave que de soupçonner qu'Hachem nous hait et qu'il agit contre notre intérêt.
Hachem nous aime toujours et cherche notre bien. Nous devons y croire et nous verrons alors que tout est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> Tout au long de la méguilat Eikhah (ui rapporte le terrible récit de la destruction du Temple), le nom Divin אלקים (Elokim) associé à Son Attribut de stricte rigueur, n'est pas utilisé.
Au contraire, c'est le nom יהוה, le Nom Divin de la miséricorde/compassion, est écrit.
Cela nous enseigne que même la destruction du Temple était un acte de la miséricorde d'Hachem.
[le frère du Maharal - rabbi 'Haïm - Igrot haTiyoul ]

Shabbath = un jour d’amour parfait

Shabbath = un jour d'amour parfait :

-> La guémara (Baba Batra 99a) enseigne que lorsque les chérubins se font face, cela signifie que les juifs agissent selon la volonté de D., et dans le cas contraire, ils se tournent le dos.

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Nefesh HaChaim 1,8) écrit :
"On sait qu'un chérubin (kérouv) représente Hachem et l'autre la nation juive.
Le degré de proximité et de connexion du peuple juif avec Hachem, ou D. préserve, le contraire, a été miraculeusement et merveilleusement observé par la position des kérouvim. Lorsque les yeux de la nation juive étaient tournés vers Hachem, les kérouvim se faisaient face."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach) enseigne qu'à Shabbath, Hachem aime le peuple juif d'une manière totale.
Ainsi, même si pendant la semaine les kérouvim pouvaient se donner le dos, dès l'arrivée du Shabbath, les kérouvin (représentant Hachem et le peuple juif) se faisaient face, et cela peut importe notre niveau spirituel (où les fautes que l'on a pu faire), mais uniquement parce que l'amour d'Hachem pour nous est complet en ce jour!

"Toutes les nombreuses souffrances qui nous arrivent dans l'exil sont dues au fait que nous ne crions pas vers Hachem avec nos prières.
Si nous prions, nos prières seront exaucés".
['Hafets 'Haïm - Likouté Amorim 10]

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-> Le midrach (Chémot rabba 38,4) déclare : "Lorsque vos ancêtres étaient esclaves en Egypte, ne les ai-je pas sauvés lorsqu'ils ont prié vers Moi? Par conséquent, soyez prudents avec la prière, car il n'y a rien de plus grand. Elle est plus importante que tous les korbanot [au Temple]. Même si une personne n'est pas digne que j'agisse avec bonté pour elle, si elle prie beaucoup, je lui ferai des bontés."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - drouch 5) écrit :
L'avoda de la prière est tout ce qui nous reste en exil, parce que nous ne pouvons pas apporter les korbanot (sacrifices).
Il faut prier avec humilité, sans se presser et avec concentration. Heureux ceux qui pleurent et ont le cœur brisé lorsqu'ils prient, car ces prières seront certainement exaucés.
Sur quoi pouvons-nous compter en exil et qu'est-ce qui nous protégera, si ce n'est la prière qui émane des profondeurs du cœur?

Malheur à nous, car il est dit : "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter" (Eikha 3,44). Ce nuage est formé par des paroles interdites, principalement par le fait de parler pendant la prière.

Cependant, si l'on prie avec larmes et concentration, notre prière s'élèvera toutes les prières d'il y a même de nombreuses années qui étaient faibles et n'avaient pas la force de s'élever.
Grâce à une prière avec kavana (intention) et des larmes, ces prières s'élèveront et nous apporteront bonté et bénédictions".

[ben amétsarim et le 9 Av sont des moments tristes car on prend du temps à prendre conscience de la gravité de la perte du Temple.
On a vu que la prière, vestige du Temple, est plus importante que les korbanot, et ainsi en dirigeant nos larmes dans nos prières nous leur donnons une force énorme, et nous élevons également toutes celles du passé. ]

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-> Le Yaarot Dvach met en avant que l'on peut certes bien prier, mais par le fait de parler dans la synagogue alors on va créer "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter".

Il est à rapporter celles du 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer - vol.II - p.309) à ce sujet :
"Dans Sa bonté et miséricorde, D. nous a laissé un Temple miniature (les synagogues et les lieux d'étude).
Si nous les traitons comme un lieu sacré, alors ils seront transportés (lors de la venue du machia'h) en terre d'Israël, et ils ont actuellement la même sainteté que la terre d'Israël ; et les prières qui y sont récitées montent jusqu'à la porte du ciel.

Cependant, si, D. nous en préserve, nous traitons ces lieux d'une manière honteuse, et que nous y échangeons des paroles vaines, alors la vapeur de ces discussions y est présente, et le "prince de l'exil" (le Satan) s'en revêtit.
Il devient alors : "le maître de la synagogue", que D. nous en préserve, et il accepte alors les prières et les dépose chez les forces négatives.
[Plutôt que de servir Hachem par notre prière,] c'est comme si nous adorions une idole (avoda zara) [dans le Temple miniature qu'est la synagogue]."

=> Prier et parler dans une synagogue, c'est alimenter, donner des forces au mal. Nos prières au lieu de venir nous aider/bénir, viennent nous accuser/maudire.

[comment ne pas être sensible à ce sujet, pendant la période de ben amétsarim et du 9 Av, on l'on s'attriste tant sur la perte du Temple .. ]

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+ Quelques enseignements sur la synagogue & Temple :

-> Construire une synagogue est considéré comme un acte aussi important que de bâtir le Temple.
Les prières offertes chaque jour à la synagogue sont comparables au service (avoda) des sacrifices effectué au Temple. En effet, la prière est aussi appelée "service" (avoda) ...
La synagogue qui reflète le Temple d'en-Haut doit être aussi belle que possible.
[Méam Loez - Térouma 25,8-9]

-> La sainteté d’une synagogue est la même que celle du Temple.
De la même manière que nous nous conduisons actuellement dans une synagogue, de la même manière nous nous comporterons dans le futur Temple.
[…]
Si nous ne nous efforçons pas d’honorer une synagogue, alors [pour l’éternité] nous n’aurons aucune compréhension de ce qu’est réellement la sainteté du Temple.
[Rav Avraham Pam]
[citation rapportée dans le Séfer Torah Tavlin du rabbi David Hoffman (Kédochim 5776)]

-> Le Smak écrit que de nos jours, la synagogue est un Temple miniature (mikdach méat).

-> Le Kav haYachar ajoute que les murs d’une synagogue sont tellement saints que la lumière de la présence Divine plane constamment au-dessus.

-> Le Noda biYéhouda (drouché Tzla’h ‘Hanoucca écrit :
"Actuellement, comme nous le savons, puisque le Temple a été détruit, les endroits où Hachem fait résider Son Esprit Divin, sont les synagogues et les lieux d’études (beit midrach) du peuple juif (cf. guémara Méguila 29a).
C’est pourquoi celui qui parle dans une synagogue ou durant la prière est littéralement en train de se rebeller contre Hachem, et il entraîne que la présence divine s’éloigne. Il accomplit ce que l’armée grecque n’a pas pu faire.
Il rend l’air [spirituellement] impur, et [c’est comme si] il met des idoles dans la Court [du Temple] [מעמיד צלם בהיכל], car pour chacune de ses fautes il entraîne l’apparition d’une séparation avec D. (klipa) et d’un esprit impur!"

-> Le Yalkout (Chmouël I - remez 106) dit : "Dans le futur, le peuple d'Israël va mépriser 3 choses : la malkhout chamayim, la malkhout (royauté) beit David, et le Temple (beit hamikdach). Et le peuple d'Israël ne sera pas méritant d'être délivré tant qu'ils n'en reviennent à désirer ces 3 choses".

D'après la guémara (Méguila 29a), depuis la destruction du Temple, les synagogues et maisons d'étude viennent en place du Temple. [la synagogue est un Temple en miniature (beit mikdach méat)]
=> Ainsi, nous devons témoigner de l'importance et du respect à nos synagogues, et grâce à cela nous aurons le mérite d'avoir la venue du machia'h, d'avoir le Temple reconstruit pour l'éternité.
[d'après un divré Torah du rav Its'hak Sorotzkin]

"Une personne doit toujours prier pour ne pas tomber malade, car après qu'elle soit tombée malade, le ciel dira : 'Apportez un mérite pour être sauvé'".
[guémara Shabbath 32a]

-> La rav Elimélé'h Biderman commente :
La guémara explique qu'une personne n'a pas besoin de mérites particuliers pour rester en bonne santé, mais qu'une fois qu'elle tombe malade, elle a besoin de mérites plus importants pour se rétablir.
Il est donc conseillé de prier à l'avance pour ne pas tomber malade, car après, il est plus difficile de guérir.
[...]
Les tsadikim conseillent de dire des Téhilim, même lorsque tout va bien.
Les Téhilim que vous dites maintenant sont déposés sur votre compte bancaire spirituel, et lorsque le besoin s'en fait sentir, les prières sont déjà là pour vous aider.

"Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'accorde pas de bonté aux juifs sans prière".
[Rokéa'h]

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-> La haftara du 9 Av décrit la destruction du Temple.
Parmi les descriptions, on peut lire : "Il n'y a pas de raisins sur les vignes, il n'y a pas de figues sur le figuier" (Yirmiyahou 8,13). Pourquoi cela est-il mentionné?
Le manque de fruits semble banal et insignifiant lorsque nous discutons d'un fait aussi grave que la destruction du Temple.

[Un survivant de l'Holocauste a raconté l'histoire de sa survie. Il a notamment sauté d'un train en marche en direction des camps. Quelqu'un qui écoutait l'histoire lui a demandé : "Était-ce un jour chaud ou un jour froid?".
Le survivant a répondu : "Je vois que vous ne comprenez pas. Ma vie a été sauvée! Quelle différence cela fait-il qu'il ait fait chaud ou froid ce jour-là? Ma vie a été sauvée!"
Le sujet de la météo, alors que la vie d'une personne était en jeu, ne semble pas pertinent. De même, lorsque nous discutons de la destruction du Temple, il semble hors de propos de mentionner qu'il n'y avait pas de fruits sur les arbres. ]

En fait, le verset dit qu'après la destruction du Temple, même les fruits ne pousseront pas sans prière.
Lorsque Shlomo était roi, il est décrit que : "chacun sous sa vigne et sous son figuier" (I Méla'him 5,5) = grâce aux korbanot offerts au Temple, il y avait [naturellement] beaucoup de bénédictions/bontés, et tout le monde avait du raisin, des figues, et tout ce dont il avait besoin.
Mais maintenant, après la destruction du Temple, tout ne vient que suite à nos prières.
[rav Elimélé'h Biderman]

9 Av – Le Temple = notre source de vie

+ 9 Av - Le Temple = notre source de vie :

-> Le Temple est appelé "Beit 'hayénou" (la maison de notre vie).
Par exemple, tous les lundis et jeudis, nous disons à cha'harit : "Que Sa volonté soit de rétablir la maison de notre vie".
Dans les bénédictions de la haftara, nous demandons à Hachem : "Aie pitié de Tsion, car c'est la maison de notre vie."
Quelle est la signification de cette expression?

"Beit 'hayénou" signifie que notre nation est vivante lorsque nous nous attachons à Hachem.
Il est écrit : "Vous qui vous attachez à Hachem, êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
[ "J'ai placé devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, choisis la vie!" (Nitsavim 30,19) = qui va choisir de la mort et la malédiction? On voit encore que seul celui qui choisit de s'attacher à Hachem est considéré comme vivant (le reste étant tellement vide, éphémère en comparaison). ]

Nos âmes sont vivantes lorsque nous nous attachons à Hachem. Plus nous nous éloignons de notre attachement à Lui, moins nous sommes vivants.
Et plus nous nous éloignons de Tsion et de Jésuralem, plus nous nous éloignons du Beit 'hayénou, moins nous sommes vivants.

Chaque 9 Av, nous faisons le constat que nous avons perdu encore une mesure de vie dans le dynamisme spirituel du peuple juif [de part l'absence du beit 'hayénou - Temple].
Chaque 9 Av, nous sommes moins vivant que le 9 Av précédent, et en prenant conscience de ce que pourrait être l'état du peuple juif, d'à quel point D. ne peut pas se révéler dans le monde, et d'à quel point notre relation de proximité avec papa Hachem est actuellement faible/dissiumlé, nous prenons le deuil de cette énorme perte (qui chaque année s'accroît, d'où une dose de deuil supplémentaire!).
[assez, cela ne peut pas durer plus longtemps! ]
[d'après rav Eliya Brundy]

"Hachem nous a ordonné de prendre soin de notre corps et d'être joyeux.
C'est un grand remède : être heureux/joyeux pour le nom d'Hachem. Cela nous protège de trop nous éloigner du droit chemin."
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 488]

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-> Etre joyeux est un remède, car si nous sommes heureux pour le nom d'Hachem, nous n'aurons pas besoin de chercher la joie ailleurs, ce qui peut détourner les gens du droit chemin.

Les femmes n'ont pas fauté avec le Veau d'or, seulement les hommes l'ont fait.
Rabbi Yissas'har Dov de Belz explique que cela est dû au fait que les femmes ont chanté et dansé 2 mois plus tôt, lors de l'ouverture de la mer Rouge, comme il est dit : "toutes les femmes sont sorties avec elle (Myriam) avec des tambours et des danses" (Béchala'h 15,20).

Les hommes ont chanté le "Az Yachir", mais il n'est pas dit qu'ils ont dansé ou utilisé des instruments de musique en même temps qu'ils chantaient.
Par conséquent, lors du Veau d'or, les hommes ont dansé, comme il est dit : "lorsqu'il s'approcha du camp et qu'il vit le Veau et les danses, la colère de Moshé s'enflamma et il jeta les tablettes de ses mains, les brisant au pied de la montagne" (Ki Tissa 32,19).
Cela s'est produit le jour de 17 tamouz.
Les femmes ne dansaient pas avec le Veau d'or parce qu'elles avaient satisfait leur besoin de joie pendant l'ouverture de la mer Rouge

=> Une personne a besoin de joie, c'est un besoin naturel indispensable, et heureux sont ceux qui font en sorte de trouver leur joie dans la Torah et les mitsvot ; ils n'ont alors pas besoin de la chercher pas ailleurs.

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+ La stratégie de notre yétser ara :

-> Le yétser ara s'adresse à une personne et la réprimande.
Cette personne pense que c'est son yétser tov qui lui parle, lui disant : "Pourquoi n'es-tu pas arrivé à l'heure à la prière? Tu as perdu beaucoup en arrivant en retard".
C'est une revendication valable, et cela ressemble vraiment au yétser tov. Mais en réalité, c'est souvent le yétser ara qui veut faire en sorte que la personne se sente en situation d'échec, car elle perdra alors espoir et abandonnera.
En effet, ne reconnaissant pas qu'il s'agit du yétser ara. Elle est convaincue que ses pensées viennent du yétser tov, et elle les répète dans son esprit, espérant que cela l'aidera à s'améliorer.

Le lendemain, cette personne se réveille à l'heure pour la prière, mais il commet un autre faute.
Elle rentre chez elle après Cha'harit et se met en colère sur quelque chose. Maintenant, ses pensées le réprimandent durement pour cette faute. Une fois de plus, il est certain qu'il s'agit de pensées présentées par son yétser tov (après tout c'est pour m'améliorer), et elle y prête donc une grande attention.
Le résultat est le même. Après ces pensées négatives, il se sent brisé et contrarié par son état spirituel. "Qu'adviendra-t-il de moi si je ne peux pas maîtriser ma colère ? si je ne peux pas contrôler ma colère ?"

Le lendemain, cette personne fait un autre faute. Elle perd du temps qu'elle aurait dû consacrer à l'étude de la Torah. Ses pensées vertueuses reviennent. Elles lui crient dans le cerveau à quel point elle est terrible et un fauteur.
L'homme intelligent répond à ces pensées : "Lorsque vous êtes venu me voir la première fois pour me dire que j'étais mauvais parce que j'étais arrivé en retard à la prière, j'ai cru que vous me vouliez du bien et j'ai prêté attention à votre amère réprimande. Le lendemain, lorsque vous êtes venu vous plaindre de ma colère, j'ai encore une fois pensé que vous étiez le yétser tov, et j'ai accepté votre réprimande. Mais maintenant, je vois que votre but est de me faire sentir mal. Ce n'est pas le fait d'arriver en retard à la prière, la colère ou l'absence de Torah qui vous dérange. Votre réprimande n'a pas pour but de m'aider à m'améliorer. Maintenant, je sais que votre but est simplement de briser mon esprit (me faire sentir triste de moi-même, de désespérer un peu plus). Cette fois-ci, je serai plus sage et je ne prêterai pas attention à vos reproches"
.
=> Un juif sage apprend à ignorer les folies du yétser ara et à servir Hachem avec joie.

[ainsi, sous l'apparence du yétser tov, de vouloir notre amélioration/bien, en réalité le yétser ara nous empêche d'être pleinement joyeux, et associant aux mitsvot de la tristesse, du désespoir (ex: regarde ce que tu fais de mal, c'est jamais assez bien).
Par cela, non seulement il nous pousse à moins agir (je suis un nul spirituel, alors pourquoi viser des hauteurs spirituelles), mais en plus en n'obtenant pas notre dose de joie et de plaisirs dans la sainteté, alors on sera tenté de l'obtenir ailleurs. ]

[nous ne sommes pas des anges, c'est normal de ne pas être parfaits, ils nous arrivent de tomber, de ne pas toujours être au top, ... on prend quelques minutes pour faire le point et faire téchouva, et ensuite on part de l'avant dans la joie! ]

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-> Le Yessod véChorech haAvoda enseigne que le principal yétser ara est d’amener quelqu’un à désespérer après la faute. En fait, le mot עבירה (avéra - faute) est de la racine עבר (avar - le passé), car après avoir fauté, le mauvais penchant amène quelqu’un à penser à ses fautes passées pour le désespérer.
A cette lumière, nous pouvons saisir que : les pensées de faute sont pires que le péché lui-même (Yoma 29a), car penser à son péché peut amener au désespoir.

-> Le rav Its’hak Isaac Sher (1875-1952) dit à plusieurs reprises qu’il ne faut pas penser à ses fautes. Hachem nous a créés avec un yétser ara, c’est naturel. Tout le monde a un yétser ara.

-> Le rav Shlomo Wolbe (Iguéret ouktavim 1,24) écrit à celui qui n’a pas réussi à se protéger du péché connu (lié à la brit) :
"Mon cher ami! Cessez de chercher ce que les Séfarim disent de ce péché. Les sources que vous avez déjà trouvées et copiées pour vous-même, éliminez-les.
Le yétser ara qui amène quelqu’un à ce péché particulier est si insidieux que toute pensée sur le sujet peut stimuler quelqu’un à chuter de nouveau. Cela inclut même des pensées de remords, de contrition et de téchouva.
La seule solution est donc de prendre le chemin inverse : oublier le péché, ne pas y penser, même après avoir trébuché. Vous devez cesser de penser à ce péché!

Comment?
En vous investissant complètement et en étudiant, avec une tentative d’être mé'hadech Torah, de développer des pensées originales dans le limoud, en particulier avec joie ...
Cette affaire implique une grande bataille. Souvent, vous serez victorieux. Il est possible, cependant, que parfois vous soyez vaincu par le yétser ara. Si cela arrive malheureusement, n’y pensez pas et n’y prêtez pas attention! Bannissez toute pensée sur ce qui s’est passé et méfiez-vous particulièrement des sentiments d’impuissance!

C’est l’objectif principal du yétser hara : renverser une personne et la rendre se sentir désespéré, et désespéré. Ne lui permettez pas cette victoire!
Continuez à étudier, et avec joie, comme si de rien n’était! La seule solution pour faire face à ce problème est de s’impliquer dans l’étude et de s’habituer à y penser ; dans la rue, après s’être couché, ..., autant que possible, mais aussi pour socialiser et interagir avec des amis ...
De plus, oubliez ce que vous avez vu dans les Séfarim sur les punitions et la difficulté de faire la téchouva résultant de ce péché. Il suffit de regarder le Sidour haGra (133). Ce que vous y trouverez devrait vous orienter dans ce domaine.

Je suis conscient que ces instructions sont complètement différentes de ce que vous avez vu, mais cette façon a l’approbation du ‘Hazon Ich.
Cependant, il est difficile de s’acclimater à ne pas prêter attention et à ne pas réfléchir. Des pensées de remords, d’angoisse et de désespoir surgissent constamment. Pour cette raison, je vous demande de relire cette lettre de temps en temps.
Hachem devrait vous aider à monter sur les hauteurs de la Torah et de crainte du Ciel jusqu’à ce que vous oubliiez complètement ce péché. Et avec l’aide d’Hachem, vous établirez une maison de Torah et engendrerez des enfants dans la sainteté et la pureté.
Il n’y a aucune raison de s’inquiéter du fait que ce que vous avez fait dans le passé aura effet sur votre capacité à le faire. Fortifiez-vous seulement dans l’apprentissage de la Torah avec des ‘hidouchim."

[le plus important pour le yétser ara n'est pas de nous faire tomber dans la faute, mais c'est l'état de désespoir, de tristesse, qu'il pourra nous provoquer à la suite de cette chute (tout en se revêtant des habits du yétser tov, comme vu précédemment).
D'où l'importance d'accepter que nous ne sommes que des hommes (non des anges), et qu'après avoir un temps limité pour faire téchouva sincèrement sur une faute, on ne doit plus y penser! Nous sommes une nouvelle personne!]

L’importance de prier

+ L'importance de prier :

-> "Depuis la destruction du Temple , Hachem n'accorde pas de bienfaits aux juifs sans prière."
[Siddour Rokéa'h]

-> Le Baal Haflaa (sur Kétoubot 67b) écrit :
"Il est connu de tous ceux qui croient en la Providence d'Hachem que dans l'exil, la parnassa ne vient que par la prière ...
La guémara (Kétoubot 10) nous dit que מזבח (mizbéa'h) signifie מזין (mézine - fournir/subvenir), car il a donné la subsistance au peuple juif. [à l'époque du Temple, par le mérite du mizbéa'h on recevait la parnassa ]
Aujourd'hui [en son absence], la prière remplit cette fonction (parce que la prière remplace les korbanot qui étaient placés sur le mizbéa'h - l'Autel du Temple).
La prière apporte la parnassa et les bénédictions au peuple juif."

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-> "Le moment de la prière devrait être le cœur et le fruit de votre journée.
Le reste de la journée doit être un cheminement vers ce moment. Souhaitez ardemment ces moments spéciaux où vous devenez spirituels et éloignés de la matérialité.
La nourriture vous nourrit d'un repas à l'autre. suivant. De même, la prière doit nourrir votre âme d'une prière à l'autre."
[Kouzari 3,5]

-> Le 'Hazon Ich affirmait que "la tâche d'une personne durant la prière est de visualiser le fait que D. écoute chaque mot des prières qui sont prononcés par les lèvres humaines".
[c'est un moment de face à face avec Hachem, où le Maître de tout n'a d'attention que pour nous. ]

-> "Les instants les plus heureux de mon existence ont été ceux durant lesquels je récitais la amida, ces occasions de parler à D., de déverser mon cœur devant Lui et de Lui soumettre toutes mes demandes."
[rav Chakh]

-> Le rav Yonathan Eibshitz était un génie dans tous les domaines de la Torah. Nous possédons de nombreux livres de lui. Néanmoins, il témoigne que le point culminant de sa journée est le moment où il se tient devant Hachem dans la prière.

-> Le rav de Brisk disait à son fils, Rabbi Refael : "J'espère que par le mérite de peiner dans la Torah toute la journée, je serai capable de bien prier".

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-> Hachem peut donner beaucoup, alors autant demander beaucoup, comme il est dit : "Ouvre ta bouche et Je la remplirai" (Téhilim 81,11).
Rachi explique qu'Hachem qu'il faut ouvrir grand la bouche pour : "Me demander tout ce que ton cœur désire" (לשאול ממני כל תאות לבך).
Nous pouvons demander beaucoup, et Hachem nous l'accordera.
[notre yétser ara fait tout pour dévaloriser la prière à nos yeux : qui es-tu pour demander cela à Hachem (ex: t'es pas un tsadik, t'as pas de mérite et au contraire des fautes)? rien ne presse, demande-le lus tard, ça va tu peux le faire tout seul en faisant ça et ça? ce n'est qu'une petite chose, ne dérange pas Hachem pour rien, ...
Mais la réalité, c'est qu'Hachem pourrait tout nous donner, mais le principal c'est qu'Il attend et adore nous voir se tourner vers Lui en prière. Ce lien où l'on réalise que l'on peut compter que sur Lui, ce face à face entre notre intériorité et Lui, est une union sublime. ]

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-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
En particulier, nous devrions demander le succès dans le domaine spirituel. Lorsqu'une personne prie pour des choses mondaines, telles que la richesse, le Ciel peut déterminer que ce n'est pas bon pour elle. Car seul Hachem sait ce qui est véritablement bon pour chaque personne.
Mais lorsque l'on prie pour la spiritualité, il ne fait aucun doute que c'est bon, et par conséquent, on peut demander un immense succès, et Hachem l'accordera.
[le Gaon de Vilna disait en ce sens que nos prières pour davantage de spiritualité sont toujours acceptées.
D'une certaine façon, lorsque l'on prie pour notre matérialité on doit le faire en souhaitant que cela nous permettra de mieux servir D., et non pas pour notre unique profit. ]

"Par quel mérite les gens s'enrichissent en exil? C'est parce qu'ils honorent le Shabbath"
[guémara Chabbath 119a]

-> La guémara raconte que Rabbi 'Hiya bar Abba se trouvait chez un homme riche et fut stupéfait par sa richesse.
Il avait une table lourde, dont il fallait 16 personnes pour la porter, elle était en or ; 16 chaînes d'argent y étaient attachées, et toutes sortes d'aliments et d'encens s'y trouvaient.
Rabbi 'Hiya bar Aba lui demanda : "Mon fils, comment as-tu mérité cela?"
Il répondit : "J'étais boucher. Chaque bonne bête que j'avais, je décidais de le garder pour le Shabbath".
Je lui ai dit : "Barou'h Hachem de t'avoir donné tout cela".

-> Rabbi Shimon Sofer explique que la richesse a ses hauts et ses bas. Comme le dit la guémara (Shabbath 151b) : "c'est une roue qui tourne dans le monde" (galgal a'hozer baolam).
Rabbi 'Hiya bar Abba était choqué que cet homme soit si riche. Il semblait que son mazal était constamment bon, qu'il n'avait pas de hauts et de bas, et il voulait savoir comment cela se produisait.

L'homme riche lui répondit qu'il honorait le Shabbath.
Le Shabbath rappelle chaque semaine que tout vient d'Hachem. Ainsi, ceux qui honorent le Shabbath méritent une immense richesse parce qu'ils ont un rappel hebdomadaire que tout vient d'Hachem.