Aux délices de la Torah

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"Tous les secrets qui sont inclus dans les 10 Commandements ont été perçus par les yeux de tout Israël [au mont Sinaï].
Ils ont pu discerner et comprendre, aussi bien de façon intellectuelle qu'au plus profond de leurs cœurs comment le secret des 613 commandements était inclus dans les Paroles qu'ils ont entendues.
La Lumière divine a envahi leurs regards à ce moment-là, au point que tous les secrets de la Torah, ainsi que tous les secrets des mondes supérieurs et inférieurs, ne leur ont pas été dissimulés.
Devant cette contemplation du Divin, de l'Honneur du Roi de tous les rois, Hachem, ils ont accédé à ce qui n'a jamais été dévoilé depuis la Création du monde."
[Zohar - Yitro 93b]

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-> C'est ainsi, que le Zohar 'Haï explique que le peuple juif au mont Sinaï a atteint le niveau suprême à venir du 7e millénaire.
[Merkavot Argaman al haTorah]

L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

L’abattage du yétser ara

-> "A l'avenir, Hachem fera l'abattage rituel au mauvais penchant (yétser ara) devant les justes (tsadikim) et devant les réchaïm"
[guémara Soucca 52a]

-> Le Chlah hakadoch (Torah Ohr - 'Hayé Sarah) explique à ce sujet qu'il est écrit dans le Zohar ainsi que dans le midrach que le nom du mauvais penchant est Samaël (סמא"ל). Les deux premières lettres de ce nom, le ס et le מ sont du côté de l'impureté tandis que les deux lettres suivantes, le א et le ל sont du côté de la kédoucha (sainteté).
Pour survivre le mauvais penchant puise ses forces dans la sainteté. Ainsi lorsque nos Sages nous enseignent que Hachem fera l'abattage rituel au mauvais penchant cela signifie qu'il va extraire le Nom divin א"ל afin que les lettres afin que les lettres ס"מ ne puissent plus puiser de force et par conséquent annulera toute vitalité des 2 lettres ס"מ qui sont du côté de la klipa (force du mal).

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-> "Le Satan, c'est le mauvais penchant (yétser ara), [et aussi] c'est l'ange de la mort" (Baba Batra 16a).

-> Rachi explique qu'au départ il descend pour tenter les créatures : il est appelé "mauvais penchant".
Puis, il monte dans les cieux pour accuser celui qui a fauté : il est appelé "Satan".
Enfin, il reçoit la permission du Ciel de tuer le fauteur, il descend et prend son âme : il est alors appelé "Ange de la mort".

D'après ce que nous avons enseigné, il semble que le mauvais penchant tente l'homme dans la faute avec les deux lettres ס"מ (samé'h- mém) qui sont du côté négatif.
Puis, il monte accuser et redescend avec la permission de prendre la vie par la force de ces deux lettres.
Aussi, la meilleure façon de se renforcer contre le mauvais penchant est d'annuler sa capacité à se nourrir du Nom א"ל .

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[par exemple, la Torah (l'étudier, l'appliquer) es tune muraille protectrice du peuple juif. ]

La Torah contient en elle toute la Bonté divine et tous ses trésors. Dans Sa grande miséricorde, Hachem a enfoui à l'intérieur des descendants du peuple juif une intelligence supplémentaire qui ne se trouve chez aucune autre créature, qui ne peut pour sa part accéder uniquement au sens simple de la Torah.
C'est la raison pour laquelle aucun autre peuple n'a accepte ce cadeau divin.
['Hatam Sofer - drachot 'Hatam Sofer - p.101]

-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)

Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les mitsvot d’une personne est supérieure à sa descendance physique.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]

Téfilin, Tsitsit et circoncision

-> Le Zohar (Vol.I, 203a) dit : Lorsque le Temple fut détruit et qu'Hachem demanda à la Chékhina d’accompagner le peuple juif en exil, celle-ci répondit : "Je crains que Tu ne les abandonnes en exil et que Tu ne m’y laisses également."
Hachem répondit : "Je leur ai donné des mitsvot pour qu’ils s’y consacrent et, grâce à leur mérite, je protégerai le peuple juif en exil, je me souviendrai d’eux et, finalement, je les délivrerai."
Hachem leur donna des mitsvot telles que la mila (circoncision), les tsitsit et les téfilin, ainsi que la mitsva d’étudier la Torah et de s’y consacrer.
Tant que le peuple juif est en exil, s’il venait à se rendre coupable envers Hachem et que l’Attribut du Jugement portait des accusations contre lui, il est presque certain que la Chékhina, forte de ces mitsvot, prendrait sa défense et que les décrets seraient annulés.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéchev 38,25-26]

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-> Lorsqu’une personne arrive dans le monde à Venir, elle est d’abord jugée sur son étude de la Torah.
[guémara Sanhédrin 7a]

-> Selon nos Sages (Shocher Tov - chap.1), le peuple juif dit à Hachem : "Maître de l’Univers, nous voulons étudier la Torah jour et nuit, mais nous ne sommes pas libres de le faire."
Hachem répond : "Accomplissez les mitsvot de réciter le Shéma et de porter les tefillin, et je considérerai cela comme si vous étudiiez la Torah."

De même, nous trouvons que nos Sages (Ména'hot 99b) disent : "Celui qui récite le Shéma le soir et le matin, je considère que c’est comme s’il avait accompli le verset : "Tu le méditeras jour et nuit" (Yéhochoua 1,8).
[...]

Lorsque nos Sages disent qu’une personne est d’abord jugée pour ne pas avoir étudié la Torah, cela fait référence à une personne qui n’a pas accompli les mitsvot que nous avons mentionnées ci-dessus, lesquelles tiennent lieu d’étude de la Torah.
La cour céleste lui dira : "Pourquoi t’avons-nous exempté [de ton manquement à l’étude de la Torah]? Parce qu’au moins tu as accompli ces mitsvot."
Mais si une personne n’a même pas accompli ces mitsvot, elle devra en répondre, ainsi que de son manquement à l’étude de la Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéchev 38,25-26]

Prière en communauté

-> La sitra a'hara (force d'impureté/mal) est comme un mur de fer qui sépare le peuple juif de la Chékhina, les empêchant de recevoir la bénédiction et l'abondance divines.
La grâce divine ne se manifeste [très fortement] lorsque le peuple juif se rassemble pour prier.
Par leurs prières [ensemble], les juifs lèvent la sitra a'hara.
Une fois leurs prières terminées, les fautes de la génération ramènent le sitra a'hara à sa place initiale.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

Lorsqu’un groupe d’amis étudie la Torah ensemble pour elle-même (lichma), ils font en sorte que la Chékhina demeure [davantage] parmi le peuple juif, et ils apportent la paix entre le peuple juif et son Père céleste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 29,2-4 ]

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]

La chute menant à davantage de hauteur spirituelle

"Yéhouda, c'est toi que tes frères reconnaîtront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi" (Vayé'hi 49,8)

-> Il existe des âmes nobles et élevées qui sont retenues captives par la sitra a'hara (force du mal). Celle-ci ne les libère pas de son emprise car, tant que ces âmes sont sous son contrôle, elle a beaucoup à y gagner ; la sitra a'hara se nourrit d’elles et en tire sa vie. Si ces âmes étaient libérées, son énergie vitale s’en trouverait diminuée.

C’est pourquoi la sitra a'hara ne permet pas à ces âmes d’entrer dans un lieu [supérieur] de sainteté, de peur qu’elles ne s’échappent de son emprise pour ne plus jamais revenir.
En réalité, si la sitra a'hara voit qu’une âme a une imperfection, elle lui permet de monter vers un lieu plus élevé ; elle part du principe que l’âme ne s’échappera pas de son emprise.
Alors, que fait Hachem?
Il amène une personne à faire quelque chose qui, aux yeux de la sitra a'hara, apparaît comme une grande faute ; alors l’âme est autorisée à monter vers un lieu plus élevé. Par la suite, Hachem aide cette personne jusqu’à ce qu’elle soit purifiée et reste complètement sainte, laissant la sitra a'hara sans aucun contrôle sur l’âme.

C’est précisément ce qui est arrivé à Yéhouda, et c’est ce que Yaakov Avinou expliquait à ses autres fils. Ils ne devaient pas penser que ce qui s’était passé entre Yéhouda et Tamar était une faute, Hachem nous en préserve.
[...]

"les fils de ton père se prosterneront devant toi" = les âmes élevées sont capturées par la sitra a'hara, et celle-ci ne les libère que si elle trouve en elles une tache.
Cet incident avec Tamar a eu lieu afin que la sitra a'hara libère ces âmes saintes de son emprise. Nous ne devons pas penser que Yéhouda était enveloppé par la sitra a'hara, a succombé à ses désirs et a commis une faute.
Au contraire, son nom même indique qu’il est saint. Le nom יהודה contient les 4 lettres du Nom d'Hachem יהוה.

... Les ennemis [du bien], les forces de la sitra a'hara lorsqu’ils ont une âme noble entre leurs mains, ils ne la laissent pas partir à moins d’y voir une tache (faute).
C’est pourquoi cet incident avec Tamar a eu lieu afin qu’ils le perçoivent comme une faute et libèrent ces âmes nobles de leur emprise. Grâce à cela, c’est le contraire de ce qu’ils attendaient qui se produit : "les fils de ton père se prosterneront devant toi".

... La preuve en est que la dynastie royale du roi David est bâtie sur ces âmes (soustrait à la sitre a'hara), et qu’elle durera éternellement.
C'est un signe clair que ce qui s’est passé entre Yéhouda et Tamar s’est fait dans la sainteté.
Sinon, comment de si grands et saints tsadikim, ainsi que de grands rois, auraient-ils pu en découler?
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,8-9]

[voir la notion de "yérida létsoré'h aliya" = une chute spirituelle qui à postériori va nous permettre de monter encore plus spirituellement. ]

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-> "Yéhouda est un lion rugissant. De la proie, mon fils, tu t'es relevé. Il s'est couché, il s'est reposé comme un lion, et comme un lion, qui le réveillera?" (Vayé'hi 49,9)

-> Selon le Arizal (Likouté Torah - Vayé'hi), àBoaz était une réincarnation de Yéhouda, et par conséquent, Boaz pouvait être aussi fort qu’un lion et dominer son yétser hara [lorsqu’il s’est réveillé et a trouvé Ruth couchée à ses pieds].