Aux délices de la Torah

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Les relations interdites causent d’énormes dégâts dans les mondes supérieurs. C’est pourquoi on les appelle ערוה (erva - nudité), mot qui peut être réarrangé pour former רע וה (rav vav-hé), ce qui signifie qu’elles sont "mauvaises" (רע) pour les lettres וה (du Nom d'Hachem), car elles séparent ces lettres du Nom de Hachem (יהוה) en plaçant רע (le mal) entre elles, à D. ne plaise.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,5-7]

Si une personne accomplit une mitsva, prie ou étudie la Torah et ressent la joie d'Hachem d’avoir accompli Sa volonté, alors, en plus de la récompense pour ses actes, elle reçoit une récompense supplémentaire pour avoir éprouvé cette joie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Hachem nous accompagne pour combattre le yétser ara

-> Lorsqu'on écrit pleinement les lettres du mot יצר (yétser), on a : יוד צדי ריש, dont les dernières lettres forment : שדי (Sha-daï), le Nom d'Hachem.
Cela fait allusion à ce que disent nos Sages (Soucca 52a), à savoir que la mauvaise inclination (yétser ara) d’une personne se dresse contre elle chaque jour, et si Hachem ne venait pas à son secours, alors elle serait incapable de le vaincre ; comme dit le verset : "Le racha (le yétser ara) guette le juste et cherche à le tuer (spirituellement), mais Hachem ne l’abandonnera pas entre ses mains" (Téhilim 37,32-33).

Le Nom de Hachem (שדי) est évoqué dans le mot יצר (la mauvaise inclination) pour nous rassurer et nous dire de ne pas craindre la mauvaise inclination (yétser ara), car Hachem la tient en échec et la domine, nous aidant ainsi.
Nous devons simplement rester forts et inébranlables, sans aucune crainte.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Nous pensons que nous devons travailler très dur dans la avodat Hachem pour remplir nos obligations. Nous avons l’impression de devoir faire plus que ce dont nous sommes capables afin de plaire à Hachem. À cause de cela, nous nous refusons de mener une vie de délivrance personnelle, une vie de joie, de paix, de clarté d’esprit, ...

Le tikoun pour y remédier consiste à renforcer notre émouna en nous-mêmes. Nous devons croire que chaque petite chose que nous faisons dans la avodat d'Hachem illumine tous les mondes supérieurs et inférieurs et procure au Créateur une joie incroyable.
Chaque bénédiction et chaque mot de la Torah sont très précieux aux yeux de Hachem. Hachem n’attend pas de nous que nous soyons parfaits.
[rav David Kivak - rapportant Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,86 ]

Les téfilin sont quelque chose de grandiose et recèlent des secrets profonds.
Nos Sages (guémara Béra'hot 6a) disent que même Hachem met les tefillin.
Les téfilin exigent d’une personne un niveau de pureté et de sainteté particulièrement élevé, car leur signification cachée est extrêmement profonde ...

Les téfilin que le peuple juif met contiennent des louanges à Hachem, tandis que les téfillin qu'Hachem met contiennent des louanges au peuple juif.
Les deux sont liés : si le peuple juif remplit son rôle de louange à Hachem, alors Hachem le louera en retour ; sinon, Il ne le fera pas ...
[par exemple, l'un des versets contenus dans les téfillin d'Hachem est : "Qui est semblable à ton peuple Israël, une nation unique sur la terre?" (Divré haYamim I 17,21) (voir Béra'hot 6a).]

Lorsque le peuple juif met les tefillin, Hachem l’élève et le loue par les louanges qui sont écrites dans Ses tefillin.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chéla'h Lé'ha 13,10 ]

Le Kadich

+ Le Kadich :

-> Le Arizal (chaar haKavanot 15b) explique que le but principal du Kadich est d’élever chaque monde vers le monde qui est au-dessus de lui.
[les différentes sections de nos prières correspondent aux quatre mondes, par ordre ascendant : les offrandes correspondent à la assiya, les Péssouké déZimra à la yétsira, le Shéma et ses bénédictions à la beriya, et la Amida à l'atsilout.
Le Kadich est récité entre une section et une autre afin d’élever chaque monde vers celui qui le surpasse ; la séfira de kéter (la séfira la plus élevée) du monde inférieur s’élève alors vers la séfira de malkhout (la séfira la plus basse) du monde qui lui est au-dessus. (d'après le Binat ha'Hotam) ]

Selon le Arizal (Eitz 'Haïm - chaar 22, chap.1), lorsqu’il y a une restriction (rétraction) de la Chékhina, la Présence d'Hachem dans le monde (katnout - קטנות), les forces de l’impureté s’en emparent.
En de tels moments, même le Nom d'Hachem (Elokim - אלהים) perd les lettres יה et les lettres restantes sont : אלם, qui représentent un jugement (rigueur) pur, sans aucune douceur.
[nous allons voir que par le kadich, le yéhé chémé raba (que sont Nom soit beaucoup grandit), nous allons sortir la Chékhina de son état de restriction en grandissant son Nom, retirant de la place pour les forces du mal, et au contraire permettant à la miséricorde de grandir davantage dans le monde.]

A ce sujet, le roi David dit : "Je suis devenu muet (néélamti - נ-אלם-תי) dans le silence (doumiya) ; je me suis tu même face au bien, bien que ma douleur fût intense" (Téhilim 39,3).
Le mot נֶאֱלַמְתִּי (je suis devenu muet) implique que le Nom d'Hachem אלהים, uniquement les lettres אלם subsistent (Moi, Hachem, Je suis devenu אלם - muet).
Le mot דוּמִיָּה (doumiya - dans le silence) peut se lire comme דום יה (dom Ya), c’est-à-dire que les lettres יה (du Nom d'Hachem) sont devenues muettes et ont été retirées de Son Nom.
Qu’est-ce qui a causé cela? Mes propres actions, car "je me suis tu même face au bien" et, par conséquent, "ma douleur était intense".

Cette rétraction (de la Présence d'Hachem) a lieu lorsque seules les séfirot de nétsa'h, hod et yessod sont présentes. Comme elles se situent à un niveau inférieur, les forces de l’impureté peuvent s’en emparer.
En récitant le Kadich, nous adoucissons cette rétraction de la Chékhina, nous la faisons s’étendre, et nous amenons ainsi le Nom d'Hachem à devenir complet. [nous remettons les lettres יה à leur place légitime].
C'est pourquoi le Kadich commence ainsi : "Que Son Grand Nom (chémé raba - שמיה רבא) soit élargi et sanctifié (raba mévara'h)", ce qui signifie que cette restriction (rétraction) du Divin doit au contraire être élargie.
Le mot שמיה (chémé - Son Nom) peut se lire שם יה (le Nom Divin יה), ce qui signifie que les lettres יה doivent être rétablies dans le Nom d'Hachem אלהים, qui était devenu אלם.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,23-25 ]

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-> [Moché] dit : "Car la main est sur le Trône de D. (עַל-כֵּס יָהּ – al késs ya) : Hachem entretient une guerre contre Amalek, de génération en génération" (Béchala’h 17,16)

Rachi commente : Moché désigne le Trône sous une forme abrégée : késs (כֵּס), et il emploie le Nom Divin de 2 lettres (ya - יָהּ) au lieu du Nom complet (יהוָה).
Cela nous enseigne que le Nom et le Trône de D. ne sont pas complets tant que subsiste Amalek.

Ainsi, nous avons le "Trône de D." qui est incomplet : כֵּס יָהּ, et
- pour avoir le mot "kess" en entier, il manque un "aleph" pour parvenir à : kissé" (כסא) ;
- pour avoir le Nom d'Hachem complet, il manque le "vav" et le "hé" [יָהּ + וה soit : יהוָה].

-> Les Tossafot (Béra'hot 3a) cite l'explication du Ma'hzor Vitri suivante :
Dans le Kadich nous disons : "Yéhé Chémé (שמיה) Rabba".
Le terme שמיה (chémé) doit se lire comme שמ י-ה , c'est à dire "le Nom" (chém) י-ה (Ya).
Ainsi, nous demandons : "Que le Nom י-ה soit grandi (rabba)!" Nous prions pour que Hachem permette à Son Nom de redevenir grand et complet avec les 4 lettres réunies.
Nous prions pour l'éradication d'Amalek, pour que le machia'h se dévoile, et que le Nom Divin soit de nouveau entier et Son Honneur soit ainsi rétabli.

-> Le Kadich est une prière pour que le machia'h se dévoile, et que le Nom Divin soit de nouveau entier et Son Honneur soit ainsi rétabli.
[en ce sens, dans un intérêt plus personnel, cela peut être une consolation pour un endeuillé qui désire de tout coeur la venue du machia'h grâce au fait que le Nom Divin soit complet (chémé raba), car alors avec la résurrection des morts il reverra son proche disparu. ]

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-> Nos Sages (guémara Béra'hot 3a) écrivent :
"Rabbi Yossé enseigne : une fois que j'étais en chemin, je suis entré dans une des ruines de Jérusalem pour prier. Eliahou Hanavi est venu et m'a attendu à l'entrée de la ruine jusqu'à ce que j'achève ma prière ...
Eliyahou m'a dit : mon fils, quelle voix as-tu entendu quand tu étais dans cette ruine? Je lui répondu : J'ai entendu une Voix céleste qui gémissait comme une colombe et qui disait : malheur à Mes enfants! Car à cause de leur faute, J'ai détruit Ma Maison, brûlé Mon Temple et Je les ai exilés parmi les nations du monde.
Eliyahou m'a alors dit : par ta vie! Ce n'est pas seulement à ce moment précis que la Voix céleste dit cela, mais chaque jour, à trois reprises. Et elle ne déclare pas seulement cela : au moment où le peuple d'Israël entre dans les synagogues, dans les maisons d'étude et répond au kadich : yéhé chémé Raba, Hachem hoche la tête et dit : heureux le Roi dont on fait ainsi les louanges dans Sa Maison! Qu'a-t-il, le Père qui a exilé Ses fils, et malheur aux enfants qui ont été exilés de la Table de leur Père."

=> Nous apprenons des paroles d'Eliyahou Hanavi qu'à chaque fois que le peuple juif répond au kadich en disant : "yéhé chémé raba", Hachem souffre de l'exil de Ses enfants au point d'en venir à déclarer : "Qu'a-t-il, le Père qui a exilé Ses fils, et malheur aux enfants qui ont été exilés de la Table de leur Père!"

==> Pourquoi Hachem souffre-t-il de l'exil des Bné Israël, précisément lorsque nous répondons au kadich en disant : "yéhé chémé raba"?

-> Selon Tossafot (Béra'hot 3a), יְהֵא שְׁמֵהּ רַבָא (yéhé chémé raba [mévara'h - Puisse son grand nom [être béni]) doit se lire : שמ יה רבא = que le Nom (chém) יה soit grandi (raba), c'est-à-dire que nous prions pour que le Nom d'Hachem soit grand et entier.

-> Le Arizal (chaar hakavanot sur le kadich) explique que le Nom divin יה est contenu en allusion dans le terme שמיה (chémé) c'est-à-dire שמ יה (le Nom יה), ainsi que le Nom Divin יה grandisse (raba), et ceci se réalisera en l'unissant avec les 2 dernières lettres וה afin de parvenir au Nom, grand et entier, d'Hachem.
Tant que les 4 lettre du Tétragramme (יהוָה) sont séparées, le Nom d'Hachem ne peut être grand et entier.
C'est la raison pour laquelle les deux premiers termes du kadich "yitgadal véyitkadach" (יִתְגַדַל וְיִתְקַדַשׁ) contiennent précisément 11 lettres, correspondant à la valeur numérique des deux dernières lettres וה du Nom d'Hachem.
Ainsi, on aura la kavana d'unir les lettres du Nom Divin יהוָה, pour qu'il soit grand et entier.

-> De ce fait, lorsque nous récitons et répondons au kadich, qui est une prière pour la pleine Délivrance, lorsque le Nom divin sera entier, Hachem hoche la tête et déclare : "Heureux, le Roi dont on fait ainsi les louanges, dans Sa Maison! Qu'a-t-il, le Père qui a exilé Ses fils ? Et malheur aux enfants, qui ont été exilés de la Table de leur Père" (Béra'hot 3a).

En effet, les lettres du terme heureux (אשרי - achré) sont les initiales de : Amen Yéhé Chémé Raba (אָמֵן יְהֵא שְׁמֵהּ רַבָא).

En ce sens, Hachem exprime Sa souffrance à propos de l'exil car Son Nom reste incomplet. C'est la raison pour laquelle, il est écrit : "Qu'a-t-il, le Père qui a exilé Ses fils? Et malheur aux enfants, qui ont été exilés de la Table de leur Père!" (Béra'hot 3a).
Car le plus grand désir d'Hachem est d'exaucer et répondre pleinement à la prière de Ses enfants qui souhaitent rapprocher la Délivrance en faisant grandir et en complétant son Nom.

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-> Hachem se met en colère lorsque le kadich n'est pas prononcé car la finalité de la prière en présence de 10 personnes minimum (minyan) est d'y asocier Hachem qui constitue alors le 11e élément, et compléter ainsi les 2 dernières lettres וה du Nom divin.
[Shvilé Pin'has]

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-> Le Zohar (Vayélé'h 285b) développe l'éloge adressé à toute personne qui prononce amen correctement.
Car de la même façon que celui qui répond amen fait en sorte que les Portes des mondes supérieurs s'ouvrent pour déverser de l'abondance dans notre monde, ainsi, mesure pour mesure, il méritera qu'on lui ouvre les Portes du Gan Eden pour pouvoir y entrer.

-> Le Tikouné Zohar (19,40a) écrit que le Tribunal Céleste déchire et annule les décrets promulgués, pour une période de 70 ans, contre un individu, pour tout homme qui répond : "amen, yéhé chémè raba mévara'h".

Etre niftar

+ Etre niftar :

-> Quelle est la différence entre les mots "niftar" et "mét" ?

Le terme souvent utilisé pour désigner une personne décédée est "niftar". Le nom désignant la mort est "pétira".
On le retrouve dans la Michna (Péa 8,9), où il est dit "niftar min haolam" (quitter ce monde).
La racine du mot niftar remonte à patar (sortir), comme dans péter ré'hem, un animal premier-né sortant du ventre de sa mère.
Dans le contexte de la mort, un individu est niftar lorsqu’il quitte ce monde dans l’attente d’entrer dans l’autre monde.

Le terme "patour" est le plus souvent utilisé dans le contexte juridique pour désigner une personne exemptée d’une punition ou d’une obligation donnée.
Cela soulève la question suivante : pourquoi le décès d’une personne est-il associé au concept d’une exemption juridique?

Alors que le corps d’une personne renferme son âme, son âme intérieure fonctionne comme une force directrice, obligeant le corps extérieur à vivre pour un but et une existence supérieurs. Elle représente sa responsabilité envers la loi et l’ordre, ainsi que la supervision divine d'Hachem sur les affaires du monde.

En effet, le mot 'haï, qui désigne un être vivant, est lié à 'hayav, qui signifie "obligé". Lorsque l’âme d’un individu quitte son corps, celui-ci est alors libéré de son engagement envers ces objectifs plus nobles, ce qui le rend exempt de toute obligation. C’est pourquoi le terme utilisé pour décrire une personne qui meurt est "niftar", un mot apparenté à "patour" (exempt).

En réalité, la véritable vie est réservée à ceux qui consacrent leur existence à un but plus noble. À l’inverse, ceux qui ne recherchent que le plaisir sont considérés comme morts, même de leur vivant.
Ce principe trouve un écho dans la guémara (Béra'hot 18) qui souligne que même lorsque les justes (tsadikim) sont morts, ils sont appelés "vivants", tandis que les réhaïm sont appelés "morts" même de leur vivant.
Un individu qui vit avec un but élevé est niftar lorsqu’il meurt. Dans son cas, son existence physique (matérielle) n’était pas l’objectif ultime ; elle servait plutôt de moyen pour atteindre un but plus élevé.
Un tel individu s’apparente à quelqu’un qui sort (patour - sortir) d’une pièce pour entrer dans une autre.

En revanche, le terme "mita" s’applique à tout être vivant, y compris les animaux. Mita marque la fin de la vie et n’implique rien d’autre que cela.
Même les réchaïm subissent ce qu’on appelle la mita, tandis que le terme pétira est réservé aux justes.
[rav yéhochoua Alt]

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-> Le Guécher ha'Haïm (1:5:1:1) écrit que quiconque s’occupe d’un cadavre doit savoir qu’il a affaire à un objet sacré : le corps d’une personne n’est pas simplement un réceptacle de sainteté qui a servi l’âme sainte, mais il est lui-même devenu sacré, à l’instar d’un Séfer Torah (voir Béra'hot 18).
Il ajoute que pendant la vie d’une personne, tant que son âme y réside, le corps est appelé un Séfer Torah vivant. Ainsi, celui qui assiste au moment de la mort d’une personne, c’est comme s’il regardait un Séfer Torah brûler (Moéd Katan 25a).

-> Le mot pour "vie" en lachon Hakodech est " 'haïm", qui est au pluriel.
C’est parce que nous vivons dans deux mondes, puisque les actions que nous accomplissons dans ce monde ont une incidence sur l’au-delà.
Lorsqu’une personne quitte ce monde, seules la Torah et les bonnes actions (maasim tovim) l’accompagnent (Pirké Avot 6,9). Cela est évoqué dans le mot mét (orthographié : מת),qui est un acronyme de : maasim tovim et Torah. Ainsi, le mot mét (מת) nous rappelle de vivre pour un but supérieur.

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-> L’une des façons dont le rav Noa'h Weinberg conseillait aux gens de s’identifier à l’âme et non au corps consistait à parler du corps à la troisième personne.
Par exemple, au lieu de dire "J’ai faim", dites "Mon corps a envie de manger". Au lieu de dire "Je suis fatigué", dites "Mon corps a envie de dormir".

Si une personne s’identifie à son corps, la séparation du corps et de l’âme sera difficile. C’est comme une veuve qui a vécu avec son mari pendant cinquante ans et qui va désormais vivre seule.
Cependant, si une personne s’identifie à son âme, alors l’expérience de la mort ne sera pas difficile, car la séparation du corps et de l’âme sera comme changer de vêtements.

Le rav Noa'h Weinberg était un jour assis avec un juif laïc et tentait de le convaincre de venir à Aich Hatorah. Le rav Noach lui a demandé s’il pensait avoir une âme. Après avoir réfléchi à la question pendant quelques minutes, le juif laïc a répondu qu’il avait très probablement une âme.
Le rav Noa'h a rétorqué : "Vous faites une erreur. Vous êtes une âme et vous avez un corps!"

La principale raison pour laquelle nous fautons est que nous ignorons que ce que nous faisons est interdit. Et même si nous sommes conscients qu’il s’agit d’une faute, nous ne réalisons pas le mal spirituel que cette faute va réellement entraîner.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2) écrit que si seulement nous connaissions des dégâts causés par nos fautes, nous verserions suffisamment de larmes pour former un torrent [d'eau].

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+ Fauter = une forme d'idolâtrie :

-> Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]

Rendre visite au Temple

-> A l’époque du Temple, nous étions tenus d’effectuer un pèlerinage vers la demeure d'Hachem trois fois par an.
Et à l’ère messianique, lorsque le 3e Temple sera construit, nous nous rendrons au Temple chaque Shabbat et chaque Roch 'Hodech.

Pendant notre exil, alors que nous n’avons pas de Temple, existe-t-il un moyen de vivre l’élévation spirituelle que procure la visite du Temple?
Lorsque nous rendons visite à notre rabbi, notre maître, notre guide spirituel, cela équivaut à avoir visité le Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shabbath ha'Hodech ]

Si nous ne sommes pas familiarisés avec l'hébreu, nous pouvons prier [nos demandes personnelles] dans la langue avec laquelle nous sommes le plus à l’aise, et Hachem chérit chaque mot que nous prononçons.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]