Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La recherche du ‘Hamets

+ La recherche du 'Hamets :

La coutume est de mettre 10 morceaux de pain dans les pièces de la maison, afin que la personne s'occupant de la recherche du 'hamets s'investisse pleinement dans sa mission.

Mais pourquoi 10 morceaux?

Puisque la recherche du 'hamets renvoie également au fait que chaque personne doit chercher à dénicher et à se débarrasser au fond d'elle-même (sa "maison", son intériorité) de toute impureté spirituelle, nous plaçons 10 morceaux de 'hamets symbolisant les 10 agents de la faute, qui sont énumérés par nos Sages (guémara Nédarim 32b) : les 2 mains, les 2 jambes, les 2 yeux, les 2 oreilles, l'organe sexuel et la bouche.

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"Il est évident et connu devant Toi [D.] que notre volonté est d’accomplir la Tienne.
Mais qui m’en empêche?
Le levain de la pâte [le yétser ara] et l’asservissement aux nations."

[guémara Béra’hot 17a]

De même que le levain amène la pâte à lever, de même le yétser ara incite l'homme à fauter.
De même que le levain fait lever la pâte, de même une faute laisse un impact négatif dans l'âme d'une personne.

-> Le Alshich fait remarquer que le mot : péguima (imperfection - פגימה) a une valeur numérique de 138, qui est la même que celle du mot : 'hamets (levain - חמץ), car la faute amène des imperfections, des défauts à l'âme.

-> Le Nétivos Shalom disait que chaque personne a ses propres zones d'obscurité spirituelle, qu'elle doit combattre et éradiquer.

Il est écrit : "L'âme de l'homme est un flambeau divin, qui promène ses lueurs dans les replis du cœur" (michlé 20,27).
=> Utilisons, en toute sincérité, l'âme divine qui est en nous, afin d'y voir plus clair, d'illuminer notre vie, d'éviter et de retirer les mensonges, impuretés environnants, ...

-> Le 'Hida faisait la prière suivante, après avoir cherché et brûlé le 'hamets :
"Puisses-Tu nous permettre de rechercher et de trouver les maladies spirituelles que nous avons contracté suite aux conseils trompeurs de notre yétser ara.
De la même façon dont nous venons de retirer et de brûler le 'hamets de nos maisons, de même, D., permet nous de toujours éradiquer le yétser ara qui est en nous, durant tous les jours de notre vie.
Que nous puissions nous attacher fortement à notre yétser atov ..."

-> Après avoir brûler le 'hamets certains récitent la prière du Ari Zal :
"De même que je viens d'enlever le 'hamets de ma maison et de mes possessions, Toi-aussi, Hachem, enlève l'esprit d'impureté de la terre, et notre yétser ara qui est en nous ..."

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-> Selon nos Sages, une mitsva est plus grande lorsqu'on la réalise personnellement plutôt que par un intermédiaire (guémara Kidouchin 41a - mitsva bo yoter mibichlou'hou).
Cependant cela est particulièrement vrai pour la recherche du 'hamets, et les préparatifs de Pessa'h : il est préférable de les faire soi-même.
Pourquoi cela?

Le Michtav Sofer répond au nom de son père le 'Hatam Sofer, que Hachem est venu Lui-même nous délivrer, et non par le biais d'un ange, ou autre intermédiaire. C'est pourquoi nous devons faire nous-même les efforts pour ces mitsvot, et non par le biais d'un intermédiaire.

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-> "Durant une période de 7 jours, vous mangerez des matsot, mais le jour précédent, vous annulerez le levain de vos demeures" (Bo 12,15)

Selon la guémara (Béra'hot 17a), la levure dans la pâte représente le yétser ara.
Le 'Hatam Sofer (Torat Moché) explique que les 7 jours de Pessa'h représentent les 70 années de vie d'une personne.
- "le jour précédent vous annulerez le levain de vos demeures" = cela fait référence à : "Donne au jeune homme de bonnes habitudes dès le début de sa carrière; même avancé en âge, il ne s'en écartera point" (Michlé 22,6).
Tout particulièrement pendant sa jeunesse, une personne doit investir tous ses efforts pour annuler le yétser ara (le levain) de son corps (sa demeure), car ainsi il lui sera beaucoup plus facile par la suite de se développer et de servir Hachem comme il le faut.
[il ne faut pas se dire : j'ai le temps (ma vie devant moi)! Plutôt profiter un peu et on verra ensuite!, car cela n'en sera que plus difficile, à l'image d'une maison immense à cachériser avec du 'hamets partout, plutôt qu'une petite pièce avec très peu de 'hamets!]

- la matsa représente la vérité : ce que tu vois, c'est ce que tu auras. [avant et après cuisson, c'est pareil!]
[lorsque la vie chauffe une personne (honneur, argent, colère, jalousie, ...), elle doit rester identique, et ne va pas fermenter comme la pâte avec du levain, devenant alors un autre être.]
=> pendant les 7 jours, soit les 70 années d'une vie, nous devons vivre dans la vérité et pas dans le mensonge (ex: e, laissant fermenter des illusions, de l'égo, ...).
[en recherchant le 'hamets nous cherchons à nous débarrasser de tout ce que nous avons en nous qui nous éloigne de la Vérité]

De plus, la pâte va fermenter en raison du temps qui passe = cela représente la paresse, et nos Sages affirment que le fait d'avoir des activités nous éloignent de la faute (Pirké Avot 2,2).
[rechercher le 'hamets, c'est faire le point sur notre vie et voir toutes ces pertes de temps que nous avons pu avoir, qui ont contribué à faire fermenter de mauvaises choses en nous.]

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-> La guémara (Pessa'him 7b) tire la mitsva de rechercher le 'hamets du verset : "Pendant 7 jours, aucun levain ne se trouvera (lo yimatsé) dans vos maisons" (Bo 12,19).
Il est écrit : "il fouilla, commença par le plus grand et termina par le plus jeune, et la coupe fut trouvée (vayimatsé) dans le sac de Binyamin" (Mikets 12,19)
Selon la guémara, puisque ces 2 versets utilisent le même mot : "yimatsé" (trouvé), il y a un lien entre eux.
Yossef a envoyé son fils Ménaché après ses autres frères, et Ménaché a trouvé la coupe de Yossef dans le sac de Binyamin.
La guémara découle de la qu'afin de trouver quelque chose, comme le 'hamets, il est nécessaire de le rechercher.

Le Maharcha demande pourquoi la guémara n'apporte pas un verset plus ancien comme preuve de cela, où : [Lavan] chercha et ne trouva pas les térafim (placés sous Rachel)" (Vayétsé 31,35).

Le 'Hatam Sofer (Torat Moché) dit que la réponse est simple : Lavan n'a pas mené de bonnes recherches, comme en témoigne le fait qu'il ne les a pas retrouvés.
En ce qui concerne le 'hamets, nous devons le chercher comme il le faut, d'une telle façon que s'il y a du 'hamets alors nous devons le trouver!
[Lavan n'est pas un exemple de recherche à suivre]

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+ Différence : Matsa et 'hamets :

-> La différence entre חמץ ('hamets - 138) et מצה (matsa - 135), se trouve entre la lettre ח et ה (les autres étant identiques).
La guématria du ח est de 8, celle du ה est de 5. La différence entre ces 2 lettres est de : 3.

Les 3 de plus que possède le 'hamets sont : "la jalousie, la concupiscence et les honneurs excluent l’homme du monde" (Pirké Avot 4,21 - Rabbi El’azar haKappar), et nous devons tout faire pour nous en débarrasser.
En effet, de même que nous ne devons pas posséder une miette de 'hamets, de même nous ne devons pas laisser se développer en nous ces 3 traits, même un petit peu, car ils sont très nuisibles.
['Hatam Sofer]

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-> Les mots : חמץ et מצה sont pratiquement identiques, à l'exception des lettres : ח et ה.
La différence entre ces 2 lettres est un tout petit trait, à l'image de la différence entre le 'hamets et la matsa qui se joue à quelques instants de trop où la pâte a pu lever.

Nous utilisons la même farine et la même eau pour les 2, la différence se joue ensuite lorsque le levain va se développer.
La levée du levain symbolise l'orgueil (Je sais mieux que Hachem!), et lorsque l'on élimine le 'hamets à Pessa'h, on doit également retirer l'orgueil qui est en nous.
['Hida]

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-> b'h, voir également - partie sur Bo 12,20 : https://todahm.com/2014/02/01/bo-les-matsot

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-> La différence entre les mots : חמץ (‘hamets) et מצה (matsa), est dans une minuscule ouverture dans le coin gauche des lettres : ח et ה.
Cela sert de symbole au fait que le plus infime manque de précision dans la cuisson de la matsa peut rapidement la transformer en 'hamets.
[le Alshich haKadoch]

[notre yétser ara profite de notre inattention, notre manque de surveillance, pour s'introduire en nous.
D'abord, il va nous faire fauter sur de toutes petites choses, et ensuite un peu plus grandes, jusqu'à nous faire tomber sur de grosses fautes!]

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-> "La différence entre la matsa et le 'hamets, c'est que pour le 'hamets l'artisan doit laisser reposer la pâte. Tandis que pour la matsa, l'artisan doit travailler la pâte du début jusqu'à la fin et ne jamais la laisser reposer, [même un seul instant].

On peut comparer cela à Hachem et nous. En effet, l'objectif de la matsa est de nous faire comprendre qu'Hachem ne s'arrête pas une seconde de s'occuper de nous, Il se préoccupe de nous à chaque instant.

C'est le but de la matsa : nous donner la émouna, [la certitude] qu'à chaque seconde, Hachem est à nos côtés et pourvoit à nos besoins.
Si tu sens que tu t'éloignes de D., sache que ce n'est pas Lui qui s'éloigne, mais plutôt c'est toi qui t'éloigne de Lui, car en réalité, Il est toujours proche de toi."

[Bné Yissa'har]

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-> Le Maharcha explique alors que le levain qui est dans la pâte symbolise le yétser ara incarné par l’ange d’Essav qui sera détruit lors de la Délivrance finale. C’est pour cela, que la destruction du ‘Hamets (qui contient du levain) préfigure la destruction de la descendance d’Essav (incluant Amalek), et de ce fait, nous comprenons l’enseignement de nos Sages (guémara Roch Hachana 11a) : "Au mois de Nissan (mois de Pessa’h où l’on détruit le ‘Hamets), nos ancêtres furent libérés d’Egypte et au mois de Nissan, nous serons libérés (d’Essav – de notre Exil d’Edom et du Yétser Hara)"
[à noter : le Chlah haKadoch fait remarquer que la destruction du ‘Hamets, au début de la 6e heure du 14 Nissan, correspond à la destruction d’Amalek au 6e millénaire par l’intermédiaire du Machia’h appelé Tséma’h (צמח), nom formé des même lettres que ‘Hamets (חמץ) (son antithèse)]

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-> La guémara (Soucca 52a) enseigne : "Le yétser ara possède 7 noms. Hachem l’appela רַע (Ra’a – mauvais) ... Moché l’a appelé עָרֵל (Arel – incirconcis) ... David l’a appelé טָמֵא (Tamé – impur) ... Shlomo l’appelait שוֹׂנאֵ (Soné – ennemi) ... Yéchayahou l’a appelé מכִשְׁוֹל (Mikhchol – obstacle) ... Yé'hezkiel l’appela אֶבֶן (Even – pierre) ... Yoël l’a appelé צְפוֹניִ (Tséfoni – caché)".

Le Maharcha commente que ces 7 noms correspondent aux 7 forces du Mal qui sévissent durant les 7 jours de la semaine, conformément à l’enseignement de nos Sages (guémara Soucca 52a) : "Le Yétser Hara surmonte l’homme chaque jour (en employant différents stratagèmes)".

A ce propos, le ‘Hida écrit (Sim’hat Réguel 1) : "le ‘Hamets pendant Pessa’h fait allusion au yétser ara et au levain dans la pâte ... c’est pour cela que nos Sages ont fixé 7 mitsvot pour le ‘Biour ‘Hamets’ (destruction du ‘Hamets) afin d’annuler les 7 forces du Mal du yétser ara :
-> [Quatre actions: ] 1. Le nettoyage dans tous les coins de la maison. 2. La recherche du ‘Hamets. 3. L’annulation du ‘Hamets. 4. La destruction par le feu du ‘Hamets.
-> [ Trois interdictions: ] 5. L’interdiction de profiter du ‘Hamets pendant Pessa’h. 6. L’interdit de ‘Bal Yéraé’ (‘aucun ‘Hamets ne sera vu ... chez toi’). 7. L’interdiction de ‘Bal Ymatsé’ (‘aucun ‘Hamets ne sera trouvé ...chez toi’).

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-> "La recherche du 'hamets est une exigence rabbinique car, selon la loi biblique, une simple annulation est suffisante" [guémara Pessa'him 4b]

-> Le 'Hidouché haRim voit également une autre idée dans ces mots.
Le 'hamets représente le yétser ara, et en vérité, le "bitoul", l'annulation du yétser ara par le pouvoir de l'étude de la Torah, est suffisant.
Mais nos Sages ont suggéré qu'une personne fasse d'abord une bédika, qu'elle regarde à l'intérieur d'elle-même et s'examine pour s'assurer que sa Torah est pure.
Alors son bitoul n'en sera que plus efficace.

"La sortie d'Egypte a transformé les juifs, d'esclaves de Pharaon, à serviteurs d'Hachem."

[Rav Yechezkel Levenstein]

Les 4 verres du Séder

+ Les 4 verres du Séder ...

La valeur numérique des mots : kos yayin (un verre de vin - כוס יין) est de : 156.
La valeur numérique du mot : 'hérout (liberté - חירות) est de : 624, ce qui correspond à : 156 * 4.

=> Nous buvons ainsi 4 verres de vin afin de nous souvenir de notre libération d'Egypte.

[Rabbi Aharon de Karlin]

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-> "Les 4 verres, nos Sages, les ont prescrits en tant qu'attitude de noblesse des hommes libres (dérekh 'hérout)"

[guémara Pessa'him 109b]

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-> Celui qui va se forcer à boire les 4 verres avec du vin, qui va manger la matsa et l'afikoman, même s'il trouve cela difficile, il sera épargné de devoir prendre des médicaments amers tout au long de l'année.
[Or'hot 'Haïm 472,12 - qui cite le Sefer Yafé léLev]

Le nom de Moché et la Haggada

+ Pourquoi le nom de Moché ne figure-t-il pas dans la Haggada? (*)

Qui est le 1er homme à raconter la Haggada?
Moché lui-même, comme il est écrit : "Moché raconta à Yitro tout ce que D. fit à Pharaon et aux Egyptiens" (Chémot - Yitro 18,8).

Or notre maître n'a certainement rien raconté sur lui-même en raison de son extrême humilité.
Voilà pourquoi son nom ne figure pas dans le récit de la sortie d'Egypte.

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(*) certes, le verset : "Ils crurent en D. et en Moché Son serviteur" est cité, mais ce passage ne fait pas partie du récit de la sortie d'Egypte.

"L’épouse que D. nous a donnée, celle avec laquelle nous sommes allés sous la 'Houpa pour fonder un foyer casher, est la meilleure épouse du monde.
Elle a été choisie par la Providence pour nous aider à accomplir notre mission sur terre.
 
Nous n'avons pas le droit de penser qu'une autre nous aurait mieux convenu. Ce serait se révolter contre Dieu en insinuant qu'Il nous a lésés."
 
[Rav Yits'hak Besançon]

Les racines obscures du machia’h

+ Les racines obscures du machia'h :

-> En regardant de près les origines du machia'h, nous constatons qu'il est issu de racines obscures.
Parmi les exemples de ces racines, citons Loth et ses filles (relation incestueuse), Yéhouda et Tamar, Ruth et Boaz. (voir Sotah 10b)
Pourquoi en est-il ainsi?

Le Brit Avram (Taamé haMinhaguin) dit qu'étant donné que nous vivons dans un monde de mensonge (alma d'shikra), nous ne pouvons pas avoir de la vérité seule sans donner une part au Satan, et ce pour l'apaiser. [une sorte de pot-de-vin, qui lui faire croire qu'on lui accorde de l'importance, faisant qu'il baisse la garde, et davantage tolérant pour que l'on fasse du bien. ]
Ainsi, nous avons le sé'ir laazazel qui se retrouve dans les poils [de veau] des tefillin de la tête, et la 'helbéna (l'épice nauséabonde dans les kétoret).
C'est pourquoi, avant d'enseigner à ses élèves, Rabba disait quelque chose d'humoristique (guémara Shabbath 30b).
[d'autres exemples : les premières Lou'hot qui ont été brisées, mayim a'haronim (cette eau est donnée et alimente les forces du mal), et le verre que l'on casse lors d'une 'houpa. ]

Cela peut se comprendre par la métaphore de quelqu’un qui veut se rendre à un certain endroit où des chiens lui barrent la route. Il leur jette de la nourriture à une certaine distance afin qu'ils courent vers la nourriture et qu'il puisse arriver à destination.
De la même manière, dit le Zohar, nous donnons une portion au Satan.

Le Satan fait des efforts supplémentaires dans les poursuites concernant le machia'h, parce qu'il sait qu'il sera abattu dans le futur. Nous voyons donc que le machia'h provient de racines obscures puisque nous devons faire passer le machia'h à travers le Satan.

Nous savons que celui qui vole n'aurait pas l'idée de chercher des bijoux dans les poubelles. C'est pour cette raison que le machia'h naît le jour du 9 Av (Pessikta Esther Rabbati 11), car la perle du machia'h est cachée dans les ordures.
[rav Yéhochoua Alt]

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-> Il y a 2 endroits dans le Tana'h où il est mentionné : "admoni", c'est en référence d'Essav et du roi David ('Hayé Sarah 25,12 ; Chmouël I 16,12).
Le Satan ne s'est pas plaint de la naissance de Moav, car il n'avait jamais imaginé qu'une telle sainteté puisse naître de l'union des filles de Loth. Il en va de même pour Ruth et Boaz, dont l'union a donné naissance à David. Le Satan pensait que c'était si bas : admoni.
Cependant, en ce qui concerne David, il était également : "yéfé énayim" (Chmouël I 16,12). Cela fait référence au Sanhédrin (éné ha'éda), car il tue avec la permission du Sanhedrin (contrairement à Essav).

De même, avec Avraham, le Satan ne pensait pas qu'une telle sainteté sortirait d'une nida (la mère d'Avraham était alors une nida). Parallèlement, le Arizal dit que la mère d'Avraham s'est réincarnée en Dina. En fait, Dina et nida sont composés des mêmes lettres. Elle a dû passer par la douleur d'être violée par Sechem pour se rectifier.

[l'idée est que pour amener beaucoup de sainteté dans le monde, il faut donner un peu l'impression au Satan qu'il va y gagner. ]

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-> Le Taamé haMinhaguin dit que l'on doit juger autrui favorablement (dan lékaf zé'hout) parce que peut-être cette personne veut faire une grande mitsva, et elle est juste en train de donner une part au Satan, actuellement dans ce qu'elle fait. [mais en réalité c'est une petite dose impureté pour beaucoup de bonnes choses! ]

Une ouverture des eaux

+ Une ouverture des eaux :

Nous connaissons le miracle étonnant où les eaux de la mer Rouge se sont fendues et ont permis aux Bné Israël de marcher sur la terre ferme. On peut rapporter différentes fois où un tel évenement a eu lieu :
- Moché et les Bné Israël à travers la mer Rouge. [Béchala'h 14]
- Dathan et Aviram à travers la mer Rouge (ils sont venus après le peuple, et la mer s'est de nouveau réouverte pour eux). [Béer Mayim 'Haïm - Béchala'h]
- Yaakov et le Yarden. [Tan'houma Yachan - Vayétsé 3]
- Yéhochoua et les Bné Israël et le Yarden. [Yéhochoua 3,16]
- les puissants guerriers qui ont aidé le roi David et le Yarden. [Divré Hayamim I 12,16]
- Un hérétique près de Rabbi Yehochoua par l'eau. [Yérouchalmi Sanhédrin 7,13]
- Rabbi Pin'has ben Yaïr et la rivière Genaï à trois reprises. ['Houlin 7a]
- Eliyahou et l'eau. [Méla'him II 2,8]
- Elicha et l'eau. [Méla'him II 2,14]
- Rabbbi 'Hanina et les eaux de Tiveria. [Yérouchalmi Avoda Zara 3,1]
- Un 'hassid et de l'eau. [Psikta déRabbi Kahana 18,5]

Réjouir les mariés

Une fois, le ‘Hozé de Lublin était allé réjouir un jeune marié le jour de ses noces.
L’un des convives l’aborda alors et lui demanda : "Est-ce bien une priorité que de réjouir un ‘hatan? Pourtant, il est déjà joyeux puisque le bonheur lui a souri. Ne vaut-il pas mieux aller réjouir les gens démoralisés et ceux qui sont dans l’affliction?

Le 'Hozé de Lublin lui répondit : "Vois-tu, nos Sages enseignent que "toutes les fautes d’un ‘hatan sont pardonnées" (guémara Yérouchalmi Bikourim 3,3). Dès lors, il est plus que probable qu’en ces instants, ce dernier craigne énormément de retourner à sa situation antérieure.
C’est pourquoi il est nécessaire de lui rappeler que grâce à cette vertu qu’est la joie, il méritera de continuer dans la même voie. Car la joie constitue une muraille fortifiée empêchant de fauter."

La joie nous préserve des difficultés

+ La joie nous préserve des difficultés :

-> Le "Saraf" de Magalintsa enseigne :
Le Créateur désire que les juifs soient dans la joie. Si l’homme manque de joie, que fait Hachem?
Il lui envoie des épreuves et des souffrances, et les lui enlève ensuite ; le mieux-être qui s’ensuit est alors une raison en soi de le réjouir.

C’est ce que le roi David exprime dans le Téhilim (32,7) :
- "ata sétèr li" (אַתָּה סֵתֶר לִי) = "Maître du monde, sois mon abri et protège-moi" ;
- de tout "mitsar" (מצר) = de toute adversité : "Tu n’as pas besoin de m’infliger des épreuves et des souffrances et de me les enlever ensuite pour que je sois dans la joie"
- car "roné falét téssovévéni" (תסובבני פלט רני) = car "je réside constamment dans la joie".

Date propice venue du machia’h = danger le Satan accuse

+ Date propice venue du machia'h = danger le Satan accuse :

"Dans cette année de Yovel, chaque homme reviendra à sa possession" (Béhar 25,13)

-> Le Zohar nous explique que les mots : "bichnat aYovél azot" (בשנת היובל הזאת - dans cette année de Yovel), traduits aussi par : "dans l'année de Yovel (béchana aYovél) הזאת (azot)" = le terme : הזאת (cette) fait allusion à l'année 5408.
En effet, la lettre ה , de valeur numérique 5, évoque le 5e millénaire. Ajouté au terme זאת de valeur numérique 408, on obtient l'année 5408, correspondant à l'année 1648 de l'ère vulgaire.

Le Zohar (qui a été écrit il y a 2 000 ans), nous dit que cette année 5408 sera l'année de la Délivrance. C'est alors que "chaque homme reviendra à sa possession".
Historiquement, l'année 1648 fut l'année où débuta les pogroms atroces des cosaques sous le commandement de Bogdan Chelminski. Durant 6 mois, plus de 100.000 juifs ont été assassinés.

Comme l'a annoncé le Zohar, cette année était prévue pour être l'année de la Délivrance. Mais étant donné que le peuple juif n'a pas été méritant, le Satan a pu accuser et obtenir que cette année soit transformée en année de terreur.
A chaque période particulièrement propice à la Délivrance, le Satan, qui voit sa fin approcher et se sent menacé, déchaîne alors des accusations.
C'est ainsi que le Imré Emet explique la parole des Sages : "Le Satan accuse dans un temps de danger" = c'est-à-dire quand il se sent lui-même en danger.

Mais le Ohr 'Hadach explique qu'à travers l'évocation de cette date, la Torah veut faire allusion ici à une leçon importante et éternelle. En effet, le terme זאת de valeur numérique 408, correspond à 3 fois 136, allusion à 3 termes de valeur numérique 136 : צום קול ממון (le jeûne (tsom), la voix (kol) et l'argent (mamon)). Cela évoque les 3 grands principes de téchouva : le Repentir en soi (le jeûne et l'éloignement d'une vie de plaisirs), la Téfila (la prière - la voix) et la Tsédaka (par le don d'argent).
Lorsque Israël se renforcera dans ces 3 domaines, lorsqu'il reviendra au Service de Hachem, qu'il se tournera vers Lui pour Lui adresser ses demandes, et multipliera les actes de bonté et de Tsédaka, alors la Délivrance arrivera.