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Le 17 tamouz

+ Le 17 tamouz :

-> La cause de la faute du Veau d'or, survenu le 17 Tamouz, était que le peuple juif pensait que, puisque Moché n’était pas encore redescendu du mont Sinaï, il n’y avait plus aucun moyen pour lui de se rapprocher d'Hachem et de la Torah.
Cependant, en réalité, même si Moché était bel et bien décédé à cette époque, il n’aurait jamais laissé son troupeau sans un autre berger. Aharon HaKohen, Yéhochoua bin Noun et de nombreux autres grands tsadikim avaient reçu la sagesse de Moché Rabbénou au point de pouvoir guider le peuple juif.
En effet, selon le début des Pirké Avot : "Moché reçut la Torah du Sinaï et la transmit à Yéhochoua, et Yéhochoua [la transmit] aux Anciens, ..."

De même, de nos jours, nous devons croire que le tsadik de chaque génération ne quitte jamais ce monde avant d’avoir transmis sa sagesse à son successeur. Ainsi, nous ne devons jamais penser qu’il n’y a aucun espoir pour nous et céder au désespoir, qui est une manifestation de la faute du Veau d’or.
Au contraire, nous devons chercher de tout notre cœur à trouver l’étincelle du mont Sinaï qui est encore vivante chez les tsadikim d’aujourd’hui.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shelou'hin 5 ]

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-> Le 17 Tamouz, les juifs ont commis la faute du Veau d’or, et Moché Rabbénou a brisé les Tables des 10 Commandements (Lou'hot).
Rabbi Nathan de Breslev explique que la raison pour laquelle Moché a agi ainsi est qu’il existe différents niveaux de vérité. La vérité de la Torah est que lorsque nous fautons, nous devons être punis. La Torah nous dit clairement ce que nous devons faire ; ainsi, si nous n’écoutons pas ses avertissements, il y a des conséquences.

Cependant, Moché a reconnu que ce n’était pas le niveau le plus élevé de la vérité. Au contraire, la plus grande vérité est la compassion (miséricorde) d'Hachem, le fait qu’Il pardonne avec bienveillance même les transgressions les plus terribles lorsque nous revenons vers Lui par la téchouva.
Ainsi, Moché a dû briser les Lou'hot, qui représentent le niveau de la vérité de la Torah, afin de révéler que ce niveau n’est pas la vérité ultime. Puis, il est remonté sur le mont Sinaï, où il a reçu les 13 Midot de Ra'hamim (Attribut de miséricorde de D.) et la deuxième série de Lou'hot, qui ont été remises le jour de Yom Kippour, lorsqu'Hachem nous a complètement pardonnés notre faute.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Ribbit 5 ]

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-> Ce qui nous empêche principalement de faire téchouva, c’est l’impatience.
Nous voulons des résultats immédiats, alors nous abandonnons lorsque nous ne voyons pas de progrès tout de suite.
C’est là l’erreur qui a conduit à la faute du Veau d’or. Même si les juifs étaient sur le point de recevoir les deux Lou'hot de la Torah que Moché allait faire descendre du mont Sinaï, ils n’ont pas pu attendre ne serait-ce qu’un jour de plus, et ils ont donc abandonné.
De même, nous devons croire que, peu importe depuis combien de temps nous aspirons à recevoir la Torah et les conseils des tsadikim, nous sommes en réalité très proches d’une nouvelle révélation. Il nous suffit de nous accrocher à notre volonté, d’être patients et de continuer à espérer le salut (délivrance personnelle, comme collective).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,48 ]

La téchouva (selon rabbi Na’hman)

+ La téchouva (selon rabbi Na'hman) :

-> Selon la Torah, si nous agissons comme il le faut, nous sommes récompensés, et dans le cas contraire, nous sommes punis. Dans ce cadre (strict), il n’y a aucune possibilité de faire téchouva. Nous ne pouvons pas remonter le temps et effacer l’erreur que nous avons commise.
Cependant, la miséricorde d'Hachem est bien supérieure à la rigueur de la Torah. La véritable nature du Créateur est qu’Il fait preuve d’une grande patience à notre égard, et qu’Il va au-delà de la lettre de la loi.
Par conséquent, lorsque nous revenons vers Hachem en prononçant quelques mots simples de téchouva, nous nous attachons à la révélation extraordinaire de la bonté d'Hachem, et nous nous élevons vers un lieu où nos fautes n’ont jamais eu d’effet.
Nous nous connectons à la bonté pure d'Hachem, qui ne porte aucune trace de notre faute, ce qui nous purifie de nos imperfections et nous permet de prendre un tout nouveau départ.
Ainsi, il n’y a jamais de raison de désespérer, car même depuis les endroits les plus bas, nous pouvons toujours faire téchouva.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kiboud Av va'Em 4 ]

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-> Rabbi Nathan de Breslev dit que lorsqu’une personne est vraiment dure envers elle-même et se laisse submerger par la culpabilité, elle se coupe de toute sa vitalité spirituelle et de toute sa force.
C’est pourquoi, lorsque nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devons nous rappeler de nous ancrer d’abord dans Sa compassion (miséricorde divine) extraordinaire.
En réalité, nous n’avons aucune idée de ce que nous avons vécu au cours de nos incarnations (guilgoul) précédentes, et nous ne pouvons pas non plus vraiment saisir l’ampleur des défis auxquels nous avons été confrontés dans cette vie. Seul Hachem voit tout cela.
Ainsi, Il prend certainement tout en considération et nous juge avec bienveillance.
Nous souffrons à un niveau si profond et de tant de façons différentes qu’une fois tout mis dans la balance, il ne fait aucun doute que nous sommes de très bonnes personnes, et Hachem est très fier de nous. Tel est le véritable sens du 'hechbon hanéfech.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arlah 4 ]

-> Très souvent, nous souhaitons sincèrement faire téchouva, mais nous avons l’impression de devoir changer beaucoup de choses pour y parvenir.
Par exemple, nous pensons que nous devons étudier la Torah bien plus que nous ne le faisons actuellement, ou que nous devons être beaucoup plus stricts dans notre observance de la halakha, ...
Mais tout cela n’est qu’une ruse du yétser ara, qui tente de nous pousser à l’épuisement total.
En réalité, la première étape de la téchouva consiste à prendre conscience qu'Hachem est juste là, là où nous sommes, à cet instant précis (même au plus bas des bassesses spirituelles). Nous faisons déjà beaucoup de choses qui Lui procurent une immense satisfaction.
Une fois que nous avons compris ce concept fondamental, nous pouvons alors chercher des moyens d’atteindre le niveau supérieur, peut-être en prononçant les bénédictions avec plus de kavana, en pratiquant un peu d’hitbodédout chaque jour, et ainsi de suite.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Moharan II,44 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan 353) disait que même s’il commettait une faute terrible, D. nous en préserve, il ne serait pas triste par la suite. Au contraire, il repartirait immédiatement à zéro avec Hachem et chasserait le passé de son esprit.
Puis, plus tard, lorsqu’il aurait un peu de temps pour faire son hitbodédout, il confesserait sa faute devant Hachem et demanderait Son pardon.
Cela nous enseigne une leçon extrêmement importante dans la vie : il y a un temps pour tout. Nous devons essayer d’être joyeux quoi qu’il arrive et quelle que soit la gravité de nos erreurs.
Puis, pendant un moment, nous devons exprimer nos regrets pour nos fautes devant Hachem (en vidant toutes nos émotions, notre coeur) et Lui faire part de notre désir ardent de nous améliorer, avec la foi pure (émouna) que, grâce à ce processus, nous effaçons complètement l’ardoise.

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-> Le pouvoir du yétser ara réside dans sa capacité à créer l’illusion selon laquelle, malgré tous nos efforts pour changer, nous nous trouvons toujours exactement au même point qu’auparavant, voire que nous nous sommes encore davantage éloignés d'Hachem.
Or, en réalité, chaque fois que nous nous connectons à la conscience de Hachem et que nous agissons pour Le servir, nous brisons toutes les forces des ténèbres qui nous entourent et nous nous élevons à un nouveau niveau.
Le seul problème, c’est qu’à ce niveau, nous recevons un nouveau yétser ara, et la lutte recommence, ce qui donne l’impression que nous ne faisons aucun progrès. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser tromper et abandonner alors que nous nous rapprochons en réalité de Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1, 25 et 72 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Moharan II, 112) dit : "Si tu crois que tu es capable de faire des erreurs (fautes), tu dois croire que tu es capable de les réparer".
Le sens profond de cette affirmation est que si nous croyons que ce que nous faisons a vraiment de l’importance au Ciel, au point que nos fautes causent des dommages dans les mondes supérieurs, alors nous devons croire que nous avons également la capacité de réparer tout aussi facilement tous les dommages que nous avons causés.
L’une des principales ruses du yétser ara est de focaliser notre attention sur les fautes de l’année, du mois, du jour et/ou des cinq dernières minutes écoulés. Il est peut-être vrai que nous avons vraiment tout gâché, mais la réalité est qu’en accomplissant simplement la volonté de Hachem dès maintenant, nous réparons tout.
En quelques secondes à peine, nous pouvons nous relever et prendre un nouveau départ dans le service d'Hachem, grâce auquel nous devenons une création entièrement nouvelle et entamons une existence totalement nouvelle.
[rav Nissan David Kivak]

-> Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,10 ; Likouté Moharan II,112 ]

-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que nous devons faire preuve d’une grande patience tout au long du processus de téchouva. Lorsque nous prenons conscience de notre besoin de revenir vers Hachem, la première chose qui se produit est que nous sommes confrontés à une avalanche d’obstacles qui nous barrent la route. Cependant, ces obstacles sont en réalité là pour nous aider.
Ce qui nous sépare principalement de Hachem, c’est notre orgueil. Ainsi, Hachem nous envoie des difficultés afin que nous parvenions à une véritable humilité et que nous réalisions que nous ne méritons pas le précieux trésor de la téchouva.
Mais en même temps, nous devons nous rappeler que la miséricorde d'Hachem est infinie ; il nous suffit donc d’attendre et d’aspirer à Hachem jusqu’à ce que la gêne (honte) d’être retenus expie nos fautes et que nous puissions entrer dans le royaume merveilleux de la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,6 ]

-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.

Lorsque l'homme étudie la Torah, cette dernière lui fait connaître ses fautes pour qu'il puisse se repentir, à l'instar d'une mère qui fait prendre conscience de ses erreurs à son fils, par de tendres paroles.
[Zohar - Vayikra 23b]

"Tous les secrets qui sont inclus dans les 10 Commandements ont été perçus par les yeux de tout Israël [au mont Sinaï].
Ils ont pu discerner et comprendre, aussi bien de façon intellectuelle qu'au plus profond de leurs cœurs comment le secret des 613 commandements était inclus dans les Paroles qu'ils ont entendues.
La Lumière divine a envahi leurs regards à ce moment-là, au point que tous les secrets de la Torah, ainsi que tous les secrets des mondes supérieurs et inférieurs, ne leur ont pas été dissimulés.
Devant cette contemplation du Divin, de l'Honneur du Roi de tous les rois, Hachem, ils ont accédé à ce qui n'a jamais été dévoilé depuis la Création du monde."
[Zohar - Yitro 93b]

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-> C'est ainsi, que le Zohar 'Haï explique que le peuple juif au mont Sinaï a atteint le niveau suprême à venir du 7e millénaire.
[Merkavot Argaman al haTorah]

Couronner ses parents après leur mort

+ Couronner ses parents après leur mort :

"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)

-> La Torah juxtapose le commandement d'observer le Shabbat (Yitro 20,8-10) avec le commandement d'honorer son père et sa mère (Yitro 20,11) afin de nous apprendre qu'il n'y a pas plus grand honneur pour les parents dans le monde de la Vérité (après la mort) que lorsque leurs enfants et leurs descendants font des 'hidouchim dans leur étude de la Torah le jour de Shabbat dans ce monde. [Zohar 'hadach - Yitro 103a]
Dans ce Zohar, il est aussi rapporté que lorsqu'un homme fait des 'hidouchim durant Shabbat, des Justes (tsadikim) viennent embrasser la tête du père et le couronner de plusieurs couronnes.

-> Ainsi, tout cet honneur dont sont gratifiés ses parents résulte du mérite de l'étude de la Torah de leur enfant. Ceci s'applique même au père qui n'aurait pas lui-même étudié la Torah mais qui a soutenu et aidé son enfant à le faire, que ce soit par un soutien financier ou par un soutien moral. [Zohar - Yitro 89a]

-> A ce propos, le Zohar (Chéla'h Lé'ha 171a) relate l'exemple d'un jeune enfant qui a su expliquer par 27 raisonnements différents un sujet de la Torah à tel point que son père a mérité 70 couronnes bien que ce dernier n'ait jamais étudié la Torah car il avait toutefois laissé son fils prendre cette voie.

-> Ce n'est pas seulement et uniquement le père qui mérite toutes ces lumières et tout cet honneur dans le monde futur mais également ses beaux-parents qui mériteront, eux aussi, d'être couronnés, comme il est rapporté ailleurs : lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï exposa plusieurs enseignements de la Torah, ce mérite contribua à couronner également son beau-père, Rabbi Pin'has ben Yaïr lorsqu'il se retrouva dans le Gan Eden où il bénéficia de l'éclat de 50 lumières. [Zohar - Nasso 144b]

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-> "Lorsque le Shabbath commence, le mouvement des âmes s'accentuent grandement.
Certaines s'en vont, certaines arrivent, d'autres descendent ... toutes sont joyeuses et pleines de bonne volonté.
Ces âmes viennent couronner le peuple saint (juif).
Une fois que le Shabbath est entré, les gens résident dans le "monde des âmes"
[...]
Toutes les peines, les colères, les querelles dans le monde sont oubliées parce que le jour de réjouissance pour le Roi est arrivé.
Les âmes sont augmentées au sein d'Israël, comme si c'était le monde futur"
[le Zohar - rapporté par le Réchit 'Hochma - Chaar Kédoucha 3,4-7]

-> Il est intéressant de noter que le Réchit 'Hochma, dans ce même passage, rapporte également le Zohar ci-dessous.
Après Shabbath, lorsque l'âme supplémentaire (néchama yétéra) quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : "Quel 'hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu?"
Le Zohar déclare : "Combien est bienheureuse l'âme qui peut réciter des 'hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s'exclame : "Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l'âme de cette personne!"
Tout le palais et tous les anges écoutent le 'Hidouch.
Mais si l'âme n'a pas de 'hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s'affaiblissent, pour ainsi dire"

-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme qu'une couronne spéciale est créée pour le père de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.

Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu'en plus, Hachem embrasse la tête de ce même père.
Ceci explique pourquoi la mitsva du Shabbath est juxtaposée à celle du respect des parents (dans les 10 Commandements).

=> chaque mitsva que nous faisons peut être comme un colis de mérites envoyé pour améliorer la vie éternelle de nos parents décédés. Mais l'étude de la Torah Shabbath a non seulement beaucoup plus de valeur que celle durant la semaine (1000 fois plus selon le Ben Ich 'Haï), mais en plus on amène beaucoup d'honneur à nos parents au Ciel.

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Précisions sur la notion de 'hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu'un ne peut pas être créatif, s'il apprend quelque chose qu'il n'a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de 'hidouch.

-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l'on accepte sur soi, est aussi considéré comme un 'hidouch.

En allumant les bougies du Shabbat, les forces de la sainteté sont élevées, et les forces de l’impureté (forces du mal) sont soumises.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,2]

La table du Shabbath

-> Pour chaque table que le peuple juif nettoie et dresse le vendredi après-midi, une table identique est dressée dans une salle aux trésors des mondes supérieurs.
Si une personne dresse sa table avant le Shabbat aussi bien qu’elle le peut, elle est mentionnée dans les mondes supérieurs pour le bien et pour la bénédiction.
Si une personne déshonore le Shabbat, alors c’est le contraire qui se produit ...

Chaque Shabbat, la table de chacun est dressée devant Hachem, dans les mondes supérieurs, comme une alliance éternelle (brit olam).
Puisque cela est vrai, une personne doit veiller à honorer le Shabbat au mieux de ses capacités, et à accueillir le Shabbat avec beaucoup d’amour, de joie et de satisfaction.
La table doit être remplie de mets délicats, dressée le vendredi après-midi avant le Shabbat, afin qu’on puisse dire d’une telle personne : "Voici, tel est l’homme qui craint Hachem, qu'Hachem te bénisse depuis Sion" (Téhilim 128,4-5).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]

Le service du Cohen Gadol lors de Yom Kippour nous enseigne comment être un véritable juif.
Le Cohen Gadol accomplissait deux types de services : ceux qui se déroulaient dans le Kodech HaKodachim (saint des Saints) et ceux qui se déroulaient dans la Azara, à l’extérieur du Heikhal.
Les avodot accomplis dans le Kodech HaKodachim symbolisent la pratique de l’étude de la Torah et de la prière que nous accomplissons dans la kédoucha (sainteté) de la synagogue, tandis que les avodot (services) dans l’Azara représentent les activités que nous menons en dehors de la synagogue : manger, travailler, élever nos enfants, ...

Cela nous enseigne qu’il est important pour nous de développer un lien profond avec Hachem dans ces deux aspects de la vie et de ne pas commettre l’erreur de Nadav et Avihou, qui ne se sont pas mariés parce qu’ils pensaient que le but ultime de la vie était simplement de trouver Hachem dans le domaine de la kédoucha, le Kodech HaKodachim, et non dans le monde matériel.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shabbat 7 ]

La téchouva

-> Lorsqu’une personne (juive) se repent sincèrement, alors Hachem, qui connaît ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit de l’homme et sait que son repentir est sincère, vient en aide à cette personne, la prend par la main et en fait un être nouveau.
Selon le Zohar (volume I,23a), lorsqu’une personne est racha (mauvaise), Hachem siège sur Son trône de justice et la traite avec sévérité. Lorsque la personne se repent de la bonne manière et répare le mal qu’elle a causé, Hachem revient, s’assoit sur Son Trône de Miséricorde et fait de cette personne un être nouveau. Hachem lui rend son yétser hatov, avec un zèle et une sainteté accrus, et son yétser ara est maîtrisé.
Grâce à ses bonnes actions, à sa repentance sincère et à son étude de la Torah, cette personne mérite d’acquérir un roua'h et une néchama. [ les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance sont : notre néfech, notre roua'h et notre néchama. ]
Par conséquent, Hachem reste avec elle et elle ne retombera pas dans la faute.  (on aura une aide pour pas retomber)
[...]

Nos Sages disent : "La repentance (téchouva) est si grande qu’elle atteint le Trône divin de Gloire" (Yoma 86a).
Lorsqu’un juif se repent sincèrement et s’attache à la Chékhina et à la Torah, alors sa téchouva atteint le Trône de Gloire ...

Tant qu’une personne s’en tient à ses mauvaises voies, Hachem siège et la traite sévèrement depuis le Trône du Jugement, mais une fois qu'elle a fait téchouva, Hachem quitte le Trône du Jugement (Rigueur ) et s’assoit sur le Trône de la Miséricorde ...

Une personne qui s’est pleinement repentie, ne laisse aucune trace de sa faute. Puisque cette personne a mérité de faire téchouva comme il le faut, et qu'Hachem voit qu’elle s’est repentie comme il faut et par amour pour Lui, alors Hachem la prend par la main et l’aide à réaliser son désir [de ne pas fauter de nouveau].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,2-5]

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-> Le yétser hara est extrêmement fort et puissant. Maintenant qu’il a été maîtrisé, toute sa puissance a été absorbée par le yétser hatov, le roua'h et la néchama, ainsi que par le cœur et le corps de la personne, qui se renforcent tous dans la sainteté.
En conséquence, cette personne qui s’est repentie devient plus forte dans la sainteté et la pureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,6]

Faire téchouva = redonner vie à son âme

+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :

-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).

-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]

Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]