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La grandeur de la génération qui précède le machia’h

+ La grandeur de la génération qui précède le machia'h :

-> Le rav Moché Wolfson enseigne :
Toutes les générations étaient contenues dans Adam et chaque génération représente une partie d'Adam. La génération du désert, connue comme la génération de l'intelligence (daat), était la tête d'Adam.
Moché Rabbénou était la tête de cette génération de têtes, et c'est pourquoi le verset dit : "Il y avait un roi à Yéchouroun lorsque les têtes de la nation se sont réunies" (Vézot haBéra'ha 33,5).
On les appelle "les têtes de la nation" (raché am), car ils étaient en fait une génération de têtes. [correspondant à la tête d'Adam, qui comprenait en lui toutes les âmes juives]
La génération du roi David était le cœur d'Adam. David, qui a composé le Tehilim, était le grand cœur de cette génération de grands cœurs.
Le machia'h sera une combinaison de la tête et du cœur d'Adam.

Notre génération, qui est l'ère des "pas du machia'h", est le talon, qui est l'extrémité de la forme d'Adam.
Elle est loin du cœur et encore plus loin de la tête. C'est pourquoi cette génération tombe au point le plus bas, car il n'y a rien de plus bas que le talon.
Après le talon, la seule direction possible est de revenir à la tête.
Lorsque le machia'h viendra, nous serons dotés de la compréhension d'Hachem et de l'esprit saint, et cela nous permettra de redevenir des têtes.

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-> "Israël a dit devant Hachem: "Maître de l'Univers, quand me délivreras-tu?"
Il leur a répondu : "Lorsque vous serez tombés au plus bas, alors je vous délivrerai".
[midrach Téhilim 45]

-> "Lorsque Israël (les juifs) sera au plus bas, il se relèvera ... le roi David (Téhilim 44,26-27) dit : "Nos âmes sont abaissées jusqu'à la poussière [en référence à l'état spirituel], nos ventres sont collés au sol [en référence à l'état matériel]. Que dit-il ensuite?
"Lève-toi, aide-nous et délivre-nous par ta bonté".
[midrach Tan'houma - Chémot 6 ]

=> En apparence, il semblerait qu'il n'y a aucune raison pour qu'il ne puisse y avoir d'autre chute d'une manière ou d'une autre. Si nous tombons, alors pourquoi espérer s'élever?
Mais selon l'explication ci-dessus, cela s'explique. Quant à la génération qui atteint le talon d'Adam, il n'y a nulle part où tomber plus bas, et donc ce qui doit arriver, c'est : "Lève-toi, fille d'Israël!"

Le rav Wolfson ajoute que le talon est recouvert de peau morte et calleuse et n'est donc pas sensible à la douleur. Une piqûre d'épingle y est à peine perceptible.
De même, cette génération n'a pas beaucoup de sensibilité [spirituelle]. [Au contact avec le sol] le talon est dans l'obscurité et peu de lumière l'atteint. Cette génération est également dans une obscurité spirituelle presque totale.

-> Grâce à ces paroles, nous pouvons mieux comprendre les défis de notre génération, la génération du talon qui est si éloignée du cœur et de la tête. Les préoccupations matérielles accablantes nous éloignent de la véritable sagesse et de la véritable compréhension.
Cette génération est également sans cœur en raison de ses désirs bas et dévorants. Les cœurs se transforment en pierre, comme le dit le verset : "J'ôterai le cœur de pierre de votre chair et je vous donnerai un cœur de chair" (Yirmiyahou 36,26).
Il est clair que la génération qui précède la guéoula est bloquée sur le plan émotionnel, insensible et dépourvue de sensibilité, à l'opposé du cœur d'Adam.

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam 2,1 voir note) écrit :
"Dans les générations précédentes, lorsque tout le monde servait Hachem de tout son cœur et sincèrement, il n'était pas facile d'être inscrit dans le livre des justes au Ciel et considéré parmi ceux qui craignent Hachem. Seuls ceux qui avaient fait des efforts toute leur vie dans l'étude de la Torah et dans le service d'Hachem pouvaient obtenir cette distinction.
Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, où tant de réchaïm rejettent le joug céleste et se moquent de ceux qui servent Hachem.
Dans ces conditions, dès qu'un juif renforce son observance religieuse et encourage les autres à rester fermes dans leur service d'Hachem, il est immédiatement inscrit dans le livre du souvenir comme une personne craignant D. et pensant au nom d'Hachem."

-> Le rav 'Haïm Vital était le principal disciple du Arizal, qui encourageait longuement son élève, lui disant à quel point l'âme dont il était béni était noble et sainte. Le rav 'Haïm Vital s'interrogeait sur les éloges qui lui étaient adressés.
Après tout, disait-il, même la personne la plus humble et la plus simple des générations précédentes était un tel tsadik et si pieuse que lui, rabbi 'Haïm Vital, estimait ne pas être à la hauteur de leur grandeur.

Le Arizal répondit que Hachem ne juge pas une personne uniquement sur ses accomplissements. Au contraire, une personne est jugée en fonction de l'époque à laquelle elle vit. Elle est jugée dans le contexte dans lequel elle agit.
Notre époque, lui dit le Arizal, est unique par rapport aux générations précédentes. Les forces de l'impureté sont si fortes (on parle de Tsfat au 16e siècle!) et les défis auxquels nous sommes confrontés sont extrêmement difficiles.
Même la plus petite mitsva accomplie dans un tel environnement équivaut à de nombreuses mitsvot accomplies à l'époque de nos ancêtres.
C'est pourquoi, déclara le Arizal, rabbi 'Haïm Vital surpassait de loin les générations qui l'avaient précédé.
[Arizal - Shaar HaGuilgoulim (hakdama 38)]

-> Le rav Ovadiah Yossef (Anaf Ets Avot - hakdama léPirké Avot) raconte une parabole qui illustre bien ce point :
Une princesse résidait dans le palais et exerçait une grande influence sur le roi. Lorsque quelqu'un souhaitait obtenir une audience avec son père, c'était la princesse qui s'occupait des arrangements, si elle le souhaitait. Si quelqu'un avait besoin d'une faveur du roi, la princesse pouvait la lui accorder.

Naturellement, tous ceux qui cherchaient à obtenir une faveur du roi faisaient de leur mieux pour se lier d'amitié avec la princesse, essayant de la convaincre de prendre leur cause en charge. Ils offraient des cadeaux somptueux à la princesse, espérant que lorsqu'ils auraient besoin de l'aide du palais, elle se souviendrait avec émotion de ces cadeaux et accepterait de les aider.

La princesse ne manquait de rien, donc un simple cadeau ne l'aurait pas impressionnée. Pour qu'un cadeau retienne son attention de manière mémorable, il devait être luxueux, opulent et extravagant. Tout ce qui était ordinaire n'aurait pas eu l'effet escompté.

Un jour, après avoir résidé au palais pendant de nombreuses années, la princesse fut victime des calomnies de ceux qui étaient jaloux d'elle. Les accusations forgées de toutes pièces entraînèrent son bannissement du palais. Jetée dans un donjon froid et sombre, elle y resta emprisonnée pendant un certain temps, souffrant énormément aux mains du gardien. Les maigres repas de la prison ne lui apportaient pas suffisamment de nutriments et elle devint extrêmement faible.

Un citoyen inquiet qui vivait près de la prison eut pitié d'elle et lui apporta clandestinement du pain et de l'eau dans sa cellule. Elle dévora goulûment la nourriture qu'il lui apportait, composée d'aliments qu'elle n'aurait jamais songé à consommer lorsqu'elle résidait au palais.

Finalement, l'innocence de la princesse fut prouvée et le roi se rendit compte que les accusations calomnieuses répandues à son sujet étaient fausses. Il ordonna que la princesse soit libérée de prison et réintégrée au palais.
Dès lors, tous les cadeaux qu'elle recevait, quelle que soit leur valeur, lui semblaient insignifiants comparés aux maigres repas qu'on lui avait donnés pendant son séjour en prison. Les cadeaux qui lui restèrent à jamais les plus chers et les plus significatifs furent le pain et l'eau qu'elle avait reçus alors qu'elle aurait autrement péri de faim.

Le rav Ovadiah soutient que lorsque le Temple était debout et que la présence d'Hachem était évidente pour tous, Hachem ne chérissait que les mitsvot accomplies comme il le faut.
Cependant, le rav Ovadiah souligne que Hachem n'est plus dans son palais, la présence Divine est en exil (Chékhinta bégalouta).
Lorsque Hachem est en exil, même la plus petite mitsva peut trouver grâce à Ses yeux.
Une petite mitsva accomplie à notre époque peut avoir plus de valeur aux yeux d'Hachem que toutes les mitsvot accomplies par une génération entière il y a plusieurs centaines d'années.
Nos mitsvot aujourd'hui sont comme le maigre cadeau, mais salvateur, offert à la princesse exilée. Elles ont beaucoup plus de sens et d'importance que les cadeaux somptueux et extravagants qui étaient offerts à Hachem par les générations précédentes.

-> C'est peut-être précisément pour cette raison que c'est notre humble génération qui a le pouvoir de faire venir le machia'h. Nous sommes confrontés à des défis apparemment insurmontables et nous sommes sans cesse bombardés d'épreuves et de tentations d'une nature extrême. En continuant à servir Hachem malgré toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, nous sommes vraiment spéciaux. Et nous pouvons mériter le machia'h plus que toute autre génération avant nous.

Dans une certaine mesure, nous ne sommes pas simplement des nains debout sur les épaules de géants ; nous pouvons plutôt être comparés aux plus grands géants debout sur les épaules des géants qui nous ont précédés.
L'arrivée du machia'h, la venue de la Guéoula, dépend de nous. Et si Hachem nous en a laissé le soin, c'est qu'Il a confiance en notre capacité à relever le défi.

-> En ce sens, même le Satan sait que nous pouvons faire venir le machia'h !
Deux séries de sons de shofar sont jouées à Roch Hashana : les tékiyot déméyouchav et les tékiyot déméoumad. La guémara nous enseigne que nous jouons la deuxième série de sons de shofar pour confondre le Satan.
Les Tossafot (Roch Hachana 16b) expliquent que lorsque Satan entend la première série de tékiyot (sonneries du shofar), il ne sait pas si c'est peuple juif qui souffle dans le shofar ou si les sons qu'il entend annoncent en fait l'arrivée du machia'h.
Lorsque nous sonnons la 2e série, il se dit que c'est très certainement le shofar du machia'h. Il devient agité et inquiet et n'a plus les moyens d'intenter des accusations contre le peuple juif.

On pourrait se demander si le Satan entend plusieurs coups de shofar chaque année ; pense-t-il vraiment chaque année que la 2e série de coups de shofar est celle du machia'h? Pourquoi le Satan est-il si crédule qu'il commet la même erreur année après année?

La réponse est que le Satan est très rusé. Personne mieux que le Satan ne comprend à quel point le machia'h est proche de venir. Personne mieux que le Satan ne sait que ce n'est pas parce que le machia'h n'est pas venu l'année dernière qu'il ne viendra pas cette année.
Le Satan sait mieux que quiconque que le monde sombre dans une décadence et une impureté toujours plus grandes, et que par conséquent, les mérites du peuple juif qui adhère à la Torah et aux mitsvot deviennent plus grands et plus puissants.
Chaque année, nous sommes confrontés à des tentations plus fortes que jamais, et par rapport au monde qui nous entoure et qui ne cesse de se détériorer, nous brillons davantage chaque année.
Le Satan lui-même comprend que chaque année qui passe, il est plus facile et plus probable que le machia'h vienne, et c'est pourquoi il prend peur à nouveau.

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-> La bénédiction qui précède immédiatement la lecture du Shéma à Cha'harit commence par les mots : "aava rabba aavtanou Hachem Elokénou", qui sont généralement traduits par "Avec un amour sans limite, Tu nous as aimés, Hachem, notre D." (Noussa'h Achkénaz)
Rabbi Shimon Schwab (rav Schwab on prayer p.290) avance que ce n'est pas la traduction exacte. Il propose : "Tu nous as aimés d'un amour toujours croissant, Hachem, notre D."

Hachem nous aime de plus en plus au fil du temps. Même si nous connaissons une yéridag hadorot, un déclin [spirituel] des générations, même si nous ne sommes pas au niveau des générations qui nous ont précédés, l'affection et l'amour d'Hachem pour nous continuent de croître régulièrement (chaque jour davantage que la veille).

Peut-être que l'explication de ce phénomène (au-delà du fait que Hachem ne voit dans les juifs que le cumul de leurs mérites, faisant abstraction de leurs fautes), réside dans le fait que nous sommes confrontés à des défis et à des épreuves croissants qui surpassent tout ce que nos ancêtres ont connu.
Nous sommes exposés à des niveaux de dépravation, d'impureté et de décadence jamais vus auparavant.
Pourtant, nous restons fidèles à Hachem et à la Torah. Nous continuons à élever nos familles selon les traditions de nos ancêtres. C'est peut-être pour cela que l'amour de Hachem pour nous continue de croître.
Et c'est peut-être pour cela que notre génération, aussi basse spirituellement soit-elle par rapport à nos ancêtres, peut espérer, aspirer et attendre la venue du machia'h, aujourd'hui plus que jamais.

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-> Si le machia'h n'est pas venu pour nos grands-parents, pourquoi devrions-nous penser de manière réaliste qu'il viendra pour une génération telle que la nôtre?
Cette question est soulevée par le 'Hafets 'Haïm (Ma'hané Israël - chap.25), un recueil de halakhot qu'il a rédigé à l'intention des soldats servant dans l'armée russe. Il écrit :
"Et que personne ne se demande comment nous pouvons mériter ce que même les générations précédentes n'ont pas pu mériter, car ce n'est pas une question du tout ; la vérité est que même si nous sommes bien inférieurs à nos ancêtres, Hachem combine nos mérites avec ceux des générations qui nous ont précédés."

Le 'Hafets 'Haïm compare cela à un nain qui monte sur les épaules d'un géant (kénamas aro'hév al gabé aanak). Imaginez un géant d'une taille immense. Malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à atteindre le sommet d'un immeuble qui se trouve juste hors de sa portée. Il essaie encore et encore, mais il lui manque toujours quelques centimètres pour atteindre son objectif. S'il prenait ne serait-ce qu'un nain mesurant seulement quelques dizaines de centimètres et le plaçait sur ses épaules, le nain pourrait atteindre le sommet de l'immeuble sans difficulté.

Personne ne se demanderait comment le nain a pu atteindre le sommet du bâtiment alors que même le géant, pourtant extrêmement grand, n'y est pas parvenu. Le géant a porté l'homme beaucoup plus petit que lui sur plus de 99 % du chemin jusqu'au sommet, et l'homme sur ses épaules n'a plus qu'à parcourir la petite distance qui reste, soit à peine trente ou soixante centimètres.
C'est ainsi, écrit le 'Hafets 'Haïm, que nous pouvons comprendre notre rôle dans l'arrivée du machia'h, et pourquoi nous pouvons effectivement aspirer à la guéoula. Nous n'avons pas à le faire seuls. Nos ancêtres, nos aïeux, nos grands-pères et nos grands-mères, étaient des géants spirituels. Ils nous ont amenés presque jusqu'au but. [à nous de jouer, de terminer le travail!]
Il est vrai qu'à côté d'eux, nous sommes minuscules, petits et indignes. Mais même si nous sommes petits, en nous appuyant sur les épaules des géants qui nous ont précédés, nous pouvons atteindre des sommets dont ils ne pouvaient que rêver. Ensemble, le peuple juif dans son ensemble est capable d'apporter la guéoula.

-> Le 'Hafets 'Haim (dans son séfer Tsipita liYéchoua) enseigne que ce que nous accomplissons, dans notre génération basse (spirituellement en comparaison des précédentes), ne se limite pas à parcourir la dernière petite distance qui nous sépare de la ligne d'arrivée de la fin de l'exil.
Il écrit plutôt que, quelle que soit l'ampleur apparemment modeste des progrès spirituel que nous réalisons, ou la courte distance que nous semblons parcourir, nos efforts sont considérés comme ayant une importance plus grande encore que ceux des générations précédentes.

Le 'Hafets 'Haim décrit les nombreux défis redoutables auxquels les juifs observants de la Torah ont été confrontés à son époque. Il écrit : "Nous sommes confrontés à tant de personnes qui se moquent de nous et nous dénigrent, et malheureusement, tant de nos jeunes s'éloignent du judaïsme. Chaque effort que nous déployons au service de Hachem est donc amplifié 100 fois en termes d'ampleur et d'importance par rapport aux générations précédentes."
Le 'Hafets 'Haim applique l'adage "paam a'hat bétsaar, miméa péamim chélo bétsaar", c'est-à-dire qu'une mitsva accomplie une seule fois dans la douleur et la souffrance est plus grande et plus importante [pour Hachem] que si elle était accomplie 100 fois sans ces difficultés.

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-> La récompense est proportionnelle à l'effort fourni.
Ainsi, le mérite d'une personne qui fait l'effort de servir Hachem en ces temps difficiles (précédant la venue du machia'h), où les aspirations sont limitées et les sentiments émoussés, est très grand.

-> "Et il en sera ainsi (ékev) parce que tu as écouté les mitsvot et les as accomplies" (Ekev 7,12).
Le Yisma'h Israël (fin de la paracha Ekev) commente :
" "Ekev" (qui signifie également : talon) fait allusion aux talons du machia'h. On sait que les générations précédentes correspondaient au corps d'Adam et que les générations actuelles correspondent à la plante de ses pieds, au talon ...
Les pieds sont loin de la tête. Cela signifie qu'en raison de l'obscurité de l'époque, l'esprit est confus et qu'il est donc impossible d'accomplir correctement les mitsvot avec toutes les bonnes pensées.
C'est ce que signifie "ékev" : dans la génération correspondant au talon, si "vous écoutez les mitsvot et les accomplissez" (suite du verset), même sans comprendre ... Hachem considérera que vous avez toutes les pensées appropriées et une compréhension totale.

Le rav 'Haim Vital demanda au Arizal : "Nous constatons que les grands Tanaïm jeûnaient souvent pour expier même une faute mineure. Quel espoir reste-t-il pour nous qui sommes si insignifiants comparés à ces grands hommes?"
Le Arizal répondit : "Sachez qu'un seul soupir venant du plus profond du cœur à notre époque est plus précieux et plus cher aux yeux de Hachem que les jeûnes et les afflictions des générations précédentes."
Cela est dû au fait que le visage d'Hachem est caché. Si cela était vrai à leur époque, à combien plus forte raison est-ce vrai aujourd'hui (des centaines d'années plus tard!) ...

C'est ce que dit le roi David : "Hachem, enseigne-moi Tes lois et je les observerai ékev" (oréni Hachem, déré'h 'houkékha, véétséréna ékev - Téhilim 119,33).
Ce qu'il voulait dire, c'est que nous devrions mériter de respecter les lois d'Hachem même à l'époque de "ékev" (le talon), c'est-à-dire les pas du machia'h (juste avant qu'il n'arrive).
Après tout, David est l'âme de tout le peuple juif ... le roi David a donc pu composer les Téhilim pour toutes sortes de personnes et chacun peut se retrouver dans le livre des Téhilim, jusqu'à la venue du machia'h, bientôt à notre époque, Amen."

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-> Le rav Yérou'ham Lévovitz (dans Daat Torah - Shlach p.146), le Machguia'h de Mir, discute de la grandeur des Bné Torah de notre époque.
D'une part, notre génération n'est [clairement] pas à la hauteur de la grandeur des générations précédentes, même de loin. Mais d'autre part, à certains égards, notre génération surpasse toutes les autres.
Il est écrit : "Ne dis pas que ce qui était autrefois était meilleur que ce qui est aujourd'hui, car tu n'as pas demandé cela avec sagesse" (Kohélet 7,10).
Le midrach sur ce verset explique :
"Rabbi Béré'hya dit : le verset dit : "Et Yéhoyada était le chef d'Aharon" (Yéhoyada anaguid léAharon - Divré Hayamim I 12,28).
Yéhoyada était-il le chef d'Aharon? Au contraire, si Aharon avait été de la génération de Yéhoyada, Yehoyada aurait été plus grand que lui à cette époque ... Si Aharon et ses fils avaient été de la génération de Tsadok, Tsadok aurait été plus grand qu'eux à cette époque ... Si Aharon avait été de la génération d'Ezra, Ezra aurait été plus grand que lui à cette époque."

Le rav Yérou'ham Lévovitz explique :
"Il ne fait aucun doute que tous ceux qui sont mentionnés dans le verset dépendaient des enseignements et de la grandeur d'Aharon. Ils ont étudié ses enseignements avec beaucoup de diligence et ont reconnu qu'il était leur maître dans la Torah. Mais Aharon a vécu dans une génération lumineuse, tandis que Yéhoyada et Ezra ont vécu dans des générations obscures. Ils ont dû percer les ténèbres, et à cet égard, ils étaient donc plus grands qu'Aharon.

De nos jours, un étudiant de yéchiva investit beaucoup d'efforts pour comprendre la Torah des grands commentateurs des générations précédentes.
Malgré tous ses efforts, il n'est jamais sûr d'avoir bien saisi la profondeur de leurs paroles, mais au Ciel, il peut être encore plus important que le grand auteur du commentaire qu'il étudie.
La vérité est qu'il n'y a aucun doute à ce sujet, mais cela ne doit pas être trop discuté ...
Dans l'obscurité écrasante [de notre époque], nous ne réalisons pas ce que nous pouvons accomplir au Ciel avec un seul soupir [de regret sincère pour notre éloignement d'Hachem]. "

-> Ainsi, l'un des grands baalé moussar, le rav Yérou'ham Lévovitz, écrit que celui qui s'assoit et étudie les paroles des géants de la Torah des générations précédentes, et qui s'efforce de comprendre ce que ces tsadikim disent, peut être plus grand aux yeux de Hachem que cette personnalité de la Torah, même s'il ne parvient pas à comprendre ce qui a été dit.
Cet étudiant [de la Torah, ayant un faible niveau] peut être encore plus grand que le géant de la Torah dont il cherche à comprendre les paroles. Il peut se trouver à un niveau plus élevé que le Richon dont il s'efforce de comprendre la Torah.

Le rav Lévovitz précise que nous ne voulons pas nous étendre sur ce sujet, car nous ne voulons pas inciter les gens à devenir orgueilleux (qui est différant de l'orgueil nécessaire et positif, celui qui va nous pousser à agir davantage, à être plus ambitieux dans la sainteté, dans le spirituel).
Cependant, la vérité est que nous n'avons aucune idée de ce qu'une seule mitsva accomplie dans notre génération, une génération d'obscurité et d'impureté, une génération où nous sommes confrontés à d'énormes défis jamais vus auparavant dans le monde, pourrait accomplir.
Même une seule mitsva accomplie en ces temps spirituellement difficiles est inestimable pour Hachem.
Il est intéressant de noter que l'éditeur du séfer du rav Lévovitz (Daat Torah), écrit que si l'idée du rav Lévovitz semble surprenante, les mêmes idées avaient déjà été enseignées par le Arizal. Et l'éditeur fait référence à l'enseignement cité ci-dessus tiré de Shaar HaGuilgoulim (hakdama 38).

Considérez ce que le Arizal a écrit sur l'accomplissement des mitsvot au cours de sa vie, compte tenu de la situation dans le monde où il vivait, il y a environ 500 ans. Il a écrit que sa génération était une génération d'impureté, une génération de ténèbres et d'impureté (combien plus fortement cela s'applique de nos jours!).

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-> Ce n'est pas pour rien que Rabbi Shimon bar Yo'haï a pleuré pour la dernière génération et les défis difficiles auxquels elle sera confrontée.
Le Zohar (2:7b) déclare :
"Rabbi Shimon leva les mains et pleura.
Il dit : "Malheur à celui qui sera à cette époque, et heureuse est la part de celui qui sera à cette époque. Malheur à celui qui sera à cette époque, car lorsque Hachem viendra apporter la guéoula, Il regardera pour voir qui se tient avec la Présence divine en exil ... et Il ne trouvera personne qui la mérite, comme le dit le verset : "Je regarde et il n'y a personne pour aider" (Yéchayahou 63,5). Et combien de malheurs s'abattront sur le peuple juif.
Heureux celui qui sera là à ce moment-là, car celui qui restera ferme dans sa croyance méritera la joie rayonnante du Roi.
A propos de ce moment, le verset dit : "Je les purifierai comme on purifie l'argent et je les éprouverai comme on éprouve l'or" (Zé'haria 13,9)."

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-> La Torah fait l'éloge de Moché en disant : "Moché était un homme très humble, plus que tout autre homme sur terre" (Béaaloté'ha 12,3).
La question qui se pose souvent est la suivante : comment se fait-il que Moché, le plus grand homme qui ait jamais vécu, maître des prophètes qui parlait à Hachem face à face, ait également été le plus humble de tous les hommes?

Le rav Shalom Duber (séfer Maamarim 5679 - p.678) explique comme suit :
"Moché a vu dans le livre d'Adam qu'il y aurait une génération dans les pas du machia'h (celle le précédant) qui n'aurait aucune conception de la divinité. C'est-à-dire que leur conception [spirituelle] sera négligeable, surtout si on la compare à la compréhension que Moché avait d'Hachem.
Ils n'auront pas non plus de service véritablement sincère de Hachem, avec leur tête et leur cœur investis. Tout ce qu'ils seront capables de faire, ce sera simplement d'accomplir les mitsvot.
Même cela ne sera possible qu'au prix de grands sacrifices, car ils devront surmonter toutes sortes d'obstacles, tant physiques que spirituels, pour y parvenir. Pourtant, ils surmonteront les difficultés et relèveront les défis avec héroïsme, et malgré la dissimulation de la présence d'Hachem, ils continueront à accomplir les mitsvot.
Comparé à la dévotion et aux efforts de cette génération, Moché se sentait extrêmement humble ...
Malgré tout, la génération qui est dans les pas du machia'h surmontera ses défis encore et encore, renforçant sa foi et n'abandonnant pas. Moché était impressionné par la grandeur de cette génération. C'est tout à fait incroyable!"
[Moché était conscient de son niveau spirituel, mais il était très humble en ayant conscience de la grandeur de chaque acte des juifs (même petit en apparence) dans l'obscurité spirituelle précédant le machia'h. ]

-> Le rav David Moché de Chortkov dit quelque chose de similaire. Moché Rabbénou s'est dit : "Est-ce remarquable que je serve Hachem correctement? J'ai passé 40 jours et 40 nuits sur le mont Sinaï et j'ai vu des choses qu'aucun homme n'a jamais vues et entendu, et donc les sujets matérielles ne m'intéressent pas et ne m'attirent pas. Mais un simple juif n'a pas de telles perceptions et a également une mauvaise inclination (yétser ara) qui tente sans relâche de le piéger. Pourtant, il reste inébranlable et continue à observer la Torah et les mitsvot. Le service de ce simple juif est plus apprécié par Hachem que mon service."

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-> Le 'Hatam Sofer (Torat Moché - début de la paracha Nasso) explique la distinction entre une génération qui a souffert de persécutions religieuses et toutes les autres générations.
Le verset dit : "Levez aussi la tête des fils de Gerchon" (Nasso 4,22). Bien que nous trouvions également cette expression concernant les fils de Kéhat, il n'est pas fait mention de lever la tête des fils de Mérari.
Le 'Hatam Sofer écrit que les 3 fils de Lévi : Gerchon, Kéhat et Mérari, font allusion à tout ce qui arrivera au peuple juif.
"Kéhat" fait référence à l'époque où le peuple juif forme une communauté unie, résidant sur sa terre avec le Temple construit et la présence d'Hachem parmi eux. Le mot kéhat, qui signifie assemblée ou rassemblement de personnes, se trouve dans le verset "vélo yik'at (יִקְּהַת) ami" (et les nations s'assembleront devant lui - Vayé'hi 49,10).

"Gerchon" fait allusion au moment où ils seront chassés (mégourachim). C'est le moment où le Temple sera détruit et où les juifs seront chassés de leur pays et envoyés en exil.

À propos de Kéhat, le verset dit : "Élevez les fils de Kéhat vers leurs familles et la maison de leurs pères". Leurs âmes sont le prolongement des maisons de leurs pères et des pères du monde. C'est de ces sources qu'ils héritent leur grandeur.
Il est également dit : "Élevez la tête des fils de Gerchon." Bien qu'ils soient chassés en exil, la séparation de fer de l'exil n'est pas en mesure de les séparer de la grandeur de leurs pères ni d'interférer avec leur lien avec les générations précédentes. Ainsi, comme les fils de Kéhat, eux aussi sont nourris spirituellement par leurs pères avant eux.

Mais Mérari (qui vient du mot mar - amer) fait allusion à la génération qui subit l'oppression religieuse et est soumise à d'horribles souffrances. Les noms des fils de "Mérari" font allusion aux épreuves de cette génération.
"Ma'hli, similaire au mot ma'hala (maladie), indique la maladie, la souffrance et la misère qu'ils vont connaître.
"Mouchi", similaire au mot mach (enlever) indique qu'ils seront chassés de leurs demeures et jetés aux bêtes des champs et aux oiseaux du ciel. À leur sujet, on nous dit qu'aucune créature ne peut atteindre leur niveau de grandeur et se tenir à leurs côtés.
Pouvons-nous vraiment dire à leur sujet : "Levez la tête vers vos pères"? Ils sont bien plus grands que leurs pères et leurs pères sont insignifiants en comparaison.

Raisons de l’augmentation de l’athéisme avant l’arrivée du machia’h

+ Raisons de l'augmentation de l'athéisme avant l'arrivée du machia'h :

1°/ La michna (à la fin de Sotah) enseigne : "Pendant les "pas du machia'h", l'autorité au pouvoir se tournera vers l'athéisme."
Avant l'arrivée du machia'h, le monde sera rempli de sentiments de nier l'existence d'Hachem, ce qui est encore pire que l'idolâtrie. Un athée ne croit en rien et pense que tout dans le monde est aléatoire (c'est le hasard, la nature des choses).
La raison de cet athéisme terrible est l'esprit d'orgueil qui envahira le monde à cette époque, comme le poursuivent les Sages dans la michna : "L'audace augmentera ; une fille se dressera contre sa mère et les jeunes feront honte aux anciens".
Une personne orgueilleuse qui croit en elle-même et en ses capacités ne croit pas en Hachem. C'est ainsi que le rabbi de Kobrin explique le verset : "Et je me suis tenu (ano'hi omèd) entre Hachem et vous" (Vaét'hanan 5,5). C'est le "moi" (ano'hi) ou l'ego d'une personne, qui croit pouvoir faire tout ce qu'elle veut, qui fait obstacle entre elle et Hachem, l'empêchant de se rapprocher d'Hachem.
Le 'Hayé Olam (1,27) écrit également que l'orgueil est la principale raison de l'athéisme.

2°/ Une autre raison de l'athéisme généralisé avant la venue du machia'h est le fait que les lieux de rencontre des érudits seront convertis en lieux d'immoralité (Sotah ibid.) et que le monde sera plongé dans la débauche.
Les gens seront influencés par leur désir d'une matérialité sans limites, au point de nier l'existence d'Hachem. Leurs désirs corporels les rendront aveugles à la vérité de la foi en Hachem, car croire en Hachem exigerait qu'ils renoncent à leurs activités immorales.
Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim 1) écrit qu'il est impossible pour une personne de ne pas être influencée par un pot-de-vin, même s'il lui est donné à son insu.
Et cela est certainement vrai avec le pot-de-vin considérable que constituent les plaisirs mondains (de ce monde) qui corrompent les pensées d'une personne. C'est ce que disent nos Sages (Sanhédrin 63b) : "Israël n'adorait les idoles que pour se permettre l'immoralité publique".

Le Steïpler ('Hayé Olam 1,25) écrit qu'être pris dans les désirs mondains empêche naturellement une personne de voir la vérité. Mais au-delà de cela, il existe un puissant esprit d'impureté qui possède le fauteur et s'accroche à lui comme un chien. Cet esprit le trouble afin qu'il perçoive les ténèbres comme la lumière. Il l'attire vers tout ce qui est mauvais et éloigne de lui tout ce qui est bon et saint.
Même si la vérité de la foi en Hachem lui était prouvée, il serait incapable de percevoir la vérité et la sainteté, car il est totalement possédé par les forces du mensonge et de l'impureté.

3°/ Une raison supplémentaire est que l'état actuel du monde crée des défis et des crises de foi sans précédent par rapport aux générations précédentes.
Autrefois, chaque pays avait un dirigeant qui régnait d'une main de fer. Cela permettait à chacun de comprendre le concept de respect de l'autorité et de crainte du souverain. Cela pouvait alors se traduire par la crainte et le respect appropriés envers Hachem, Roi de l'Univers (le Roi des rois).
Mais de nos jours, il n'y a plus de concept de crainte ou de respect envers l'autorité au pouvoir. De plus, la démocratie signifie que le peuple élit ses dirigeants et qu'il n'y a donc plus de notion d'effacement de soi devant une personne plus importante. C'est pourquoi l'orgueil est si répandue aujourd'hui et que chacun ose exprimer ouvertement son opinion.

Autrefois, avant les progrès technologiques, les gens étaient beaucoup plus conscients de l'implication d'Hachem dans leur vie et reconnaissaient donc davantage Sa présence.
Par exemple, autrefois, lorsqu'on voyageait en bateau, on prenait conscience de sa dépendance à l'égard d'Hachem à chaque vague qui menaçait la stabilité et la sécurité du navire. Comme il est dit dans le Téhilim (107,23-24) : "Ceux qui prennent la mer dans des bateaux ... voient les actions d'Hachem".
Lorsqu'on voyageait en charrette tirée par des chevaux, si le cheval mourait en cours de route, on n'avait d'autre choix que de continuer à pied, et on se sentait donc beaucoup plus dépendant de Hachem.
[de nos jours, on a trop d'excuses pour dire : "c'est bon Hachem, ne te dérange pas, JE peux gérer tout seul!" ]

Avant l'invention de la lumière électrique, on était beaucoup plus conscient du passage du jour et de la nuit, et donc beaucoup plus conscient de la présence de Hachem dans la vie des gens, ce qui renforçait leur foi.
De nos jours, cependant, les voyages en avion ne font que renforcer le sentiment de puissance de l'homme, et lorsqu'ils volent, personne ne s'arrête pour admirer l'œuvre d'Hachem. Tous les autres modes de transport sont également considérés comme le fruit de l'ingéniosité humaine.
La lumière artificielle nocturne a fait disparaître le sentiment de "foi nocturne" (émounaté'ha balélot - Téhilim 92,3).
[d'une certaine façon c'est comme un enfant qui a peur du noir, et plutôt que d'avoir Hachem comme lumière, va en avoir une dans la matérialité, le dispensant d'avoir recourt à Hachem. ]
Tout cela fait oublier aux gens que Hachem dirige le monde et que l'homme n'est qu'un simple mortel dont les jours sont éphémères.

Nous pouvons appliquer les paroles attribuées à la colombe dans le Pérek Shirah : "La colombe dit : ... Maître de l'Univers, que ma nourriture soit aussi amère que les olives et dans Ta main, et non aussi douce que le miel et dans les mains de l'homme."
De même, le monde d'hier, où la vie était plus simple, plus naturelle et plus proche de la façon dont Hachem l'avait créée, permettait aux gens de voir la présence d'Hachem et Son implication dans leur vie quotidienne. Même si la vie était plus dure à l'époque, car les gens devaient travailler plus dur sans bénéficier des commodités modernes, elle était sans aucun doute bien meilleure que la vie frénétique d'aujourd'hui.

Au-delà de ces distractions, une autre distraction majeure de notre génération est l'obsession pour les films et les médias. À travers eux, l'homme vit dans un monde artificiel, loin de la réalité et de la véritable essence de l'existence.
Piégé dans une réalité virtuelle, il est incapable d'avoir l'esprit clair et pur pour voir la puissance impressionnante du Créateur et le monde merveilleux qu'Il a spécialement préparé pour nous. Cela s'ajoute à tous les autres dangers que cela comporte.
Si les progrès technologiques ont rendu la vie beaucoup plus facile et notre existence plus douce que le miel, il n'y a pas de plus grand plaisir ni de plus grande joie que de sentir la proximité de la présence d'Hachem et d'avoir une foi claire.

4°/ Il existe une autre raison au manque de foi de notre génération, à savoir le caractère extrêmement caché de la présence d'Hachem dans le monde. Avant l'arrivée du machia'h, nous ne voyons pas ouvertement la providence d'Hachem comme elle était visible dans les générations précédentes.
Le Or'hot Yocher (7) écrit : "J'ai entendu de mon beau-frère, le rav Shaul Barzam, que le 'Hazon Ich lui avait dit que jusqu'à la dernière génération (avant le machia'h), il était possible de voir la providence Divine dans la vie des grands sages de la Torah ... Ce n'est que depuis la dernière génération que ce n'est plus le cas. Néanmoins, celui qui le souhaite [vraiment] peut encore la voir de nos jours ..."
Avoir foi dans les Sages est la base sur laquelle une personne peut construire tous les principes de sa foi, comme l'écrit le 'Hayé Olam dans son introduction : "L'un des fondements de la croyance en la sainte Torah est la croyance dans les Sages ... "La crainte de ton maître doit être comme ta crainte du Ciel" (Pirké Avot 4,15), car l'une dépend de l'autre, ..."

Tout cela fait partie des défis de la dernière génération, juste avant que Hachem ne retire l'esprit d'impureté du monde et n'illumine le monde de la lumière de la foi et de la connaissance d'Hachem.
Heureux celui qui peut renforcer sa foi en ce moment!

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-> Selon le verset (Chir Hachirim 5,2), Hachem dit du peuple juif : "Car Ma tête [les cheveux de ma tête] est pleine de rosée, Mes boucles [sont trempées] par la pluie de la nuit."
Rachi [dans sa 2e explication] dit que "pleine de rosée" est la récompense que Hachem donnera pour les mitsvot plus légères qui sont faciles à accomplir, comme la rosée [qui est agréable et ne dérange pas].
"La pluie de la nuit" est la récompense que Hachem donnera pour les mitzvot plus lourdes qui sont plus difficiles à accomplir, comme la pluie de la nuit qui dérange.

Le Shomer Emounim (Drouch Habita'hon 16) propose une autre explication :
La différence entre la rosée et la pluie est que la rosée descend uniquement du ciel, tandis que la pluie provient de la terre. Ce n'est qu'après que l'eau se soit évaporée et a formé des nuages qu'elle retombe sur la terre sous forme de pluie.
Il explique ainsi le verset : "Ma tête" fait référence aux premières générations pour qui servir Hachem était beaucoup plus facile. Grâce au mérite des nombreux grands tsadikim qui vivaient à cette époque, une puissante inspiration leur était accordée d'en haut, comme la rosée qui descend du ciel.
"Mes boucles" font référence aux générations suivantes qui doivent compter sur leur propre inspiration, car elles reçoivent très peu d'inspiration d'en-Haut. Elles doivent donc développer leur propre inspiration d'en bas en travaillant dur pour s'améliorer, et leur inspiration est donc comparée à la pluie de la nuit.
Ce service inspiré par soi-même est très précieux et apprécié par Hachem.
Même si le niveau sublime du service de Hachem des générations précédentes dépasse notre imagination, notre service inspiré par nous-mêmes est beaucoup plus précieux aux yeux de Hachem.

Aspirer à la guéoula permet de la déclencher

+ Aspirer à la guéoula permet de la déclencher :

-> Au moment de la destruction du Temple, Its'hak dit à Hachem : "Maître du monde, peut-être que Tes enfants ne pourront jamais revenir."
Hachem répondit : "Ne dis pas cela. Il y aura une génération qui aspirera à Ma guéoula ; et immédiatement elle sera délivrée (miyad ém nig'alim)."
[midrach Yalkout Eikha - remez 997]

-> Le 'Hafets 'Haïm écrit que cela montre que notre désir ardent de la guéoula la précipitera.

-> De plus, le Yalkout Téhilim (remez 736) enseigne que même si notre aspiration à la guéoula est notre seul mérite, cela suffirait à nous rendre dignes de la guéoula. Comme il est écrit : "Et ils diront en ce jour-là : "Voici, c'est notre D., nous avons espéré en Lui, et il nous a sauvés" (Yéchayahou 25,9).
Ainsi, le simple fait d'aspirer à la guéoula est un mérite suffisant pour que celle-ci se réalise.

-> Le 'Hida (Midbar Kedémot - טז-קיווי) explique que nous exprimons ce principe 3 fois par jour dans nos prières. Citant le gadol rabbi Yossef David (dans son séfer Tséma'h David - Vayé'hi), nous sommes renvoyés à la bénédiction "ét tséma'h David", dans laquelle nous demandons à Hachem de faire prospérer l'influence du roi David et d'élever sa stature par la guéoula, en raison de l'argument suivant : "kivinou kol ayom" (car nous aspirons à Ton salut tout au long de la journée).
Pourquoi cela serait-il une raison pour que Hachem nous délivre? Si nous méritons d'être délivrés, alors nous devrions l'être en raison de nos mérites, et si nous ne le méritons pas, à quoi sert notre aspiration?
Implicitement, nous apprenons de la formulation de cette demande que nous demandons à Hachem, même si nous n'avons aucun autre mérite, de nous apporter néanmoins la guéoula en raison de notre désir, qui seul nous rend dignes du salut.

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-> L'une des prières composées par Ram'hal (תקטו תפילות - תפילה קנח) dit : "Si Tu demandes que le peuple juif ne se repente pas devant Toi, permets que son désir ardent le lui révèle".

-> "Lorsque tu seras dans la détresse et que toutes ces choses t'auront frappé à la fin des temps, tu reviendras vers Hachem, ton D., et tu écouteras sa voix" (Vaét'hanan 4,30).
Le 'Hatam Sofer (drachot סוף דרוש ז אב שלח טור ד) écrit :
"Si, à la fin des temps, nous sommes véritablement affligés par l'exil et la destruction du Temple et que nous aspirons [vraiment] à la guéoula, si nous permettons à notre situation difficile dans l'exil parmi les idolâtres de briser notre coeur, alors cette détresse même équivaut à une téchouva complète (zé atsaar ou béatsmo atéchouva guémoura).
Le résultat sera : "Hachem, ton D., est un D. compatissant, Il ne t'abandonnera pas et ne te détruira pas" (Vaét'hanan 4,31).

Ainsi, aspirer à la guéoula englobe et équivaut à une véritable téchouva.
[ "Toutes les dates limites pour l'arrivée du machia'h sont passées ; désormais, cela ne dépend plus que de la repentance" (Sanhédrin 97b) = notre aspiration d'un cœur brisé prend la place de la téchouva et déclenche la guéoula. ]

Avec la venue du machia’h, nous acquerrons la vraie joie

+ Avec la venue du machia'h, nous acquerrons la vraie joie :

-> A l'époque du machia'h, nous ferons pleinement l'expérience de la distinction suivante : "Vous êtes les enfants d'Hachem, votre D." (banim atèm l'Hachem - Réé 14,1).
Nous ressentirons l'amour puissant auquel fait référence le prophète : "Je vous ai aimés, dit Hachem" (Mala'hi 1,2).
Alors Hachem nous élèvera tous (chaque juif) au rang de prophètes et nous dira : "Tu es Mon serviteur, Israël, en qui j'ai mis ma fierté" (Yéchayahou 49,3).
Les nations auront l'honneur de nous servir, comme Yéchayahou (49,22-23) l'a prophétisé : "Elles (les nations) porteront tes fils dans leurs bras et tes filles sur leurs épaules. Les rois seront tes nourrices, leurs femmes nobles seront tes nourrices. Ils se prosterneront devant toi et lécheront la poussière de tes pieds. Tu sauras que je suis Hachem et ceux qui ont confiance en moi ne seront pas confus."

-> Nous vivrons sans souffrance ni détresse, il n'y aura que joie et bonheur, comme le dit le verset : "Ils acquerront joie et bonheur, et la souffrance et l'angoisse s'en iront" (Yéchayahou 35,10).
La vie sera paisible et sûre, sans souci de gagner sa vie, car les mets délicats seront aussi abondants que la poussière. Les difficultés et les détresses passées seront oubliées dans la joie débordante de l'époque du machia'h, comme le dit le verset : "Les [problèmes] passés seront oubliés et ne seront plus rappelés" (Yéchayahou 65,16-17).
Le Radak explique : "Jusqu'à cette époque, le monde n'avait jamais été sans problèmes et sans guerres. À cette époque, il y aura la paix dans le monde ... La paix sera si grande que tous les troubles passés seront oubliés."
Il y aura alors une ère de perfection et "la terre sera remplie de la connaissance d'Hachem comme les eaux couvrent le fond de la mer" (Yéchayahou 11,9). Hachem éliminera la mauvaise inclination et supprimera l'esprit d'impureté de la terre. (Voir Zé'hariya 13,2).

-> Le roi David avait un désir intense de pouvoir voir cette ère, qu'il a exprimé par ces mots de prière : "Souviens-toi de moi, Hachem... souviens-toi de moi avec Ton salut, afin que je puisse voir le bien de Ton peuple élu, me réjouir de la joie de Ta nation, Te louer avec Ton héritage" (Téhilim 106,4-5).
Le rav Don Segal dit qu'aujourd'hui, nous sommes incapables d'être dans un état constant de joie aussi intense, même si nous avions des raisons de l'être, car nous n'avons tout simplement pas la capacité de contenir une joie aussi grande. Mais à l'époque du machia'h, Hachem nous donnera la capacité et l'aptitude de vivre dans un état constant de joie immense et inébranlable.

-> Cette idée est exprimée dans le midrach Tan'houma (Dévarim 1) :
"Pour nous enseigner que lorsque Hachem révèle Sa présence à Israël, Il ne le fait pas d'un seul coup, car ils ne peuvent tolérer l'intensité de cette bonté d'un seul coup. S'Il révélait Sa bonté en un seul instant, ils mourraient tous ... Au contraire, ce que fait Hachem, c'est se révéler petit à petit."

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-> "Alors [avec l'arrivée du machia'h,] notre bouche s’emplira de rire, et notre langue de chants de joie" (az yimalé ch'hok pinou, oulchonénou rina - Téhilim 126,2)
[d'une certaine façon, c'est seulement avec la venue du machia'h, et la révélation d'Hachem, que nous aurons la capacité de pleinement être joyeux. ]

Juste avant la guéoula, les troubles s’intensifient

+ Juste avant la guéoula, les troubles s'intensifient :

-> "Il [le 'Hafets 'Haïm] a dit que la nature de toute chose sur le point d'être éliminée est de lutter de toutes ses forces pour sa survie. Par exemple, une bougie brille avant de s'éteindre, et le moment le plus sombre de la nuit est juste avant l'aube.
A l'approche du moment où s'accomplira le verset "J'ôterai de ce pays l'esprit d'impureté" (Zé'haria 13,2), les forces de l'impureté s'intensifient avec leur dernière énergie d'une manière jamais vue auparavant. C'est le signe que les jours de la guéoula approchent."
[rav El'hanan Wasserman - Kovets Maamarim p.105 ]

-> Selon nos Sages (Sanhédrin 98a) : "Rabbi Yo'hanan dit : Si vous voyez une génération affligée par de nombreux malheurs comme un fleuve, attendez-le [le machia'h]."
Autrement dit, lorsque le temps vient où les malheurs se succèdent sans relâche, comme le flux d'un fleuve, c'est le signe qu'il faut se préparer à l'arrivée imminente du machia'h.

Le rav El'hanan Wasserman (Kovets Maamarim - Daat Torah 25) écrit qu'il existe une règle quant à la manière dont Hachem inflige des punitions au peuple juif en exil. Elle suit le modèle décrit dans le verset lorsque Yaakov envoya des cadeaux à Essav et dit aux messagers : "Et faites un espace entre un troupeau et l'autre" (Vayichla'h 32,17).
De même, tout au long de l'exil, il y a un répit entre un malheur et le suivant. Lorsque les malheurs se succèdent sans relâche, comme le cours d'une rivière, cela ne peut pas simplement faire partie des souffrances de l'exil.
La déviation par rapport au schéma habituel est une indication claire qu'il s'agit en fait des douleurs de l'enfantement qui précèdent la venue du machia'h.

Ailleurs, le rav El'hanan Wasserman (Ikvéta Déméchi'ha 1) écrit au nom du Gaon de Vilna, que la guéoula est appelée naissance, comme le dit le verset : "Car Sion a eu des douleurs d'enfantement et a aussi donné naissance" (Yéchayahou 66,8), car le peuple juif renaîtra alors.
Tout comme les douleurs de l'enfantement annoncent le début de la naissance et s'intensifient à mesure que le moment de la naissance approche, de même les douleurs du machia'h qui précèdent la guéoula s'intensifieront chaque jour, à mesure que la guéoula finale approche.

-> Selon le Gaon de Vilna, les jours de l'exil sont comme les jours de la grossesse et les douleurs du machia'h sont comme les douleurs de l'enfantement. Bien sûr, l'inconfort de la grossesse ne peut être comparé à la douleur de l'accouchement. Cela est suggéré dans le verset : "Comme aux jours de votre exode du pays d'Egypte, je vous montrerai des merveilles" (Mi'ha 7,15). Tout comme les souffrances se sont intensifiées dans la phase finale de l'exil en Egypte, de même, avant l'arrivée du machia'h, les épreuves de l'exil et le manque de moyens de subsistance s'aggraveront considérablement. (Kovetz Maamarim p.137).

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-> Il en va de même pour la situation spirituelle. Après la venue du machia'h, Hachem détruira le yétser ara et la force du mal sera éliminée. Le peuple juif s'élèvera au 50e niveau de sainteté et tous deviendront des prophètes, comme le dit le verset : "Vos fils et vos filles prophétiseront" (Yoel 3,1).
Il est donc clair que la force du mal, qui domine depuis près de 6000 ans depuis la faute d'Adam dans le gan Eden, luttera de toutes ses forces, alors qu'elle est sur le point d'être éliminée, pour entraîner le monde dans le 50e niveau d'impureté.

Le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Chémot 3,8) explique que ce n'est que pendant l'exil d'Egypte qu'ils n'ont pas pu descendre au 50e niveau d'impureté, car il n'y avait aucune possibilité de retour de là-bas sans la Torah, et la Torah n'avait pas encore été donnée. Mais maintenant que nous avons le pouvoir d'étudier la Torah, nous sommes capables de descendre au 50e niveau et de nous en relever.
Le Assirit Haéfa (Bé'houkotaï 3,6) écrit que nous avons une tradition selon laquelle le 50e niveau est l'athéisme et le déni de D., dont le verset dit : "Tous ceux qui y entrent ne reviendront pas et n'atteindront pas les chemins de la vie" (Michlé 2,19). Le monde descendra à ce niveau très bas afin que les tsadikim puissent rectifier à partir de là tout ce qui doit l'être.
A mesure que le monde tombe de plus en plus bas et semble s'éloigner de plus en plus d'Hachem, cela indique que nous sommes en fait très proches de la fin. La situation est intenable et ne peut durer beaucoup plus longtemps, et le jour où tout le mal sera éliminé doit donc être très proche.

Le rav Moché Wolfson explique la raison pour laquelle le déni d'Hachem est le 50e niveau d'impureté.
Le 50e niveau de sainteté est la perception d'Hachem qui dépasse l'intellect et la compréhension humaine. Comme l'écrit le Ramban dans son commentaire sur la Torah : "Il est possible que ce 50e niveau soit la connaissance du Créateur qui n'a pas été révélée à l'homme."
C'est pourquoi ce niveau dépend de la mitsva de la foi. Comme nous ne pouvons pas comprendre des sujets aussi élevés, notre acceptation des faits tels qu'ils sont découle uniquement de notre croyance qu'ils sont vrais, comme Hachem nous l'a révélé dans Sa Torah. [la émouna commençant véritablement là où notre compréhension se termine ]
Le 50e niveau de sainteté est la vérité qui dépasse l'entendement.

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-> Il est important de tempérer cela, avec l'avis du géant le rabbi de Berditchev : https://todahm.com/2024/10/06/aucune-mauvaise-prophetie-sur-la-venue-du-machiah-ne-doit-obligatoirement-se-realiser

"Car ils n'ont pas cru en Hachem et n'ont pas eu confiance en Son salut" (ki lo ééminou b'Elohim, vélo baté'hou bichouato - Téhilim 78,22)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béchala'h) enseigne que le manque de confiance bloque la lumière de la rédemption.
Même lorsque le salut (individuel, comme collectif) est préparé, il ne peut être révélé sans le réceptacle de la émouna et du bita'hon.

En ces jours-là (suite à la venue du machia'h), il arrivera que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront le vêtement d'un seul juif en disant : "Nous voulons aller avec vous, car nous avons entendu dire que D. est avec vous."
[Zé'haria 8,23]

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[d'une seconde à l'autre le machia'h peut arriver, et toute la haine des nations à notre égard (sale juif!) se transformera en un désir ardent d'être comme les juifs! ]

Joie & gueoula

"Cantique des degrés. Quand Hachem ramena les captifs de Tsion ... Hachem a accompli de grandes choses pour nous, nous étions joyeux (ayinou chémé'him)" (Téhilim 126,1-3).
Lorsque le machia'h arrivera, les non-juifs demanderont : "Quelle est cette grande chose que Hachem a accomplie pour le peuple juif pour qu'il soit à un tel niveau?"
Le peuple juif leur répondra : "Hachem a accompli cette grande action pour nous parce que pendant toute la durée de l'exil, nous avons été joyeux de tout ce qui nous est arrivé."
[rav Shimon Maryles de Yérouslav - Torat Shimon ]

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-> "Car vous partirez dans la joie" (ki bésim'ha tétséou - Yéchayahou 55,12).
Cela signifie que grâce à la joie, vous pouvez être délivrés de tous vos problèmes.
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk - Emet véEmouna - p.8 ]

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-> Le machia'h viendra parce que le peuple juif servira Hachem avec passion, amour et joie.
[selon le maguid de Mézéritch et rabbi Bounim de Pschisha]

-> Le Zohar dit que si une personne se comporte avec un visage rayonnant [de joie] en bas, de la même manière, cela lui sera renvoyé d'en-Haut. Si elle se comporte avec tristesse, de la rigueur sera rendu d'en-Haut. [plus on se réjouit (par notre confiance en D.), plus du Ciel on nous donne des raisons de se réjouir. A l'inverse, plus on s'attriste, plus on nous envoie des raisons de nous attrister. ]
Selon notre service d'Hachem avec joie, notre joie attire la joie vers nous depuis le monde Supérieur.
Nos Sages (Sotah 11b) disent que grâce au mérite des femmes justes, le peuple juif a été délivré d'Égypte.
Il semble que lorsque le peuple juif a été exilé en Égypte avec des travaux éreintants et de la tristesse, cela a causé la même chose à la Chékhina ... Comme les femmes justes ont réjoui leurs maris avec les miroirs, elles ont également réjoui la Chékhina, et grâce à ce mérite, ils sont sortis de l'exil d'Egypte.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vayikra]

[Voir Rachi (Vayakel 38,8) qui décrit comment les femmes juives en Egypte utilisaient des miroirs en cuivre pour se parer. Hachem louait grandement l'utilisation de ces miroirs, car les hommes juifs étaient épuisés par le travail physique en Égypte et avaient perdu leur désir de procréer. Les femmes se paraissaient pour devenir attirantes aux yeux des hommes, permettant ainsi la perpétuation du peuple juif.
(on voit qu'en remontant leur moral (malgré la situation d'esclavage très difficile), en leur redonnant le sourire, elles ont permis que du Ciel on envoie de belles choses, ce qui a mené à la libération d'Egypte. Or, la guéoula ultime est similaire à celle d'Egypte, ainsi en étant joyeux (même artificiellement), on provoque la Délivrance (collective et individuelle). ) ]

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-> Selon le 'Hozé de Lublin, dans les générations précédant la venue du machia'h, la relation des juifs avec Hachem sera construite principalement autour de l'amour d'Hachem, car cela tire davantage les cordes sensibles [de notre cœur] vers Hachem, plus que n'importe quelle autre chose.

-> Le rabbi Avraham 'Haïm de Zlotchov enseigne que lorsque les nations du monde verront notre passion et notre joie à accomplir les mitsvot (et en particulier, les mitsvot dont nous ne connaissons pas la raison), elles diront que si nous ne trouvions pas de douceur dans les mitsvot, nous ne pourrions jamais éprouver une telle joie à les accomplir. C'est ce qui, en fin de compte, rapprochera les nations non juives à la reconnaissance d'Hachem et de l'authenticité de la Torah.

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-> b'h, également : Servir Hachem dans la joie & guéoula : https://todahm.com/2024/05/28/servir-hachem-dans-la-joie-gueoula

La réussite des réchaïm à notre époque

+ La réussite des réchaïm à notre époque précédant la venue du machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam 2,12) explique le succès des réachïm avant l'arrivée du machia'h à l'aide de l'illustration suivante.
Un roi organisa un grand festin en l'honneur de son fils unique. Il invita tous ses amis et ministres et prépara un menu composé des mets les plus raffinés au monde. Le roi était toutefois dans le dilemme quant à ce qu'il devait faire de certains de ses serviteurs. Bien qu'ils le méprisaient secrètement, lui étaient déloyaux et agissaient contre ses intérêts, ils affichaient en apparence leur loyauté et lui rendaient certains services, et méritaient donc une récompense.
D'un côté, il ne voulait pas qu'ils participent à son festin spécial, mais d'un autre côté, il devait reconnaître leurs services. Il décida donc d'organiser un festin rien que pour eux, avant sa grande célébration. Ces serviteurs étaient ravis de la chance qu'ils avaient eue d'être invités par le roi à un repas aussi raffiné, et les fidèles serviteurs du roi se demandaient pourquoi celui-ci avait préparé ce festin impressionnant rien que pour ses serviteurs méprisés.
En vérité, la seule raison de ce festin était d'éviter d'avoir à les inviter à la véritable célébration. Rien de ce qui était servi à ce festin ne pouvait se comparer aux mets délicats qui étaient préparés pour ses véritables fidèles.

De même, le succès, la réussite des réchaïm avant la venue du machia'h n'a pour but que de les empêcher de partager le plaisir ultime que les tsadikim recevront lorsque le machia'h viendra. Alors, les réchaïm réaliseront leur grande perte et regretteront de ne pas avoir attendu et de ne pas s'être préparés pour ces jours.

-> C'est ce que Yéchayahou (65,13-14) a prophétisé : "Ainsi parle Hachem : "Voici, Mes serviteurs mangeront et vous aurez faim. Voici, Mes serviteurs boiront et vous aurez soif. Voici, Mes serviteurs se réjouiront et vous serez confus. Voici, Mes serviteurs chanteront dans la joie, et vous crierez dans l'angoisse et vous gémirez, l'esprit brisé".
Rachi explique : "Mes serviteurs sont les justes (tsadikim), et "vous" êtes ceux qui se rebellent contre moi".
Le Radak explique que "mes serviteurs mangeront" signifie que leur esprit percevra la sagesse et la connaissance suprêmes d'Hachem. Cette perception apporte du plaisir à l'âme, tout comme la nourriture et la boisson apportent du plaisir au corps.

-> "Le rire aussi causera de la douleur au cœur" Michlé (14,13).
Rachi explique que cela fait référence au rire que Hachem leur accorde [aux réchaïm] dans ce monde, qui sera une source de douleur pour eux à l'avenir, comme le dit le verset : "Et vous crierez dans l'angoisse" (Yéchayahou 65,14).

-> "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants" (Téhilim 4,8).
Pourquoi le roi David devrait-il ressentir de la joie lorsque les nations du monde ont du grain et du vin en abondance?
Le Yalkout Shimoni explique :
"Si Tu (Hachem) as béni les nations du monde, qui n'observaient que sept mitsvot, en leur accordant la paix [et l'abondance] dans ce monde, à combien plus forte raison nous accorderas-Tu Ta bonté, à nous qui avons reçu le commandement d'observer 613 mitsvot.
C'est pourquoi nous nous réjouissons de la prospérité des réchaïm, comme le dit le verset : "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants".
Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : Cela peut être comparé à un roi qui a organisé un grand festin. Il a invité des convives et les a fait asseoir à la porte du palais jusqu'à ce que le moment soit venu d'entrer dans la salle à manger. Ils ont vu des chiens sortir du palais avec des faisans dans la gueule, des têtes de volailles engraissées et des têtes de veau.
Ils se sont mis à dire : "Si les chiens mangent si bien, imaginez à quoi doit ressembler le festin lui-même!". Or, les réchaïm sont comparés à des chiens, comme le dit le verset : "Les chiens ont le visage effronté, et ils ont reçu tant de bénédictions et de bienfaits ; combien plus grands seront les bienfaits du peuple juif!" (Yéchayahou 56,11).

-> Cette idée se retrouve également dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 22) :
"Cela (le succès des réchaïm) peut être comparé à un roi qui avait un grand palais avec une porte verrouillée que personne ne pouvait franchir. À l'extérieur du palais, il y avait une corniche sur laquelle se trouvaient des figues, des raisins et toutes sortes de fruits. Sur une autre corniche à proximité, il y avait de la nourriture, des boissons et toutes sortes de gâteaux et de mets délicats. Tous ceux qui passaient devant le palais disaient : "D'après la corniche qui s'étend depuis le palais du roi, on peut savoir ce qui se trouve à l'intérieur".
Ainsi, d'après les souffrances des tsadikim dans ce monde, on peut connaître la mesure de la punition des réchaïm dans le guéhinam.
Et à partir des bénédictions des réchaïm dans ce monde, nous pouvons apprendre la récompense des tsadikim dans le monde à Venir, comme le dit le verset : "Quelle est la bonté que Tu as réservée à ceux qui Te craignent, ..." (Tehillim 31:20) ; "Aucun œil ne l'a vue (la récompense des tsadikim), sauf Toi, Hachem" (Yéchayahou 64,3)."

-> C'est également ce que signifie la phrase que nous disons dans le Barou'h Shé'amar : "Béni soit Celui qui récompense généreusement ceux qui le craignent" (barou'h anoten cha'har tov liréav).
C'est précisément à ceux qui Le craignent que la récompense est bonne, car ils reçoivent leur récompense dans le monde à Venir.
Ceux qui ne Le craignent pas reçoivent leur récompense dans ce monde (éphémère) et sont ainsi privés de récompense dans le monde à Venir (éternel), de sorte que leur récompense ne peut être qualifiée de bonne.

-> A l'avenir, lorsque la vérité ultime sera révélée, nous ne pouvons imaginer la douleur que ressentiront les réchaïm lorsqu'ils réaliseront ce qu'ils ont perdu.
Tout comme il n'y a pas de plus grande joie que d'être proche d'Hachem et de ressentir Son amour intense pour nous, il n'y a pas de plus grande douleur que d'être rejeté et de se sentir éloigné d'Hachem.
[d'une certaine mesure, toute chose qu'on aurait pu faire (selon nos capacités personnelles) pour se rapprocher d'Hachem et qu'on n'aura pas fait, ce regret sera notre plus grande douleur après notre mort (sauf si téchouva avant). ]

C'est ce qu'écrit le Tana Débé Eliyahou (rabba 31) :
"Après que toutes les créatures du monde aient été créées, elles étaient dans un état de joie immense, comme si elles mangeaient et buvaient, rassasiées et extrêmement heureuses. Une fois que Hachem eut achevé la création du monde entier, Il les repoussa [loin de Lui], et elles crièrent, gémirent et pleurèrent toutes abondamment. Elles dirent devant Lui : "Maître de l'Univers, pourquoi nous as-Tu retirées de cet état de bonheur?"

Réfléchissons-y. Si une personne sent que quelqu'un ne l'aime pas, elle se sent bouleversée. Si la personne qu'elle ne parvient pas à satisfaire est son professeur ou une personnalité éminente, son désarroi est encore plus grand. Alors, à quel point le désarroi d'une personne qui, en raison de ses mauvaises actions, ne trouve pas grâce aux yeux d'Hachem est-il plus grand?
La souffrance et la détresse qu'elle ressentent dépassent de loin celles de toute autre personne. Comme l'écrit Rabbénou Yona : "Quel avantage y a-t-il [pour l'âme d'une personne] avec tout ce qu'elle acquiert [tout ce qu'elle accomplit et fait] si elle est mauvaise aux yeux de son Maître?" (Shaaré Teshuvah 1,10).

En ce sens, le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Nasso 5,15) cite nos Sages : "La raison pour laquelle les eaux inférieures sont appelées "pleureuses" est que lorsque Hachem a divisé les eaux ... les eaux qui sont restées en dessous pleurent et se lamentent de ne pas avoir mérité d'être proches du D. vivant."

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-> Notre devoir est donc de nous renforcer et d'attendre encore un peu jusqu'à ce que nous atteignions enfin la fin, c'est-à-dire l'arrivée du machia'h. Tout comme le passager d'un train qui ne doit pas être tenté de descendre à une gare précédente, car cela lui ferait perdre tout ce qui l'attend à sa destination finale. Il vaut certainement la peine d'attendre encore dix minutes pour atteindre la prochaine et dernière gare.

Si nous ne ressentons pas cette urgence à aller jusqu'au bout, c'est parce que nous sommes en exil depuis si longtemps que nous nous sommes habitués à être méprisés. Nous sommes incapables d'imaginer la grandeur qui nous attend à l'époque du machia'h, et nous n'apprécions donc pas ce qui nous attend dans un avenir proche.

"Il y a deux approches que nous pouvons adopter pour hâter la Rédemption (guéoula). La première consiste à monter en terre d'Israël et à y vivre.
La seconde est d'apporter une aide financière aux personnes qui y sont déjà installées".
[rav Israël de Rouzhin ]