Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Hachem ne souhaite pas que tant de choses soient révélées au monde. Mais lorsque l’ère messianique approchera, même les enfants découvriront les secrets de la sagesse ; à ce moment-là, tout sera révélé à tous.
[Zohar - Vayéra 30 ]

L’âme collective du machia’h

Chaque juif doit perfectionner et préparer la partie du machia'h qui se rapporte à sa propre âme.
Le mot "Adam" est un acronyme des mots "Adam, David, Machia'h".
La stature d’Adam s’étendait d’un bout à l’autre de la terre ('Haguiga 12a), et englobait toutes les âmes d’Israël. Cependant, après la faute sa stature a été réduite.
De même, l’âme du machia'h sera composée de l’ensemble des 600 000 âmes du peuple juif, comme c’était le cas avant la faute d’Adam. Par conséquent, chaque juif doit préparer cette partie du machia'h qui correspond à sa propre âme, jusqu’à ce que toute la structure soit fixée et établie.
Alors il y aura une Unification universelle, sans fin. Puisse-t-elle advenir bientôt, de nos jours!
[Méor Einayim - Pin'has ]

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=> L'âme du machia'h, comme celle d'Adam, englobe toutes les âmes du peuple juif, depuis les Patriarches jusqu'à la dernière génération.
Chaque juif a sa place dans l’âme du machia'h. En s’efforçant d’affiner sa propre âme, on construit l’âme collective du machia'h, et la guéoula se rapproche.

A chaque génération, il y a une étincelle du machia'h ; dans le cas où la génération mérite la guéoula, sinon elle meurt ou est tuée en sanctifiant le nom d'Havhem, comme cela est arrivé à Rabbi Akiva avec Ben Kouziba.
Le machia'h doit venir à chaque génération pour délivrer Israël, s’il est digne, ou pour enseigner la Torah lorsque la génération marche dans l'obscurité.
[le Arial - séfer Halikoutim 112 ]

Rendre visite au Temple

-> A l’époque du Temple, nous étions tenus d’effectuer un pèlerinage vers la demeure d'Hachem trois fois par an.
Et à l’ère messianique, lorsque le 3e Temple sera construit, nous nous rendrons au Temple chaque Shabbat et chaque Roch 'Hodech.

Pendant notre exil, alors que nous n’avons pas de Temple, existe-t-il un moyen de vivre l’élévation spirituelle que procure la visite du Temple?
Lorsque nous rendons visite à notre rabbi, notre maître, notre guide spirituel, cela équivaut à avoir visité le Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shabbath ha'Hodech ]

Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]

Explorateurs & Notre amour d’Israël amène la guéoula

+ Explorateurs & Notre amour d'Israël amène la guéoula :

1°/ Selon le rav Avraham Its'hak haCohen Kook :

-> La faute des explorateurs (méraglim) qui ont calomnié la terre d’Israël est une tache sur l’âme juive dont le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) estime que toutes les générations doivent s’efforcer de réparer.
Même celui qui n’a pas encore émigré en Israël peut réparer la faute des explorateurs en aspirant et en priant pour pouvoir s’installer en Israël, et en élevant ses enfants dans le désir de faire leur alya. ​

-> Il écrit (dans Eretz 'Heifetz - 48) :
"Nous vivons l’exil et la médiocrité parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël. Nous n’avons pas réparé la faute des explorateurs bibliques qui ont calomnié le pays.
Nous devons donc faire le contraire de ce qu’ils ont fait : nous devons raconter et proclamer au monde entier la gloire et la beauté de cette terre, sa sainteté et son honneur.
Alors, après toutes ces louanges, espérons avoir exprimé au moins un dix millième (1/10 000e) de la beauté de cette terre si sublime (physiquement, mais surtout spirituellement) : la beauté de la lumière de sa Torah, la nature exaltée de la lumière de sa sagesse, et l’esprit saint qui bouillonne en son sein."

-> De même (dans Eretz 'Heifetz - 38) :
"L’exil et la dégradation s’abattent sur le monde parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël.
Nous ne réparons pas la fauteexplorateurs qui ont calomnié la Terre.
Mesure pour mesure, nous devons raconter et proclamer, à travers le monde entier, sa splendeur et sa magnificence, sa sainteté et sa gloire."

-> Le rav Kook enseigne (dans Moadé Harayah - 419-420) :
"Nous avons le devoir impérieux de réveiller l’amour ancestral de Sion : un amour qui est éternel et qui brûle d’une flamme de feu sacré dans le cœur du peuple juif, où qu’il se trouve.

Nous devons lutter de toutes nos forces contre toute haine envers notre Terre Sainte, qui a commencé à affecter certains d’entre nous.
Avec un bras puissant de l’esprit et avec la sainteté éternelle de la Terre bien-aimée, nous devons détruire la contamination (souillure spirituelle) des explorateurs, une souillure qui a commencé à se propager au moment même où la rédemption (guéoula) était possible.

"La parole de notre D. subsistera à jamais". La sainteté de la terre et sa beauté n’ont jamais changé et ne changeront jamais. Toutes les circonstances amères, physiques et spirituelles, qui ont affecté la Terre Sainte ne la vaincront pas.
Tout comme aucune destruction physique ne peut détruire notre amour pour la terre bien-aimée, aucune désolation spirituelle ne peut réduire notre amour saint et profond pour cette Terre de vie.

Le lien profond entre l’âme du juif et Sion, avec tout ce qui s’y passe, reste ferme pour toujours. Et la lumière de cet amour s’intensifiera sept fois plus. Elle enflammera chaque cœur et exaltera chaque esprit, sanctifiant et encourageant chacun."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/06/09/faire-son-aliya-reparer-la-faute-des-explorateurs

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=> Les réflexions du rav Kook sur la faute des explorateurs et l’importance de parler positivement d’Israël restent un message puissant pour les Juifs d’aujourd’hui, qu’ils vivent en Israël ou dans la diaspora.
[à la différence de la faute du Veau d'or, celle des explorateurs était si grave que les juifs sont restés 40 ans dans le désert avant de rentrer en Israël, et tous les hommes juifs ayant plus de 20 ans y sont morts dans le désert.
Selon nos Sages de même que nous avons pleuré suite aux rapports négatifs des explorateurs sur Israël, alors de même nous pleurons chaque année pour la non reconstruction du Temple.
Plus nous aimons et partageons notre amour pour la terre d'Israël, plus nous réparons cette faute, et plus nous pouvons prétendre à ne plus avoir besoin de pleurer sur une absence du Temple, et donc par cela on provoque la guéoula! ]

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En renforçant le yichouv et en augmentant le nombre de juifs en terre Sainte d'Israël, la guéoula arrivera plus tôt.
Car il est clair que la Délivrance (guéoula) dépend de l'augmentation du nombre de juifs en Terre sainte ... Plus les exilés (en dehors d'Israël) reviendront, plus nous recevrons de bénédictions suprêmes pour hâter la Délivrance.
[rav Avraham Kook - Michpat Cohen - sec.63,p.129]

=> Chaque juif qui vient résider en Israël rapproche la guéoula, apportant de nombreuses bénédictions en ce sens.

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2°/ Selon le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal :

-> Il est né en Hongrie en 1885 dans une famille de rabbanim et de dirigeants juifs renommés.
Il a suivi leurs traces, devenant rabbin et Av Beit Din de Pishtian, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a occupé ce poste pendant 20 ans.
Le point de vue de rabbi Teichtal sur l’aliyah était à l’origine similaire à celui de la plupart des juifs hongrois de l’époque : il décourageait tout mouvement massif d’immigration juive vers Israël et attendait qu'Hachem ramène le peuple juif dans sa patrie.
Cependant, l’expérience de l’Holocauste a radicalement changé la perspective de rabbi Teichtal. Il a consigné dans son livre Eim Habanim Sémékha les arguments en faveur de sa nouvelle conviction quant à la reconstruction de la terre d’Israël, à savoir que nous devons œuvrer activement pour hâter la guéoula en faisant notre aliyah.

Il a écrit ce livre, publié pour la première fois en 1943, alors qu’il fuyait et se cachait des nazis. Il y a également inclus une critique des rabbanim religieux pour ne pas avoir encouragé l’aliyah ; la nécessité de rectifier la faute des explorateurs par l’aliyah ; la nature particulière de la terre d’Israël et son lien unique avec le peuple juif ; et comment l’exil a conduit le peuple juif à perdre de vue l’importance de vivre en Terre d’Israël.
[b'h, ci-dessous nous allons uniquement des passages (issus du Eim Habanim Sémékha) d'abord montrant que notre amour d'Israël amène la guéoula (en liant avec les enseignements du rav Kook), et ensuite l'impact de la faute des explorateurs. ]

-> "Nous ne devons pas tarder. Nous devons rejoindre ceux qui ont entrepris la tâche sacrée de construire le pays. Ce n’est que là, en terre d’Israël, que nous pourrons devenir une seule nation.
Les juifs qui aspirent sincèrement à servir le Créateur doivent monter en grand nombre pour s’installer sur cette terre et la bâtir.
Ainsi, le peuple, la terre et la Torah ne feront plus qu’un, et la guéoula aura lieu."

-> "La Tossefta (Avoda Zara 5:4) commente le verset : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre de tout Mon cœur et de toute Mon âme" (Yirmiyahou 32,41) : "S’ils ne sont pas sur la Terre (d'Israël), ils ne sont pas véritablement implantés devant Moi, ni de tout mon cœur ni de toute mon âme".
Il est frappant qu'Hachem dise que lorsque le peuple d’Israël n’est pas en terre d’Israël, il ne s’attache pas à Son cœur et à Son âme ... lorsque nous nous efforcerons de retourner en terre d’Israël, nous nous accrocherons immédiatement à tout Son cœur et à toute Son âme.
Le point essentiel est qu'Hachem attend que nous prenions l’initiative, que nous désirions et aspirions au retour en terre d'Israël.
Il ne veut pas que nous attendions qu’Il nous y amène. Il nous a donc dit : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre". C’est-à-dire que lorsque nous, de notre propre gré, sincèrement et de toutes nos forces, désirons et nous efforçons [de retourner dans la terre d'Israël], alors Hachem mènera notre œuvre à bonne fin."

-> "La guéoula dépend uniquement de notre amour pour la Terre Sainte. Plus nous la chérissons, plus la rédemption se rapproche. Le Gaon de Vilna (dans Even Shéléma 11,9) écrit que la guéoula future dépend du mérite des Patriarches, et non de la repentance (téchouva).
C’est pourquoi nous disons trois fois par jour : "Qui se souvient des bienfaits des Patriarches et qui envoie un rédempteur aux enfants de leurs enfants". Ainsi, la guéoula dépend du mérite des Patriarches, qui dépend à son tour de l’amour que nous portons à la Terre (d'Israël). "

-> "Nous vivons à la fin de l’exil. Il ne suffit pas de simplement désirer retourner sur la terre de nos ancêtres, tout en attendant un réveil de la part d'Hachem. Nous devons prendre la résolution de retourner sur notre Terre (d'Israël) et commencer réellement à y retourner, tout comme l’a fait Yaakov Avinou.
Alors, nous recevrons l’aide divine, et la Terre (d'Israël) viendra à notre rencontre ...
Si toutefois nous n’agissons pas en la matière, mais attendons des miracles et des prodiges, alors nos espoirs seront vains. Hachem attend que nous initions le processus (de retour en Israël, ou à défaut de le désirer ardemment), tout comme Il a attendu Yaakov Avinou, de mémoire bénie."

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+ Le rav Teichtal critique les rabbins religieux de la Diaspora pour ne pas encourager l’aliyah.

-> "Les juifs orthodoxes ont fait du silence leur vertu et se sont accrochés au principe selon lequel "il vaut mieux rester assis (ici en diaspora) et ne rien faire (ne pas aller en terre d'Israël)", comme cela a toujours été leur politique.
Les extrémistes non religieux ont été influencés par la nouvelle ère qui a apporté la liberté au monde. Ils ont dit : "C’est ici que j’habiterai, car je l’ai désiré". Ils s’attendaient à trouver la tranquillité ici, dans les terres de l’exil, voyant qu’ils avaient obtenu les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Pendant ce temps, ils ont laissé notre mère sacrée [la terre d’Israël] se vautrer dans la boue et rester en ruines. Ils ont laissé ses yeux devenir une fontaine de larmes, pour pleurer et se lamenter sur nous parce que nous restons en exil et n’envisageons pas de retourner dans son giron et de rétablir son foyer.
[...]
La terre d’Israël, notre mère (patrie), n’est-elle pas déshonorée et outragée par cela? Ses fils l’outragent cruellement en s’opposant à quiconque souhaite élever la voix et inspirer les masses pour la fortifier et la relever de la poussière, comme Hachem, nous l’a ordonné.
Les pseudo-saints d’aujourd’hui la diffament et la dégradent à tel point qu’il est interdit de parler en public pour le bien de l'importance d'habiter en terre d'Israël.
Et si, par hasard, quelqu’un énonce courageusement et sans crainte la vérité telle qu’elle est, ils disent qu’il est interdit d’écouter son sermon.
De mes propres oreilles, j’ai entendu non pas une, mais de nombreuses personnes dire que des milliers et des dizaines de milliers de juifs ont été punis parce qu’ils se sont engagés dans le fait de résider et de reconstrir la terre d'Israël.
N’est-ce pas là un blasphème, une insulte à notre sainte Torah? Cela ne cause-t-il pas chagrin et douleur à la sainte Présence divine, qui est la Royauté, et à la Terre d’Israël, la mère d’Israël, qui est aussi la Royauté?
Malheur aux oreilles qui ont entendu cela. C’est manifestement une faute grave que de prononcer de telles choses.

Toute personne intelligente dotée d’un cerveau se rendra compte que c’est exactement ce qui s’est passé avec Yéhochoua et Calev (avec les explorateurs dans le désert). Ils n’ont pas eu peur de proclamer la vérité en public, s’opposant à toute la communauté (du peuple juif), y compris aux princes (nési'im) qui se "sanctifiaient" en perturbant et en empêchant les Bné Israël d’entrer en terre d’Israël. "

-> "Cela explique les paroles de notre maître, le Ohr Ha'Haïm hakadoch. Il écrit (Béhar 25,25) que les dirigeants d’Israël à travers les générations seront tenus pour responsables du fait que nous sommes toujours en exil, car ils auraient dû inspirer les enfants d’Israël à aimer la terre d’Israël.

Le brillant prince de la Torah de Dvinsk abonde dans ce sens dans son fascicule (intitulé Yéchivat Eretz Israël - 85a) : "Les gaonim qui siègent dans les tentes de la Torah et de la sagesse et sur les sièges du rabbinat (que D. leur accorde une longue vie) ont pour obligation première de faire connaître cette mitsva bien-aimée, noble et profonde, qui touche à l’existence et au caractère mêmes de notre nation. Car la longue durée de l’exil a fait que beaucoup de gens ont pratiquement oublié cette mitsva (d'habiter en terre d'Israël). Il y en a même qui sont assez obstinés pour s’y opposer publiquement. Cette erreur ne peut être facilement éradiquée à moins que nos brillants rabbins, qui siègent en jugement, ne se mobilisent pour réformer ces personnes obstinées."

Ces fanatiques ont répandu la haine et l’animosité dans tout le monde orthodoxe contre le groupe qui s’était consacré à redonner à notre terre d'Israël sa gloire d’antan.
En conséquence, ils ont également fait en sorte que cette Terre tant convoitée soit méprisée. Ils se sont laissés piéger par la faute des explorateurs, à propos desquels il est dit : "Ils murmuraient dans leurs tentes ... Ils méprisaient la Terre tant convoitée" (Téhilim 106,24-25).
Quel fut le résultat de l’action des explorateurs? Ils ont causé un chagrin éternel.
Les "explorateurs" d’aujourd’hui, eux aussi, ont ajouté la douleur à la douleur, nous conduisant à notre situation actuelle où nous voyons horreur après horreur et pleurs après pleurs dans la Maison d’Israël.
Tout cela s’est produit parce que nous avons méprisé la terre désirable. "

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+ Le faute des explorateurs est une faute que nous devons rectifier par l'aliyah :

-> "Le Tana déBé Eliyahou (1:2) nous dit de ne pas […] suivre les voies des explorateurs qui ont méprisé le terre d'Israël.
Ils ont dit que la Torah précédait la terre d’Israël, c’est pourquoi ils ne voulaient pas entrer dans le pays. Ils préféraient rester dans le désert et étudier la Torah avec Moché Rabénou, car la Torah n’était donnée qu’à ceux qui mangeaient la manne.
Ainsi, Eliyahou nous dit que "la voie de la Terre" = c’est-à-dire la voie qui mène à la terre d’Israël, précède la Torah.
Par conséquent, le midrach (Sifré - Réé 28, Dévarim 12,29) déclare : "Habiter en terre d’Israël l’emporte sur toute la Torah".

Le rabbi Akiva Yossef Schlesinger (1838-1922) écrit également que la raison pour laquelle les explorateurs ont échoué et n’ont pas voulu entrer en terre d’Israël est qu’ils craignaient le fait que les fautes commises là-bas, sont plus graves que celles commises en dehors de la Terre. [Tossafot Ben Yé'hiel - Eliyahou raba 1,1]
C’était une faute de leur part, car ils étaient comme les nations païennes qui refusent d’accepter le joug de la Torah pour la même raison. Le peuple juif, en revanche, a dit : "Nous ferons et nous comprendrons" (naassé vénichma - Michpatim 24,7), car il avait une grande confiance en Hachem ; et Hachem aide ceux qui viennent pour se purifier (Shabbath 104a)."
[ Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays" (midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7) - cela témoigne de l'importance aux yeux d'Hachem de notre présence en Israël, même par rapport aux mitsvot. ]

-> "Tout comme à l’époque des explorateurs, tous les Bné Israël s’étaient unis pour le mal, pour s’opposer à la terre d’Israël ; aujourd’hui aussi, nous devons unir tous les juifs pour le bien, pour soutenir la terre d’Israël.
Ainsi, nous rembourserons notre dette, nous déchirerons notre registre de responsabilités, et nous ferons briller sur nous la gloire d'Hachem avec la guéoula complète, rapidement, de nos jours."

-> "Sachez que tous ceux qui s’opposent à (la nécessité de faire son) aliyah, de construire et d'habiter la terre d'Israël appartiennent au camp des explorateurs.
Mais tous ceux qui choisissent l’aliyah appartiennent au camp de Yéhochoua et de Calev."

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+ L'exil conduit le peuple juif à perdre de vue l'importance de vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah hakadoch et le 'Hatam Sofer ont déploré le fait que certains juifs sont complètement absorbés par leur terre en diaspora ... Ils ne se soucient et ne souhaitent qu'y gagner honorablement leur vie et construire une grande maison avec une cour en pierres taillées (de même avec un très bel appartement, au-delà du nécessaire). Ils la construisent pour qu’elle dure de nombreuses années, afin de pouvoir la léguer à leurs enfants et petits-enfants, qui naîtront sur une terre étrangère, car ils espèrent avoir une nombreuse descendance et vivre longtemps en exil.
C’est ainsi que nous avons perdu des centaines et des milliers d’années en exil et donné toute notre force et notre richesse à notre belle-mère (la terre en dehors d'Israël) ...
Au contraire, nous devons nous lever et monter vers notre véritable mère (terre d'Israël) et lui consacrer toutes nos forces, dès maintenant et pour toujours, afin de construire ses murs et de réparer ses ruines."

-> "Par conséquent, ceux qui ont un parti pris sur ce sujet (d'habiter en Israël) ne verront pas la vérité et ne se laisseront pas convaincre par nos paroles. Toutes les preuves du monde ne les toucheront pas, car ils sont frappés d’aveuglement, et leurs préjugés intérieurs les poussent à nier même des choses qui sont claires comme le jour.
Qui parmi nous est plus grand que les explorateurs? La Torah atteste qu’ils étaient des hommes intègres (les meilleurs chefs spirituels du peuple). Néanmoins, influencés par leur soif de pouvoir, ils ont rejeté la terre promise et ont égaré les autres, provoquant ainsi cet exil amer (comme l’expliquent nos Sages).
Yéhochoua et Calev se mirent à discuter avec eux et tentèrent de prouver l’authenticité de Moché et de sa Torah. Ils proclamèrent : "Montons sans tarder" (Lé'h Lé'ha 13,30). Ils avancèrent même de longs arguments et des preuves pour montrer que les Bné Israël réussiraient [à entrer dans la Terre], comme le dit Rachi. Néanmoins, ils ne parvinrent pas à les convaincre [les explorateurs], car ceux-ci étaient aveuglés par des motivations cachées. (les explorateurs pensaient bien faire, être dans le émet!)

Il en va de même à notre époque, même parmi les rabbins. Celui-ci occupe un poste rabbinique prestigieux ; celui-là est un admour renommé ; et celui-ci possède une entreprise ou une usine rentable, ou un emploi prestigieux qui lui procure une grande satisfaction.
Ils craignent que leur statut ne décline s’ils se rendent en terre d’Israël.
Les personnes de ce genre sont influencées par leurs motivations égoïstes profondément enracinées à tel point qu’elles ne se rendent pas compte elles-mêmes que leurs préjugés parlent en leur faveur.

Le Zohar (III,158a) et le Chlah hakadoch expliquent que les explorateurs craignaient de perdre leurs positions de dirgieants (spirituels) en entrant en Israël.
Rachi (commentaire sur Kidouchin 69b), indique que les juifs qui vivaient confortablement en exil ne sont pas montés avec Ezra en terre d’Israël.
Seules les âmes pauvres et abattues (découragées) sont montées avec lui.
De plus, le Séder HaDorot cite notre maître, le S’ma, qui a lu ce qui suit dans Maassé Nissim (du Rokéa'h - rabbi Eliézer de Worms) :
Ezra envoya des lettres à toutes les communautés de la diaspora pour les exhorter à monter avec lui en terre d’Israël. L’une de ces lettres parvint à la ville de Worms, en Allemagne. Les juifs qui y résidaient répondirent : "Tu peux habiter dans la grande Jérusalem, nous habiterons ici dans la petite Jérusalem".
Ils dirent cela parce qu’ils étaient très importants aux yeux des ministres et des non juifs. Ils étaient extrêmement riches et vivaient paisiblement en exil ...
Ils (ces juifs de Worms) s’étaient installés là-bas au moment de la destruction du premier Temple, mais quand Ezra leur demanda de revenir à la fin des 70 ans, ils refusèrent ...

Il en a toujours été ainsi ; quand les juifs vivent confortablement en exil, ils ne veulent pas entendre parler d'aliyah vers la Terre d’Israël. '
[si Hachem décide que c'est le moment de revenir en Israël (pour permettre au processus de guéoula de se finaliser), alors soit on y va de nous-même (faisant un kidouch Hachem qu'on quitte un confortable exil par vrai amour de la mitsva de résider en Israël, où le divin est beaucoup plus présent), soit Hachem doit nous y pousser par des coup de bâton, des malheurs, que D. préserve. ]

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3°/ Selon le Gaon de Vilna :

-> La faute des explorateurs (méraglim) ... plane sur la nation d’Israël à chaque génération ...
beaucoup de ceux qui se sont rendus coupables de cette grande faute consistant à "mépriser la terre [d'Israël] tant chérie", ainsi que de nombreux gardiens de la Torah, ne sauront ni ne comprendront qu’ils sont pris au piège de la faute des explorateurs, qu’ils ont été entraînés dans la faute des explorateurs par de nombreuses idées fausses et des affirmations creuses.
Et ils dissimulent leurs idées derrière l’erreur déjà démontrée selon laquelle la mitsva de résider en Israël ne s’applique plus de nos jours, une opinion qui a déjà été réfutée par les géants du monde, les Richonim et les Achronim, qui ont établi que "qu'habiter en terre d’Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah".
[le Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Hillel de Shklov (qui était un disciple et un petit-neveu du Gaon de Vilna) - dans son Kol Hator - chap.5]

=> Le Gaon de Vilna critique vivement les chefs spirituels (les gardiens de la Torah) qui n’encouragent pas l’aliyah, ainsi que ceux qui n’apprécient pas et ne reconnaissent pas le cadeau de la terre d’Israël qu'Hachem avait fait au peuple juif (dont on bénéficie en y résidant, ou à défaut en aspirer sincèrement y vivre).

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4°/ Autres :

-> "En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi (1075-1141) – le Kouzari 5,27]
[d'une certaine façon peu importe notre niveau spirituel, peu importe ce qu'on a pu faire de mal dans notre vie, ce qui compte pour amener le machia'h qui reconstruira le Temple, c'est notre amour pour Israël, dont la ville de Jérusalem.
ainsi d'une certaine façon en proclamant : "l'année prochaine à Jérusalem", nous développons de l'aspiration pour elle, et par ce mérite nous provoquons le fait qu'elle sera reconstruite et que tous les juifs s'y retrouveront! ]

-> Le Sforno (1470-1550) explique que les juifs furent exilés parce qu'ils méprisaient le pays d'Israël, et la délivrance viendra à travers la réparation de cette faute.

-> Le Maharcha (guémara Taanit 15a) écrit que lorsque les habitants d'Israël chérissent les pierres et la poussière de la terre d'Israël, ils hâtent d'autant le moment fixé pour la Délivrance (guéoula).
[le Maharcha a vécu de 1555 à 1631. ]

-> Le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal, qu'on a pu voir précédemment, écrit (dans Ein haBanim Sémé’ha) :
"La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."

-> La terre d'Israël (erets Israël - ארץ ישראל) possède la même valeur numérique que : "tét lev" (prendre à cœur - תת לב).
Si tous les juifs prennent à cœur de [vouloir] monter en terre d'Israël, le machia'h viendra.
['Hida (1724-1806) - Na'hal Kédoumim]

-> Lorsque le 'Hafets 'Haïm a entendu que des implantations ont été créés en Israël : à Ré'hovot, à Richon léTsion et à Guédéra, il a dit en yiddish : "Voici! la chose (guéoula) a déjà commencé".

-> "Tant que Sion est en ruines, le Rédempteur n'est pas encore venu" (Rachi - Yéchayahou 54,20)
[ainsi en bâtissant le pays d'Israël, on hâte la rédemption]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béhar 25,25) écrit que les leaders (spirituels) d'Israël, à travers les générations, seront tenus pour responsables de ce que nous nous trouvons toujours en exil, car ils auraient dû inspirer aux Bné Israël l'amour pour la terre d'Israël.
[il a vécu de 1696 à 1743
d'une certaine façon, on peut dire que de même que des leaders spirituels (ex: nessi'im) ont participé à la faute en tant qu'explorateurs, ou n'ont pas réagi suite au récit des explorateurs, de même ils doivent réparé cette erreurs en étant des moteurs pour réveiller un amour puissant pour la terre d'Israël, et l'importance incroyable pour tout juif d'y vivre. ]

-> Le Yaavets (Sidour Beit Yaakov - Soulam beit El) écrit que lorsque les juifs négligent la terre d'Israël, de cruelles persécutions viennent les frapper.
[il a vécu de 1697 à 1776 ]

-> " Toutes les souffrances qui arrivent aux juifs le sont car ils ne désirent pas ardemment la terre d'Israël"
[midrach Téhilim 17,1]
[on a pu voir que la faute des explorateurs où l'on a pleuré en écoutant le lachon ara sur la terre d'Israël, conduit au fait que nous pleurons chaque année sur la perte du Temple, on peut ajouter qu'en réalité tous nos malheurs viennent du fait qu'on a pas réparer cela en développant de l'amour fou pour notre Terre. ]

(b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2018/05/30/6452-2 )

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-> Nos Sages (cf. Pessikta rabbati 27-32) affirment que notre mère Sion pleure et se lamente sur nous lorsque nous sommes en exil et qu'elle attend que nous retournions en son sein.
[on peut ajouter à cela la notion que nous avions un lien de vie avec Israël, d'où les émotions fortes en cas d'éloignement : https://todahm.com/2026/06/11/terre-disrael-un-lien-vivant-un-lien-divin ]

-> Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays"
[midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7]

-> Hachem dit : "Un petit groupe dans la terre d'Israël m'est plus cher [à Mes yeux] qu'un Sanhédrin entier en dehors de la terre [d'Israël]."
[guémara Yérouchalmi Sanhédrin 86]

[papa Hachem nous supplie de Le retrouver en terre d'Israël, le palais du Roi, lieu où Il se trouve d'une façon beaucoup beaucoup plus présente qu'ailleurs. Est-ce que notre but dans la vie c'est d'être proche de Lui, de Lui faire plaisir en étant à Ses côtés, ou bien préférons-nous aspirer à faire ce que JE préfère, ce qui m'arrange, ...  (laissons Hachem loin de nous, Son enfant adoré!)
(si sincèrement on ne peut pas vivre actuellement en Israël, néanmoins on doit le désirer plus que tout, on doit considérer la terre d'Israël plus belle et importante à nos yeux que tout autre endroit dans le monde, ... )]

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-> Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : "les Bné Israël ont méprisé 3 choses : le royaume des Cieux, le royaume de la Maison de David et le Temple."
Rabbi Chimon ben Ménassia dit : "Il ne sera pas montré à Israël de signe favorable avant qu'il ne se repente et ne se mette en quête de ces 3 choses"."
[Yalkout Chimoni 2,106]

-> Le rav Alcalaï (Min'hat Yéhouda - section 18) commente :
"Puisqu'il est dit qu'Israël ne verra pas de signe favorable avant de se mettre en quête de ces 3 choses, nous avons certainement un grand devoir de nous y consacrer.
- le royaume des Cieux = le Zohar (III, 276a) affirme : "Hachem n'est appelé "Roi" qu'en terre d'Israël".
Ainsi, le premier acte de repentir d'Israël à la fin des temps sera de se mettre en quête du royaume des Cieux. Autrement dit, ils retourneront en terre d'Israël de sorte que Hachem puisse être appelé "Roi" ...
en effet : "Celui qui demeure en dehors du pays [d'Israël] est comme celui qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

Le rav Yéhouda Bibas explique le verset : "Revenez à Moi, et Je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7) = Israël reviendra s'abriter auprès de D. en terre d'Israël, ensuite de quoi, Hachem fera résider Sa Présence Divine au milieu de nous.

Le Zohar (II,17a) écrit : Rabbi Yossé a dit : "Si les juifs sont asservis davantage [en exil], ce ne sera pas à cause du décret du Roi, mais parce qu'ils refusent d'aller à Sa rencontre".
Il me semble que les mots "aller à Sa rencontre" sous-entendent que les juifs retourneront en terre d'Israël, comme l'affirme le rav Yéhouda Bibas. En effet, il n'est pas dit "revenir dans le repentir", selon l'expression [usuelle] de nos Sages."

-> Le rav Yissa'har Teichtal en conclut que le fait même que les juifs aspirent à retourner en terre d'Israël, qui est une mitsva de premier plan, constitue leur repentir (puisque cela permet que s'accomplisse le verset : "Revenez vers Moi"), et cela les rend alors dignes d'être témoins de la délivrance finale.
Il écrit aussi : "Fort de cela, on réalisera également que la rédemption ne dépend que de notre amour pour la terre sainte [d'Israël]. Plus nous la chérirons, plus nous hâterons la rédemption."

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+ Faute des explorateurs & ne pas critiquer la terre d'Israël :

-> "Et puissiez-vous voir le bonheur de Jérusalem" (Téhilim 128,5)
Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld commente : on ne doit voir que le bonheur de la terre d'Israël, autrement dit, tous les aspects heureux de Jérusalem.
On doit prendre garde à ne pas être un "explorateur", à D. ne plaise.
Les explorateurs furent punis pour avoir proféré des calomnies sur la terre d'Israël à un moment où il ne s'y trouvait aucun juif.

-> La guémara (Kétoubot 112) rapporte : "Rabbi Ami et Rabbi Assi avait l'habitude [avec leurs élèves] de les faire se lever [et se déplacer] d'un endroit en plein soleil à un endroit à l'ombre, et d'un endroit à l'ombre à un endroit au soleil."

Rachi explique : "Quand le soleil arrivait à l’endroit où ils étaient assis et tapait sur eux, ils se levaient pour aller s’asseoir à l’ombre, et en hiver ils évitaient l’ombre et s’asseyaient au soleil, pour qu’on ne puisse pas protester contre Erets Israël".

Le Saba de Slabodka dit : Cela nous enseigne combien il faut faire attention à ne pas dire du mal de la terre d'Israël, même quelque chose de vrai que tout le monde sait. En effet, la chaleur en été et le froid en hiver sont véritablement pénibles. Et malgré tout, comme cette souffrance risque de provoquer une protestation contre le pays, ce qui est interdit, les Amoraïm faisaient attention à ne pas en arriver là. C’est pourquoi ils changeaient de place selon la position du soleil et de l’ombre.

Le Ben Ich 'Haï commente également :
"cela était afin qu'aucun élève ne puisse en venir à dire à propos du lieu où ils étaient : "cela n'est pas bien", et par là en venir à parler mal d'une partie de la terre d'Israël.
De là, nous devons tous apprendre une leçon : il faut garder notre bouche et notre langue de prononcer quelque chose de négatif, de condamner, même une simple coudée de la terre d'Israël, ou sur ses constructions ; et même à un moment où la terre est abandonnée et entre les mains des non-juifs, et que les maisons appartiennent à des non-juifs."

-> Toute la Torah est remplie de louanges de la terre d'Israël. Comment un juif craignant D. peut-il dire l'opposé de ce qui est écrit dans la Torah?
[rav Shmouël Mohliver]

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b'h, voir également :
-> La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d'Israël : https://todahm.com/2025/06/17/la-gueoula-viendra-par-notre-appreciation-de-la-terre-disrael

-> Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h : https://todahm.com/2026/02/04/venir-vivre-en-israel-sonner-le-plus-beau-shofar-du-machiah

-> également : https://todahm.com/2023/04/13/38905

Le rav de Brisk a expliqué que lorsque la guéoula viendra, nous verrons rétrospectivement que, tout au long de ces années d’exil, nous étions comme des rêveurs (ayinou ké'holmim).
Tout ce que nous pensions avoir enduré, les épreuves, les persécutions, la torture, ... nous apparaîtra alors comme un simple rêve et une illusion, car nous reconnaîtrons qu’en vérité, tout ce que Hachem nous a fait n’était que 'hessed (bonté) et ra'hamim (miséricorde), et que tout cela était pour notre propre bien, afin de nous amener au tikoun (réparation) qui nous était destiné.
Nous réaliserons alors que, tout ce temps, nous étions comme dans un rêve, un état de réalité obscurcie dans lequel nous n’avions pas les outils pour reconnaître la vérité.
[rav Moché Sternbuch]

Baisse du prix pour déclencher la guéoula

Le machia'h n’est pas venu à l’époque des Amoraïm, des Guéonim, des Richonim ni des A'haronim. Il n’est pas venu à l’époque de ces générations qui sanctifiaient le Nom de Hachem et comptaient en leur sein de véritables géants spirituels. Comment pouvons-nous donc espérer que le mahia'h vienne de nos jours?

Le 'Hafets 'Haim répondit par une belle parabole. Un homme a été vendu comme esclave et cherche maintenant à racheter sa liberté. S’il lui reste de nombreuses années à accomplir de son servage, le coût de son affranchissement sera élevé, et il aura du mal à réunir la somme considérable nécessaire pour se libérer. Mais s’il ne lui reste que quelques semaines d’esclavage, on ne lui demandera qu’une petite somme pour gagner sa liberté, et il lui sera facile de réunir cette somme.

De même, dit le 'Hafets 'Haim, autrefois, les gens étaient comme des anges, et les générations d’autrefois étaient bien plus dignes (spirituellement) que notre génération d’aujourd’hui, mais à l’époque, il restait encore de nombreuses années d’exil. Il fallait donc d’énormes mérites pour amener la guéoula, et même ces générations n’avaient pas les mérites nécessaires.
Nous, cependant, vivons dans la période finale avant la guéoula, de sorte que seuls de petits mérites sont nécessaires pour hâter la guéoula, et nous sommes capables d’atteindre ces mérites et de devenir dignes de la guéoula.
[rav Moché Sternbuch]

La Chékhina est avec les juifs en exil & guéoula

+ La Chékhina est avec les juifs en exil & guéoula :

-> Lorsque Adam mangea du fruit de l’Arbre de la Connaissance, un décret fut promulgué selon lequel lui et ses descendants devaient expier leurs fautes à travers les épreuves qu’ils auraient à endurer.
Depuis lors, de nombreuses souffrances ont poursuivi ceux qui ont diffusé le Nom d'Hachem dans le monde. Tel fut le sort d’Avraham Avinou, qui fut cruellement opprimé par les idolâtres qu’il avait défiés.
De même, ses descendants qui lui succédèrent connurent de nombreuses épreuves sous la main de nos ennemis. Adam, Avraham et Moché reçurent tous des visions prophétiques, dans lesquelles ils prévoyaient les épreuves du peuple juif en exil.

Pourtant, même sur les terres de nos ennemis, Hachem ne nous a jamais abandonnés. Partout où nous avons erré en exil, la présence Divine (Chékhina) nous a toujours accompagnés.
Le midrach (Mékhilta déRabbi Yichmaël - Bo 14) déclare ainsi :
"Chaque fois que les Bné Israël sont asservis, la Chékhina (pour ainsi dire) est asservie avec eux, comme il est écrit ... "Dans toutes leurs souffrances, Il souffre avec eux" (Yéchayahou 63,9).
Nous voyons ici qu'Hachem partage les souffrances de la communauté. D’où savons-nous qu’Il partage également la douleur de tout individu (juif)?
Comme il est écrit : "Il m’appellera et je répondrai. Je suis avec lui (singulier = tout juif) dans la douleur" (imo ano'hi bétsara - Téhilim 91,15) ...

Le verset dit également : "Ton peuple que Tu as délivré d’Egypte, un peuple et son D." (II Shmouël 7,23).
Rabbi Akiva dit : Si cela n'avait pas été écrit, nous n’aurions jamais pu le dire, mais ce verset semble indiquer que Hachem s’est délivfé Lui-même avec les Bné Israël.

Partout où les Bné Israël furent exilés, la Chékhina fut exilée avec eux. Ils furent exilés en Égypte, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "Ne me suis-Je pas révélé à la maison de ton père en Égypte?"(I Shmouël 2,27).
Ils furent exilés à Bavel, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "C’est pour vous que j’ai été envoyé à Babylone" (Yéchayahou 43,14).
Ils furent exilés à Élam, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "J’ai établi mon trône à Élam" (Yirmiyahou 49,38).
Ils furent exilés à Édom, et la Chékhina les accompagna, comme il est écrit : "Qui est celui-ci qui vient d’Édom, avec des vêtements souillés de Batzra?" (Yéchayahou 63,1).

Quand ils reviendront, la Chékhina reviendra avec eux, comme il est écrit : "Et Hachem reviendra avec tes captifs" (véchav Hachem Eloké'ha ét chévouté'ha - Nitsavim 30,3).
Le verset n’utilise pas le mot "véhéchiv" qui signifierait : "Hachem ramènera vos captifs". Il utilise plutôt le mot "véchav", qui signifie : "Il reviendra avec tes captifs"."

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-> Lors de l'exil égyptien, la Chékhina fut exilée avec les Bné Israël. [Zohar II,94b]

-> Le Alchikh HaKadoch (Mikets 41,33) écrit que la Chékhina a en réalité précédé le peuple d’Israël dans sa descente vers l’Égypte. Elle est descendue avec Yossef qui, par sa pureté en matière de brit, était plus digne que quiconque d’être le Char divin.

-> Dans nos prières pour la délivrance, nous devons prier non seulement pour l’allègement de nos propres souffrances, mais avant tout au nom de la Chékhina, qui partage toutes nos souffrances. Ce n’est qu’en priant avec cela à l’esprit que nous mériterons la Délivrance (guéoula).

Le Rikanti (Béréchit - chap.3) écrit à ce sujet ce qui suit :
"Hachem dit : "Lorsque la souffrance frappe le peuple juif, et qu’il Me cherche et inclut (des prières pour) Mon honneur dans ses propres prières, Je lui répondrai, comme il est écrit : "Il M’appellera et Je répondrai. Je suis avec lui dans la douleur.

Rabbi Youden a comparé cela à une femme qui attendait un enfant. Elle avait eu une dispute avec sa mère, et celle-ci était montée au 2e étage. Lorsque la fille a commencé le travail (pour donner naissance), elle a crié de douleur depuis le rez-de-chaussée. Sa mère a entendu ses cris et a crié avec elle. Les voisins ont entendu la mère crier et lui ont demandé : "Pourquoi cries-tu? Ce n’est pas toi qui accouches".
Ma fille souffre. Bien que je sois en colère contre elle, je ne peux supporter de l’entendre crier. C’est pourquoi je crie avec elle. La douleur de ma fille n’est-elle pas la mienne?"
Nos Sages nous rapportent que le roi David a dit : "Maître de l’Univers! Penses-Tu que nous priions pour la délivrance pour notre propre bien? Jusqu’à quand Ta main droite restera-t-elle retenue? Afin que Tes bien-aimés soient libérés, déchaîne Ta main droite et réponds-nous" (Téhilim 60,7)."

-> Dans cet esprit, nos Sages ont composé des prières pour le bien de la Chékhina qui est en exil avec nous, comme nous le disons dans les Hochanot : "Comme Tu as sauvé Bné Israel d’Égypte avec Toi-même" (kéochata élim béloud ima'h). Et c'est aussi la signification de "Sauve-nous avec Ton Nom" (ani vaou ochiana).

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Nous allons apporter un développement de rabbi Yaakov Abou'hatséra (dans son Bidgé Hasrad) sur ce sujet de la Chékhina en exil avec les juifs.

+ Les nations qui ont des juifs bénéficient de la Chékhina qui est avec eux en exil :

-> L'amour d'Hachem pour Son peuple élu est sans limite et inconditionnel. Même lorsque nous fautons devant Lui et que nous nous rebellons contre Sa parole, Il continue de nous aimer.
C'est lorsque nous sommes punis pour nos fautes que nous voyons à quel point Il se soucie de nous. Il veille à ce que, même dans nos souffrances, nous ne soyons pas anéantis.
Sa Chékhina nous accompagne dans l'exil, pour nous protéger où que nous allions.

C'est ainsi que le rabbi Yaakov Abou'hatséra explique : "et les empires qui n’invoquent pas Ton Nom" (al mamlahot acher bésim'ha lo karaou - Téhilim 79,6).
Puisque la Chékhina accompagne Bné Israël en exil, tout pays qui accueille les Bné Israël mérite que la Chékhina y réside. En conséquence, ce pays s’élève pour devenir une puissance mondiale.
Tel fut le cas de l’Égypte. C’était un pays modeste et sans importance jusqu’à ce que les Bné Israël y soient exilés. Puis, ils sont rapidement montés en puissance. Tout cela était dû à la Chékhina qui y résidait avec les Bné Israël.

-> Nos Sages (Guitin 56b) nous disent que "quiconque opprime les Bné Israël devient un dirigeant".
Pourquoi en serait-il ainsi? Méritent-ils une récompense pour avoir fait du mal au peuple élu d'Hachem?
Ils devraient sûrement être punis à la place, afin que les autres en tirent une leçon et ne fassent jamais de mal au peuple juif.

La raison en est que la Chékhina réside partout où le peuple d’Israël erre dans son exil. C’est là que la bonté et la bénédiction célestes descendent. La nation qui nous entoure se nourrit de cette bénédiction, qui l’élève au pouvoir.

-> Nous pouvons ainsi comprendre le verset : "Qui ne te craindrait pas, Roi des nations. La royauté te sied, car parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, il n’y en a aucun comme toi" (Yirmiyahou 10,7).
Le Zohar (I,10a) demande pourquoi Hachem est appelé ici "Roi des nations", plutôt que "Roi d’Israël".

D’après ce que nous avons expliqué, nous pouvons comprendre cela comme une référence à la Chékhina qui réside parmi les nations pendant notre exil. Partout où Bné Israël s’installe, la Chékhina s’y installe avec nous, et notre nation d’accueil est élevée à la royauté sur les autres nations.
Cependant, les nations réchaïm, sont trop aveugles pour réaliser que leur réussite est venu grâce au mérite du peuple juif qui vit parmi elles. C’est pourquoi, au lieu d’honorer la Chékhina et le peuple juif, elles nous soumettent à des décrets sévères.
Il s’agit là d’une grave accusation contre les nations, pour laquelle elles méritent d’être doublement punies : d’abord pour avoir fait du tort à Bné Israël, et ensuite pour ne pas avoir reconnu les grands bienfaits qu’elles tirent de la présence de Bné Israël et de la Chékhina parmi elles.

Ce verset vise donc à nous enseigner ce qui suit :
- "Qui ne te craindrait pas, ô Roi des nations?" = Hachem est appelé le Roi de la nation qui accueille le peuple d’Israël et la Chékhina. La Chékhina apporte l’élément de la royauté d'Hachem à ce pays, élevant ainsi ce pays au rang de souverain sur ses voisins.
En ce sens, Hachem est appelé "Roi des nations", car Il apporte le pouvoir de la royauté à cette nation. Le Prophète met ainsi en garde les nations contre leur manque de crainte envers Hachem, qui réside parmi elles et les élève au pouvoir.

- "La royauté T'appartient" = en réalité, la royauté n’appartient qu’à Hachem. Les nations ne voient pas que toute leur puissance et leur succès proviennent d'Hachem, le véritable Roi. La puissance de la royauté n’est pas destinée à elles, mais aux juifs qui se trouvent parmi elles.
- "Car parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, il n’y en a aucun comme Toi" = ils devraient prendre le temps de réfléchir au fait que toutes les autres nations, qui n’accueillent pas de Bné Israël, sont dépourvues de ce pouvoir. Cela devrait les amener à réaliser que cette royauté n’est pas vraiment la leur, mais celle d'Hachem.

-> "Déverse Ta colère sur les nations qui ne Te connaissent pas, et sur les empires qui n’invoquent pas Ton Nom" (chéfo'h 'hamatékha él agoyim - Téhilim 79,6) = elles méritent la colère d'Hachem car elles ne se rendent pas compte que les empires qu’elles ont bâtis ne sont pas le fruit de leurs propres efforts.
"Elles n’invoquent pas Ton Nom" = elles ne reconnaissent pas que tout ce qu’elles possèdent est grâce au mérite de Bné Yisrael et de la Chékhina parmi eux.
"Car elles ont dévoré Yaakov et détruit sa demeure" = non seulement elles refusent aux Bné Israël l’honneur qui nous revient, mais elles nous tourmentent par des décrets sévères.

Bien que le verset fasse référence aux "nations" au pluriel, il ne dit pas "ki akhlou ét Yaakov" mais plutôt "ki a'hal ét Yaakov" au singulier (dans Téhilim 79,6).
Cela fait référence aux forces d’impureté qui pèsent sur elles. Dans le mot "a'hal" (אָכַל), la première et la dernière lettres, א"ל, représentent les dernières lettres du nom du yétser ara, סמא"ל (Sama-El).
La lettre du milieu (de a'hal), le כ, lorsqu’elle est épelée כף (kouf), équivaut à la guématria de ס"מ, représentant les premières lettres de סמא"ל.

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+ Les deux Rédemptions :

-> Puisque la Chékhina se joint aux Bné Israël en exil, elle partage également notre douleur, la moindre de nos souffrances.
Par conséquent, lorsque nous prions pour la rédemption (guéoula), nous devons concentrer nos prières sur la rédemption (délivrance) de la Chékhina, afin que, lorsque la Chékhina sera délivrée, nous puissions l’être à nos côtés.

Sur cette base, le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique le verset du Hallel : "Non pas pour nous, Hachem, non pas pour nous, mais pour honorer Ton Nom, par Ta bonté et Ta vérité" (lo lanou Hachem, lo lanou - Téhilim 115,1).
... le roi David n’a pas prié pour que des miracles se produisent (lors de la guéoula) en raison de nos propres mérites, mais plutôt en l'honneur d'Hachem.
Il a prié pour la Chékhina, qui est descendue avec nous en exil. Même si nous ne sommes pas dignes, qu'Hachem ait pitié pour Son propre honneur et qu’Il nous délivre avec la Chékhina (présence Divine dans ce monde).

-> "Et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis, je ne les aurai ni dédaignés ni repoussés au point de les anéantir" (Bé'houkotaï 26,44).
Le Zohar (III,115b) commente : le mot לְכַלֹּתָם (lé'halotam - pour les détruire) s’écrit sans la lettre "vav", ce qui permet de le lire avec d’autres nékoudot (ponctuation) comme lé'halatam, au sens de kalla (épouse). Cela fait référence à la Chékhina, qui demeure avec les Bné Israël en exil.
Grâce à la Chékhina, Hachem ne nous méprisera ni ne nous rejettera jamais. Peu importe à quel point nous pourrions être indignes, Hachem nous délivrera par amour de la Chékhina qui souffre avec nous.

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bidgé Hasrad) poursuit en expliquant la section suivante du Hallel (Téhilim n°116) :
"J'aime (Hachem), car Hachem entend ma voix et ma supplication. Il a incliné Son oreille vers moi, car je crie en mes jours. Des bandes d'assassins m'ont encerclé, et les souffrances de l'abîme m'ont atteint. J'ai trouvé douleur et malheur. Je crie au Nom de Hahem : "S'il te plaît, Hachem, sauve mon âme!" Hachem est miséricordieux et juste, et notre D. est compatissant" (aavti ki yisma Hachem ét koli ta'hanounaï ... 'hanoun Hachem vétsadik vélokénou méra'hem).

Le roi David avait prévu que les Bné Israël manquerait des bonnes actions nécessaires pour nous rendre dignes de la rédemption (guéoula) finale. Pourtant, nous sommes destinés à être délivrés grâce au mérite de notre confiance en Hachem, alors que nous endurons les épreuves de l’exil.
Bien que les nations racha nous soumettent à des tourments et au ridicule, nous ne nous plaignons jamais de notre sort en tant que Nation Élue. Nous supportons tout cela pour Son honneur, et nous acceptons Son jugement comme véridique et juste. Nous plaçons notre confiance et notre espoir en Lui seul pour qu’Il nous sauve. Par conséquent, quelle que soit la durée de l’exil, nous serons finalement délivrés.

-> Hachem voit nos difficultés, et Il reconnaît que c’est l'exil qui est responsable de notre incapacité à Le servir correctement. Sous tant de pression et d’humiliation de la part des nations, nous sommes incapables de servir Hachem comme nous le souhaitons vraiment.
La récompense est à la mesure de la difficulté (Pirké Avot 5,23). C’est pourquoi Hachem attribue à nos quelques mitsvot et bonnes actions une valeur comme s’il s’agissait en réalité d’un très grand nombre.
[...]

Nous ne sommes pas jugés sur nos accomplissements, mais sur la difficulté qu’il y a à les atteindre.
Puisque la croissance spirituelle est si difficile en ces générations, même nos maigres accomplissements sont aussi précieux pour Hachem que les grandes hauteurs des prophètes.

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+ Sauve ta main droite :

-> Le roi David a prié en faveur de la Chékhina en exil. Il a prévu que nous serions délivrés non pas par nos propres mérites, mais en l'honneur de la Chékhina, dont la douleur et le chagrin en exil sont bien pires que les nôtres. Hachem regardera la douleur de la Chékhina et la sauvera de la captivité, avec ses enfants, les Bné Israël.
À ce sujet, il est écrit : "Sauve Ta main droite et réponds-moi" (Téhilim 60,7). La "main droite" d'Hachem fait référence à la Chékhina. Lorsqu'Hachem sauvera la Chékhina, nous serons nous aussi sauvés.
[...]
Nous ne comptons que sur Hachem pour qu’Il ait pitié pour l’amour de la Chékhina et pour la révélation de Sa Royauté dans le monde.
Nous ne pouvons pas nous fier aux mitsvot et aux bonnes actions même des plus nobles d’entre nous, car leurs mérites sont insuffisants pour apporter la rédemption. Nous demandons seulement que Hachem nous sauve pour l’amour de Sa sainte Chékhina.

[enseignements du rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad ]

Le Arizal (chaar haGuilgoulim - intro 23) écrit que dans les mondes supérieurs, il existe un côté saint et un côté impur chez l'homme. Grâce à la Torah et aux mitsvot que nous accomplissons tout au long de notre exil, nous libérons les étincelles de sainteté qui ont été capturées par le côté impur de l’homme.
Une fois que toutes ces étincelles auront été libérées, le côté impur de l’homme s’effondrera et se réduira à néant, en accomplissement du verset : "La mort sera engloutie pour toujours" (Yéchayahou 25,8).