« Et voici les noms des enfants d’Israël qui vinrent en Égypte avec Yaakov, chacun était venu avec sa maisonnée. » (Chémot 1;1)

Le Abir Yaakov (Rabbi Yaakov Abéhssera) dit qu’on peut voir dans ce verset une allusion à la venue de l’homme dans ce monde pour se parfaire grâce à l’étude de la Torah, l’accomplissement des mitsvot, la prière et s’attacher ainsi à la présence divine (= la ché’hina).

Le mot « mitsrayéma » = à une valeur numérique de 385 = celle du mot : « ché’hina » (la présence divine).
D’où : en Egypte = 385 = ché’hina.
Quels sont « les noms des enfants d’Israël qui vinrent en Egypte » = qui vinrent s’attacher à la ché’hina?

== ceux qui sont « avec Yaakov » = qui ont les qualités évoquées dans les lettres du nom Yaakov qui sont les initiales de :
– Yi’houd (יחוד) = la proclamation fervente de l’unicité de D. ;
– Anava (ענוה) = l’humilité ;
– Kédoucha (קדושה) = la sainteté acquise grâce à la Torah ;
– et la Béra’ha (ברכה) = la bénédiction = la récitation des prières avec toute l’attention requise.

La fin du verset : « chacun était venu avec sa maisonnée (béto) », fait allusion à la nécessité de parfaire les 3 parties de l’âme, appelées bayit, afin de s’attacher à la présence de D. (ché’hina).

+ Bonus :
– « Et voici les noms des enfants d’Israël qui vinrent en Égypte AVEC Yaakov »

1°/ Les 1eres lettres des 4 mots suivants : « chémot bnei Israël aba’im », forment le mot : shivya (=captivité – שִׁביָה).

A ce moment, Yaakov était le tsadik de la génération (il avait déjà 130 ans, et ses enfants la quarantaine), et toute sa famille se tournait vers lui pour connaître la direction à suivre et pour prendre des conseils.

La Torah nous met ainsi en garde qu’en période d’exil et de captivité à l’étranger, nous devons nous rassembler autour des tsadikim de notre génération (= nos Yossef à nous!), qui sont pour nous une source d’inspiration et d’aide.

Le ‘Hafets ‘Hayim, suggère que les fils de Yaakov ont eu un mauvais pressentiment quant à la venue de leurs familles en Égypte (peur de l’influence corruptrice du mode de vie local). Seul le fait que Yaakov les accompagnerait a réussi à apaiser leurs craintes, car comme dit le Rav Salanter : « Tant que le grand-père est assis à table, même les petits-enfants se conduisent bien! ».

2°/ « Et voici les noms des enfants d’Israël …  »

Rashi = [Les enfants d’Israël sont cités par leur nom] pour faire savoir qu’ils sont aimés [de D.] car ils sont comparés aux étoiles.

Le Sfat Emet = les enfants d’Israël doivent savoir que D. les aime.
De même, qu’Il a créé les étoiles pour éclairer les ténèbres, Il a créé le peuple juif afin qu’il répande la lumière de D. et la fasse pénétrer dans les endroits les plus obscures.

[La paracha Chémot est la 13e = valeur numérique du mot aava (amour). Même dans une situation qui nous semble difficile (exil/esclavage très dur en Égypte), D. nous aime toujours autant et est toujours à nos côtés. ]

Le Rav Yaakov Kaminetsky fait remarquer qu’on a pu voir clairement briller les étoiles (=les fils de Yaakov) quand le soleil (=Yaakov) s’est éteint, et que les ténèbres de l’exil égyptien ont commencé.

3°/ « chacun était venu avec sa maisonnée. »

Les fils de Yaakov sont venus d’Israël avec leurs maisons = ils ont apporté avec eux leurs maisons d’étude.

Les maisons d’étude de la diaspora possèdent la sainteté de la terre d’Israël.
(Torah Moshé)

 

Sources (b »h) : le livre « Pitou’hé ‘Hotam » du Abir Yaakov (Rabbi Yaakov Abéhssera) + le livre « Mayana chel Torah » du Rav Alexander Zoucha Friedman + une partie d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky (dans son livre : « védibarta bam ») + le livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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