+ « Yitro se réjouit pour tout le bien que D. avait fait à Israël, en ce qu’Il l’avait sauvé de la main de l’Égypte. » (Yitro 18;9)

Un haut fonctionnaire russe (à l’époque des tsars) demanda au Rav Yits’hak de Volozhin :
« Monsieur le rabbin, le roi David écrit dans le Téhilim 117 : « Louez l’Éternel, vous, toutes les nations ; célébrez-Le, vous, tous les peuples! Car Sa bonté est grande envers nous … »
En quoi Sa bonté dont vous êtes les bénéficiaires nous oblige-t-elle en tant que non-juifs à Le louer? »

Le rav répondit : « Vous autres hauts fonctionnaires gouvernementaux, êtes bien mieux placés que quiconque pour répondre à cette question!
Qui, mieux que vous, sait les complots que l’on ourdit, jour après jour, contre le peuple juif, et qui sont réduits à néant avant même d’être parvenus à la connaissance du public?
Qui donc est mieux placé que vous, qui représentez « toutes les nations », pour reconnaître à quel point la bonté divine a vraiment prédominé en notre faveur?
Sans aucun doute, c’est sur vous que repose l’obligation de reconnaître Sa grandeur! »

+ Guémara Nidda 31a = « le bénéficiaire d’un miracle ne s’en rend jamais entièrement compte. »

Ainsi, même quand le peuple juif prend conscience de certains miracles, ceux dont il a effectivement bénéficié sont en réalité beaucoup plus nombreux.

Yitro a été l’un des proches conseillers de Pharaon, et était donc au courant de tous les projets examinés dans les cercles fermés du pouvoir afin de faire souffrir les hébreux.
Il était ainsi le seul en mesure de se réjouir « pour tout le bien que D. avait fait à Israël ».

Nul autre que lui ne pouvait autant louer D. de les avoir sauvés de ce qui avait été projeté contre eux, et de ce qui avait été mis en œuvre pour leur destruction.

 

Source (b »h) : adaptation d’un commentaire issu du livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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