+ « Le roi s’irrita grandement (méod), et sa colère brûla en lui. » (Méguilat Esther 1;12)

Le Mélits Yochèr commente que parfois, l’homme se met à penser que s’il disposait des moyens requis à cet effet, il pourrait exploiter à fond tous les plaisirs de ce monde.
Cette pensée est totalement fausse!

Comme nous le voyons, le roi A’hachvéroch possédait des trésors inestimables, il était beaucoup plus riche que tous les autres rois, et son pouvoir s’étendait sur un nombre d’états absolument prodigieux.
A 1ere vue, personne au monde avait de quoi jouir plus que lui!

Mais, à partir du moment où, du ciel, il a été décidé qu’il ne tirerait plus de plaisir, toute sa jouissance s’est transformée en tristesse et en amertume.

Ainsi, l’homme ne peut jouir plus que ce qui, du Ciel, lui a été accordé de jouir.

Comme l’a exprimé le roi Salomon dans Kohélet (2;26) : « A l’homme qui est bon devant Lui, Il a donné de la sagesse, du savoir et de la joie.
Mais au pécheur, Il a donné [pour charge] de recueillir et d’entasser … »

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+ « Haman sortit ce jour-là joyeux et le cœur content » (Méguilat Esther 5;9)

Le Malbim pose la question : Est-ce seulement « ce jour-là » qu’il est sorti « joyeux »?

Et bien oui!
En dépit de tous les pouvoirs et de la fortune qu’il avait acquis, il n’avait jamais été heureux jusque-là!

C’est la manière d’être des impies, que toutes les richesses du monde ne parviennent pas à contenter, constamment insatisfaits de ce qu’ils possèdent et continuellement en quête de « plus ».

Mais « ce jour-là », il atteignit le summum de la gloire et de la réussite, ayant été invité à manger en compagnie du roi et de la reine, laquelle exprima pour seule volonté de le convier une nouvelle fois avec le souverain!
N’avait-il pas toutes les raisons d’être « joyeux et le cœur content »!

Mais même cette joie ne s’est pas maintenue longtemps, car : « quand Haman vit Mordé’haï à la porte du roi qui ne se levait ni ne bougeait, Haman s’emplit de colère contre Mordé’haï » = tout son bonheur s’évanouit d’un coup …

 

Source (b »h) : dvar Torah issu du livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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