+ « Pour envoyer des présents chacun à son prochain et des dons aux pauvres » (9;22)

Le Rambam dans Hil’hot Méguila (2;17) écrit : « il est mieux d’augmenter les cadeaux aux pauvres que d’envoyer des présents à autrui. »

Pourquoi alors dans ce verset de la Méguila, le fait d’envoyer un présent à son prochain est mentionné avant les cadeaux aux pauvres?

Lorsque l’on donne de la charité à un pauvre, il est important de faire très attention à ne pas embarrasser celui qui la reçoit (cf.Rambam Matanot Aniyim 10).

Lorsque Mordéh’aï a institué Pourim, comme un jour pour donner des cadeaux aux pauvres, il avait peur que ce jour soit identifié à la journée des pauvres recevant l’aumône.
Ainsi, il a aussi institué l’échange de présents entre amis afin qu’un observateur extérieur ne puisse pas faire la différence entre un don à un pauvre et un don à un ami.

Le fait que le don à ses amis précède le don aux pauvres, vient dissimuler, faire diversion sur l’aspect charitable de cette journée, et rend tout son honneur et sa dignité aux pauvres.

 

Source (b »h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky

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