La fête de Péssa’h & la parole

Nous venons de finir la fête de Pourim, dont le fait de manger et de boire (le michté) a été une mitsva.
Nous avons devant nous la fête de Pessa’h, dont le fait de parler est une mitsva.
Elle est pas belle, la religion!! [N’oublions pas d’avoir l’intention de le faire, car telle est la volonté de D. …]
+++ La fête de Péssa’h & la parole (1ere partie) :
Le Zohar (paracha bo) dit = « la mitsva de la Haggada est de formuler les louanges, dues à D., au sujet de la sortie d’Égypte.
Tel est ainsi le devoir de l’homme, pour toutes les générations : raconter ces louanges! […]
D. se réjouit de cette narration et dit aux anges : « Venez et écoutez l’histoire de ma louange!
Voici que Mes enfants racontent et se réjouissent de la délivrance que Je leur ai octroyée! » « 
La fête de Péssa’h = la fête de la parole.
D’ailleurs, le mot : Péssa’h (פסח), se divise en 2 mots : « pé sa’h » (la bouche parle – פה סח)

Le mot : sa’h (סח) a pour valeur numérique 68, tout comme le mot : haïm (la vie – חיים).
Ainsi, Péssa’h = pé sa’h = la bouche de la vie!

A l’inverse, Pharaon (פרעה) = pé ra (la bouche mauvaise – פה רע)

Le Ari Zal enseigne = « la force de l’homme dans ce monde, et l’essentiel de sa mission, est de séparer le mal du bien! »

Grâce à Pessa’h, nous allons aborder le sujet de la vie, celle que D. nous octroie, seconde après seconde, pour Le servir et pour parvenir à devenir des êtres droits et généreux au sein de son peuple, sachant séparer le bon du mauvais!

++ La fête de Péssa’h & la parole (suite) :Le mot traduisant la détresse est : « métsarim » (מצרים), mot pouvant aussi se lire : « mitsraïm » (Égypte – מצרים), le lieu de toutes les détresses des juifs, le lieu qui tenta d’étrangler l’âme juive …
Le Séder = il y a une mitsva de parler de la délivrance d’Egypte (de la détresse) par D.Selon le Rav Yéhouda Lébovits = « Le fait d’extérioriser par la parole ce qui est à l’intérieur de soi-même est déjà une libération en soi … »
De même, le roi Salomon a dit = « Lorsque quelqu’un a des soucis, qu’il le raconte aux autres! »
Lorsque nous communiquons à autrui notre infortune, la pression et le poids des soucis s’évacuent, et nous avons enfin le champ libre : nous pouvons respirer, prendre du recul, afin de continuer à vivre pour nous construire et nous élever!

Tout ce qui est gardé à l’intérieur de nous-mêmes produit une sorte d’asservissement cruel de notre propre être!
Nous nous retrouvons comme cloîtrés dans notre souffrance.

Ainsi, la cérémonie du Séder de Péssa’h vient délivrer (par la parole) notre être de tout asservissement intérieur!

D’ailleurs nos Sages ont dit = « Celui qui multiplie les explications au sujet de la sortie d’Egypte est méchouba’h (=digne de louanges!). »
Dans le mot : « méchouba’h » (משובח) , on peut y découvrir l’idée de délivrance intérieure et d’apaisement : « machav roua’h » (=une bouffée d’air – משב רח).

== Raconter la sortie d’Égypte est une véritable oxygénation de l’âme!!

Source (b »h) : compilation d’un dvar torah du rav Ména’hem Berros (dans son Pardess Ména’hem)

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