« La fille de Pharaon … vit l’enfant et voici qu’un jeune pleurait. Elle eut pitié de lui et dit : « C’est un des enfants hébreux.  » «  (Chémot 2,6)

+ Prier en silence pour se faire entendre par D. …

Nous confondons parfois décibels et profondeur du contenu, et nous pensons que plus notre propos sera énoncé à voix forte, plus il aura d’impact.

La réalité se situe exactement à l’opposé.
Un argument recevable peut être dit à voix basse.
Crier n’est utile que lorsque le raisonnement est faible.

La Torah dit que lorsque la fille de Pharaon a trouvé le bébé Moché dans les joncs, elle a ouvert le panier dans lequel il se situait et elle a vu l’enfant qui pleurait.
Elle a alors affirmé : « Ce doit être un enfant des juifs » (Chémot 2,6)

Il aurait été plus approprié de dire qu’elle a entendu l’enfant pleurer?

Rabbi Bounim d’Otwoczk de dire : « Un juif peut pleurer silencieusement.
Elle a vu l’enfant pleurer mais ne l’a pas entendu et, par conséquent, elle en a déduit qu’il s’agissait d’un enfant juif. »

=> Notre prière silencieuse, à l’image de la Amida, est parfaitement perceptible par D..
Bien que nous semblons extérieurement « normal », nous pouvons hurler à pleins poumons sans pour autant être entendus par autrui.

Nous juifs, Moché Rabbénou nous montre à quel point D. entend nos voix silencieuses qui viennent du cœur, alors profitons-en! 🙂

Source (b »h) : issu d’un dvar Torah du rav Avraham Twerski

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« Elle dit : « C’est un des enfants hébreux ». » (Chémot 2,6)
La fille de Pharaon (Batya) n’aurait-elle pas du dire simplement : « c’est un enfant Hébreu », au lieu de : « c’est un des enfants Hébreux »?
Rabbi Bogomilsky rapporte qu’une fois un roi d’Autriche a émis un décret très dur envers la communauté juive.
Après de nombreuses demandes, le roi a été d’accord pour recevoir une délégation de rabbins.
Durant cette rencontre, un des rabbins a commencé à crier.
Le roi le regarda sévèrement et dit : « Ne sais-tu pas qu’en présence du roi, une personne doit parler calmement et ne pas crier? »
Le rabbin s’excusa en répondant : « Votre Majesté, ce n’est pas moi qui crie. La forte voix que vous avez entendu est celle des milliers de juifs qui sont en grand danger à cause de votre décret. »
Lorsque la fille de Pharaon a ouvert le panier du bébé, elle a été surprise de constater que ce tout petit bébé (3 mois!), avait une voix aussi puissante et forte, comme celle d’un jeune homme.
Connaissant le décret de son père, dont le but était de tuer les enfants juifs, elle réalisa que la voix qu’elle entendait, n’était pas uniquement celle de Moché, mais aussi celle de tous les autres enfants juifs criant par son intermédiaire.
[Malgré le fait que le cri de Moché était celui de tous les enfants juifs, elle dit en le voyant : « C’est un des enfants hébreux » … ]

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+ « La fille de Pharaon … vit l’enfant et voici qu’un jeune pleurait. Elle eut pitié de lui et dit : « C’est un des enfants hébreux. »  » (Chémot 2,6)

-> Rav Méïr Schwartzman (Méïr Einei Yécharim) dit que Myriam a été surprise par l’intensité des pleurs de ce bébé (Moché), et Myriam lui est venue en aide en expliquant que c’est : « un des enfants hébreux » (v.2,6) = ce n’est pas une voix individuelle, mais le pleur collectif de tous les bébés juifs qui ont été condamnés à la noyade.

[La guémara (Méguila 14a) compte Myriam parmi les 7 prophétesses, et ainsi (guémara Sotah 12b-13a) elle savait par prophétie que sa mère allait donner naissance au libérateur du peuple juif.
C’est pourquoi elle était certaine que Moché sera sauvé, et elle voulait uniquement savoir : comment?, comme il est écrit : « sa sœur se tint à distance pour savoir ce qui lui arriverait » (v.2,4) ]

-> Rabbi Mordé’haï de Slonim enseigne :
« Comment la fille de Pharaon a-t-elle pu savoir que l’enfant qu’elle a retiré du fleuve était juif, et ce rien qu’en l’entendant?
C’est parce qu’un pleur juif est unique : c’est un mélange de détresse avec de l’espoir.
En effet un juif est toujours optimiste, même lorsqu’il pleure. »

-> « voici qu’un jeune pleurait » : le Baal haTourim écrit qu’en réalité il s’agit de Aharon qui pleurait se préoccupant du bien être du bébé, son frère.
En effet, la guématria de : « un jeune pleurait » (naar bo’hé – נער בכה) est la même que : « c’est Aharon le Cohen » (zé Aharon haCohen – זה אהרן הכהן).

-> « Elle l’ouvrit, elle y vit l’enfant » (v.2,6)
Rachi commente : Qui a-t-elle vu ? L’enfant, tel est le sens littéral. Selon le midrach, elle a vu la présence divine auprès de lui.

-> « La fille de Pharaon descendit se baigner au fleuve et ses demoiselles allaient le long du fleuve » (v.2,5)
La guémara (Sotah 12b) enseigne : « Ses demoiselles de compagnie lui dirent : « Majesté, l’usage du monde veut que lorsqu’un roi promulgue un décret, même si personne ne lui obéit, tout au moins ses enfants et les gens de sa maisons s’y conforment. Et vous, vous transgresseriez le décret de votre propre père (Pharaon)? »
L’ange Gavriel apparut et les fit s’effondrer. »

[c’est également l’ange Gavriel qui va plus tard pousser la main de l’enfant Moché (qui avait ôté la couronne de Pharaon) vers les braises et non le monceau d’or, pour le sauver de la cruauté de Pharaon.]

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« La fille de Pharaon descendit se baigner au fleuve … et voici qu’un jeune (naar – נַעַר) pleurait » (Chémot 2,5-6)

-> 1er explication : Rachi : Sa voix était celle d’un jeune garçon (naar).
Le rav Méïr Shapiro explique que les bébés et les jeunes garçons pleurent, mais la différence entre les 2, est qu’un petit enfant ne pleure que sur sa propre peine, tandis qu’un enfant plus âgé peut également verser des larmes sur la souffrances d’autrui.
La fille de Pharaon a pris le bébé et l’a réconforté (comblant sa douleur d’être laissé tout seul), et malgré cela il a continué à pleurer, révélant qu’en réalité il ne pleurait par pour lui mais pour ses frères juifs.
Moché a alors prouvé qu’il était émotionnellement beaucoup plus développé que son âge, partageant la souffrance des autres comme un jeune garçon (naar).

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-> 2e explication : Rachi : Sa voix était celle d’un jeune garçon (naar).
Le roi Salomon écrit : « Éduque ton jeune garçon (naar) selon son chemin » (Michlé 22,6).
A partir de quel âge un enfant est-il considéré comme : un naar?

Le Rambam (Hilkhot Chévissat Assor 2,10) fixe que la mitsva d’éduquer un enfant, au moins en ce qui concerne le jeûne de Kippour, commence à l’âge de 9 ans.
Ainsi, on peut considérer qu’un enfant est considéré comme « naar » à partir de ses 9 ans.

=> Sachant que Moché était âgé de 3 mois au moment de sa rencontre avec Batya (v.2,2), en quoi sa voix était celle d’un garçon de 9 ans?

Le Yi’houd béChidoud apporte la réponse suivante.

La guémara (Béra’hot 54b) enseigne que Moché était beaucoup plus grand que la moyenne, et qu’il avait une taille de 10 coudées (équivalent à environ 5 mètres).

Dans la guémara (Yoma 31a), en abordant l’immersion dans l’eau du mikvé, nos Sages parlent d’une profondeur de 3 coudées, comme suffisante pour recouvrir la totalité d’une personne.
=> Il en découle que Moché était : 3,333 fois plus grand que la moyenne (10/3).

La guémara (Nédarim 38a) ajoute que Moché n’était pas uniquement plus grand, mais qu’il était également proportionnellement plus large et plus épais que la moyenne dans les mêmes dimensions.
=> D’un point de vue volumétrique, Moché avait : 3,333 d’hauteur en plus * 3,333 de largeur en plus * 3,333 d’épaisseur en plus = soit un total de : 37 fois plus volumineux que la moyenne.

-> Le midrach Tan’houma (9) explique que Moché n’a pas acquis une taille imposante d’en seul coup, mais qu’au contraire il a grandi proportionnellement (en gardant ce ratio le différenciant par rapport à la moyenne).

Ceci explique pourquoi : « elle [la mère de Moché] le cacha pendant 3 mois, mais elle ne put le cacher plus longtemps » (Chémot 2,2-3), parce qu’il avait une taille globale 37 fois plus importante qu’un autre bébé de 3 mois!

-> Si l’on multiplie : 3 mois par ce facteur 37, on arrive à un équivalent en âge de : 111 mois. Ainsi, à 3 mois, Moché avait l’apparence d’un enfant de 9 ans et 3 mois.
Cependant, puisqu’il y a 7 années dans lesquelles nous rajoutons un mois supplémentaire (Adar 2) dans chaque cycle du calendrier de 19 années, il en découle que sur une période de 9 ans, il y a 3 années dans lesquelles nous devons rajouter un mois d’Adar.

=> Nous devons retirer ces 3 mois afin d’arriver au véritable âge qui prend en compte ces mois supplémentaires. On arrive alors à la conclusion que Moché était âgé tout juste de 9 ans, justifiant son appellation de « naar » (jeune garçon) par Batya.

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+ « La fille de Pharaon … vit l’enfant et voici qu’un jeune pleurait. Elle eut pitié de lui et dit : « C’est un des enfants hébreux.  »  » (Chémot 2,6)

-> Comment est-il concevable que Pharaon, le dirigeant sans cœur qui tua impitoyablement des milliers d’enfants juifs pour se baigner dans leur sang, ait pu avoir une fille vertueuse dont la compassion est née avec les pleurs d’un bébé juif?

Le rabbi Shalom Rokéa’h de Belz (Dover Shalom) répond à cette question :
Lorsqu’elle ouvrit le panier et fit face à Moché, elle fit l’expérience d’une transformation spirituelle qui alluma dans son cœur le sens de la compassion.
En effet, la simple vue du comportement d’un Tsadik insipire celui qui aspire à faire le bien.

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