La pomme et le miel

+ La pomme et le miel :

-> « Rabbi ‘Hama, le fils de Rabbi ‘Hanina, dit : Quel est la signification du verset : « Comme un pommier parmi les arbres » (Chir haChirim 2,3) ?
Pourquoi le peuple juif est-il comparé à un pommier?

Pour t’enseigner qu’à l’instar du pommier dont les fruits poussent avant que les feuilles ne grandissent, ainsi en est-il du peuple juif qui a dit : « Nous ferons » avant « nous comprendrons ». »
[guémara Shabbath 88a]

=> Le peuple juif est donc comparé à un pommier du fait de son acceptation inconditionnelle de la Torah.

-> En hébreu, le miel se dit : dvach (דבש), mot qui a une valeur numérique de : 306, qui est la même que : « av ara’haman » (אב הרחמן – Père miséricordieux).
D. nous aime plus que tout, et Sa compassion à notre égard, Ses enfants, est infinie.

Le miel a la particularité de rendre agréable ce qui est amer.
Ainsi, en ce début de nouvelle année, où nous avons décidé de tout cœur de mieux se comporter en tant que juif(ve), nous demandons à D. de nous entourer en permanence de sa miséricorde, de goût la vie en miel.

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-> Le mot « dvach » (דבש) est l’acronyme de : « daï béma chéyéch » (ça suffit avec ce qu’il y a – די במה שיש).
Lorsque que nous vivons avec cette certitude : les choses que nous avons déjà dans notre vie sont suffisamment bonnes, alors nous avons une douce et heureuse vie.
[en effet la nature humaine est telle que nous avons tendance à être perpétuellement à la recherche de ce que nous n’avons pas, plutôt que de profiter de ce que l’on a.]

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-> Le Choul’han Aroukh (Yoré Déa 84) écrit que si une partie d’un insecte tombe dans du miel, avec le temps cela devient permit à la consommation et casher, car tout se dissout et se transforme en miel.
Le Chem miChmouël enseigne qu’il en est de même à Roch Hachana, qui est un jour où tout peut changer : tout le mal du passé peut se transformer et ne nous laisser que de la douceur pour le futur.

De même, le Avné Nézer dit que l’on trempe la ‘halla et la pomme dans le miel afin d’indiquer qu’à Roch Hachana, toutes les difficultés que nous avions eu à gérer par le passé, vont disparaître et devenir des douceurs.

D’après le Imré Emet, quelque soit notre situation, Roch Hachana est un jour où absolument tout peut redevenir bien.

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Le Rav Yé’hiel Méir de Gastinin fait remarquer que nous trouvons le mot devach (דבש) dans les 1eres lettres de : « שִׂימָה דִמְעָתִי בְנֹאדֶךָ » (Dépose mes larmes dans ton urne – Téhilim 56,9).

Le Kédouchat Naftali (Rav Naftali de Meilitz) explique que parfois D. désire écrire de bonnes choses en faveur des juifs, mais le Satan assèche l’encrier.

C’est ce que nous disons dans ce Téhilim, en demandant à D. de placer nos larmes dans Son encrier, à la place de l’encre que le Satan a asséché.
De cette façon, D. pourra nous inscrire dans le livre de la vie.

La pomme qui symbolise les juifs est trempée dans le miel, qui symbolise nos efforts, nos souffrances, nos regrets, … afin de vivre une vie juive.

On est plein de confiance que Hachem, notre père miséricordieux, va nous inscrire dans le livre de la vie, au regard de cela.

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Bien que la Téchouva, en mettant à jour nos fautes, peut tendre à nous abattre (j’aurai pas dû faire ça, j’aurai dû faire ça, …), à Roch Hachana nous devons être plein de joie, plein de confiance dans le fait que D. nous a pardonné, lavé de nos fautes.

Comme lorsque nous étions bébés, nous sommes tout pur, tout proche de notre papa Hachem!!

En brandissant notre pomme trempée dans le miel, plein de reconnaissance envers D., nous trinquons en disant : « A la tienne! A la vie! »

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-> Its’hak a demandé à Essav : « Fais m’en un ragoût comme je l’aime, sers-le moi et que j’en mange afin que mon cœur te bénisse avant ma mort. » (Toldot 27,4).
Le Zohar dit que cet événement a eu lieu pendant Roch Hachana.
Le Gaon de Vilna (Biour haGra – Ora’h ‘Haïm 583,8) enseigne que la raison pour laquelle nous mangeons des pommes à Roch Hachana est car les habits que portait Yaakov au moment de se présenter à son père Its’hak pour recevoir ses bénédictions, avaient l’odeur du Gan Eden, qui est appelée dans la kabbale : « un verger de pommiers » (chakal tapou’hin).

Le Zohar affirme que cet épisode se reproduit à chaque Roch Hachana.
Its’hak représente l’attribut de justice, et il demande à Essav, l’incarnation du mal, de lui amener des plats délicieux.
L’ange de Essav veut apporter les paquets de fautes que les juifs ont pu faire.
Cependant, Hachem ne désire que les mitsvot des juifs, laissant à Essav ce qu’il a amené.

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