La tristesse

+ La tristesse – Quelques réflexions de nos sages :

-> « La tristesse est l’un des représentants du yétser ara »
[‘Hazon Ich]

-> « Il est préférable de parler avec une personne qui commet de graves fautes, plutôt qu’avec une personne qui est toujours triste »
[rabbi Mordé’haï de Lekhivitz]

La tristesse peut être contagieuse, il faut se protéger de la contagion amenant à voir la vie négativement.

-> « Aucune faute n’endurcit le cœur autant que la tristesse ne le fait »
[Rabbi Chanoch d’Alexander]

-> « La tristesse est une transgression d’une loi de la Torah, et toute personne est obligée de fuir [ce sentiment] »
[Rabbi Yé’hezkel Sarna – un élève du rabbi Nathan Tsvi Finkel]

-> « Lorsqu’une personne se sent triste, elle a une obligation de faire tout ce qu’elle peut pour se débarrasser de ce sentiment »
[Rabbi Yits’hak Hutner – Pa’had Yits’hak]

-> Il est essentiel de lutter contre la tristesse comme on lutterait contre notre plus grand ennemi, et de la fuir comme on fuirait la mort elle-même.
[Séfer haMidot – Sim’ha 8]

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+ Son origine :

-> « Si nous sommes tristes à propos de quelque chose, c’est comme si nous émettons des plaintes envers Hachem, pour ne pas agir comme nous le souhaitons »
[Rabbi Na’hman de Breslev ]

-> « La tristesse vient d’un sentiment que la personne manque de biens matériels ou en raison de souffrances qui lui sont arrivées.
Lorsqu’une personne est triste, elle n’arrive pas à prendre de plaisir avec ce qu’elle a.
[…]
La tristesse fait partie des pires et plus dangereux traits de caractère, et empêche une personne de se lier à D. »
[Rabbi ‘Haïm Vital – Chaaré Kédoucha 1,2 et 5]

-> « La tristesse est très négatif car à son origine il y a l’égoïsme.
Des sentiments de tristesse proviennent du fait de trop penser à soi-même.
Une personne triste se dit à elle -même : ‘Je devrais avoir plus que ce que je n’ai actuellement. Il me manque tellement’  »
[Rabbi Aharon de Karlin]

-> « On se sent triste lorsque notre esprit reste focalisé sur des choses négatives.
Nos pensées sont la cause de notre tristesse. »
[Séfer haMidot – Atsvout]

[la solution pour être joyeux réside en nous, alors que nous la recherchons loin à l’extérieur]

-> « Le Zohar affirme que la tristesse possède un aspect d’idolâtrie.
Il faut s’en tenir éloigné, car elle mène à de très nombreuses transgressions.  »
[Maor VaShemesh]

[à l’image de l’idolâtrie, lorsque l’on est triste nous ne sommes plus totalement maître de soi-même. Au lieu de faire la volonté de D. (ce qu’il faut faire), nous faisons ce que nous voulons faire.
Nous laissons un dieu étranger (le yétser ara), nous voler la possibilité d’être heureux actuellement, en s’attristant et en se révoltant contre Hachem, car Il ne nous aurait pas donné ce qu’il nous faut vraiment.
Cette idée est totalement fausse, mais c’est un puissant moyen du yétser ara pour nous faire passer à côté de notre vie juive ]

-> « Quelle est l’essence de la tristesse?
Le fait qu’une personne fasse une demande : ‘J’aurai dû avoir ça et ça’ ; ‘Il me manque ça et ça’.
Que ce soit matériel ou spirituel, c’est toujours : ‘Moi Je’.  »
[Rabbi Chanoch d’Alexander]

[Il faut accepter que le monde est géré par Hachem, que nous ne pouvons pas tout maîtriser dans notre vie, et que n’étant pas à la place de D., nous ne pouvons pas tout comprendre.
Ce qui est sûr, c’est que rien ne peut nous arriver si D. ne l’a pas décidé, et qu’Il souhaite pour nous ce qu’il y a de meilleur, même si cela peut nous sembler un mal sur le moment.]

-> La tristesse ne vient pas d’un manque de quelque chose, mais parce que nous n’acceptons pas de ne pas l’avoir.
Si nous ne pouvons avoir quelque chose, pourquoi alors se rendre triste, car cela ne va pas aider à nous l’amener et ça nous gâche notre vie.
Il ne faut pas non plus que ce soit un échappatoire, une excuse pour ne pas agir … (Si j’avais ça alors, …).

Sans perdre une ambition positive qui nous est nécessaire pour avancer, il faut aussi savoir faire être content de notre situation, en se disant : « Selon Hachem, ce que j’ai c’est ce dont j’ai besoin pour réaliser mon rôle dans ce monde » [Si telle est la volonté de D., alors faisons-avec!].
=> Ce que j’ai besoin, deviens alors ce que j’ai, et je n’ai plus de raison d’être triste.
[c’est ça avoir confiance en Hachem!]

Je n’aurai peut-être pas tout ce que je veux dans le monde, mais au moins j’ai la joie de vivre, et ça vaut plus que tout!

Il ne faut pas en venir à être triste d’être triste, au contraire il faut voir cela comme un défi pour rebondir.
On peut se focaliser sur du positif en nous, se dire qu’on fera mieux la prochaine fois car on apprend de nos erreurs, on peut faire un acte extérieur forcé de joie afin d’influencer notre intériorité en ce sens, …

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+ Son origine (suite) :

-> « La dépression et la tristesse sont le résultat de l’arrogance.
Lorsqu’une personne arrogante souffre de malheurs, elle se dit à elle-même : « De telles choses ne doivent pas arriver à une personne comme moi, [de ma carrure] ».
Une personne humble accepte calmement tout ce qu’elle n’a pas la possibilité de changer, ce qui fait qu’elle n’est jamais triste. »
[Rabbi Pin’has de Korets]

-> « Un individu arrogant est contrarié à chaque fois qu’on ne lui fait pas ce qu’il pense qu’on devrait lui faire, ou bien à chaque fois qu’on lui fait ce qu’il pense qu’on ne devrait pas lui faire.
Afin de surmonter la tristesse, une personne se doit d’arrêter d’avoir des demandes sur les autres. »
[Pélé Yoéts – Atsvout]

Il ajoute qu’il ne faut pas faire dépendre notre bonheur du regard des autres, du manque d’honneur qu’on nous témoigne, …

-> « Un cause majeure de la tristesse est le fait de ne pas obtenir certaines choses, avec lesquelles on pourrait vivre sans »
[Maguid de Douvno]

On demande certaines choses afin de vivre un vie heureuse, mais cette exigence va avoir pour conséquence de nous causer de la tristesse. Quelle ironie!

Sachons profiter du présent, renoncer à des envies impossibles et non indispensables, afin de profiter de ce que l’on a, avec lequel on a déjà largement de quoi être heureux.
Pourquoi passer sa vie à vouloir être heureux, au lieu de le vivre avec ce dont Hachem nous dote actuellement?

Pourquoi mettre perpétuellement son bonheur au conditionnel, plutôt que de le vivre au réel (ça dépend de nous!)?

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+ « Avoir la foi, c’est avoir le courage de laisser D. prendre le contrôle. »
[Rabbi Na’hman de Breslev]

-> « Dans ce monde, n’aspire à aucune autre situation, mis à part celle dans laquelle tu te trouves »
[Rabbénou Avraham ben haRambam]

-> « Si les choses ne vont pas de la façon dont tu le souhaites, tu dois alors vouloir qu’elles aillent de la façon dont elles sont en réalité »
[rabbi Mordé’haï de Lekhivitz]

La vie est un test.
A l’école, le devoir n’est pas toujours comme nous le souhaitons.
Pareille, dans la vie, il faut accepter ce qui arrive, s’y adapter et faire de notre mieux, car ce n’est pas nous qui faisons les tests.
S’énerver contre le contenu des tests, c’est se gâcher notre vie, et ça n’avance pas la résolution.

Il est évidement possible de prier Hachem pour nous aider à surmonter la tristesse, de voir sa vie plus positivement, plus joyeusement, …

-> « Si une personne accepte la volonté de D., elle ne sera pas triste suite aux difficultés de la vie. »
[Rav Pin’has ben Yéhouda – un élève du Gaon de Vilna]

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-> « On peut être triste à cause d’événements malheureux.
Comme le Séfer haBrit l’écrit, toute personne qui pense de façon sensée, réalisera qu’il n’y a aucune raison d’être triste.

Les problèmes qui amènent à la tristesse tombent dans 2 catégories : ce qui peut être modifié ou ce qui ne peut pas l’être.
– Si une chose peut être faite afin de corriger, réparer une situation, alors pourquoi être triste?
Agis afin de rectifier le problème.
– Si on ne peut plus rien y faire, que gagne-t-on à être triste? Notre tristesse ne va pas améliorer nos problèmes.
Il est plus intelligent d’accepter ce qui ne peut pas être changé. »
[Pélé Yoéts – Atsvout]

-> Nos Sages nous demande de « nous rappeler de la mort », pas dans un objectif d’être triste, mais afin que nous soyons conscient que notre vie est limitée, ce qui fait que nous n’avons pas de temps à perdre dans la tristesse.

-> La tristesse est appropriée lorsque cela conduit à nous améliorer, à prier Hachem (ex: lorsque nous pleurons un mort, le Temple, … en accord avec la loi juive, avoir de la tristesse nous aide également à ressentir ce qu’une autre personne peut ressentir émotionnellement lorsqu’elle ne va pas bien, ce qui nous pousse à lui venir en aide, …).

[On peut par exemple fixer un temps pour évacuer sa tristesse à Hachem, en Lui vidant fortement son cœur. Ensuite, la vie reprend avec le sourire et la confiance (notre fardeau étant déchargé chez papa Hachem, et c’est ce qu’Il attend de nous!)]

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-> Hachem a fixé des limites pour le deuil : 3 jours de pleurs, 7 jours de deuil et 30 jours où l’on évite de laver ses vêtements et de se couper les cheveux.
Il ne faut pas s’attrister davantage, sinon on transgresse la Torah et c’est comme si on ne croyait pas en la résurrection des morts.
Nos Sages enseignent que si un homme s’afflige plus que nécessaire pour un mort, sa punition sera de subir une autre perte qui justifiera sa tristesse exagérée.
[…]
Si un homme accepte le malheur avec amour, le chagrin le quittera rapidement comme il est venu. Mais s’il sombre dans le chagrin, ses souffrances empireront.

[Méam Loez – Chémini 10,3]

[ainsi selon nos Sages en s’attristant outre mesure, on entraîne que du ciel on nous enverra de véritables raisons d’être à ce point triste.
Cela est également vrai pour la joie : si quoiqu’il se passe dans notre vie, nous nous efforçons d’être joyeux, positif, alors on nous enverra de véritables raisons d’être heureux à ce point.
Ainsi, b’h tout est entre nos mains! ]

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-> « Certaines personnes ont tout ce qui faut pour être heureuses, mais elles se rendent malheureuses à cause de choses mineures, pas très importantes.
De telles personnes regardent ce qui leur manque comme extrêmement important, et ce qu’elles ont déjà comme quasi inexistant en comparaison.
Elles ont une attitude où leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue en l’absence de ce qu’y leur manque actuellement. »
[Rabbi Yossef Leib Bloch]

-> « Lorsque tu te sens triste à propos de quelque chose, essayes de penser à certains bénéfices pouvant venir de ce problème.
Si tu maîtrise cette compétence, tu seras capable de surmonter les mauvais sentiments. »
[Rabbi Na’hman de Breslev – Likouté Etsot]

Par exemple, une difficulté (moment passager) peut permettre de renforcer sa émouna (qualité nous amenant une éternité plus positive), en restant confiant en D. quoiqu’il nous puisse nous arriver.

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-> « Nous devons constamment travailler sur nous-même afin d’être joyeux.
Il faut s’efforcer d’atteindre un niveau où l’on n’est pas inutilement triste.

Essayons d’avoir toujours conscience que tout ce qui arrive dans notre vie provient uniquement de Hachem, qui est la source du véritablement bien.
Lorsque l’on intériorise cette pensée, nous nous dirons à nous-même : « Pourquoi devrais-je être triste? Hachem [lui-seul] sait ce qu’il a de meilleur pour nous ».

Si nous voyons qu’une autre personne est triste, il faut essayer de la consoler. »
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

-> « Lorsque vous voyez qu’une personne est triste, il y a une obligation d’essayer de la consoler. »
[‘Hafets ‘Haïm – Ahavat ‘Hessed ]

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-> « La vie d’une personne qui a la émouna est une vie de joie, même dans des situations où les autres sont tristes »
[Rabbi Dov Katz]

-> « Comment une personne peut-elle être triste, lorsqu’elle a conscience qu’elle a un Père céleste [Hachem]? »
[Rabbi Yossef Leib Bloch]

-> Suite à un naufrage, un négociant en bois, a perdu toute sa marchandise.
Lorsqu’il a exprimé sa douleur au rabbi Mordé’haï de Lekhivitz, ce-dernier lui a répondu : « La guémara enseigne que D. partage la peine de chaque personne. Est-ce que cela est digne de toi d’amener de la souffrance à D. pour la perte de quelques bois? »

Bien qu’il puisse être nécessaire d’extérioriser ses difficultés avec son prochain afin d’aller de l’avant, il faut faire attention à ce qu’autrui ne paie pas le prix de notre tristesse du moment.

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-> Il est écrit : « Même les juifs vides sont emplis de mitsvot, comme une grenade » (Zohar ‘Hadach II, Méguilat Ruth 40b).
Une question se pose : S’ils sont remplis de mitsvot, pourquoi sont-ils qualifiés de « juifs vides »?

Rabbi Ména’hem Mendel de Vitebsk (le Pri haArets), un des principaux élèves du Maguid de Mézéritch, répond : « C’est que ces juifs n’accomplissent pas les mitsvot avec joie. Voilà pourquoi ils sont considérés comme vides et creux! »

-> Pourquoi Yéchaya fut-il choisi pour annoncer des prophéties de réconfort?
Parce qu’il servait Hachem avec plus de joie que les autres prophètes.
[Tana déBé Ilaï 16,9]

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