« Il [Hachem] paiera les frais de guérison » (וְרַפֹּא יְרַפֵּא – Michpatim 21,19)

-> « Ceci nous enseigne que le médecin est autorisé à guérir » [guémara Baba Kama 85a]

Rachi de commenter : « Et on ne s’en tient pas au fait que c’est D. qui frappe, et c’est Lui qui guérit ».

Les Tossafot de dire : « Pourquoi l’expression est-elle répétée dans le verset (vérapo yérapé)?

La réponse est que si ce terme n’avait pas été répété, nous n’aurions autorisé que la guérison d’un mal occasionné par l’homme.
En revanche, pour une maladie envoyée du Ciel, on aurait pu penser qu’apporter au malade des soins médicaux reviendrait à s’opposer au décret du Roi.
C’est pourquoi cette expression est doublée. »

-> Sur ce sujet, le ‘Hafets ‘Haïm arrive à la conclusion que les maux qu’on peut endurer sont tous, sans exception, envoyés par Hachem.
Ainsi, même lorsqu’un homme se fait frapper par autrui volontairement, il s’agit aussi d’un décret du Ciel, simplement exécuté par le biais d’un homme peu méritant, qui devra rendre des comptes pour cela.

On trouve un exemple à cela dans l’épisode qui opposa le roi David à Chimi ben Guéra.
Après qu’il fut maudit et frappé par cet homme, le roi David proclama : « C’est D. qui lui a inspiré de me maudire » (Chmouël II 16,10).
=> Il avait la conviction que tout événement douloureux survenant sur son chemin est, à l’origine, décrété par le Ciel.

[On a tendance à se focaliser sur l’émissaire du « coup », plutôt que d’avoir à l’esprit que cela provient de D., comme une « tape » pour que l’on change notre comportement.
C’est comme s’énerver contre un bâton qui nous frappe en place de celui qui le tien, ou bien c’est comme s’attarder sur le doigt qui est tendu, plutôt que de se focaliser sur ce qu’il est en train de montrer.]

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm ajoute qu’il ne fait aucun doute que Hachem, en tant que Père bienveillant, n’agit que pour le bien de Son peuple, et suscite des épreuves pour expier leurs fautes.
Par conséquent, la plus sage réaction aux affronts consiste à ne pas leur répondre, et au contraire, à remercier D. de nous avoir permis d’expier une part de nos fautes.

-> A ce sujet, nos Sages disent : « Les hommes qui sont offensés et qui n’offensent pas en retour … le verset dit à leur égard : « Tes bien-aimés rayonneront comme le soleil dans sa gloire » (Choftim 5,31). » (guémara Guitin 36b).

-> Le Gaon de Vilna disait : « Sil n’y avait pas les épreuves de la vie, jamais nous ne pourrions résister au Jugement dernier ».

-> Le ‘Hafets ‘Haïm expliquait que pour une personne qui a confiance en Hachem, les difficultés de la vie sont comme entourées de « grâce », à l’image d’un médicament amer qui a une enveloppe très sucrée et agréable. On en vient même à les aimer, comme des bonbons!

AInsi, pour chaque épreuve, son goût dépend de la émouna de la personne.

-> Le Steïpler a écrit dans une lettre :
« Les épreuves de la vie représentent un bien inestimable et extrêmement élevé : notre monde futur en dépend, au point que selon nos Sages, s’il devait s’écouler 40 jours de notre vie sans la moindre épreuve, on aurait la certitude qu’on est déjà en train de jouir de sa part dans le monde futur.
[…]
Dans le Ciel, elles sont considérées comme un bien inestimable, bien qu’amères et extrêmement difficiles à supporter.

Néanmoins, cette amertume n’est ressentie qu’envers celles que nous vivons présentement.
En revanche, les épreuves passées, celles qu’on a déjà subies, ne recèlent que bienfaits et bénédictions, parce que le passé est déjà loin et révolu.
Il s’avère donc que toute personne malade accumule de grands mérites par le simple fait de ses épreuves. »

[en regardant le passé : nos souffrances sont précieuses, ce sont des trésors de notre vie ; par contre en regardant le présent et le futur : nous ne voulons pas de souffrance, car nous ne pouvons être sûr de pouvoir y résister sans en être casser et tomber.]

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« Il [Hachem] pourvoira à la guérison » (וְרַפֹּא יְרַפֵּא – Michpatim 21,19)

-> On peut remarquer que peu avant, nous avons pu lire dans la Torah un verset s’y rapprochant : « Je suis Hachem qui te guérit » (כִּי אֲנִי יְהוָה, רֹפְאֶךָ – Béchala’h 15,26).

Nous allons rapporter ci-après un dvar Torah du ‘Hafets ‘Haïm à ce sujet (Maasé léMélékh al haTorah – Yitro).

Voyez la différence entre la guérison amenée par un médecin et celle accordée par Hachem :

-> Pour D., il est écrit : « rofé’ha » (רֹפְאֶךָ) avec un « fé », qui est une lettre légère, car Il guérit en un clin d’œil, sans fatigue ni effort, ni médicaments puissants.
Il parle et nous sommes guéris.

-> Pour le médecin, en revanche, il est écrit : « vérapo yérappé » (וְרַפֹּא יְרַפֵּא), avec 2 « Pé », comportant chacun un daguéch fort, car il lui faut fournir des efforts, prescrire des médicaments, parfois même des opérations et tout cela peut prendre longtemps.

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