« Puis le roi donna un grand festin » (Esther 2,18)

-> Il y avait beaucoup de joie au Ciel ; Hachem a fait grand festin afin de marquer le couronnement de la reine Esther.

-> « Avraham fit un grand festin le jour où il sevra Its’hak » (Vayéra 21,8)
Ce festin a été donné : pour la circoncision de son fils Its’hak (Tossafot – Shabbath 130a), ou bien, lorsque ce dernier a commencé à étudier la Torah (Rabbénou Bé’hayé).

Le midrach (Béréchit rabba 53) fait un lien entre ces 2 festins, auxquels Hachem était présent.
Durant le festin donnait par A’hachvéroch pour le couronnement d’Esther, D. était aussi joyeux qu’à celui d’Avraham.

Le Binyan Chlomo explique que si Hachem était si heureux, c’était parce que Esther accédait au trône, permettant un sauvetage futur du peuple juif.

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-> « Ce n’est qu’après avoir créé un remède en vu d’un mal, que Hachem envoie ce mal, car Reich Lakich a dit : « Hachem ne punit pas Israël, s’il n’a pas déjà créé pour eux le remède ».  »
[guémara Méguila 13b]

-> « Quand Il inflige des souffrances à Israël, Hachem prépare le remède avant le mal, mais quand Il sévit chez les nations, c’est le contraire »
[midrach Chir haChirim rabba 4,5]

-> Le Malbim explique que pour les juifs, Hachem « prépare le remède avant le mal », car le châtiment donné n’est pas une fin en soi.
Si D. frappe Ses enfants, c’est afin de les réveiller à la téchouva, et de retirer « l’excroissance de leurs cœurs », ce qui n’est pas le cas lorsqu’Il inflige Ses coups aux nations du monde, pour lesquelles ils constituent un but en soi.

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« Cette nuit-là, le sommeil fuyait » (Esther 6,1)

-> « Rabbi Tan’houm dit : Cela signifie que le sommeil du Roi de l’univers était perturbé. »
[guémara Méguila 15b]

-> « Il ne s’endort ni ne sommeille, celui qui est le gardien d’Israël » (Téhilim 121,4)
=> Comment a-t-Il pu avoir un sommeil perturbé, s’Il ne s’endort pas?

Le midrach (Esther rabba 10,1) explique que Hachem peut être considéré comme « endormi » lorsque les juifs ne vivent pas selon leurs standards qu’on attend d’eux.
En effet, il est également écrit : « Alors Hachem se réveilla, tel un homme qui a dormi » (Téhilim 78,65).
Selon le Torah Témima, c’est ainsi que parfois Hachem ignore nos besoins, et c’est uniquement notre prière et notre téchouva qui peuvent le « réveiller ».

Le Maharal de commenter : « [Hachem ne s’endort ni ne sommeille] Spécialement lorsque les juifs sont en danger. C’est pourquoi lorsque le décret d’anéantissement a plané sur le peuple juif, le « sommeil » du Roi de l’univers a été dérangé. »

=> Infiniment plus qu’un père, à chaque instant, Hachem nous aime à la folie, et ce quelque soit notre comportement.

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-> Il est intéressant de noter que l’intervention de Mordé’haï en faveur du roi fut consignée dans les annales du roi, miraculeusement, car les mots consignés s’inscrivirent d’eux-mêmes et le roi l’ignorait.
C’est pourquoi, lorsque le sommeil fuyait le roi A’hachvéroch (début du chapitre 6 de la Méguila), et qu’on lui amena les annales, il est écrit : « on y trouva écrit » (vayimatsa katouv), car A’hachvéroch ne pouvait pas se souvenir qu’il avait été sauvé grâce à Mordé’haï.
[d’arès le Méam Loez]

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« Haman dit au roi A’hachvéroch : Il y a (yéchno) un peuple disséminé et séparé parmi les [autres] peuples » (Esther 3,8)

->  » « Yéchno am é’had » = endormi (yochèn) et négligeant à l’égard des commandements. »
[guémara Méguila 13b]

=> D’une certaine façon, lorsqu’on dort dans notre pratique des mitsvot, cela entraîne que Hachem « dort », c’est-à-dire qu’il fait moins attention à nos besoins, et dans un but que l’on se réveille : « Où est mon papa? Papa reviens, je ne peux pas vivre sans toi! »

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+ « C’est un moment de détresse pour le peuple de Yaakov, et de là, il en (sortira) la délivrance » (Yirmiyhaou 30,7)

Les lettres du mot : « miména » (de là – מִמֶּנָּה), permettent de former : « méHaman » (de Haman – מהמן).
En effet, c’est suite à ses conseils qu’on a tué Vachti, permettant à Esther de devenir reine, et c’est lui qui a construit sa propre potence.

[le Sfat Emet]

=> Lorsqu’on est dans un moment de détresse, il faut se dire que c’est un passage obligé vers la délivrance, qui n’a jamais été aussi proche de nous!
Nos situations difficiles doivent être vues comme génitrices de nos plus grandes joies, même si sans recul, la tête dans les souffrances, c’est très dur à vivre.

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« C’est pourquoi on appellera ces jours-là Pourim, du nom de « Pour » (le tirage au sort) » (Esther 9,26)

-> Le nom de cette fête laisse à penser que c’est la journée célébrant le hasard (Pour – tirage au sort), mais un juif ne lit pas la vie dans le même sens que les autres nations.

En effet, en hébreu le hasard, la coïncidence se traduit par : mikré (מקרה ).
Si on retourne les lettres de ce mot, cela donne : rak méHachem (seulement de Hachem – רק מה׳).

-> Si on lit la méguilat Esther, du début à la fin, on pense qu’il y a un enchaînement d’événements ordinaires, avec une fin heureuse.
Par contre, si on retourne l’histoire, en commençant par la fin, on se rend compte que tous les événements s’enchaînent, que rien n’est le fruit du hasard.

[c’est ainsi qu’on a l’obligation avant de lire la méguila de dérouler tout le rouleau de parchemin, car c’est seulement ainsi qu’on peut proclamer : Hachem, quel chef d’orchestre incroyable!! Le monde est vraiment entre de bonnes « mains », et tout particulièrement Son peuple!
Nous juifs, tant que nous agissons selon Sa Torah, nous n’avons vraiment rien à craindre!! ]

Il en est de même à un niveau individuel, où c’est peut être dur sur le moment, mais lorsqu’au final nous porterons un regard rétroactif sur notre vie, on se rendra compte d’à quel point tout était nécessaire, pour notre bien.
Lorsque toutes les vérités nous seront évidentes, nous n’aurons absolument rien à « reprocher » à Hachem, au contraire, nous serons stupéfaits par autant de bonté, d’amour à notre égard.

[c’est papa Hachem qui est toujours au commande de l’avion, de ma vie => tout va pour le mieux! 🙂 ]

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-> « On tire au sort dans l’urne, mais la décision du sort vient de Hachem » (Michlé 16,33)

Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou – tome.2,p.129) écrit :
La soi-disant date de victoire d’Israël sera en réalité, celle de sa propre chute et de l’anéantissement de tous ses projets.
Ce qui semblait être le « pour » de la victoire d’Haman s’est révélé être le « pour » du triomphe d’Israël.
C’est pourquoi ce « double » tirage au sort, où se cache la Providence Divine, est désigné au pluriel : Pourim.

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