3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°2)

+ 3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°2) :

4°/ Quel est le 1er homme à naître avec des doigts séparés les uns des autres?

A la naissance de Noa’h, il est écrit : « [Son père : Lémé’h] appela son nom Noa’h, en disant : « Celui-ci nous procurera le repos, de notre travail et du labeur de nos mains, de la terre que Hachem avait maudite ». » (Béréchit 5,29)

-> Le Panéa’h Raza cite un midrach disant que jusqu’à la naissance de Noa’h les mains des personnes étaient comme des moufles, et qu’il a été le 1er enfant à naître avec chacun de ses doigts séparés.
Lorsque son père a vu cela, il a immédiatement réalisé qu’il aurait la capacité de manipuler facilement des outils agricoles.

Le rav Yéhouda ha’Hassid affirme également cela, et ajoute que Noa’h a alors inventé la charrue pour labourer, ce qui a facilité la vie à toute l’humanité.

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+ Petit Bonus b’h :

-> Rachi commente le verset (v.5,29) : « Jusqu’à Noa’h, l’homme ne possédait pas d’instruments de labour. C’est lui qui les a fabriqués.
La terre, lorsqu’on semait du blé, produisait ronces et épines à cause de la malédiction prononcée contre Adam. L’époque de Noa’h a marqué la fin de ces calamités. »
[Noa’h ]

-> Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou) enseigne qu’on ne l’a pas appelé Noa’h à sa naissance, mais ce nom lui a été donné lorsqu’on a vu que la terre avait changé ses habitudes durant sa vie (Noa’h est en relation avec « noua’h » : se reposer [de la labeur des mains]).

-> Noa’h est le 1er enfant à avoir vu le jour après la mort de Adam, la sévérité de la malédiction s’est donc atténuée à partir de ce moment. [Pirké déRabbi Eliézer]
Le Ritva prend le terme des malédictions : « jusqu’à ce que tu retournes à la terre » (Béréhit 3,19), comme preuve que suite à la mort d’Adam la malédiction va être fortement retirée.

-> Le midrach rabba rapporte que Adam a demandé à Hachem jusqu’à quand la malédiction sera effective.
D. lui a répondu jusqu’à ce que naîtra un enfant circoncit, ce qui a été le cas de Noa’h.

-> Selon le Sforno, le nom Noa’h était en réalité une prière à Hachem, Lui demandant que cet enfant amène un soulagement du travail extrêmement difficile de la terre à l’époque.
Hachem a répondu favorablement à sa prière, ce qui nous montre le pouvoir d’une prière faite de tout notre cœur, même contre d’importants décrets.

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5°/ En relatant les détails de la Création, il faut attendre le 52e verset de la Torah pour voir apparaître la lettre : samé’h (ס).
Ce verset est : « Hachem fit alors tomber un profond sommeil sur l’homme et il dormit ; Il prit un de ses côtés et referma un tissu de chair à la place. » (Béréchit 2,21)
Rachi commente le terme « referma » (וַיִּסְגֹּר – vayichgor) par : « l’endroit où a eu lieu l’incision ».

Pourquoi cette lettre (ס) a mis autant de temps avant d’apparaître dans la Torah? et pourquoi particulièrement ici?

-> La guémara (Yébamot 62b) nous enseigne qu’un homme qui demeure sans femme est privé de plusieurs choses (joie, bénédictions, …), dont l’une est : ‘homa (une muraille – חומה).
Les commentateurs disent qu’une femme permet de protéger et d’encourager son mari.
La lettre ס est un rond, qui renvoie à cette idée de protection.

-> « Hachem dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; Je vais lui faire une aide qui lui corresponde (עזר כנגדו – ézer kénegdo) » (Béréchit 2,18).

Il est intéressant de noter que « עזר כנגדו » a une valeur numérique de : 360, en allusion aux 360 degrés qui forment un cercle.
La femme est cette aide productive qui l’entoure tout autour : le protégeant de l’extérieur, et lui permettant de sublimer son intériorité (kénegdo – litt.contre lui [afin de s’améliorer]).

D’ailleurs, le Targoum Onkelos (Béréchit 2,18) traduit le terme : « une aide » (עזר) par « samé’h (סמך), un mur de soutien.
[la lettre samé’h (ס) s’écrit pleinement : סמך, qui a une guematria de 120 : jusqu’à 120 ans b’h!! ]

-> On peut citer un exemple des nombreuses paroles de nos Sages à ce sujet : « Une femme illumine les yeux de son mari, et le fait tenir sur ses jambes. » [guémara Yébamot 63a]

=> On comprend maintenant pourquoi la lettre samé’h se présente pour la 1er fois dans la Torah qu’avec l’apparition de ‘Hava, la 1ere femme de l’humanité.

[b’h, quelques idées concernant :
– la femme : https://todahm.com/category/moussarpensee-juive/la-femme
– le couple : https://todahm.com/category/moussarpensee-juive/le-mariagele-couple ]

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-> « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Béréchit 2,18)
Le Toldot Yaakov Yossef (Ben Porat Yossef) fait une autre interprétation de ce verset :
« Seul » : signifie sans le yétser ara, car alors il resterait inchangé pour toujours.
« Je lui ferai une aide contre lui » = en vertu de son mauvais penchant, l’homme chutera parfois à un niveau inférieur, uniquement pour rebondir, ce qui lui offre une satisfaction authentique.

[une fois marié, il faut toujours entretenir la certitude que c’est notre conjoint le plus adapté pour être : « une aide contre lui ».
Personne au monde ne peut mieux nous aider, l’un l’autre, à mettre à jour nos sublimes capacités latentes.
Cette réalisation de construire le plus bel édifice de nous-mêmes, doit nous aider à traverser les moments les plus éprouvants.]

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6°/ Il est écrit qu’une des punitions de la femme pour avoir mangée du fruit défendu est : « Ton désir te portera vers ton époux et lui te dominera » (Béréchit 3,16).
Quelle pratique répandue font de nos jours les femmes, et qui prend sa racine dans cette malédiction?

Le Pirké déRabbi Eliezer (14) enseigne que le fait de se percer les oreilles est une réalisation de la malédiction de ‘Hava, et est destiné à démontrer leur soumission à leur mari, de la même façon que le faisait un esclave ne souhaitant pas être libéré.
A ce sujet, il est écrit : « Si le serviteur dit : … « je ne veux pas sortir libre » … lui percera l’oreille avec le poinçon et il le servira pour toujours. » (Chémot 21,5-6).

-> Selon le Ramban : elle avait ordonné à son mari de manger [du fruit défendu] ; désormais, elle serait soumise à sa volonté.

-> Le roi Salomon (Echèt ‘haïl) dit que la femme est « la couronne de son mari » (Michlé 12,4) et qu’elle « est infiniment plus précieuse que les perles » (Michlé 31,10).

[sachant à quel point la Torah et nos Sages témoignent de l’importance à la femme juive, il est évident que le but n’est pas de la réduire en esclavage, mais de mettre en avant une réalité innée présente depuis l’attitude de ‘Hava]

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