Pourquoi prenons-nous le deuil de Jérusalem et du Temple?
Ce n’est tant à cause de la gloire que nous avons perdue.
Mais plutôt, nous pleurons car nous avons perdu l’opportunité d’être proches de Hachem.
De plus, nous nous lamentons pour la profanation du Nom de D. qui résulte de notre exil, et de l’état actuel de Jérusalem.

[Rabbi ‘Haim Friedlander]

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-> Rabbi Mendel de Kotsk enseigne :
Durant les 3 semaines (du 17 Tamouz au 9 Av), tout celui qui recherche Hachem, le trouvera.

Le travail de cette période triste, est d’utiliser nos peines pour se connecter avec Hachem, plutôt que d’en être accablés.

Le mois de Av est appelé : « Ména’hem Av », car à ce moment notre rôle est de réconforter (ména’hem) notre Père (av) [Hachem].
Cela ne se fait pas tant par des paroles ou des actions, mais plutôt en essayant de ressentir Sa douleur.

Lorsque nous ressentons la souffrance de Hachem (tsaar haChékhina) sur la perte de Sa maison (il est SDF!), nous pouvons alors véritablement Le consoler.

Ce n’est qu’à partir du moment où nous Lui montrons à quel point nous prenons à cœur son honneur, que nous sommes concerner par Sa situation (Il est en exil, Son honneur dans ce monde est absent, et Il s’impose de ressentir nos souffrances!), alors Il désirera à nouveau reconstruire [le Temple].

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Lorsque ‘Hanna, la mère du prophète Shmouël, a vidé son cœur à Hachem, lui demandant un enfant, le verset dit : « vatitpallel al Hachem » (et elle a prié SUR Hachem » – Shmouël I 1,10).

=> Pourquoi y a-t-il une utilisation inhabituelle de l’expression : « sur Hachem » (al Hachem)

C’est parce que ‘Hanna ne se focalisait pas sur sa propre souffrance (celle d’une femme ne supportant plus de ne pas avoir d’enfant depuis 19 années!).
Mais plutôt, elle s’est dit à elle-même : « Si cela me fait si mal, et que Hachem m’aime tellement, alors il est certain que la peine qu’Il a à me voir souffrir est bien pire que la mienne. »

C’est pourquoi, elle a supplié Hachem de lui accorder un enfant, afin que Lui n’ait plus à subir une telle souffrance. Et Il l’a écoutée.

=> Il en découle que la période des 3 semaines (17 Tamouz au 9 Av) est une période où nous devons nous lamenter sur tout ce qui ne va pas dans notre vie, et le canaliser vers notre désir de revoir le Temple construit au plus vite, puisqu’avec une Présence Divine éclatante il en découle un déversement énorme de bénédictions individuellement et collectivement.

Lorsque nos souffrances personnelles se transforment en préoccupation de l’honneur, de la douleur de D., alors à l’image de ‘Hanna, elles sont agrées.
==> En ce sens, les 3 semaines sont une occasion unique de nous attacher à Hachem par nos peines recanalisées.

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-> « Prendre le deuil sur la perte du Temple est basé sur la conscience du potentiel [phénoménal] d’élévation possible grâce [à la présence] Temple. »
[rav Shlomo Harkavi – Maamaré Shlomo]

-> Le rav Lévi Its’hak de Berditchev dit que si une personne ne prend pas le deuil sur la terrible destruction du Temple, alors sa pratique du judaïsme ne l’est que par habitude, ses actions n’étant pas réellement accomplies dans une optique de sans cesse se rapprocher davantage de Hachem.
En effet, si une personne aime véritablement D. et aspire à Sa proximité, alors comment peut-elle ne pas se lamenter sur la perte terrible du Temple, puisque c’est seulement en la présence du Temple que l’on peut remplir une telle aspiration.

Le Temple était un lieu où la Présence Divine résidait de façon claire et perceptible, duquel il émanait une sainteté se propageant dans tout Israël.
Il permettait de ressentir la Présence Divine, un sentiment de proximité avec Hachem qui entraînait une paix intérieure, une véritable joie et un sentiment de satisfaction/réalisation personnelle.
Il permettait de se laver totalement des conséquences de chacune de nos fautes, …
Un simple passage au Temple transformait positivement un juif, le purifiant et le rapprochant énormément de Son papa Hachem.
=> Comment peut-on ne pas être désolés que cela ne soit plus le cas? Comment peut-on se satisfaire d’être si éloignés de D., de ne quasiment ressentir Sa Présence?

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-> C’est en ce sens que selon nos Sages si l’on n’est pas vraiment capable de pleurer sur la perte du Temple, alors nous devons pleurer sur notre manque de spiritualité, notre incapacité à se connecter à notre Créateur.

[nous devons nous lamenter d’être arrivés à un stade de notre vie, où la destruction de notre attachement/proximité avec Hachem, ne nous génère aucun sentiment. Nous sommes tellement pris dans notre train-train quotidien, dans notre routine de ce monde matériel, qu’il n’y a plus de place pour prendre le temps d’inclure Hachem dans notre vie.
Les 3 semaines sont ce moment de l’année où nous crions : Stop à cet état de fait! Ce n’est pas normal d’avoir la tête uniquement à nos soucis quotidiens, et d’en oublier notre relation avec notre papa Hachem!
Le mois d’Av s’appelle : « Ména’hem Av », car nous réconfortons (ména’hem) notre Père (av) en se rappelant de Lui et en revenant vers Lui.]

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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