La prière

+ La prière :

-> Les prières d’Israël forment une couronne qui parent Hachem.
Chaque mot sorti du cœur s’y insère comme un joyau précieux.

D’autre part, D. a disséminé des étincelles de sainteté à travers l’univers.
Lorsqu’une personne prie avec ferveur, les mots qu’elle prononce attirent l’une de ces étincelles et l’élève vers le Ciel pour rendre plus intense l’éclat et la beauté de cette couronne à la gloire de D.
[Arvé Na’hal – Vayakel]

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-> La prière est également la clef du trésor où sont enfermées les bénédictions.
Lorsqu’ils sont empreints de ferveur, les mots qui la composent ouvrent ces coffres dont le contenu se répand sur terre, non seulement pour le bénéfice de celui qui a dit ces prières, mais pour l’univers tout entier.
[Arvé Na’hal – Vaét’hanan]

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-> Lorsqu’arrive le moment de la prière, l’homme « arrache son âme à son corps » pour lui permettre de communiquer avec sa source (Hachem).
[Rabbénou Yona]

-> La prière, ce n’est pas l’homme qui parle à D., c’est le Divin dans l’homme qui parle au Divin qui se trouve au-dehors de lui!
[Rabbi Avraham Feuer]

-> L’âme de l’homme est comme recroquevillée, étouffée par les étroites limites de son corps.
Lorsque l’homme se tient en prières devant l’infini de D., son âme immortelle sort de sa torpeur et déborde les rives du corps qui l’emprisonnent.
[rav Mordé’haï Gifter]

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-> Lorsque les juifs prient avec un amour sincère pour Hachem, leur âme s’élance vers les cieux.
L’ange Michaël récolte ces âmes enflammées pour les disposer sur l’autel céleste en une offrande consumée au nom de D.
[…]
Ainsi, bien que le Temple soit détruit et que nous ne puissions plus apporter de sacrifices consumées par le feu, ce sont nos prières [enflammés] qui remplacent à présent les korbanot.

[Tour – Ora’h ‘Haïm 120 ; cf. Ména’hot 110a et Tossefot afférente]

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-> Celui qui prie d’une façon ardente et qui est consumé par le feu de son amour [pour Hachem], représente lui-même une offrande pour D.
[michna Broura 120,1]

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-> Littéralement, le terme téfila (תפילה) signifie un lien (cf. Rachi sur Vayétsé 30,8 : naftoulé – נַפְתּוּלֵי).

Par définition, l’homme a été créé pour être relié à un vaste trésor céleste de bénédictions. Malheureusement, il se détache de ce câble vital lorsqu’il faute.
En priant, il raccorde son lien avec D., et la bénédiction recommence à s’écouler.
[…]

« Tahél or » = une lumière rayonnante (תָּהֶל אוֹר – Iyov 41,10). Les psaumes de David sont appelés Téhilim (תהילים) parce qu’ils remplissent l’âme d’une lumière éclatante.

Le fauteur s’est éloigné de D. et son âme est obscurcie par les voiles du péché. D’épaisses ombres le tiennent à l’écart et il se sent lointain et troublé … Ses fautes l’ont tiré si bas qu’il doit maintenant peiner pour s’élever et arriver plus haut qu’il ne l’était avant sa chute.

Il doit ouvrir ses Téhilim et permettre à son âme de s’envoler vers la lumière radieuse de David.
Ainsi, il parviendra à renouer son lien rompu avec Hachem, et le rendra plus solide que jamais.

[Rabbi Elimélé’h de Lizensk – Noam Elimélé’h]

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-> « La seule force qui reste à ces juifs exilés est celle de leurs prières »
[Rabbi Its’hak – sur le Téhilim 102,18-19 – midrach Cho’her Tov]

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+ « On ne doit pas se fier aux miracles »
[guémara Pessa’him 64b]

-> Le Maharcha (sur la guémara Kidouchin 29b) souligne que s’il est vrai qu’on ne doit pas compter sur un miracle lorsqu’on se trouve en danger, on peut en revanche se fier à la prière, car la prière n’est pas un miracle.

-> Rabbi Méïr Tsvi Bergman (Chaaré Ora) explique que lorsque D. accomplit pour un homme un prodige sortant du naturel, Il prélève sur le compte des mérites et des récompenses qui lui sont réservés dans le monde à venir.

Cependant, lorsqu’on implore sincèrement l’aide de D., on modifie cette règle, car la prière elle-même fait gagner des mérites nouveaux, ceux-ci font bénéficier de l’aide Divine sans diminuer le salaire mis de côté pour l’au-delà.

Par exemple, il faut prier avec beaucoup de ferveur pour la subsistance, qui autrement risque de nous coûter fort cher [puiqu’étant un miracle énorme : « Subvenir aux besoins de l’homme est aussi difficile que fendre la mer Rouge » – guémara Pessa’him 118a]

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-> « Lorsqu’un roi mortel est vaincu, il s’en afflige profondément.
Mais Hachem Se réjouit lorsqu’Il est vaincu par les hommes … lorsque les prières de l’homme L’obligent à détourner Sa colère.

Moché est appelé : « Son élu », parce qu’il sut par ses prières : « détourner la colère de D. » (Téhilim 106,23). »
[guémara Pessa’him 119a]

-> En effet : « Toute chose peut être changée par la demande et les supplications adressées à D., qui est miséricordieux sur tous. » (le Maharal de Prague)

-> D’où savons-nous que D. prie également?
Du verset : « Je les mènerai vers Ma montagne et Je les réjouirai dans la maison de Ma prière » (Yéchayahou 56,7).

Le prophète n’appelle pas le Temple : « maison de leur prière », mais bien : « maison de Ma prière », ce qui signifie que D. prie Lui aussi. »
[guémara Béra’hot 7a]

Selon le rabbi ‘Haïm Stein de Telshe, lorsque nous disons que D. prie, cela signifie qu’Il suscite en nous le désir de Lui adresser nos prières.
=> Sa prière est d’inspirer l’homme à davantage prier.

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+ « Les prières ont été instituées en se basant sur les sacrifices quotidiens [apportés au Temple] »
[Rabbi Yéhochoua ben Lévi – guémara Béra’hot 26b]

-> « L’essence de la prière et du sacrifice est la même : soumettre l’insupportable arrogance et l’orgueil démesuré qui nous habite. »
[Gaon de Vilna – michlé 21,27]

-> « Avant de commencer à prier, l’homme doit méditer sur la grandeur de D. et la vanité de l’homme, extirper de son cœur sa soif des plaisirs de ce monde »
[Rama – Ora’h ‘Haïm 98,1]

-> « Lorsqu’un homme prie avec une humble soumission devant D., ses prières s’élèvent vers les cieux en passant par le caveau de Makhpéla, et le mérite des Patriarches plein d’humilité qui y sont ensevelis accompagne cette supplication sincère. »
[Noam Elimélé’h – paracha Vayé’hi]

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-> « Nous Te communiquons nos besoins, non pas pour que Tu les connaisses car Tu sais pertinemment ce qui est en nos cœurs.
Nous les exprimons verbalement devant Toi pour pouvoir ressentir à quel point nous dépendons totalement de Ton aide et de Ta bienveillance, et Te dire à quel point nous mettons toute notre confiance en Ta bonté.
[…]
Ce que doit exprimer [réellement la prière], c’est la quête passionnée de l’âme envers D., la soumission à Son service! Rien de moins que cela! »

[‘Hovot haLévavot – Chaar ‘Hechbon haNéfech]

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-> « L’esprit de Hachem a guidé les auteurs [de la Amida : les hommes de la Grande Assemblée], par leur intermédiaire, D. a investi chaque mot d’un pouvoir infini.

Cependant, aucune créature humaine ne peut pénétrer la profondeur illimitée de chaque mot de la prière …
C’est pourquoi la guémara (Béra’hot 6b) définit la prière comme une chose : « se situant à des hauteurs célestes », car chacun de ses mots prend réellement son essor vers les cieux sous la forme qui lui a été donnée et laisse son impact sur l’ensemble de l’univers »

[rav ‘Haïm de Volozhin – Néfech ha’Haïm (II,13)]

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-> Pourquoi est-il nécessaire d’articuler nos prières? Hachem ne connait-Il pas les pensées de notre cœur?

La combinaison des lettres mis au point par les Maîtres qui ont été chargés de composer les prières possède un pouvoir capable de mettre en branle des forces spirituelles qui dépassent de loin tout ce que nous pouvons imaginer.

De nouvelles lumières spirituelles sont créées par l’intermédiaire de l’homme.
Mais pour arriver à ce résultat, il faut articuler les prières, afin de permettre aux lettres sacrées d’atteindre leurs racines spirituelles.

[le ‘Hida – Chem haGuédolim

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-> « La prière nourrit l’âme, au même titre que la nourriture entretient le corps.

L’influence bénie d’une prière dure jusqu’au moment de la prière suivante, tout comme les forces prises à un repas durent jusqu’au repas suivant.
Plus l’âme s’éloigne de l’heure de la prière, plus elle est obscurcie par son contact avec le monde profane. »

[Kouzari 3,5]

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-> A l’origine, il n’y avait pas l’introduction à la amida : « Mon D. ouvre mes lèvres et que ma bouche dise Ta louange » (Téhilim 51,17 – Hachem chéfataï …), car tous les juifs, mêmes les plus ordinaires, étaient autrefois capables de se concentrer sur leurs prières.

Mais au fur et à mesure des générations, les hommes ont de moins en moins accordés de pensées à D. au cours de leurs occupations quotidiennes, ce qui les a obligé à faire des efforts de plus en plus grands pour parvenir à un certain niveau de concentration pendant la prière.

C’est ce qui a poussé nos Sages à ajouter ce verset des Téhilim, qui est une prière particulière pour pouvoir prier.

[Kédouchat Lévi – paracha Vaét’hanan]

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