Questions/Réponses – paracha Ki Tissa

+ Questions/Réponses – paracha Ki Tissa :

1°/ Dans chaque paracha, il y a 7 montées à la Torah, qui sont généralement de taille plus ou moins similaire.
La paracha Ki Tissa contient 139 versets, et on peut noter que les 2 premières montées sont totalement disproportionnées en longueur, puisque contenant 92 versets, soit environ 66%, bien au-delà des 28% (2 montées sur 7).
Pourquoi cela?

-> Le ‘Hidouché haRim explique que la majorité de la paracha Ki Tissa aborde la faute du Veau d’or, une honte nationale sans précédent.
Si une personne serait appelée à monter à la Torah au moment de rappeler cette faute, où son ancêtre a participé, cela serait une humiliation pour elle.
Cependant, la tribu de Lévi a prouvé sa fidélité en refusant d’être impliquée dans la faute.

=> C’est pourquoi, les 2 premières montées, qui sont données aux descendants des Lévi’im (Cohen, Lévi), sont atypiquement longues, jusqu’à ce que le récit du Veau d’or soit terminé.

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2°/ Comment Moché a-t-il eu la permission de casser les Tables de la Loi (« Il jeta les Tables de ses mains et les brisa » v.32,19) qui contenaient le Nom de Hachem, alors que la guémara (Sanhédrin 56a) fixe qu’il est interdit d’entraîner l’effacement du nom Divin?

-> Le Kessef Michné enseigne que l’interdiction de détruire des objets écrits qui possèdent de la sainteté ne provient « que » d’une nature rabbinique, et à l’époque de Moché de telles décisions rabbiniques n’avaient pas encore été promulguées.

-> Selon nos Sages (guémara Yérouchalmi Taanit 4,4) en réalité c’était les lettres de feu qui miraculeusement supportaient le poids très lourd (environ 300kg!) des lou’hot, et dès que le peuple juif a fauté, elles se sont envolées restituant à la pierre leur poids impossible à supporter.

Selon le Rokéa’h, la sainteté des lou’hot est partie avec les lettres, et il était alors permis à Moché de les jeter.

Le rabbi Shalom Schwadron dit que les Lou’hot étaient d’origine Divine, et l’impureté et la faute du Veau d’or présent dans le campement juif vont entraîner la fuite des lettres saintes et pures.
Les Lou’hot n’ayant alors plus de réalité spirituelle, Moché a matérialisé cela en les jetant.

-> Le Mochav Zékénim explique qu’après que les lettres soient parties, les lou’hot sont devenues très lourdes. Moché a alors réalisé que chaque instant où il retarderait son retour dans le campement, aurait pour conséquence que les juifs continuent à fauter avec le Veau d’or. Il a raisonné qu’il lui était permis de jeter les Tables de la Loi, qui le ralentissaient (car très lourdes!) pour retrouver son peuple au plus vite.

-> Le Ohr ‘Haïm haKadoch rapporte l’opinion de nos Sages (Avot de Rabbi Nathan 2,3), selon laquelle c’est Hachem Lui-même qui a explicitement ordonné à Moché de les briser.

-> Le Mochav Zékénim écrit qu’en agissant ainsi, Moché espérait choquer le peuple, qui à la vision de la destruction de ce don du Ciel (lou’hot), sortira de sa torpeur, éprouvant des remords et fera téchouva.
De plus, en les détruisant Moché voulait éviter qu’elles puissent devenir un accusateur perpétuel contre le peuple juif, car sans elles tout ce qui reste de l’accord entre D. et Son peuple, est uniquement verbal.

Selon le Ibn Ezra (Ki Tissa 32,19), les lou’hot représentent la kétouba, le contrat de mariage entre D. et le peuple. En les brisant, Moché empêche le mariage de prendre effet, ce qui minimise la gravité de la faute.

Rabbi Yéhouda Guerchouni enseigne également que s’il n’y a plus de mariage, il n’y a plus d’adultère, et la faute du Veau d’or, comparée à l’adultère (le peuple a été voir un autre dieu), en a donc été atténuée.

-> Le Kli Yakar explique, au nom du Midrach, que Moché a voulu descendre volontairement les Tables pour les casser et être lui-aussi en position de faute, pour avoir brisé ces Saintes Tables, gravées par Hachem Lui-Même.

C’est ainsi que Moché a eu la possibilité d’argumenter devant Hachem en Lui disant : « Si Tu leur pardonnes (alors c’est bon), sinon, efface-moi du livre que Tu as écrit (la Torah) ». Car si tu ne leur pardonnes pas, alors moi aussi Tu devras ne pas me pardonner d’avoir briser les Tables et Tu devras me punir avec eux. Ainsi, Tu dois m’effacer de Ta Torah.

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-> Le midrach Tan’houma rapporte que les 1eres Tables de la Loi ont été données au mont Sinaï à toute la nation avec les tonnerres, les éclairs et de la fumée.
En conséquence du fait qu’elles ont été transmises avec une publicité énorme (la Création entière s’est arrêtée face à ce moment historique), cela a entraîné qu’elles ont été impactées par le « mauvais oeil » (ayin ara), et elles ne pouvaient pas perdurer éternellement (la bénédiction réside dans ce qui est caché!).

=> Selon ce midrach, Moché a brisé ces lou’hot d’une manière ostensible, comme pour réduire en morceau le ayin ara présent.

-> Le rabbi Ména’hem Mendel de Kotzk comprend ce midrach d’un niveau plus profond :
– Les 1eres Lou’hot qui ont été données en fanfare et avec beaucoup de publicité, ont acquis davantage de sainteté de Hachem plutôt que du peuple juif.
[en effet, D. a menacé par la force le peuple d’accepter la Torah en mettant la montagne au-dessus d’eux. C’est également Lui-même qui a réalisé les 1ere Lou’hot]

– Les 2e Lou’hot ont été transmises d’une manière modeste et elles étaient demandées par le peuple.
[en effet, le peuple juif alors était rempli de honte, d’humilité d’avoir pu faire la faute du Veau d’or, et Moché a réussi à prendre la défense de son peuple en aboutissant au don des 2e Lou’hot. C’est Moché qui les a taillées.]

=> Nous pouvons voir d’ici que ce qui vient facilement, sans effort, a peu de chance de rester sur le long terme, puisque repartant en général aussi vite qu’il a pu venir.
A l’inverse, ce qui s’acquiert par l’envie et des efforts peut perdurer.

-> Selon nos Sages, une fois les lou’hot brisées, Hachem va remercier Moché : « Merci de les avoir brisées! C’est ce qu’il fallait faire. »

-> Le Méam Loez (Ekev 10,3) rapporte que pour soulager l’anxiété de Moché, d’avoir brisé les 1eres Lou’hot (« qui me donnera l’expiation? »), les 2e Tables ont été faites d’un matériau plus précieux que les 1eres.
Hachem lui montrait ainsi qu’il n’avait pas à s’alarmer de les avoir brisées, et que son acte était justifié.

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-> « [Aucun autre ne put reproduire] les signes et les miracles que D. lui fit déployer dans le pays d’Egypte, à Pharaon et à tout son pays » (Vézot haBéra’ha 34,11)

Le Méam Loez commente :
La particularité de Moché était que tous ses actes étaient dissimulés et constituaient des miracles cachés.
Nous pouvons apporter pour preuve la brisure des Lou’hot : bien que cet acte ne semblât pas être un prodige, il était miraculeux comme l’ont dit nos Sages : « D. tenait 2 palmes [des Tables] et Moché tenait 2 palmes. Moché a saisi 2 palmes de la main de D. »

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-> Le midrach (Pirké déRabbi Eliézer 45) rapporte également qu’avant de jeter les Lou’hot pour les briser, l’écriture s’est miraculeusement envolée.
Or, il est écrit : « Ces Tables étaient l’ouvrage de D. ; et ces caractères, gravés sur les Tables » (Ki Tissa 32,16).

=> Comment une écriture gravée peut-elle s’envoler?

-> Le Maharcha répond qu’il y a eu en réalité 2 miracles : le premier était que les écritures s’envolent, et le deuxième était que cela soit possible bien que les lettres n’étaient rien d’autre que de l’air.

-> Selon le Korban haEida, bien que les lettres étaient gravées dans les Tables de la Loi, elles étaient également inscrites à l’encre noire au-dessus de la partie gravée, et c’est cette encre qui s’est envolée suite à la faute du Veau d’or.

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-> « Moïse redescendit du mont Sinaï » (Ki Tissa 34,29)

Rachi commente : il a rapporté les 2e tables, le jour de Yom Kippour.

=> Comment lui était-il permis de porter les Lou’hot d’un domaine privé (la montagne) à un domaine privé (le campement des juifs) le jour de Kippour?

-> Le Rivach affirme que les juifs n’avaient pas l’obligation d’observer les Yom Tov jusqu’à ce que le Michkan ne soit construit.

-> L’interdit de la Torah concernant le transport d’un objet le Shabbath ne comprend que 2 interdictions : le fait de prendre l’objet posé (akira) et le fait de reposer l’objet (ana’ha). L’action de déplacer un objet dans un domaine public sans le reposer est un interndit de nos Sages (dérabbanan).

En ce sens, le Panim Yafot répond que Hachem n’a donné les Lou’hot à Moché qu’une fois que celui-ci marchait déjà, ce qui est permis de la Torah puisque Moché n’a pas pris un objet posé : la akira (cf. guémara Shabbath 5a).
[les obligations rabbiniques n’étaient pas encore promulguées à cette époque]

-> Le ‘Hatam Sofer enseigne que de la même façon qu’on peut profaner le Shabbath pour sauver la vie d’une autre personne, lui donnant la possibilité d’observer Shabbath par la suite, de même Moché avait la permission de porter les Lou’hot pendant Yom Kippour car l’acceptation de toute la Torah et la pratique future de Yom Kippour en dépendait.

[une fois que la Torah avait été donnée au Ciel, il fallait la donner au plus vite au peuple juif, puisqu’elle est nécessaire comme l’air que l’on respire. Sans Torah, nous sommes morts spirituellement, et il était donc possible de porter à Yom Kippour]

-> Le rav Its’hak Sorotzkin rapporte le midrach (Pirké déRabbi Eliézer 45) qui enseigne que les Lou’hot portaient miraculeusement non seulement elles-mêmes, mais également Moché.
Or, la guémara (Shabbath 94a) fixe que porter une créature vivante est permis de la Torah car elle a la capacité de se porter elle-même.

[« Moché a dit : Je redescendis de la montagne, tenant les deux tables d’alliance de mes deux mains » (Ekev 9,15)
Selon le Or ha’Haïm haKadoch, les Tables n’étaient pas DANS les mains de Moché, mais SUR ses mains.
Elles étaient suspendues dans les airs, Moché ne les portant pas réellement.]

-> Le ‘Havatsélét haCharon suggère que la totalité de la sainteté de Yom Kippour n’a commencé qu’une fois que Hachem a déclaré à Moché qu’Il avait pardonné aux juifs le Veau d’or.
Puisque cette faute ne s’est produite qu’au milieu de ce jour de Kippour, Moché n’a dû suivre les lois relatives à ce jour que l’année suivante.

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-> « Celui qui observe le Shabbath correctement voit ses fautes pardonnées, même si l’idolâtrie figure au nombre de ses fautes. » (guémara Shabbath 118b)

Le Imré Emet, cite le midrach Yachan suivant : « Lorsque Moché a cassé les Lou’hot, aucun mot ni aucune lettre n’est resté intact. En effet, toutes les lettres se sont envolées dans les airs et la partie afférente de la Table s’est brisée, à l’exception d’une seule ligne : Souviens-toi du Shabbath pour le sanctifier. »

Le Imré Emet commente que nous voyons ici que la faute du Veau d’or ne pouvait pas affecter la sainte nature spirituelle du Shabbath, et ainsi si quelqu’un commet même une des pires fautes comme l’idolâtrie, le Shabbath a toujours le pouvoir d’offrir expiation.

-> Le rabbi Aharon Friedman (Kédouchat Aharon) dit que le Shabbath a été donné à Marah, avant le don de la Torah, entraînant que sa sainteté était déjà établie dans la nature du monde, ce qui a entraîné que les mots se rapportant au Shabbath n’ont pas été affecté lorsque Moché brisa les Lou’hot.

-> C’est ce que nous affirmons dans la amida de la prière du matin de Shabbath :
– « béomdo léfané’ha al har Sinaï » = lorsque Moché se tient sur le mont Sinaï, après avoir passé les 40 derniers jours et nuits en communion avec Hachem, il se tourna pour descendre la montagne et il vit la faute du peuple ;

– « chéné lou’hot avanim orid béyado » = et les 2 Lou’hot faite en pierre [précieuse – le Saphir] qu’il tenait dans ses mains, il l’a immédiatement jeté à terre (orid) et l’a cassé en de nombreux morceaux ;

– vékatouv bahém chémirat Shabbath » = cependant, le partie contenant les mots se rapportant à la mitsva de Shabbath est restée intacte et écrite dessus (vékatouv bahém), et elle ne s’est pas cassée en morceaux comme les autres commandements!

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+ Les Tables de la Loi étaient faites en saphir, une pierre extrêmement dure qu’il est impossible de briser, et pourtant celles-ci étaient si souples qu’elles se déroulaient comme une feuille de parchemin.

=> Pourquoi les Tables de la Loi avaient-elles cette souplesse?

Pour nous enseigner ceci : bien que l’homme ait un mauvais penchant dur comme la pierre qui l’empêche d’accomplir ce qui est écrit sur les Tables, il ne doit pas désespérer. Il parviendra à accomplir les mitsvot, car de même que les Tables de saphir pouvaient se rouler comme une feuille de parchemin, D. peut aider l’homme à affaiblir et dominer son penchant.
[Méam Loez – Ki Tavo 27,1]

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-> « De même que l’eau purifie l’homme de l’impureté, ainsi la Torah purifie l’homme impur.
[…]
De même que l’eau nettoie le corps, la Torah nettoie le corps, comme le dit David : ‘Ta parole purifie beaucoup’ (Téhilim 119,140).  »
[midrach Chir haChirim rabba 1,19]

-> D’après nos Sages (guémara Nédarim 38a), les Tables de la Loi avait pour dimensions : 6 téfa’him (environ 50cm ) de hauteur, 6 téfa’him de largeur, et 3 téfa’him d’épaisseur.

Il en découle un volume de 125 litres (50*50*25*2) pour les 2e lou’hot.
Or, connaissant la matière (le saphir), on peut en déduire que la masse totale des 2e lou’hot est de 500kg, soit la masse de 500 litres d’eau (=40 séa), qui est la quantité d’eau minimale d’un mikvé casher.

=> Le lien entre Torah et purification à l’image d’un mikvé est magnifique.

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3°/ Pendant les 40 jours passés sur le Mont SinaÏ, D. lui a enseigné la Torah, mais celui-ci ne pouvait pas la retenir tout entière en un laps de temps aussi court.
D. la lui a donc offerte à la manière d’un don (cf. guémara Nédarim 38a).

=> Pourquoi devait-il l’apprendre pour ensuite l’oublier?

-> Le Alshich haKadoch donne 2 explications :
1°/ Moché devait purifier totalement son âme au niveau le plus élevé possible afin de pouvoir mériter de recevoir toute la Torah, et afin de pouvoir l’enseigner aux juifs.
Chaque jour d’étude sur le Sinaï lui permettait de se purifier encore davantage.

2°/ La connaissance de la Torah n’est donné uniquement comme un cadeau, à celui qui y aura d’abord investi toutes ses capacités, toute son énergie, pour la comprendre, pour l’obtenir.
C’est grâce à ses efforts personnels que Moché a mérité le don de D.
[selon le ‘Hidouché haRim, il en va de même pour toute personne qui étudie la Torah]

-> Le rav Avraham Pam (Atara léMélé’h) en déduit que lorsque l’on étudie la Torah et qu’on l’oublie, nous ne devons pas en être déprimés et ressentir que tous les efforts dépensés l’ont été en vain.
En effet, la Torah étudiée permet de nous purifier et d’élever notre âme, afin que nous puissions mieux la comprendre.
De plus, cela aide à mériter de recevoir en cadeau des connaissances en Torah bien au-delà de ce que nous pourrions naturellement atteindre et comprendre.

[Nous avons une obligation de moyen (faire le maximum), le résultat provenant de Hachem, et cela se trouve pleinement dans la façon dont la Torah nous a été donnée pour la 1ere fois au travers de Moché!]

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=> Pourquoi suite à la faute du Veau d’or, Moché a-t-il eu besoin de retourner de nouveau pendant 40 jours (Ki Tissa 34,28), pour réapprendre la Torah qu’on avait déjà pu lui enseigner?

-> Le rav Modé’haï Gifter explique que la Torah que Hachem donne à une personne correspond à son niveau personnel propre.

Avant la faute du Veau d’or, les juifs étaient à un niveau de sainteté phénoménal, qui se reflétait dans la Torah que Hachem a pu enseigner à Moché lors de son premier séjour de 40 jours au Ciel.
Cependant, suite à cette faute, ils n’avaient plus le mérite de pouvoir recevoir une telle Torah, et Moché a alors dû passer 40 jours supplémentaires afin de réapprendre la Torah d’une manière qui sera mieux appropriée à leur nouvelle réalité spirituelle.

-> Le rav Moché Feinstein enseigne que lorsque l’on est souillé par une faute, comme ce fut le cas avec le Veau d’or, il est nécessaire de déployer plus d’efforts, d’énergies dans l’étude de la Torah, par rapport à une personne qui est restée pure et libre de toute faute.
Par conséquent, Moché a dû réapprendre toute la Torah.

[l’impact de l’impureté du Veau d’or a entraîné qu’il nécessitait maintenant davantage d’efforts de la part de Moché pour acquérir la Torah au Ciel. Le « prix » à payer devenant plus élevé à cause de notre faute, il a dû remonter 40 jours supplémentaire pour l’obtenir!]

[Par exemple :
-> « Si les Tables de la Loi n’auraient pas été brisées, la Torah ne serait jamais oubliée »
(guémara Erouvin 54a) ;

-> « Moché regarda les Tables de la Loi et vit que leur lettres s’étaient envolées. Il les jeta donc de ses mains …
A ce moment même, il fut décrété sur le peuple juif qu’il devrait étudier la Torah dans la souffrance, la servitude, l’exil, le trouble, la pauvreté et le dénuement. Et par cette souffrance qu’ils éprouveront, Hachem leur offrira au temps du machia’h une récompense décuplée. »
(midrach Yalkout Chimoni – fin de Yéhochoua) ]

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-> « Après 40 jours sur la montage, le corps de Moché était purifié comme celui d’un ange pour qu’il puisse recevoir les 2 Tables de la Loi »
[Méam Loez – (Ekev 9,9)]

-> « D. remit les 2 Tables de pierre écrite du doigt de D. » (Ekev 9,10)
Le Méam Loez commente : « Ce jour-là, D. a révélé à Moché tous les secrets de la Torah et les idées originales que tous les sages des générations futures allaient élaborer. »

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4°/ « Tu oindras Aharon et se fils … Ceci sera pour Moi une huile d’onction sacrée, pour vos générations » (Ki Tissa 30, 31)

Rachi commente : Cette huile se conservera entièrement pour les temps à venir.

=> A quoi va-t-elle servir après la venue du machia’h?

-> Le Ramban écrit que l’onction reçue par Aharon et ses fils est devenue invalide au moment de leur mort. A leur résurrection, ils auront besoin d’une nouvelle onction pour retrouver leur statut de Cohanim.

-> Bien qu’il n’en soit pas certain, le Min’ha ‘Hihoukh dit que le machia’h lui-même aura besoin d’être oint.

-> Le rav Aharon Leib Steinman cite le Ohr ha’Haïm haKadoch, qui écrit qu’avec la venue du machia’h, les premiers-nés pourront de nouveau réaliser le Service Divin (qui leur a été retiré suite suite à la faute du Veau d’or – cf.Rachi v.32,29), et ils auront alors besoin d’être oints par cette huile demeurée intacte.

-> Concernant les premiers-nés :
Rabbénou Bé’hayé enseigne que même de nos jours c’est un grand mérite que d’être premier-né, et que cela doit toujours être considéré comme un avantage spirituel par rapport aux autres juifs.

Où pouvons-nous trouver un exemple de cela dans la loi juive?
Selon la michna Broura, c’est une habitude que ce soit un Lévi qui lave les mains des Cohanim avant la bénédiction des Cohanim, et dans le cas où il n’y a pas de Lévi alors un premier-né pourra le faire, car il possède un degré supplémentaire de sainteté [par rapport aux autres juifs].

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5°/ Nous sommes obligés de profaner le Shabbath afin de sauver la vie de notre prochain.
Cela semble indiquer que la vie humaine est plus importante que l’observance du Shabbath.
Pourtant, il est écrit : « celui qui le profanera sera mis à mort » (Ki Tissa 31,14)
Cela implique que le Shabbath a priorité sur la vie humaine.

=> En réalité, lequel des 2 a-t-il le plus de valeur?

-> Le Messé’h ‘Hochma écrit que la vie d’un juif est sans aucun doute plus précieuse que l’observance du Shabbath, puisque si un juif n’est plus en vie, il n’a plus la capacité de respecter le Shabbath et d’attester du rôle de Hachem dans la Création de l’univers (je me repose le 7e jour, à l’image de ce que D. a fait après avoir créé le monde).

Cependant, si un juif profane intentionnellement le Shabbath, il coupe son âme de sa connexion avec Hachem.
En agissant ainsi, on se dégrade, au point où notre niveau spirituel devient même inférieur à celui d’un animal.

=> A partir du moment où l’on a rompu notre relation avec Hachem, la mort devient en réalité une alternative préférable, et c’est pour cela qu’un telle personne doit être tuée, ce qui l’aide à recevoir son expiation.

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