Les miracles de la manne

+ Les miracles de la manne :

b’h, quelques exemples :

1°/ La Torah fut donnée 20 jours après que la manne ait commencé à tomber. La manne tomba pour la 1ere fois le 16 Iyar (un mois après la sortie d’Egypte) et la Torah fut donnée le 6 Sivan.

La manne était une nourriture très spirituelle. Lorsque les juifs quittèrent l’Egypte leur esprit était encore trop brut pour recevoir la Torah, Hachem les nourrit donc de manne afin de les purifier afin de d’être ensuite dignes de recevoir la Torah.

La manne développait l’intelligence et la sensibilité spirituelle des juifs.
[C’est ainsi,] qu’au bout de quelque temps, ils méritèrent le nom de « génération de la connaissance » (dor déa).
Ils parvinrent à ce niveau grâce à la manne préparée dès le crépuscule de la Création. [Zohar]

[selon le Sifté Cohen, chaque jour la manne purifiait et rendait davantage spirituels chaque juif.]

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2°/ La manière dont tombait la manne était exceptionnelle.
Durant toute la nuit, un vent du nord soufflait qui glaçait le désert.
La pluie tombait et en lavait le sol. Ensuite, du sol montait de la rosée que le vent répandait sur toute la surface du désert, brillante comme une table d’or pure. C’était alors que la manne tombait sur la surface reluisante du désert.

C’est pourquoi la Torah dit que la manne tombait « sur la face du désert » (Chémot 16,14).
Elle tombait uniquement aux endroits nettoyés (pana) si parfaitement que l’on pouvait y voir son visage (panav) refléter sur le sol …

Elle tombait si délicatement que les juifs ne s’en rendaient pas compte …
Comme un sandwich, la manne était recouverte de rosée au-dessus et au-dessous.
Ainsi, était-elle protégée de la saleté, de insectes ainsi que des sables du désert.

A leur lever, les juifs récitaient leur prière, puis sortaient de leur tente où ils trouvaient toute la nourriture dont ils avaient besoin …

[D’ailleurs, de nos jours nous avons la coutume de placer une étoffe au-dessus et au-dessous des pains du Shabbath, en souvenir de la rosée recouvrant la manne au-dessus et en dessous.]

La manne tombait dans la maison et dans la bouche des juifs saints, ainsi qu’il est écrit : « [Hachem] fit pleuvoir sur eux la manne comme nourriture, Il leur octroya du blé du ciel » (Téhilim 78,24).
La manne leur tombait réellement dans la main, ils n’avaient plus qu’à la porter à leur bouche pour la manger.

Par contre, au sujet des réchaïm, la Torah dit : « Le peuple s’éparpilla et ramassa [la manne] » (Bamidbar 11,8). Ce verset implique qu’ils devaient aller loin dans le désert pour ramasser la manne …

[le Méam Loez enseigne que : le érev rav ne mangeait pas la manne dès qu’elle tombait, mais une fois qu’elle avait commencé à fondre au soleil. De plus, il ne pouvait pas la manger nature mais il la broyait, puis la pétrissait comme du blé, et il en faisait ensuite des gâteaux qu’il consommait (Bamidbar 11,8). Il n’en appréciait pas la nature spirituelle, c’était comme un produit végétal quelconque.]

Chaque nuit, de l’herbe poussait dans le désert pour nourrir les animaux des juifs.
Quelque fût la quantité qu’ils mangeassent, chaque matin, de l’herbe nouvelle avait poussé.

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3°/ De hautes montagnes de manne tombaient pour les juifs, et il existe une tradition selon laquelle la hauteur de la manne dépassait celle des eaux du Déluge de l’époque de Noa’h …
Par conséquent, puisque les eaux du Déluge atteignirent 15 coudées (Béréchit 7,20), la manne tombait à une hauteur de 60 coudées.

Des rois du monde entier venaient dans le désert pour assister à ce phénomène miraculeux.
Ils observaient les juifs tranquillement assis en train de manger leur manne.
Il est fait allusion à cela dans le verset : « Tu as disposé une table devant moi en présence de mes adversaires » (Téhilim 23,5).

Selon une autre opinion : [« Chaque jour, lorsque la manne tombait dans le désert, il y avait suffisamment de nourriture pour que le peuple tout entier puisse vivre pendant 2000 années.
Les juifs prenaient ce qu’ils avaient besoin pour la journée, et le reste fondait au soleil. » – midrach Téhilim 78]

C’est pourquoi, la Torah dit [littéralement] : « Le peuple sortit pour la ramasser, pour chaque jour de Son jour » (Chémot 16,4). Or, un jour de Hachem représente 1000 ans .
[ex: le monde existe sous cette forme pour maximum 6000, comme les 6 jours de la semaine avant le Shabbath]

La manne tombait chaque jour sur 2000 coudées (environ 800 mètres) autour du camp des juifs.
C’était la récompense des juifs pour avoir observé Shabbath, y compris les lois du té’houm, qui leur interdisaient de s’éloigner du camp de plus de 2000 coudées.

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4°/ Lorsque le peuple ramassait la manne, certains en prenaient une grande quantité et d’autres très peu.
Pourtant, lorsqu’ils rentraient dans leur tente et mesuraient leur récolte, ils trouvaient ni plus ni moins d’un omère pour chaque membre de la maison (Chémot 16,18).

Ce miracle avait pour but d’enseigner aux juifs qu’ils devaient se satisfaire de leur lot et ne pas rechercher de superflu.
Si un homme veut mériter la couronne de la Torah, il doit se satisfaire de ce qu’il possède et se dévouer au service de D.
De plus, puisque tous les juifs recevaient en fin de compte la même part de manne, la jalousie était inexistante.

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5°/ Bien que d’ordinaire, la manne que les juifs laissaient pour le lendemain pourrît et empestât, elle demeurait fraîche le Shabbath (Chémot 16,24).
C’était là un témoignage de la sainteté du Shabbath.

Lorsque la Torah déclare : « Hachem bénit le 7e jour » (Béréchit 2,3), elle fait allusion à la manne. [Rachi – Béréchit 2,3]

Le vendredi, il y avait une double part, comme il est écrit : « Le vendredi, ils ramassaient une double part de pain, 2 omères par personne » (Chémot 16,22).
Ce verset peut être interprété de 2 façons :
-> le vendredi, chacun en ramassait 2 fois plus que les autres jours, ce qui suffisait pour le vendredi et le Shabbath.
Hachem dit : « Le vendredi, Je vous ai donné du pain pour 2 jours » (Chémot 16,29) = une double part tombait le vendredi.

-> ou bien : il y avait une double part pour le Shabbath = Le vendredi les juifs ramassaient 3 omères par personnes : un pour vendredi et 2 pour Shabbath.
Ainsi le vendredi, ils ramassaient 2 omère par personne, mais le omère du Shababath, objet de la bénédiction, était équivalent à 2 omères (2 fois la quantité habituelle) …

Le Shabbath, la manne avait un meilleur goût encore que les autres jours.
Elle paraissait aussi plus brillante.

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6°/ La manne était la nourriture spirituelle des anges, concept incompréhensible pour un être humain.

Le peuple pouvait savourer, dans la manne, toutes sortes de goûts.
A la fin des déplacements dans le désert, Moché leur dit : « Ces 40 ans, Hachem votre D. a été avec vous, vous n’avez manqué de rien » (Dévarim 2,7).
Bien que les juifs n’eussent mangé que de la manne, ils n’en ressentirent aucune frustration.

Si une personne disait : « J’ai envie de faisan rôti » ou « J’aimerais bien un peu de gibier », la manne prenait immédiatement ce goût et cette consistance.

Les saints n’avaient même pas à exprimer ce désir verbalement : dès qu’ils y pensaient, la manne prenait exactement le goût de la nourriture qu’ils désiraient.

La manne pouvait prendre jusqu’à 546 goûts différents.
Il est écrit à ce propos : « Le fruit [de D.] m’est agréable (matok – מָתוֹק) au goût » (Chir haChirim 2,3).
La valeur numérique du mot « matok » est de : 546 …

Selon une opinion, non seulement la manne prenait-elle le goût et la consistance de tous aliments possibles, mais elle en prenait également la forme.
Elle prenait immédiatement la forme de ce que tout juif souhaitait manger.

Les seuls aliments auxquels la manne ne s’apparentait pas étaient ceux que les juifs mentionnèrent dans leur plainte : « concombre, melon, poireau, oignon et ail » (Bamidbar 11,5).
La raison en est que ces aliments sont malsains pour les bébés et les femmes enceintes. [guémara guémara Yoma 75a]
De plus, ces aliments lourds empêchent de se concentrer dans l’étude. [Pessikta – Béaaloté’ha]

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7°/ La manne était une nourriture spirituelle complètement assimilée par le corps, et qui ne laissait absolument aucun déchet.

Pour y faire allusion, la Torah qualifie la manne de « petits grains (mé’houpass) » (Chémot 16,14).
Le mot « mé’houpass » (מְחֻסְפָּס) a une valeur numérique de 248, le nombre de membres du corps humain.
Ce mot fait donc allusion au fait que la manne était absorbée par les 248 parties du corps et ne laissait pas le moindre déchet.

[Selon le Méam Loez : Au cours de la 1ere année, les juifs se plaignirent (Bamidbar 11,6), et à partir de ce moment ils devaient se soulager uniquement pour la nourriture achetée aux nations voisines, qui n’était alors plus absorbée totalement par le corps, contrairement à la manne.
A la fin des 40 ans, lorsqu’ils se plaignirent à nouveau de la manne (Bamidbar 21,5), c’est alors qu’ils perdirent cet avantage, ils devaient se soulager à nouveau même pour la manne.
De ce point de vue, ils n’étaient plus différents des animaux, alors qu’avant ils ressemblaient aux anges.]

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8°/ Selon la guémara (Béra’hot 57b), la manne avait un goût [extrêmement savoureux] : « 60 fois plus doux que le miel » …

Bien que la manne prenait le goût recherché par celui qui la mangeait, elle avait généralement le goût du lait pour les nourrissons, du pain pour les jeunes gens et du miel pour les vieillards.

Le goût naturel de la manne était donc celui qui convenait le mieux à chacun. Il arrive parfois que l’on en réfléchisse pas à ce que l’on fait, et que l’on ne veille pas à éviter les aliments nocifs.
Hachem fit donc que la manne prenne automatiquement le goût et la consistance la plus bénéfique pour celui qui la mangeait, sans qu’il n’ait à y penser.

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9°/ Le vent du nord soufflait au-dessus du Gan Eden et apportait aux juifs toutes sortes d’arômes exquis. Ainsi, jusqu’à l’odeur de la manne était très rafraîchissante. [Zohar]

Elle parfumait les femmes juives au point que durant les 40 années passées dans le désert, elles n’eurent pas besoin d’autre parfum.

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10°/ Pour les juifs, toutes sortes de pierre précieuses tombaient avec la manne.

Les dirigeants les ramassaient et les gardaient en sûreté.
Moché avait instruit que seuls les dirigeants prissent les pierres précieuses pour les utiliser plus tard, pour la construction du Michkan.

[ils y avaient un grand nombre d’autres pierres précieuses emportées d’Egypte et de la mer Rouge, mais elles ne convenaient pas à la réalisation d’objets précieux/kadoch comme le Pectoral et l’éphod du Cohen Gadol.]

Selon Rabbénou Bé’hayé, pas toutes ces pierres ne furent utilisées pour le Michkan, mais par son mérite, des pierres précieuses et des perles tombèrent dans le désert avec la manne durant 40 ans.

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11°/ La manne restait sur le sol durant les 4 premières heures du jour. Ensuite, lorsque les juifs avaient terminé leur cueillette, elle fondait en ruisseaux qui se jetaient dans la mer.

Ces ruisseaux étaient si profonds qui’il était possible d’y nager.
Des animaux venaient de loin pour y boire, si bien que les juifs pouvaient les capturer et s’en nourrir.
Les nations voisines capturaient elles aussi ces animaux, et constataient qu’ils avaient un goût délicieux et inhabituel en raison de la manne. Ainsi, tous eurent connaissance de ce que D. offrait à Israël.

Cependant, si les non-juifs buvaient l’eau de ces ruisseaux, elle était amère comme la galle.
[même pour les juifs la manne fondue n’était pas consommable, afin que l’on n’en gardât pas d’un jour pour l’autre.]

La manne restante fut gardée pour les saints au Monde futur.
Quiconque a foi en la Torah méritera d’en manger dans le futur. Par contre, les incroyants ne pourront pas même la voir.

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12°/ La manne que Hachem prescrit de garder dans un récipient se conserva de nombreuses années.
Alors que la manne fondait à la chaleur du soleil, celle gardée dans le récipient resta intacte et visible jusqu’à la destruction du 1er Temple, près de 900 ans plus tard. [Abarbanel] …

Avant la destruction du 1er Temple, 5 choses furent dissimulées dans une catacombe sous la pierre d’assisse (évène chétia) : l’Arche du Témoignage, les Tables des 10 Commandements, le bâton d’Aharon, l’huile d’onction et le récipient de manne. [Yalkout Réouvéni]

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13°/ Hachem envoya aux juifs des oiseaux appelés « slav » [généralement traduit par « cailles »].
Les oiseaux volaient à 2 coudées du sol si bien qu’il n’y avait qu’à étendre la main pour les capturer. Il n’était pas même nécessaire de se pencher pour s’en saisir.
[…]

Durant la 1ere année, la caille accompagnait la manne chaque jour mais Hahem ne s’irrita pas contre le peuple puisqu’il ne consommait qu’une petite quantité de viande.
L’année suivante, à Kivrot hataava (Bamidbar 11,4-34), le peuple protesta que cette quantité était insuffisante. [Abarbanel ; Kli Yakar]

Durant les 40 ans que les juifs passèrent dans le désert, il y eut des cailles (slav) tous les jours.
La nuit, la manne tombait et en fin d’après-midi, la caille apparaissait.
La Torah insiste sur la fait que « les juifs mangèrent la manne pendant 40 ans » (Chémot 16,35) pour la seule raison que la manne représentait un miracle manifeste.
La caille pouvait, quant à lui, être interprété comme un phénomène naturel.

Ainsi, les juifs avaient à la fois, la manne et la caille durant 40 ans dans le désert. Ils avaient également le puits miraculeux [de Myriam] qui les suivait partout ». [Rabbénou Bé’hayé]

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-> D’après la tradition, la manne cessa de tomber le 7 Adar, à la mort de Moché.
Recueillie ce jour-là par les juifs, elle dura jusqu’au 16 Nissan, ce qui constitue un miracle évident.
[ils en mangèrent jusqu’après avoir traversé le Jourdain, et être entrés en Terre sainte (cf. Yéhochoua 5,12).]

[b’h, compilation personnelle des divré Torah du Méam Loez (Béchala’h 16,36)]

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